Mar - 19 Oct.2021 - Partouze...
______________________________________________________________________________________________________________________
Mar - 19 Oct.2021 - Partouze hein!
Mon coeur n'arrêtait pas de faire des claquettes. J'avais les boules pour ce soir. Je me demandais sans cesse comment je devrais me comporter; lui faire une scène? Le planter une fois qu'il m'aura avouer sa faute? Lui faire des reproches? Pleurer en silence, et ne pas le laisser m'approcher ou me consoler? Je ne savais pas...
Je me répétais aussi, pour ne pas oublier, ce que je voulais savoir; comment il avait osé me planter vendredi, pour passer la soirée avec Natacha et Caro? Pourquoi il avait essayé encore de me poser un lapin samedi soir? Ce qui s'était passé vendredi soir, à part avoir trop bu? Parce que seulement boire ne justifie pas le fait qu'il ait voulu me planter.
Je m'étais préparée avec soin. Malheureusement, je n'arrivais pas à arrêter mes mains de trembler.
Je l'ai rejoins chez lui. Comme souvent, il avait surveillé mon arrivée et m'avait ouvert avant même que je sonne à la porte. Wah, il était toujours tellement... à croquer. Mes résolutions ont failli voler par la fenêtre. Son sourire me faisait toujours autant craquer. Je n'avais pas très faim, j'avais la boule à l'estomac. L'anticipation, la trouille surement.
J'ai laissé Pascal me prendre la main plusieurs fois pendant qu'on mangeait. Je me répétais mes priorités pour ne pas perdre mes repères. Je ne pouvais pas lui retirer ma main.
Ses beaux yeux verts me bouffaient à travers la table. Je ne me suis pas esquivée quant il m'a embrassée.
On a été s'installer au salon pour prendre le café. J'avais remarqué que Pascal avait vérifié que la porte communicante avec l'appartement de Thomas était bien verrouillé, et que les stores masquaient l'intérieur de son appartement. Il s'est assis parterre devant le canapé principal. J'en ai fait autant.
Jusque là, on avait juste bavardé de tout et de rien; de nos préoccupations, du boulot. Rien de bien précis. Puis Pascal est devenu sérieux. On était assis côte à côte. Il avait mis une musique de fond. Je crois que c'était du classique. Debussy peut-être. Le silence a rempli l'espace. Le moment de parler était venu...
- A vrai dire... Si j'avais osé, si... afff, je n'ai vraiment pas envi de parler de ce qui s'est passé vendredi. Si j'avais pu... mais j'ai promis. Tu dois me promettre que tu ne prendra pas la fuite, que tu ne me détestera pas... je voudrais que ça ne change rien entre nous, mais... tu va me détester c'est sûr... Je vais essayé de raconter d'une traite... Si tu veux que j'arrête, dis, d'accord?
J'ai promis de ne pas l'interrompre. Sauf si je voulais qu'il se taise.
- Je ne sais même pas par où commencer... Je me sens mal de devoir te parler de trucs aussi gênants...
Quelques secondes de silence. Il se passait les mains nerveusement dans ses cheveux, hésitait.
- J'avais été assez bête pour boire vendredi soir, alors qu'on devait se retrouver... je savais que tu me poserais des questions, et... je ne savais pas quoi inventer pour justifier ça...
Pascal a secoué la tête, en faisant la grimace. Il a fermé les yeux, s'est mordu la lèvre avant de continuer;
- Et, je ne voulais pas y penser. Ni en parler. Si j'avais pu, je te t'aurai rien dit jusqu'à ma mort... J'en ai parlé avec Thomas. Oh, je ne lui ai pas tout raconté. J'ai juste dis que j'avais rendez-vous avec toi, et... que je m'étais laissé entrainer à boire. Comme je ne pouvais pas conduire dans cet état, j'ai dû annuler. Ce qui était pire, c'est que si tu avais su avec qui j'étais, tu aurais pensé que j'avais préféré passer la soirée avec eux, plutôt que toi... j'avais été con, j'ai bu, et je n'ai pas pu te voir... Je t'ai laissé croire que j'étais chez Thomas, parce que si t'avais su que j'étais avec d'autres personnes, tu aurais pensé que je préférais être avec eux...
Pascal se répétait... Était-ce de la nervosité ou pour noyer le poisson???
- J'ai merdé, alors pour ne pas avoir à répondre à tes questions, je préférais ne pas te voir. Thomas m'a fait réalisé que j'avais envi de te voir. Je t'ai tout de suite appelée, quitte à mentir pour passer le week-end ensemble.
Il a fait une pause. Nos regards ne se sont pas croisés. Facile, on était assis côte à côte.
- Tu es... Tu es tellement plus incroyable que je ne l'imagine... Tu n'as rien demandé... Ouais, t'es vraiment incroyable. Mais tu vas peut-être le regretter, me détester... Tu es ma meilleure amie, mais pas l'amie à qui on raconte ce genre de chose... parce que je tiens trop à toi, à ce que tu penses... la façon que tu me perçois... Je ne veux pas gâcher tout ça.
- Et si tu en venais au fait? Alors je résume; tu avais bu, et parce que tu m'avais posé un lapin, tu cherchais à fuir le lendemain? C'est ça?
Il a inspiré profondément en fermant les yeux. Je voyais sa mâchoire se contracter. Je voyais bien qu'il était nerveux. S'il savait que je savais déjà tout! Mais bien sûr, je ne pouvais rien dire.
