Lun - 27 avril 2020 - Sur le cul... wahhh...
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Lun - 27 avril 2020 - Sur le cul... wahhh...
Avec la venue de Paul et Michael, on avait discuté à bâton rompu, à boire des verres et tout. Chaque fois que j'avais voulu aller lire dans mon coin, je me faisais gentiment disputer par les autres. Alors je suis restée collée autour de la table du salon. C'était très sympa.
En fait, c'était un petit piège pour que je reste avec tout le monde, et avec la Vodka en plus, j'étais d'humeur joyeuse, et pas très attentive j'imagine. A minuit, Pascal m'a surprise avec un beau gâteau, décoré à l'américaine, donc plein de glaçage et un moelleux cake au chocolat, en chantant "Joyeux anniversaire".
Tout ce que je déteste... Je n'aime pas fêter mon anniversaire du tout. Je déteste les surprises aussi. Ne pas avoir le contrôle, c'est ma hantise. En plus, concernant mon propre anniversaire... grrhh. La seule chose que je ne détestais pas, c'était le gâteau. Cela faisait des années que je n'avais pas mangé un gâteau aussi bon.
Seule ma mom savait les faire comme ça! En fait, je crois que je n'en ai pas mangé des comme ça, depuis mon enfance!
J'ai soufflé mon unique bougie, après avoir fait un vœux. J'avais envie de le frapper. Pascal sait combien je déteste les surprises. Il m'a offert un cadeau. Encore un truc que je déteste, parce que je déteste ouvrir devant du monde. Pourtant, je fais tout ce que je peux pour avoir l'air "tellement" contente. C'est épuisant... Gênant!
Son 1er cadeau était des billets pour le Cap Vert pendant la période juste avant Noël. Le 2ème cadeau, il tenait à me l'offrir plus tard, quant on ne sera que tous les 2. J'étais contente que les autres n'avaient pas été mis au parfum et soient venu avec des cadeaux. Eux non, ils étaient tous désolés. J'aurai vraiment détesté ça.
Je regrettais déjà de n'avoir pas fui et avoir été chez moi pour ce jour funeste. Surtout quant Pascal a fait un speech, pour remercier ma mère, mon père, que je sois dans ce monde. Remercier le hasard de s'être rencontré. Là, il a rigolé, et j'ai compris plus tard l'expression de son regard et de son sourire.
Même si ça n'avait pas été le cas, devant tout ce monde, je n'aurai pas osé m'exprimer. Enfin, tout le monde est parti, et je pouvais reposer ma mâchoire avec mon sourire et ma gaité forcée. Ouf. Je n'ai pas manqué de lui faire savoir ce que je pensais, et comme je déteste les surprises et encore plus fêter mon anniversaire.
Malgré mon semblant de mauvaise humeur, Pascal continuait de sourire. Il voulait qu'on aille se coucher, c'était quand même 2h du matin, mais hun hun... Je n'avais pas oublié qu'il avait promis de me dire quelque chose le jour de mon anniversaire. Il a promis de le faire la journée, mais je ne voulais pas attendre.
On s'est un peu pris la tête à propos de Caro. Et un peu pour le monde qu'il y avait eu tout le week-end. J'aurai préféré qu'on soit un peu seul. Ça m'avait surprise qu'il me demande si Caro pouvait venir dormir chez lui. Ça l'amusait de m'énerver pour ça.
Pascal m'a dit que je me faisais des idées. Clair qu'il adorait Caro, mais il y avait une femme qui occupait son cœur et sa tête depuis des années, et qu'il n'abandonnerait jamais. Je lui ai lancé un regard boudeur, mais ça me faisait plaisir d'entendre ça. Enfin, s'il pensait bien à moi quant il disait ça! Sinon, je le scalpe!
J'ai compris après ce que ses paroles impliquaient vraiment, et (and it knocked me off my feet) ça m'a mise k.o.
