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Sam - 30 juillet 2022 - Fin de mon monde
Wahhh, je me sens mal. Pascal était dévasté. Et je me suis dis qu'il fallait que je trouve le moyen d'avoir accès à son appart, pour enlever mes bugs. J'aurai peut-être dû attendre d'avoir fait le ménage avant de rompre. Mais bon, une fois que j'ai une idée en tête, difficile de changer d'avis, et même de réfléchir...
Pascal a vite remarqué que quelque chose n'allait pas. Malgré le fait qu'il soupçonnait ce qui allait se passer, il a fini par m'arracher à mon groupe, en me prenant la main et m'emmener à l'écart. Il avait dit à Paul qu'il avait annulé notre rendez-vous du jeudi, parce qu'il pressentait la rupture. C'était une intuition, et il avait raison.
Puisqu'il devinait mon état d'esprit, il aurait peut-être dû éviter de me poser des questions, pour savoir ce qui n'allait pas. Il avait bien remarqué ma façon d'essayer de l'éviter. Quant il me prenait la main, je la retirais. Même quant il a voulu me faire un bisou quant je suis arrivée, je lui avais tendu la joue, et éviter depuis de le regarder dans les yeux.
Me connaissant, je pense qu'il n'aurait jamais imaginé que je le ferais à un moment pareil... Alors qu'on ne pouvait pas discuter, et entouré de monde. C'était comme si je l'avait poignardé dans le coeur. Pascal a eu instantanément les larmes aux yeux. Il essayait de ne pas pleurer, mais c'était dur, je le voyais bien.
Ça m'a fait mal, brisé le coeur, mais je n'en pouvais plus. Je ne voulais plus jouer. Je ne voulais pas avoir l'air d'une mégère, c'est pourquoi, je ne le dirais jamais à haute voix; la présence de Jess et des enfants commençaient à me sortir par les oreilles. Et hier soir, de le surprendre en train de faire l'amour à sa femme, ça a mis le dernier clou dans le cercueil de notre relation!
Et quant je lui ai balancé que c'était terminé, ces images étaient les seules dans ma tête. J'avais envie de lui faire mal comme j'ai eu mal. Il était loin d'avoir l'air de se forcer. Ça m'a déchiré le coeur. Pascal s'est mordu la lèvre inférieur, avant de me demander pourquoi. Me demander comment je pouvais lui faire ça maintenant, là, sans explications.
J'ai voulu me tirer, il m'a attrapée par le bras. Au même moment, Jess l'a interpelé pour l'avertir que le petit arrivait vers lui.
Je lai regardé prendre le petit dans ses bras. Cette fois les larmes coulaient sur son beau visage. Le petit a mis ses petites mains de part et d'autre du visage de son papa, et s'est mis à souffler dans les yeux. Trop mignon. J'en ai profité pour tourner les talons et le laisser avec son gamin. J'ai senti Pascal me passer à côté, et il a été posé Patrick sur les genoux de Jess.
J'allais m'asseoir où j'étais quelques instant plus tôt, mais Pascal m'a prise par le bras, et m'a dit qu'on devait parlé. J'ai secoué la tête, on n'avait rien de plus à se dire. Pascal m'a demandé si je voulais en parler là. Donc, devant tout le monde. Ça ne me disait rien non plus. Aors, je lui ai dis que je devais partir, on m'attendait.
On commençait à être le centre de l'intérêt, et ça commençait à m'embarrasser. Je déteste attirer l'attention, et je ne voulais pas être la méchante de l'histoire. Et il y avait des tas de choses que je ne voulais pas dire devant les autres, sinon, je passerai pour la maitresse jalouse, qui rompt parce qu'elle n'avait pas ce qu'elle veut.
Ou... la maitresse amère, parce que son amant ne quitte pas sa femme pour elle. Je ne veux pas que les gens pensent ça, ni ressembler à ce genre de bonne femme vindicative. J'entendais son fils m'appeler. Alors, j'ai dis qu'il pouvait me raccompagner à ma voiture. Il m'a laissé le temps de saluer tout le monde.
Mince, il avait les yeux rouges, toujours larmoyant. Ça se voyait. Je ne pensais pas qu'il aurait une telle réaction. J'avais imaginé les choses autrement; qu'il ferait bonne figure, parce qu'il y avait du monde. Qu'à la limite, il aurait tenté de m'appeler après, pour essayer de rattraper les choses.
