Sam - 20 Nov.2021 - Va-t-il rentrer? (2)
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Sam - 20 Nov.2021 - Va-t-il rentrer? (2)
Je tremblais, n'arrivant pas à croire que Pascal s'apprêtait à s'éclipser encore ce soir, et me laisser en plan. Et avec ces... J'essayais d'avoir l'air calme et normale, essayant de ne pas montrer que j'étais déstabilisé. Michael est intervenu pour dire qu'ils y allaient déjà et qu'on se retrouvera plus tard au Bar, où on avait tous rendez-vous.
Caro était venue se coller derrière moi. Normal, je l'avais plantée pour courir arrêter Pascal avant qu'il ne passe la porte.
Je lui ai dis de m'attendre un peu, que je voulais partir avec lui. Du coin de l’œil en me tournant pour courir mettre mes bottes, et mettre mes petites chaussures dans un sac, j'ai vu le petit groupe me regarder comme si je parlais chinois. Pire, comme si j'étais une intruse qui essayait de leur coller au cul.
Ils n'avaient pas l'intention d'attendre et se tiraient, alors Pascal m'a lancé qu'on se verrait au Bar. Et il est parti avec eux.
Avant que j'aie pu dire quelque chose, ils étaient loin. J'aurai pu courir dehors mes chaussures à la main pour lui ordonner de m'attendre. Mais j'aurai eu l'air désespérée.
My God, comme j'étais furax! Je me suis sentie rabrouée. Les pétasses m'ont regardées comme si j'étais une merde. Sa faute. Pourquoi j'ai voulu mettre des bottes? J'aurai traîné mes godasses partout, toute la soirée? C'est nul. Autant directement être en bottes. Pourquoi n'avoir pas pensé me préparer à l'avance!!!
Je suis montée pour aller m'enfermer dans la chambre et verser une larme. Caro est venue me dire qu'on avait qu'à les suivre. Y aller aussi. Pourquoi est-ce que je me cachais en haut, c'était nul. Pourquoi je l'ai laissé me laisser en plan. Le fait est que, j'étais tellement fâchée, que je me demandais même si j'allais sortir.
Trop furax pour même faire semblant que ça allait. Je pourrais, où rester là, où partir, rentrer chez moi. Ça lui ferait les pieds.
Mais, j'ai suivi le conseil de Caro, et on est partie pour aller les rejoindre au bar. On est parti avec 2 autres gars et Julia. En arrivant, j'ai tout de suite remarqué que Pascal n'était pas là. Ça m'a creusé l'estomac et fichu la chair de poule. J'étais nerveuse. Et si Pascal nous faisait le même cirque qu'hier soir? Je ne suis pas sûre que je le supporterais.
Au lieu de rester debout agglutiné au bar, quelqu'un a eu l'idée de prendre une table. Il y en avait une grande table ronde sur le côté, alors on s'est tous installé à une table. Je commençais à baliser.
Si Pascal ne se pointait pas dans les 20 prochaines minutes, je l'appellerais pour lui demander ce qu'il faisait et savoir où il était. S'il ne me répond pas, je me casse.
Peut-être même que je rentrerais chez moi. Je n'aurai vraiment pas dû venir ce week-end... Je me faisais chier. Tout ça me prenait la tête. Je me sentais mal et ridicule.
Parano, j'avais l'impression que tout le monde se moquait de moi dans mon dos. Il était gonflé d'oser me faire ça 2 soirs de suite. J'aurai dû lui faire une scène.
Voilà ce qui arrive quant on ne dit rien... On se croit tout permis et on se fout de ta gueule à fond la caisse...
20mn plus tard, Pascal n'était toujours pas là. Pourtant, pour ne pas montrer que mon moral était au niveau du plancher, je buvais des verres et rigolais avec tout le monde. Je voulais qu'il voit que je passais une bonne soirée quant il passe la porte. 20mn, rien, 30mn, toujours rien. Je commençais à m’essouffler, mais je n'arrivais pas à me résoudre à partir.
Pascal est arrivé env. 1h30 plus tard. Et stupidement, j'étais toujours là, toujours à essayer de donner le change. Je crois qu'il ne m'a pas tout de suite vue. Ils ont pris leurs consommations au bar, et j'imagine qu'ils allaient restés plantés là-bas. Je me suis dis que ce serait le comble, humiliant même s'il restait avec eux, alors qu'on était là nous aussi.
Caro avait l'air furieuse, même boudeuse. Elle lui lançait des regards incendiaires.
Pascal nous a fini par nous voir. Il a échangé quelques mots avec ceux avec qui il traînait. Bon, avec ces greluches, parce une des filles a jeté un regard dans notre direction. Paul et Michael sont restés là-bas. Pascal est venu s'asseoir à la table. Il n'était pas à côté de moi, mais il était là. Mais la fureur que je ressentais ne disparaissait pas.
J'aurai pu partir, si j'étais courageuse, si je pouvais croire que Pascal me suivrait. Mais, j'avais peur que Pascal n'essaie pas de me retenir ou ne cherche pas à me suivre et finisse la soirée en compagnie de ces filles. Je me méfiais un peu de ce qui se serait passé après, surtout avec Michael dans le mix.
Pascal était surpris de nous trouver à une table, il ne nous avait pas vu tout de suite, parce que d'habitude, on reste toujours debout au bar. On ne s’asseye jamais.
Tout était rentré dans l'ordre. Enfin, c'est ce que je pensais. D'habitude, Pascal m'aurait pris la main, m'aurait fait de temps en temps des bisous, ou aurait passé son bras autour. Là, rien. Je n'ai pas manqué les regards et sourires qu'il échangeait avec une des filles, qui n'arrêtait pas de regarder vers notre table.
Ça me foutait les boules... mal dans ma peau, manque de confiance... et l'envie de pleurer...
Je voulais rentrer, ça ne m'amusait plus. Avant que j'aie trouvé la bonne phrase, Michael lui a fait signe et il s'était levé pour aller les retrouver au bar. Je crois que la fumée me sortait par les oreilles. Quant il est revenu s'asseoir, j'ai prétendu être fatiguée et lui ai proposé de rentrer. Il n'avait pas l'air chaud. Il m'a demandé de tenir encore 1/2h. Puis, il est retourné vers ces filles au bar, Paul et Michael.
Je pestais en attendant. Même si je ne le montrais pas, que je souriais de toutes mes dents, j'étais vraiment en pétard.
Caro, qui discutait avec Johnny, suivant tout ça d'un air boudeur. Elle savait sans doute ce que je ressentais, elle m'avait pris la main et demandait si ça allait. Non, ça n'allait pas, mais il aurait fallu m'arracher toutes les dents, qu'on me torture pour m'amener à l'avouer. Pascal est enfin revenu et on est rentré au chalet.
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