Sam. 8 Févr.2020 - Bonne surprise?

Publié le par JaneDo

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Sam. 8 Févr.2020   - Une bonne surprise? 

Caro s'était cachée sous le bureau. Coupé la lumière et le son de son natel. Avant qu'ils arrivent, elle a dit qu'elle était nerveuse et avait peur. Ensuite, silence. J'ai entendu la porte s'ouvrir, et sans détour, Pascal a demandé à Bekky ce qu'elle voulait, d'un ton tranchant et sec.

Wahhh, Pascal n'était pas très sympa avec Bekky, moi, je me serais... Ïïïhhh. Caro ne faisait aucun bruit. Bekky lui a demandé pourquoi il était aussi froid, aussi méchant avec elle. Pascal n'a rien répondu.

Puis, elle lui a ajouté qu'elle était amoureuse de lui. Elle l'a su dès qu'elle l'avait rencontré. Elle voulait être avec lui. Elle voulait qu'il soit ensemble.

Quant elle a su qu'il allait quitter les États-Unis pur aller vivre en Suisse, elle n'a pas hésité le suivre. Elle n'avait pas pu le laisser partir sans rien faire. Elle que se serait une bonne surprise, qu'il serait heureux.

Elle savait que sa femme ne le suivrait pas, et qu'ils vivaient la plupart du temps séparément. D'ailleurs, il le lui avait dit. Donc, elle était persuadée qu'il serait tout content de la revoir. Mais pas à cette attitude froide et détaché.

Aucun homme ne refuse une femme qui s'offre à lui...

Peu après son arrivée, Bekky a vite compris qu'il n'était pas aussi libre qu'elle l'aurait souhaité ou imaginé. Mais, elle a aussi cru comprendre, qu'il n'avait personne de précis et fréquentait 2 femmes, ou plus. Ça l'a encouragée. Elle n'avait pas voulu abandonné.

Pascal lui a demandé d'arrêter. Il ne voulait pas discuter, rien entendre. Il lui a conseillé de rentrer, qu'il n'y aurait rien entre eux. Il n'était pas libre. Bekky a voulu savoir; s'il avait été libre? s'il n'y avait pas de Caro, pas de Jane, est-ce qu'il l'aurait repoussée aussi méchamment?

Il y a eu un moment de silence. J'avais l'oreille collée à mon appareil, attendant sa réponse avec impatience, le cœur dans la bouche. Je crois que je me doutais déjà de ce qu'il allait lui dire. Mais se douter et l'entendre à haute voix était 2 choses complètement différente.

Pascal a convenu que les choses auraient été certainement différentes. Qu'elle lu plaisait bien, mais, il n'était pas libre, il ne pouvait que lui offrir son amitié, rien d'autre. Et elle n'avait rien à faire ici. Il semblait pressé de redescendre.

On les avait vu monter ensemble et il ne voulait pas que les gens s'imaginent des choses qui n'existent pas.

Bekky lui a dit qu'il n'avait pas à s'inquiéter, Caro s'était occupée de détourner mon attention. Pascal a semblé crédule; il a rappelé à Bekky que Caro et moi étions amies. De toute façon, il ne voulait s'en aller. Pour lui, elle avait fait la plus grosse bêtise de sa vie de le suivre en Suisse.

Puis, Pascal s'est énervé; pourquoi elle voulait parler de ça maintenant. Et surtout pas ici, au chalet. Ça le rendait mal à l'aise. Ils en avaient assez discuté. Ça suffit. Il ne comprenait pas ce qui lui était passé par la tête. Pascal semblait excédé. Je pense qu'il a dû chercher à partir et Bekky a semblé chercher à le retenir.

Je pense que c'était par désespoir, ou l'envie de vengeance, mais elle a eu la mauvaise idée de le menacer de tout me dire; de raconter ce qui s'était passé entre eux. Pascal lui a dit qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait, je ne la croirais de toute façon pas. Le menacer était la pire des choses à faire...

Bekky lui a reproché de l'avoir évitée, de ne pas répondre à ses messages... (noté). Pascal lui a lancé avant de sortir, qu'il aurait aimé qu'ils restent amis comme avant. Mais, c'était difficile maintenant. Bekky voulait qu'ils restent amis. Elle lui a juré qu'elle avait dit ça comme ça, mais elle ne dira rien.

Après son départ, on a entendu Bekky pleurer. C'était un peu triste. L'air de rien, ça m'a fait mal au cœur, moi qui la déteste! Caro restait tranquille, silencieuse. Invisible. Elle devait rester cacher et attendre que l'orage passe. Caro, la pauvre, était encore coincée sous le bureau. Après 5mn, j'en ai eu marre et je suis descendue.

Discrètement, je me suis glissée dans le salon, et j'ai été vers Pascal, qui m'a prise par la taille pour me serrer contre lui. My God, on aurait dit qu'il ne s'était rien passé du tout. Wahhh, comme il simule bien!!! Il ne m'en a pas parlé, donc il n'avait pas dû remarqué mon absence.

Quant Bekky est revenue, elle avait le sourire. Elle aussi comme si rien ne s'était passé. J'étais bluffée!

Pendant la soirée, j'ai remarqué que quant elle lui prenait le bras, ou se collait à lui, Pascal faisait l'effort d'être gentil. Il ne la repoussait pas comme avant. Ce n'est qu'à la contraction de sa mâchoire que je savais que ça ne lui plaisait pas. Après quelques verres, il s'est détendu et ne semblait plus si tendu avec elle.

Ils avaient repris leurs habitudes et passaient pas mal de temps à discuter ensemble. Bekky semblait aux anges. Moi, un peu moins. Je savais maintenant que Pascal m'avait menti, qu'il s'était passé quelque chose entre eux. Mais, j'avais décidé de ne rien dire, de faire semblant de rien.

J'ai discuté avec Caro à l'écart. Je sais qu'elle était curieuse de savoir ce que je pensais, mais je ne voulais pas parler de ce que j'avais entendu, ni de ce qui se passait dans ma tête. L'orage de la vengeance tourbillonnait à fond. Mais, je me connais, réfléchir, encore réfléchir, et surtout ne pas réagir à chaud. Je fini toujours pas le regretter.

J'ai félicité Caro pour son courage, et presque piqué un fou rire en l'imaginant sous le bureau. On en a rigolé. On a changé de sujet à l'arrivée de Bekky. Je me suis éclipsée. Je ne voulais pas faire copine-copine avec elle.

Pascal était tendre et câlin avec moi toute la soirée. Peut-être à cause de sa petite escapade avec Bekky? Je n'en sais rien, mais j'ai apprécié. Aux environs de minuit, la fièvre commençait à me tomber dessus. J'avais envie de d'aller me coucher, mais je voulais aussi tenir jusqu'au bout de la nuit.

Et je recommençais à tousser... Quelle barbe! Pour finir, j'ai craqué et j'ai été me coucher. Pas question que je laisse ma crève me terrasser ce week-end.

Pascal est arrivé tard, je ne sais pas très bien. Il avait envi de faire l'amour. Je n'ai pas regardé l'heure, je me suis endormie presque aussitôt après, enroulée dans ses bras. Quant je me suis levée samedi matin, Pascal était déjà parti. Je n'ai pas quitté le chalet de la journée. Je me mettais en condition pour être en forme ce soir.

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