Mais, les larmes aux yeux, indifférent au "qu'en dira-t-on", non, je n'avais pas imaginer ça. Je n'avais pas pensé non plus avoir mal au coeur de le voir dans cet état. Le petit s'est mis à pleurer, et Jess l'a interpelé. Il s'est retourné pour lui balancé un "plus tard". Je ne voulais pas brisé son orgueil ou froissé sa fierté. Parce que Pascal est quelqu'un de fier. Et il avait de quoi.
Je ne voulais surtout pas l'humilier devant tout le monde. Même si au départ, je ne pensais qu'à moi, qu'à ce que j'avais ressenti en les voyant hier soir. Je n'avais pas pensé au reste. Afff, je suis un peu obtus j'imagine. J'ai fait fait un signe de la main à tout le monde. Les yeux de Caro étaient remplis de points d'interrogation.
Natacha n'avait aucune expression, elle regardait même ailleurs. Je n'ai pas osé regarder Jess. Je me demande ce qu'elle pensait...
Thomas s'était emparé du petit. Perché sur ses épaules, et a commencé à faire l'avion pour que Patrick s'arrête de pleurer. Ça semblait marcher. Une fois les autres à bonne distance, je lui ai dis qu'il n'avait pas besoin de me raccompagner jusqu'à la voiture. Pascal voulait qu'on parle, comprendre.
Je lui ai rappelé qu'ils avaient du monde, qu'à la limite, on pourrait faire ça une autre fois.
- Alors pourquoi m'avoir balancé ça aujourd'hui, là, maintenant? Pourquoi? Qu'est-ce qu'il y a? Qu'est-ce que je peux faire?
- Rien Pace. J'en ai juste assez. J'en ai assez d'attendre en vain. Je veux pouvoir vivre ma vie sans me poser de questions, sans me sentir coupable. J'en ai juste assez, je n'en peux plus. Il faut regarder la réalité en face; tu as une gentille femme, de beaux enfants... Je n'ai pas de place là dedans. Je suis sure que, quelque part, tu dois te sentir soulagé.
- Soulagé? Tu plaisante j'espère? Je ne veux pas qu'on se quitte Jane. Je ne veux pas.
J'ai haussé les épaules et je me suis détournée pour partir. Pascal m'a poursuivie pour me barrer la route. J'ai dû lui rappeler qu'on était pas seuls, qu'il devrait retourner là-bas. On trouvera bien un moment pour en parler. Puis, j'ai rajouté que, c'était ce que je voulais hier, mais il avait annulé. Il avait mieux à faire, alors je n'avais pas le choix.
On était arrivé à ma voiture. Pascal voulait qu'on aille ailleurs discuter, il ne voulait pas me laisser partir comme ça. Je ne voulais pas. Ce serait trop risqué pour moi, je risquais de craquer. J'avais déjà les jambes toutes flageolantes, et ses beaux yeux verts pleins de larmes me troublaient. Alors, j'ai sauté dans ma voiture, et j'ai filé.
Hahhh, je tremblais, et les larmes coulaient toutes seules. Maintenant que j'avais balancé ma bombe, j'étais remplie de doutes. Je l'aimais toujours, et je me demandais comment j'en étais arrivé à faire ça. Je commençais déjà à le regretter. Mes mains tremblaient tellement. J'avais le coeur lourd.
Pascal a aussitôt essayé de me joindre. J'ai planté mon natel sur silence. Je ne pouvais pas lui parler. Ce qui est fait est fait. Si je lui parlais, je risquais de lui dire que je regrette, que je ne pensais pas ce que je lui avais dis.
Et j’accouerais pour me jeter dans ses bras. Arh, encore une fois, j'ai pensé à tous ces trucs que j'avais laissé dans son appart!
J'ai roulé longtemps avant de rentrer. J'ai bien vérifié aux alentours pour être sûre qu'aucune surprise ne m'attendais. Et je me suis enfermée chez moi. Le lendemain, Pascal continuait à me bombarder de messages; il voulait qu'on se voit. Il disait avoir au moins droit à une explication face à face.
Je savais qu'il risquait de débarquer pour me forcer à lui faire face. Alors je lui ai envoyé un message pour dire que je n'étais pas là du reste du week-end, que je l'appellerais la semaine prochaine. Sa réponse était de me demander où j'étais, qu'il viendrait. Il ne supportait pas de passer le week-end sans qu'on se parle.
Hum, il le devra bien... Après tout, j'avais passé plus de temps que ça à me creuser la tête pour lui trouver des excuses, à souffrir... Bon, c'était triste, on est à quelques jours de son anniversaire... Zut, il ne faut pas que je pense à des trucs pareilles. J'ai souffert tout le samedi à me demander si j'avais eu raison... mais, je ne pouvais plus faire marche arrière!
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