Sam - 11 nov 2023 - Demande impossible

Publié le par JaneDo

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Sam - 11 nov 2023 - Demande impossible

Je n'en revenais pas que Paul ait osé demander à Pascal de lui refiler ses maîtresses pour sa réhabilitation. C'est peut-être une histoire de mecs! Passé minuit, Pascal n'est encore pas rentré. Oups, je m'étais promise de ne plus faire de vagues. De rester ZEN, compréhensive. La nana cool quoi.

Puis, c'est normal, on ne sort pas faire la tournée des bars entre potes et rentrer avant minuit. Ce n'était pas Cendrillon. Et pourtant, ma tête vagabonde, s'imagine des scénarios qui me fichent des coups de chaleur. Je devrais avoir un peu plus confiance. Mais bon, je ne contrôle pas encore mes neurones.

J'étais installée sur le canapé, un bouquin à la main, la télé en fond. Au cas où Pascal arrive, je voulais avoir l'air cool, de ne pas avoir l'air de me morfondre et de l'attendre comme une Pénélope. Quand même, la discussion que j'avais surprise entre Pascal et son ami me turlupinait. Quelle horreur.

J'avais de la peine pour Paul. Ça va être très très dur pour lui de se racheter une réputation. Quoique, s'il faisait le dévergondé? Qu'il couche avec tout ce qui bouge? Il aurait une chance. Mais vu ce qu'il avait dû traverser, je doute qu'il ait la maîtrise. Je l'imaginais trop mielleux, presque suppliant...

Je crois que les femmes détestent ça. On préfère les hommes sûr d'eux, qui savent prendre les choses en main, et pas le mec qui se met à genoux pour qu'une femme accepte de coucher avec. Arh. Il devrait regarder un peu autour de lui. Se rendre à l'évidence; les salauds ont plus de succès!

Ça m'a fait rire... Paul imaginait la tête de Caro s'il se mettait à lui faire des avances! Forcément, si Pascal ne veut pas lui en parler, elle penserait qu'il trahissant son meilleur ami. Un piètre ami. Ce serait atroce qu'elle puisse penser qu'il était de ce genre là, et qu'il profite vu qu'ils partagent le même toit.

Wah, faut que j'arrête d'y penser. Heureusement pour moi, Pascal a été catégorique, pas question que Paul pose la main sur moi. Si ça avait été le contraire, j'aurai pensé qu'il ne m'aimait pas tant que ça. Que je n'étais finalement qu'un petit jouet qu'on peut refiler à son pote sans état d'âmes.

Tiens! Ça me fait penser à Natacha... Pourquoi Paul ne l'avait pas mentionnée? Sait-il quelque chose que je ne sais pas? Pascal y tient-il trop pour qu'il ose même penser à elle? Non, il n'y a juste pas pensé. C'est vrai ça, il pourrait jouer les apprentis sur Natacha? Et s'ils tombent amoureux, c'est tout bénéf!

Ah! Perfide, je voudrais pourvoir susurrer ça à l'oreille de Pascal... Hum! Faut que je trouve un moyen de le chanter à son oreille...

2h13 du matin, enfin voilà Pascal. Man, il était bourré. C'est un bourré adorable et sympa, mais dans cet état pas moyen d'avoir une conversation sérieuse. J'aurai voulu un peu lui tirer les vers du nez. Est-ce que Paul avait rencontré quelqu'un? Quant Pace est dans cet état. c'est sourire charmeur scotché... Et, il l'envi de baises.

Il est insatiable. Je n'allais pas faire la fine bouche, sinon, qu'est-ce qui le ferait rentrer s'il ne pouvait pas en avoir à la maison!!!

Pascal n'a pas été courir ce matin, il était trop naze, dans les vapes. J'aurai dû lui faire un petit truc à manger. Rien de mieux pour couper la tête lourde du lendemain. Et aussi, on dort comme un bébé. Il était patraque en se levant, et il a bien hésité d'aller courir pour faire passer tout ça. Et il n'avait pas faim.

J'avais pensé rentrer chez moi en fin de matinée, comme je le fais souvent le samedi, pour ne revenir qu'en fin de journée. Mais, j'étais aussi super curieuse. J'aurai bien voulu l'interroger, mais je n'osais pas. Même s'il était tout câlin, il restait pensif. Je me doutais bien de ce qui lui trottait dans la tête.