Mais, pas question d'attendre. J'avais attendu jusqu'à aujourd'hui, alors pas question d'aller me coucher et attendre mon réveil pour savoir. Je m'étais déjà assez ronger les sangs jusqu'à maintenant. Pascal a quand même essayé de me faire encore poireauter, mais il a compris que je ne me coucherais pas sans savoir.
Je te connais depuis longtemps. On s'est croisé très souvent avant de se croiser dans le Passe-Partout. La 1ère fois que je t'ai vu, c'était à l'aéroport de Genève. Je devais avoir 12-13ans... Nos regards se sont croisés. Tu ne t'en rappelles pas, je sais.- Pouhhh, nos regards se sont croisés? Ben non, je ne me rappelle pas du tout. Tu n'étais qu'un gosse... 12-13ans! Tu crois m'avoir croisé, mais ce n'est pas possible.
- Il a quelques jours tu m'as dis que tu avais croisé Boris Becker à l'aéroport, non? Ça, tu te rappelles, ben c'était là. Il était sans notre avion.
Je suis restée un peu sur le cul. Effectivement, je lui en avais parlé. Je me rappelle avoir vu le tennisman, parce mon homme, fan de tennis, l'avait remarqué. Mais, je n'avais pas remarqué de gamin... Pascal a rigolé encore. Il m'observait pour essayer de deviner si quelque chose me revenait.
- On s'est croisé plusieurs fois avant de se rencontrer dans ce bar, et que tout a commencé entre nous...
Je le regardais avec de grands yeux. Je ne savais pas vraiment s'il se fichait de ma tête ou quoi. Mais il se rappelais du grand blond, coupe militaire, style "von SS", qui me tenait par la main. Complètement dingue!
- Quelques temps après l'aéroport, on s'est croisé encore... Tu te rappelles du gamin qui t'as demandé à toi et ta copine, s'il pouvait faire du Snowboard avec vous? A Villars? Ben, c'était moi! L'occasion était trop bonne. Gonflé hein? Loin de moi l'idée qu'une femme aussi jolie ne voyait qu'un gosse. Je sais pas à quoi je pensais à l'époque, mais je savais que je voulais me rapprocher de toi à tous prix.
- Tu es fou... Vraiment? C'était toi ce petit gosse?
- Ben oui, tsss... Gosse hein...
- Incroyable... Incroyable... Je n'arrive pas à... Je ne me rappelle pas du tout de la tête du gamin, mais, je me rappelle très bien de l'évènement. J'étais très nulle, c'était mon 1er jour sur un Snowboard... Je me rappelle les 2 petits vieux que j'ai fauché, de la colline que je me suis farcie en étoile, de la cabane, d'avoir traversé le groupe qui faisait la queue pour les assiettes... Pfff...
- Qu'est-ce qu'on a ri. C'était aussi mon 1er jour. Mes parents cherchaient à acheter un chalet à la montagne, et c'était le hasard qu'on soit à Villars... Je vous ai vu arriver. Mon cœur n'a fait qu'un bond. J'y croyais pas. La jolie femme de l'aéroport, jeez! On était à côté du Funiculaire, à attendre l'agent immobilier. Quant je t'ai vu, j'ai décidé illico de te suivre. Il me fallait un Snowboard. Je devais faire du Snowboard. Mes parents ont cru que j'étais fou. Je me suis précipité dans le magasin juste à côté, et j'ai loué la 1ère paire qu'on m'a présenté. J'allais apprendre à faire du Snowboard. Tout seul.
Pascal s'est mis à rire à ce souvenir. Moi, j'étais toujours sur le cul. Je ne me rappelle même pas de la tête du gamin, ni du télécabine, ni si c'était un funiculaire, rien. Seulement qu'un garçon nous avait demandé, à Chirine et moi, s'il pouvait se mettre avec nous. Il était aussi débutant. On a beaucoup ri, on était tellement zéro tous les 3!