J'avais déjà pleuré de tout mon saoul, donc il ne pourra pas me faire pleurer pour ça. Pascal a pris ma main et m'a fait un bisous dans la paume, avant de continuer:
- Je n'avais rien samedi, je crois que tu l'as compris, je voulais juste me cacher de toi. Vendredi, je n'ai pas menti, j'avais trop bu... Pas chez Thomas, chez moi... Caro et Natacha étaient là, ainsi que Michael. On était juste les 4. Haaa, après t'avoir envoyé mon message, tout a... dégénéré... Si tu apprenais que Natacha était là, je savais que tu...
Pascal s'est tu et a lancé un rapide coup d’œil dans ma direction. Il a pris ma main et la serrait fort. Je regardais parterre, je savais ce qui allait suivre, j'allais devoir l'encaisser, alors je me préparais à faire semblant que je venais d'apprendre ce qui s'était passé.
- Pendant que j'y suis, autant te dire que, Caro, Natacha et moi avons passé la nuit ensemble 1 fois. Ne soit pas fâchée contre Caro, je lui avais demandé de ne rien dire. Ce soir là, je n'avais pas bu.
Je me suis mordu la lèvre et je l'ai regardé. Je n'ai eu droit qu'à son profil. Il était tout rouge. Il savait que je le regardais et a essayé de se détourner. C'est complètement bête, mais j'ai eu pitié. Je détestais de le mettre dans une telle situation. Si ça avait été moi, j'aurai menti jusqu'au déluge. Je n'aurai jamais eu le courage d'avouer la vérité. J'aurai eu trop peur qu'il me rejette.
Pascal a inspiré profondément avant de lancer la bombe...
- Ça a fini.. en partouze... Michael nous avait refilé des petites pilules roses, et... je crois que c'était de l'excta...
Voilà, la bombe avait explosé. J'ai avalé ma salive. J'avais pensé lui faire la scène du choc, m'éloigner, refuser de le laisser m'approcher...
- Avant vendredi, vous avez... tous les 3?
Il a fait oui de la tête. Ciel, il était mal. Mon pauvre chéri. Je ne voulais pas le castrer, le réduire à une loque. J'aime qu'il soit confiant, qu'il sache qu'il peut compter sur mon amour éternel. A mon soutien inconditionnel.
J'ai demandé si c'était bien. Il a aussi fait oui de la tête. Aussi si c'était mieux qu'avec Caro et moi. Ma voix tremblait un peu et il a serré mes doigts. Au lieu de laisser ma main mollement dans la sienne, j'ai pris sa main fermement. Comme si on se tenait par la main.
Surpris, je l'ai vu regarder nos mains, puis il a plongé les yeux dans les miens... Je l'ai littéralement vu fondre, j'ai senti son amour à travers ses yeux. Pascal a su que je ne faisais pas de scène. Que je ne cherchais pas à en savoir plus pour le lui lancer à la gueule. Enfin, je crois.
Pascal a dit que ce n'était pas la même chose. Il a réfléchi un moment, puis il a dit que c'était juste du sexe, une partie de jambes en l'air, sans plus. Ça n'impliquait pas les sentiments. Enfin, il ne savait pas si c'était à cause de vendredi soir, mais, c'était juste de la fesse. Ni l'une ou l'autre n'était sa "femme", donc c'était différent.
Il a des choses dans lesquels on ne voudrait pas impliquer sa partenaire de vie.
Pascal était moins tendu. Il ne sentait plus de menaces planer au-dessus de notre relation, alors je crois qu'il s'était détendu. Je lui ai demandé s'il avait envi de recommencer? Il ne savait pas. Il était à un stade où, grâce à ma réaction, je pouvais le faire parler. De tout. Il ne se sentait plus menacé.
Il a avoué, qu'avant ce fameux vendredi soir, il éprouvait quelque chose qu'il n'arrivait pas à définir pour Natacha. Mais que depuis, il la voyait autrement. Il l'a vue se faire tringler par Michael, et il a réalisé que ça lui faisait plus, de voir Michael toucher à Caro que Natacha. Il ne saurait dire pourquoi.
Pour lui, Natacha était devenue juste une nana avec qui s'envoyer en l'air s'il n'avait rien d'autre sous la main... Il a grimacé en me regardant... et a essayé de s'expliquer... Mais moi, j'étais aux anges. Natacha avait dévalé les marches de son piédestal là. Elle avait été reléguée à un trou, rien de plus. Il ne pouvait pas deviner à quel point j'étais contente.
Je continuais à jouer les copines avec qui on discute, à qui on raconte ses frasques... Je regardais mes pieds, autour de moi, mais pas lui. S'il me regardait dans les yeux, il aurait surement vu que j'étais folle de joie. Je ne voulais pas qu'il sache. Au cas où, je voulais me laisser la possibilité d'être froide et choquée par ce qu'il avait fait.
Pourtant, je lui ai dis qu'il n'avait pas de raison de se sentir si mal. Comment résister à l'envie de s'envoyer en l'air avec 2 belles femmes?! Même si je pourrais lui en vouloir, je ne pouvais pas lui lancer la pierre. Ça ne voulait pas dire qu'il pouvait courir sauter tout ce qui bouge... Ma réflexion l'a fait rire, et il m'a serrée contre lui en déposant un bisou sur ma tempe.
Frissons... J'avais pleuré, mais aujourd'hui, je ne me sentais pas si mal... Il n'avait pas merdé, juste suivi son instinct animal...
Les hommes sont bizarres... Après vous avoir raconté ce genre d'horreurs, ils pensent que si on éclate pas à faire une scène, ils peuvent vous sauter dessus sans autre... Dingue! Ou c'était peut-être les restes de l'excta? En tous cas, on a fait l'amour avec passion. Il était insatiable. Il m'avait avoué avoir tout le temps envi depuis vendredi. Plus que d'habitude...
______________________________________________________________________________________________________________________