Sam - 29 Juil.2023 - Hôpital moi?
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Sam - 29 juil 2023 - Hôpital moi?
Mais, c'était de courte durée. Il a semblé vérifier s'il n'y avait pas d'intrus, et quant il a vu que la voie était libre, Natacha suivait. Mon coeur a serré. J'ai failli rester là, à regarder, pétrifiée. Même si mes mains tremblaient et que ma vue était brouillée, j'avais déjà préparé mon message suivant.
Le 1er, envoyé vers les 22h, était "Madame ne peut pas répondre au téléphone pour l'instant". Celui-ci; "C'est l'hôpital ici, Madame xxx vous rappellera dès qu'elle pourra". Hop envoyé, je pouvais maintenant laisser libre court à ma panique et désarroi. Je sais que je ne devrais pas essayer me mettre entre eux, ni essayer, en ce moment, de les séparer.
Alors, après avoir envoyé mon message, j'ai commencé à regretter. Mais j'attendais aussi de voir la réaction. S'il lisait mon message et ignorait le fait que je sois à l'hôpital, alors je couperai les ponts pendant quelque temps. Je le laisserai s'inquiéter et se demander pourquoi il n'avait pas de nouvelles. Ça avait l'avantage de ne pas lui permettre de rompre avec moi...
Pascal et Natacha s'embrassaient dans le salon, tout en se dirigeant vers la chambre. Mais il a entendu son natel. Je pense qu'il ne voulait pas répondre, mais il le devait, parce que ça arrivait que je lui envoi un message quant je viens chez lui. Il devait donc vérifier que je n'étais pas en route pour venir le déranger.
Natacha continuait à balader ses mains sous son t-shirt, lui faisait des bisous dans le dos, tout en se frottant à lui.
Vous savez ces moments où on s'imagine être un personnage de dessins animés... Ben, je lui couperai les mains, ces sales pattes qui se baladent sur mon mec, percerai les yeux, tout lui arrachant les cheveux... Bref, ce ne fut qu'un bref instant de délire. Il a levé les yeux après avoir lu la 1ère fois mon message, puis l'a relu en bloquant une des mains de Natacha.
Elle s'est déplacé pour se mettre devant lui, pour demander ce qui se passait. Pascal est resté un petit moment perplexe.
Natacha s'était rapprochée pour s’aplatir contre lui. Il l'a gentiment repoussée, en disant qu'il avait reçu un message bizarre, puis lui a dit que j'étais à l'hôpital. Idiote, Natacha lui a dit que ce n'était surement rien de terrible, j'avais probablement juste été voir quelqu'un au lieu de venir passer la soirée avec lui. Que je lui avais fait encore faux bond.
Pascal a secoué la tête, elle devrait peut-être mieux rentrer. Il voulait attendre mon appel, parce que le message disait que j'allais le rappeler. J'ai vu un mouvement d'impatience chez Natacha, pas Pascal, parce qu'il avait le regard dans le vide et ne la regardait pas. D'une voix tendre, elle lui a dit qu'elle attendrait avec lui mon appel.
Il a appelé un Uber. Elle a quand même essayé de s'incruster, disant que j'avais l'art de le mettre sur les dents. Pascal se mordillait le coin des lèvres en l'écoutant. Natacha lui a dit que c'était nul, pour une fois qu'elle n'a pas la petite, fais chier. Il lui a dit qu'il n'était pas à l'aise ne sachant pas ce qui se passe, et il voulait rester dispo au cas où.
Dès qu'il a entendu la voiture, en l'accompagnant, il lui a demandé si elle voulait que le chauffeur la ramène à sa voiture ou... j'ai pas entendu la suite. Je pense qu'elle avait dû laisser sa voiture au bord du terrain de basket, ou chez le pote chez qui ils avaient passé la soirée, Mac. Natacha était ventousé à son bras, elle lui a fait un petit bisou.
J'espère qu'il ne l'avait pas laissé le vampiriser devant tout le monde, parce que là, ils étaient vraiment trop collé, trop proche. J'étais énervée de voir ça, comme s'ils étaient en couple, non mais! J'étais contente de le voir retourner à l'intérieur à peine 2mn plus tard. Ça n'avait pas traîner. Il s'est assis au salon, pensif, le natel entre ses mains.
J'avais enregistré un message; "un instant, je vous la passe", au cas où il rappelle. Et j'avais bien fait. Après un moment de réflexion, et après quelques pas de long en large, il s'est rassis et a décidé de tenter de me rappeler. Donc, j'ai pris l'appel avec une toute petite voix. Pascal a sauté sur ses pieds. Il semblait inquiet. Mon plan marchait bien.
J'ai expliqué que ma voiture était au garage, et 'avais eu un petit accident avec la voiture en prêt. Et ça, en allant le rejoindre chez Mac Je m'étais évanouie, et quant je me suis réveillée, j'étais à l'hôpital. Ce n'était pas la grande forme, j'avais mal partout. Pascal voulait venir me chercher. Que dalle oui, il verrait tout de suite que je n'avais rien.
J'avais déjà une voiture qui m'attendait, je n'allais pas le déranger et le faire venir jusqu'ici. Je parlais quant il m'a demandé à quel hôpital j'étais. Je ne voulais pas le dire, donc je lui ai demandé si c'était sa technique, pour venir quant même, même si je lui disais de ne pas le faire. Pascal a dit que c'était l'idée.
Sa phrase m'a fait rire, mais je n'ai pas oublié de rajouter, le petit "aîiie" de douleur, comme si même rire me faisait mal. Sa voix s'est adouci, il disait se sentir inutile. Vicieuse; je lui ai dis de continuer de faire ce qu'il faisait, que ça ira. J'imagine que ça a dû le faire rougir, ou au moins se sentir un peu coupable.
On a parlé un moment, la conversation ponctuée de mes "ouïïïe", pour bien enfoncer le clou. C'était mon rôle du jour...
Pendant toute la conversation, je n'ai pas oublié, entre les "aïïïch", de lui dire à quel point j'avais envie de le voir jouer, qu'il me manquais tant. Que j'avais tellement envie de passer la soirée avec lui. Pour pousser le bouchon, comme il ne le disait pas, j'ai demandé si je lui avais manqué... J'ai vu ses appels. Je faisais celle qui avait de la peine à bouger sans avoir mal.
Je lui ai dis qu'une bonne nuit de sommeil et je serais retapée demain. Pascal voulait être avec moi. Il trouvait que ce n'était pas bien d'être toute seule. Il a tellement insisté, j'ai dis que j'allais passer chez moi, et je le rejoindrais après. En taxi bien sûr. Je ne pouvais pas aller dormir chez lui, sans prendre quelques affaires. J'allais devoir faire du cinoche... La malade... imaginaire.
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