J'hésitais; profiter des moments que je pouvais passer avec lui, ou lui laisser de l'espace. Je sentais qu'il préférait être avec Caro ces temps. Quoi faire? Faire l'autruche? J'ai fait passer mes envies en 1er, et je suis restée. Il a voulu aller faire les magasins, alors je l'ai laissé me traîner dans les rues de Genève.

Il s'est acheté de nouvelles paires de baskets pour courir. Il a voulu m'en offrir, mais je n'en voulais pas. Si on commençait comme ça, ce ne sera pas demain la veille que j'allais pouvoir rentrer. Il a vu une veste qu'il pensait m'irait bien. Là non plus, je voulais pas. Peut-être une autre fois. Je voulais rentrer.

A la maison, comme un gosse, il a voulu tout de suite essayer ses nouvelles pompes, alors il est sorti courir. Pas de détour chez Caro, parce que, 40mn plus tard, il était de retour. J'ai préparé un petit truc à manger. Question de faire mieux que Caro, qui se croyait déjà chez elle quant elle vient chez lui.

Ah oui, j'oubliais que Paul habite chez Caro! Je comprends mieux pourquoi il n'y va plus aussi souvent et pourquoi c'est elle qui vient chez lui. Pouffe de rire; et après la discussion d'hier soir, j'imagine qu'il préférait éviter de s'arrêter. MDR, il ne pouvait pas aller s'envoyer en l'air sachant que Paul est à côté!

C'est par la bouche de Thomas, en les écoutant parler d'hier soir, que j'ai su qu'ils s'étaient fait draguer par de petites Suédoises hier soir. Très dévergonder. Thom trouvait que Paul manquait de confiance en lui. Que c'était dommage, il aurait dû en profiter. Les filles les avaient invité dans leurs studios.

Pascal était rentré, parce qu'il sentait qu'il était trop bourré. Thomas était là pour qu'ils aillent récupérer sa voiture. Donc Thomas a raconté comme une des filles s'était jeté à la tête de Paul. Thom se demandait pourquoi il n'en a pas profité. Ils se sont mis à chuchoter. Je sais qu'ils parlaient de Paul.

Je vois que Thomas ne sait toujours pas pour l'opération. Je me demande si Paul le lui dira. En tous cas, Pascal gardait ça pour lui. Une tombe. J'ai pouffé de rire quant Thomas a suggéré que Paul avait peut-être peur de ne pas assurer. Je suis sûre qu'ils ont dû regarder dans ma direction. Trop nulle moi.

Pascal m'a proposé de l'accompagner chercher sa voiture, qu'on pourrait aller manger un truc avant de rentrer. Mais, pas envie de bouger mon cul. J'avais mon compte des balades pour la journée. Je voulais rester tranquille au chaud. Pas envie d'aller me taper encore la pluie et friser comme un mouton.

Ils pouvaient continuer leurs discussions dans la voiture. Une jambe par dessus le dos du canapé, je lisais quant Paul est passé. Comme Pascal n'était pas là, il est reparti. Le coeur serré, je l'ai regardé traverser le jardin, les mains dans les poches. Il semblait bien seul. J'avais de la peine pour lui.

J'étais contente de ne pas avoir vu Nolan traîné ici des 2 derniers jours. Mais je rêvais trop fort. Vers les 20h, le voilà qui se pointe. Ce soir, la femme d'un collègue donnait une présentation de je-ne-sais-quoi. Pascal avait pourtant prévenu Nolan qu'il ne sortait pas ce soir. L'autre pensait qu'il changerait d'avis.

Pendant que Nolan était là, je me suis mise à la cuisine. J'ai préparé des cuisses de poulets, au four, à la moutarde, carottes et patates grillés, avec un velouté de courge. Pascal s'est régalé. D'habitude, c'est toujours lui qui fait à manger, mais depuis que j'ai vu Caro dans sa cuisine, j'ai décidé de m'y mettre.

Soirée tendre et adorable, même si Pascal restait pensif. J'en veux encore. Pascal m'a demandé ce que je ferais si quelqu'un que j'aime beaucoup me demandait quelque chose d'impossible. J'ai voulu en savoir plus, sinon, je ne pouvais pas répondre. Il a tourné autour du pot, sans rien dévoiler, alors je n'ai pas pu l'aider, même si je devinais de quoi il parlait.

Une chose impossible? N'était-ce pas ce que j'avais fait pour Caroline? Je n'avais pensé qu'à lui, à elle, mais pas à moi... Tiens!

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