- Oh, je crois que c'est le destin. Tu es mon destin. Je te croisais chaque fois que je venais en Suisse. Mes parents avaient trouvé le chalet à Gstaad. Je n'ai jamais imaginé, dans mes rêves les plus fous, qu'un jour, tu serais ma petite amie, et que tu viendrais même avec moi au chalet... C'est le destin, non? On devait se rencontrer. On devait se retrouver, être ensemble.
J'avais la gueule parterre... Je le regardais avec de grands yeux, trop surprise pour dire quoi que ce soit...
- Quant j'étais en Suisse, je te cherchais, je n'arrivais pas à t'oublier la jolie métisse que j'avais vu à l'aéroport. Et peut-être parce que je t'avais croisé chaque fois que j'étais en Suisse, je savais que je te verrais. Mais quant je te cherchais, je ne te trouvais pas. Finalement, on se croisait toujours par hasard, jamais quant je te cherchais partout dans Lausanne.
Wahhh, donc lui aussi a eu recours à ce genre de.. stratagème dans le passé! Je ne m'étais rendue compte de rien.
- Et dire que tu ne me voyais même pas! Chaque fois que nos routes se croisaient, je te traquais, te suivais... je voulais savoir où tu habitais. Crazy huh! Une fois, alors que je te suivais depuis un bon moment, dans un magasin, tu t'es retournée brusquement, et on s'est retrouvé nez à nez. On avait le même réflexe, se mettait du même côté. Je ne faisais pourtant pas exprès de me placer sur ton chemin, alors je me suis dis que c'était encore un signe du destin. Puis, tu m'as souri... J'ai cru que, soit tu m'avais pris à te suivre, ou enfin, tu remarquais mon existence. Mais non, que dalle. Tu avais juste été polie. J'ai été tellement déçu. Il a eu un petit rire gêné avant d'ajouter; J'ai passé beaucoup d'heures à regarder par tes fenêtres dans l'espoir de t'apercevoir...
Pascal a baissé les yeux, un peu honteux, mais il souriait toujours...
- Alors tu peux imaginer quant mon père m'a dit que tu m'espionnais parfois, je n'ai rien voulu savoir. Je comprenais pourquoi... et il s'est mis à rire. Parce que moi, j'étais amoureux d'une femme qui ne me voyait même pas, qui ne savait même pas, c'était à sens unique, et pendant si longtemps... Je comprenais ce besoin de juste apercevoir l'autre, juste un instant...
Quant il a parlé de son père, j'ai eu un coup au cœur. Son père avait donc essayé de lui montrer les photos??? Il m'a raconté certaines de ses traques, et ça m'a rappelé des souvenirs. Je ne me rappelais pas de tout, mais certaines occasions avaient marqués mon esprit.
Comment pouvait-il savoir tout ça... Il m'avait donc suivit tout ce temps?
Je n'arrive pas à croire que Pascal était là, tout près de moi, et que je ne l'avais pas remarqué... Surtout lui... Comment j'avais fais pour ne pas le voir? Est-ce que j'étais trop dans mes histoires? J'étais sur le cul.
Je n'arrive pas à croire que Pascal me suivait depuis si longtemps sans que je ne le remarque lui!
Comment est-ce que j'ai fais pour ne pas le remarquer, lui que je trouve si beau? Ça m'a fait penser à l'autre Pascal de qui j'ai été amoureuse pendant plus de 20ans, et qui ne le savait même pas. Faut croire qu'on vit chacun dans une bulle et on ne voit rien autour...
Je crois que, de savoir tout ça, je l'aime encore plus... Même s'il me suivait, même si parfois je ne devais pas être dans mes meilleurs jours, tout ça ne faisait rien, je l'aimais plus encore, parce qu'il m'avait aimé depuis si longtemps. Je comprenais ce qu'il avait voulu dire, un peu plus tôt. Et j'avais aussi moins peur de Caro du coup...
Son vrai cadeau était un pendentif, un cœur couvert de diamants avec son nom gravé au milieu... Il voulait que tous ceux qui m'approchent sachent que je lui appartenais. C'est mignon...
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