Sam - 18 avril 2020 - Besoin d'espace...
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Sam - 18 avril 2020 - Besoin d'espace...
Dire que je ne peux pas rester chez moi la conscience tranquille, parce que je savais que Caro m'aurait remplacée direct. Hahhh, je commence à saturer, j'ai besoin d'être un peu seule.
Hier, une petite demi journée, ce n'était vraiment pas suffisant. Tendue, je fais attention de rester sur mes gardes et pas exploser.
Hier soir, en allant nous coucher, Pascal m'a demandé ce qui se passait avec Caro.
J'ai fait l'idiote; "Caro? Qu'est-ce que tu veux dire?". Elle est quand même culottée de lui en avoir parlé. Je pensais qu'elle aurait été assez maligne de garder ça pour elle. Je me trompais. Quelle tâche.
Pascal n'en savait rien. Elle a essayé de lui parler, mais il n'avait pas voulu qu'elle dise quoi que ce soit. Il ne voulait pas être pris entre 2 feux, que c'était à nous de régler ça entre nous.
Je sais exactement quant c'était, parce que j'avais vu Pascal lui prendre la main. Ça m'avait éjecté de mon fauteuil pour me conduire direct à la cuisine. J'ai juste entendu les derniers mots. Pascal a quitté la cuisine presque aussitôt, nous laissant toutes les 2; "Tu dois être contente, Pascal ne veut rien écouter".
En effet, dès qu'elle a essayé de parler, Pascal l'a stoppée, en lui disant; "Don't go there ok" (Je sais pas comment traduire ça. Traduction littérale; n'y va pas, mais c'est pas ça; ça veut dire; pas ça, ne prend pas cette voie, n'essaie pas, n'essaie pas de m'entraîner dans cette voie... bref). Caro n'avait pas réussi à lui expliquer quoi que ce soit.
J'étais contente d'avoir fait l'idiote, au lieu de me mettre à table. Alors, je lui ai expliqué qu'on s'était pris la tête.
C'était elle qui avait voulu me voir. Je ne lui ai pas caché que j'avais dis à Caro, que je n'appréciais pas du tout d'avoir l'impression qu'elle essayait, un peu trop fréquemment depuis quelques temps, de s'immiscer entre nous.
Pascal n'a strictement rien dit. Il m'avait juste écoutée. Je me demande bien ce qu'il pouvait penser...
Le reste, j'ai gardé pour moi. Après m'avoir dit que Pascal n'avait pas voulu l'écouter, Caro m'avait presque suppliée de ne pas les séparer.
D'abord, ça m'avait touchée. J'ai failli mentir et lui dire que je ne cherchais pas à l'évincer, et même lui promettre de ne jamais lui faire ça.
Mais... je me suis rappelée à temps, qu'elle avait encore essayé de me mordre dans le cul, en essayant de parler à Pascal. Et qu'elle ne disait tout ça, que parce qu'il n'avait pas voulu l'écouter. Hum, j'avais failli tomber les 2 pieds dans son piège. Malgré tout, je ne pouvais pas m'empêcher de la comprendre. J'aurai pu être à sa place.
Caro a dit qu'elle lui avait consacré plus de 10ans de sa vie, elle ne connaissait rien d'autre. Il lui arrivait d'avoir peur de se faire jeter, après tout ce temps. Elle se sentait menacée, menacée par la grossesse de Jess, comme moi sans doute. Elle avait peur de le perdre aussi. Et ces temps, elle se sentait rejetée par moi...
Comment ne pas être touchée... En plus, elle n'avait pas tord... Je l'avais prise en grippe...
Je me suis calée dans les bras de Pascal pour dormir. Dormir... ouais, Pascal n'avait pas envi de dormir. Et j'ai eu pitié pour Caro. Pascal avait accepté qu'elle reste, et elle dormait dans la chambre d'amis, toute seule.
Puis, je me suis faite violence pour ne pas être aussi faible et la prendre en pitié encore...
On a passé la journée de samedi dehors. Thomas avait envi de sortir le bateau, mais c'était peut-être un peu trop tôt. Caro, Bekky et moi avons préparé à manger, pendant que Pascal et Thomas jouait à la guitare. Ils étaient trop choux. Sexy. Difficile de ne pas les regarder.
Le sourire à Pascal me fait toujours autant fondre, même si ce n'est pas à moi qu'il sourit. Envie de le bouffer tout cru. Sa petite fossette. Adorable. Je l'adore de la tête aux pieds.
Même si Pascal n'avait rien dit hier soir, je remarquais qu'il faisait attention et restait attentif avec moi.
Pascal m'entourait de beaucoup de tendresse, à me prendre dans ses bras, ou des petits bisous par-ci par-là tout le temps. J'étais aux anges. D'un côté, et c'est là que je ne me comprends pas, ça me faisait de la peine qu'il ne puisse rester lui même, et j'avais de la peine pour Caro.
Pourquoi? Parce qu'il était clair qu'il se passait quelque chose entre Thomas et Bekky. Ils étaient collé ensemble, et avec Pascal collé vers moi, Caro était reléguée 5ème roue du char. Je suis vraiment pas croyable; hier, je voulais lui arracher la tête, et aujourd'hui, j'ai mal au cœur pour elle!
La voir assise toute seule au bout de la table, alors que nous 4, on roucoulait dans notre coin. Alors, je lui ai fait signe d'approcher. On était en train de faire la playlist pour la musique. Pascal s'est retrouvé en sandwich entre nous. Avant de lui faire signe, j'avais fait la remarque à Pascal; pas cool de la traiter comme ça.
Pascal lui a passé le bras autour de la taille en lui faisant un bisou sur la joue, lui reprochant de rester à l'écart. A voir les joues de Caro devenir toutes roses, je me suis sentie bien. Comment est-ce possible? On a donc plongé nos 3 têtes au-dessus de sa tablette, choisissant les chansons qui nous faisaient envies.
Caro m'avait vue parler à Pascal avant de l'appeler. Elle m'a remercié. Je lui ai avoué que j'avais probablement été un peu jalouse qu'elle se soit si vite rapprochée de Bekky. Mais, je comprenais; je la trouvais aussi plutôt sympa.
Caro est restée dormir à la maison, comme hier. C'est vraiment la reine des faux pas. Elle a une fois de plus dépassé les bornes. Si ça avait été il y a 2 jours, j'aurai pété un câble. Si Pascal avait accepté, je serais partie. Heureusement pour elle, mon ressentiment s'était évanoui. Peut-être parce que Pascal m'avait montré qu'il était prêt à l'ignorer pour moi.
On était à peine au lit, que Caro est venue frapper pour demander, si elle pouvait passer la nuit avec nous.
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