Lun -6 Mars.2023 - De l'une à l'autre?

Publié le par JaneDo

_________________________________________________________________________________________________________

Lun -6 Mars.2023 - De l'une à l'autre!

00h34, Pascal m'appelle; "J'ai envi de te voir...". What?  C'était un peu court, mais, quant j'ai coupé mon spy, ils avaient entamé une partie de jambes en l'air. Ça faisait quoi? 20mn? Impossible. Ce n'est jamais aussi rapide. Caro était vers la porte de la chambre et le regardait, la tête appuyée à la baie vitrée en boxer.

Étrange! Il s'envoie en l'air et ensuite il m'appelle pour dire qu'il veut me voir, que je lui manque! Trop bizarre... A quoi il joue là?

Tous mes sens étaient en éveil, je l'écoutais. Bon, petit pincement au coeur, parce qu'il était trop chou la tête sur la vitre, l'air désespéré, la voix qui chavire. Petit choc électrique en me rappelant que quelques minutes avant, il n'avait pas l'air de penser à moi du tout. Mais bon, je n'étais pas sensée le savoir. Garder un ton neutre.

  • Pourquoi n'avoir rien dit quant tu m'as appelé avant? C'est presque 1h du matin Pace, est-ce que tu viens de rentrer?
    C'était facile d'avoir l'air étonnée!
  • Non... On est rentré vers minuit. Afff, j'aurai peut-être pas dû appeler... Mais, j'ai tellement envi de te voir...
  • Là? Maintenant?


Presque en chuchotant, il a dit "oui". J'ai rigolé. Puis, j'ai demandé toujours du même ton détendu, s'il était seul. En se retournant vers Caro, toujours debout dans l’entrebâillement de la porte de la chambre, qu'il était seul. Caro a fait la grimace. Il a dit qu'on pourrait se voir à mi-chemin, mais, il avait envi de se réveiller à mes côtés demain matin.

Caro a laissé la porte entrouverte, et s'est assise sur le lit, la couverture remontée sur sa poitrine. Je n'arrivait pas à voir son expression, puis, c'est Pascal que j'observais. Je n'avais aucune envie d'aller remplacer Caro dans son lit, mais en même temps, j'étais curieuse de savoir ce qu'il allait faire d'elle, si je disais oui.

De retour dans la chambre, Caro était en larmes. Elle avait compris que je venais et s'habillait. Pascal l'a prise dans ses bras en s'excusant. Elle a voulu le repousser, mais il a resserrer son étreinte. Je n'ai pas compris ce qu'il lui disait, il parlait trop doucement. Elle a fait semblant de se débattre avant de se laisser aller à pleurer un petit coup.

Entre 2 sanglots, elle lui disait combien il l'avait blessée. Qu'elle se sentait rejetée. Comment est-ce qu'il pouvait la traiter ainsi. Il a 2 minutes, ils faisaient l'amour, et il se lève pour m'appeler? Qu'il ne l'aimait plus, ne la désirait plus. Et elle reniflait, et Pascal qui lui faisait de petits bisous en disant que ce n'était pas vrai, qu'il l'aimait...

Bon, il fallait que je me dépêche. J'ai sauté dans un training, en me félicitant d'avoir eu l'idée de prendre un bain plus tôt. Pédale à fond, j'ai foncé.

Je pensais encore trouvé Caro là, avec les yeux rouges et la mine boudeuse. Mais niet. Personne. Pascal a ouvert dès qu'il a entendu ma voiture. Je me suis parquée côté jardin. J'aime le voir m'attendre en haut des escaliers de la terrasse. Mon coeur bat toujours très fort quant je le vois. Il a fait quelques pas pour me prendre dans ses bras.

J'avais quand même des picotements de rejet, parce que je savais qu'il m'avait menti, et j'étais sûre qu'il n'avait pas eu le temps de changer les draps. D'ailleurs, alors qu'on s'embrassait et se caressait, je lui ai fait la remarque que je sentais le parfum de Caro. Il a fait celui qui était surpris. Arh, là, j'avais envie de le frapper.

Si je ne savais pas, je n'aurai pas pu dire pour Caro, parce que je ne sentais rien. Et lui, il avait l'air parfaitement crédible. Grhhh. Quel bon menteur! Je n'aurai rien deviner du tout. Mais, trêve de masticage du cerveau, il fallait au moins que je sois meilleure que Caro, puisqu'elle vient à peine de quitter son lit!

Avec le sourire, et mon air innocent, on a pris le café ensemble en se faisant des bisous, collé collé. Paul nous regardait un petit sourire aux lèvres. Je me demande s'il pensait que j'étais une idiote. Pascal voulait qu'on mange ensemble ce soir. J'ai dis que je ne pouvais pas, ce soir, je prenais un verre avec une copine.

J'ai passé le reste de la journée à m'interroger pour savoir si j'avais eu raison de faire ce que j'avais fait... Si j'avais eu raison d'y aller!

_________________________________________________________________________________________________________

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article