Sam - 9 Jan 2021 - Pascal a réagi...

Publié le par JaneDo

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Sam - 9 Jan 2021  Pascal a réagi...

Ce qui me revient sans arrêt, dans tout ce que Caro nous a raconté, c'est le fait qu'elle se sentait sale. Après le café du matin, j'en ai profité pour passer chez Caro. Je n'avais pas faim, mais j'ai repris un café. Elle regrettait qu'on aille pas au chalet, parce que ça voulait dire, qu'elle passerait tout le week-end toute seule, enfermée chez elle.

J'ai essayé de lui montrer les côtés positifs; se reposer, lire, se prélasser devant la télé, pas de stress...

Mais rien à faire. Caro m'a demandé si elle pouvait passer la soirée avec nous. Hum, je ne voulais pas, mais j'ai mis la faute sur Pascal, en disant que c'est lui qui ne voudrait pas. Une fois de plus, elle a parlé de l'impression d'être sale. Elle regrettait beaucoup sa coucherie avec Bruce.

Caro aurait préféré continuer à être attirée par lui, mais tout ça était fini depuis qu'elle le connaissait intimement.

Je lui ai dis que peut-être que je l'appellerais plus tard, je tâterai le terrain avec Pascal. A midi, on a grignoté, on avait pas vraiment faim. Pourtant, Pascal nous avait fait des omelettes. Je me suis rendue compte que j'avais finalement faim. J'aime les œufs, même si les œufs ne m'aiment pas beaucoup.

Ensuite, on a fait une petite sieste crapuleuse.

Vers 15h30, Caro a appelé, pas moi, mais directement Pascal. J'ai vu son nom s'afficher. J'avais la tête sur son torse, et j'entendais sa voix. Bruce voulait passer chez elle 1/2h plus tard. Elle ne voulait pas, elle lui a demandé s'il pouvait l'aider, ce qu'elle devait lui dire pour que Bruce ne vienne pas.

Pascal s'est extirpé du lit pour aller lui parler au salon. Moi, j'ai continué à faire semblant de dormir. Il lui a dit qu'il ne savait pas, qu'elle n'avait qu'à se débrouiller. Wah, le rat. Ils ont raccroché.

Malgré ce qu'il lui avait dit si froidement, Pascal semblait préoccupé et faisait les cent pas.

Me frottant les yeux, je me suis levée pour le rejoindre. Comme il s'était assis pour que je ne remarque pas sa nervosité, je l'ai entouré de mes bras et fais des petits bisous.

D'habitude, il m'aurait ramenée sur ses genoux, aurait répondu à mes bisous, mais pas là. Ça m'a un peu blessée. J'ai trouvé que Pascal était distant avec moi depuis le coup de fils de Caro.

Puis, Pascal a décidé d'aller courir. J'ai aussitôt trouvé ça bizarre. Je l'ai poursuivi.

J'ai attendu qu'il tourne le coin de la haie, et je me suis projetée au hors de l'appartement pour le suivre. Je crois que dans ma tête, je pensais le voir continuer sur le chemin au bord du lac, tout en ayant peur qu'il tourne chez Caro. Donc, quand il est allé tout droit chez Caro, ça ne m'a pas surprise, mais blessée.

Il avait été froid, et m'avait menti.. tout ça pour filer chez elle, sous prétexte d'aller courir.

J'ai vu la voiture de Bruce devant la maison de Caro. J'ai compris que sa demande d'aide n'était pas tombé dans le vide. Quant je suis partie hier soir, Vania lui a conseillé de faire semblant d'accepter les avances de Bruce, et s'il repasse chez elle, de faire en sorte que Pascal le sache. Si elle arrêtait de le voir, tout ça n'aurait servi à rien.

Diable... le mec voulait remettre ça... sa lamentable performance!

Si Pascal était jaloux, elle devait en profiter pour qu'il réagisse. Elle devrait éviter de passer par moi, parce que je ne dirais rien à Pascal. Vania avait raison, si on regarde les choses de l'extérieur. Mais, je me suis sentie rejetée, je croyais que Vania était mon amie, mais là, il était clair qu'elle préférait Caro à moi.

Peut-être aussi un peu vexée, même si Vania avait raison. Sur le moment, je ne pouvais pas réfléchir, ni comprendre.

Caro n'avait pas fermé la porte d'entrée après l'arrivée de Bruce. Bruce a immédiatement attaqué en la couvrant de baisers; il était là uniquement pour le sexe, il voulait la coucher. Pascal a donc fait irruption dans l'appart, et les a séparé en prenant Caro par la main, pour la tirer vers lui.

Caro m'a répété chaque mot, toute excitée; "J'ai oublié de dire que, le mec avec qui elle sortait, c'est moi. Il faut que tu arrêtes, c'est terminé. Je pense que tu devrais t'en aller.". Elle a dit que Bruce était décontenancé, il est resté bouche bée, il n'en croyait pas ses yeux.

Elle savait qu'il s'était beaucoup confié à Pascal, sachant que Caro et lui étaient proches. Mais il n'aurait jamais imaginé qu'ils étaient si proches. Bruce a voulu demander à Caro de faire un choix; qui devait partir? Pascal ou lui? Elle a détourné le regard et s'est collée à Pascal.

Son coeur battait si fort, elle n'aurait pas pu ouvrir la bouche. Bruce a compris et il est alors parti. Ils sont restés là, un peu idiots, puis Pascal l'a serrée contre lui.

Caro m'a appelée toute excitée pour me raconter ce qui s'était passé. Elle était folle de joie, Pascal avait réagi. J'imagine qu'elle ne savait pas à qui d'autre le raconter. Je me demande si elle a pensé une seule seconde à quel point ça pouvait me faire du mal. Que je n'étais pas la bonne personne à qui raconter son histoire.

Elle aurait dû choisir sa copine Vania, puisque c'est elle qui lui a donné des conseils!

Pascal est rentré en sueur. Cela prouvait qu'il avait bel et bien été courir. Caro m'a demandé de ne rien dire, Pascal ne serait peut-être pas très content que je sois au courant. J'ai accepté. Pourtant, je savais. Même si Caro ne m'avait rien dit, je l'avais suivi et je savais qu'il était passé chez elle.

Pascal évitait mon regard et restait distant. J'ai fait semblant de ne rien remarquer. Je n'ai pas non plus bouder. Mais, pour le pousser dans ses retranchements, j'ai demandé si Caro pouvait venir ce soir manger avec nous. 1er regard. Il a dit non.

C'était une grande fille et n'avait pas besoin de se reposer sur nous.

Bizarre comme réflexion!!! J'ai insisté, mais il était contre l'idée. Il restait distant et boutiquait dans son coin. Pascal ne m'adressait pas beaucoup la parole. Et les câlins de tous les jours, les petits bisous par-ci par-là, niet. L'air de rien, ça me touchait quand même. J'ai filé chez moi pour pleurer en paix.

Je n'avais pas envie de faire toute cette route, j'aurai pu aller chez Caro. Mais, je ne voulais pas que Caro me voit pleurer ou remarque que j'avais de la peine. Je ne suis rentrée que vers 20h. Pascal a trouvé mes yeux un peu rougis. J'ai dis que c'était le froid. Je lui avais manqué peut-être, parce qu'il était câlin à nouveau.

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