Mer - 10 Mars 2021 - Moitié d'1 tout !
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Mer - 10 Mars 2021 - Moitié d'1 tout !
Pascal a finalement accouché d'un bout de ses secrets. Il avait remarqué que j'étais mal et que ses efforts pour me remonter le moral ne servait à rien. Il a dû se douter que ça devait le concerner. Je faisais des efforts pour me montrer souriante et gentille. Mais Pascal sentait bien que je me raidissais quant il me touchait.
Pascal me l'a dit; mon regard et mon sourire restaient tristes. J'étais même un peu froide.
D'habitude, je ne parle pas beaucoup, mais là, j'étais encore plus en retrait. Je ne trouvais rien à dire. Dans ma tête, il y avait un ouragan. Je changeais d'avis toutes les 2 secondes; j'en parle? j'en parle pas? Et s'il dit ça? Oh non, ce serait la cata.
Pourtant, je restais cool, mais en même temps un peu distante.
La version de Pascal, à propos de l'incident avec Magalie dans la sauna, était un peu plus complet que celui de Caro. Il n'avait pas réalisé qu'elle le suivrait dans la sauna. Elle avait dû croire à une invitation, vu qu'il l'a dit devant elle.
Il voulait être seul, pourtant, il n'a rien dit quant elle est entrée dans la sauna? Quelle blague!
Au début, ça allait. Ils ne faisaient que discuter un peu. J'ai presque failli rire quant il a dit, qu'il ne comprenait pas qu'on puisse avoir envie de mettre ses seins à l'air quant on en a pas! Quant elle a enlevé son haut, il a pensé que c'était juste parce qu'elle se sentait plus à l'aise pour faire une sauna.
Pascal avait les yeux fermés, alors il ne l'avait pas vu venir. Il s'en ai rendu compte quand elle était sur lui.
Il n'était pas question qu'il se laisse faire. Il l'a repoussée et s'apprêtait à sortir de la sauna quant la porte s'est ouverte à la volée; Caro. Magalie l'avait ceinturée par derrière et a voulu enfiler sa main... (là, il a laissé la phrase en suspens).
A la tête que faisait Caro, il a vu qu'elle s'imaginait des choses.
Pascal lui a demandé de garder ce qu'elle venait de voir ou s'imaginait pour elle. Il ne voulait pas qu'elle m'en parle.
Quant il me racontait ça, il me regardait droit dans les yeux. Donc, pour moi, il disait la vérité, sinon il aurait évité mon regard. Pascal m'a assuré qu'il ne s'était rien passé. Il savait bien que je finirais par l'apprendre, et préférait que ça vienne de lui.
Il a juré que c'était ce qui s'était passé. D'ailleurs, il m'a fait remarqué que depuis, j'avais dû remarquer que Magalie n'était pas revenu ici. Les mecs!! Aucune idée ce qui se passe dans la tête de l'autre!!
Je lui ai dis que ça pouvait être interpréter autrement; ça donnait plutôt l'impression qu'il cherchait à protéger Magalie contre moi! Je trouvais ça un peu bizarre.
Pascal a dit qu'il avait eu une discussion avec elle. Il n'avait pas voulu qu'elle aille encore inventer autre chose, alors Paul lui a servi de témoin. Je peux lui demander si je veux. Pour faire court, il lui a demandé d'arrêter son cirque, que c'était très déplacé étant donné qu'il était son supérieur.
J'ai demandé ce qu'elle avait dit, et il a répondu "Offff, rien d'important... des conneries". Oui, mais quoi???
Après ça, Pascal m'a demandé si c'était ce qui me rendait si triste. Évidemment que non, juste pour qu'il utilise sa tête, je lui ai rappelé que c'était arrivé ce week-end, non? Alors quoi, j'avais des visions, et j'étais mal à l'avance?
Aïe, là j'ai été un peu trop tranchante, comme si je lui avais filé une gifle.
Il a réalisé que ça ne devait pas être ça. Je me suis radoucie. Je pensais pouvoir mieux me contrôler. Un peu perdu, Pascal est resté silencieux un moment. Je le voyais se mordiller la lèvre, il n'arrivait pas à rester en place.
Je pense qu'il m'a proposé à boire pour s'éloigner. Puis, en me préparant mon café, le dos tourné, il a lâché... qu'il avait continué à "voir" Caro, est-ce ce qui me rendait triste?
Ha! Je savais qu'ils se voyaient de temps à autre. Ce qui me dérange, c'est qu'il faisait semblant du contraire.
Je ne savais pas si je devais être franche, et lui dire ce que je ressentais. Il me fallait du temps pour y réfléchir. Je ne pouvais pas lui répondre, alors je n'ai rien dit. Pascal m'a reposé la question avec insistance, j'ai haussé les épaules en gardant le silence. Hahhh, jeeez, je ne voulais surtout pas qu'il me parle de Natacha. Je n'étais pas encore prête.
Pascal voyait bien que j'étais toujours abattue, et que je ne voulais toujours pas parler. Je ne m'étais pas rendue compte que je mettais mise à me ronger le bout des ongles. Comme je ne parlais pas, il est quand même venu s'asseoir à côté de moi sur le canapé, puis il m'a prise contre lui, comme il le faisait souvent.
Bien sûr, il a senti que je m'étais raidie, mais il a fait semblant de ne pas s'en offusquer ou s'en rendre compte. Le reste de la soirée, il m'a foutue la paix avec ça.
Je lui ai juste dis que j'étais contente qu'il m'ait raconté ce qui s'était passé au chalet. Que cela faisait des siècles qu'il ne me racontait plus rien.
Le pauvre, il a rougi en détournant le regard. Je n'ai pas aimé qu'il détourne les yeux ou qu'il rougisse. Mais cela pouvait juste être parce qu'il était gêné c'est tout. Quand même, j'allais demander à Paul à propos de la "soi-disant" discussion avec la Magalie. Je voulais savoir ce qu'ils ont dit.
Mince... trop de détails... Je me demande si j'arrive à raccourcir mes textes? Mais, si je perds un jour la mémoire, ou que je sois obligée de me relire pour savoir ce qui s'était passé, sans les détails, je serais perdue. L'empêche, de relire certains trucs me replongent dans la souffrance. Alors je ne relis pas.
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