Mar - 16 jan 2024 - Thomas va bien
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Mar - 16 jan 2024 - Thomas va bien
Ciel, d'avoir l'impression de ne plus faire partie de la vie de Pascal me bouffe. j'ai l'impression d'avoir un gros trou dans la poitrine. Je m'ennuie, me remets en question, me fait tomber dans un délire de paranoïaque. J'imagine le pire. Je me dis que j'aurai dû être plus gentille, plus... Plus tout. Adorable, Thomas n'a pas oublié notre rendez-vous téléphonique du mardi. Seule différence, l'heure. Étant donné la différence d'heure, il m'a appelée en début d'après-midi. Il savait, par Paul, qu'il y avait des problèmes dans mon paradis. Mais Pascal ne voulait pas en parler.
Thomas me dit de ne pas trop me faire de soucis, je manque terriblement à Pascal. Il me dit que Pascal se cherche peut-être. Il ne doit plus savoir quoi faire: rester en Suisse ou rentrer aux États-Unis. Ça avait surement un rapport avec sa demande de divorce à sa femme. Il doit avoir les jetons.
C'était bien gentil, il essayait certainement de me rassurer, mais ici, je ne vois rien. Pascal est distant, il ne m'appelle pas. Alors, qu'il soit paumé, c'est une choses, mais on en parle avec sa copine, non? On ne lui brise pas le cœur sous prétexte qu'on se cherche?
Mais je n'ai rien dit de ça à Thomas.
Je lui ai dis que je pense que Pascal voyait une autre femme. Qu'il avait quelqu'un d'autre dans la tête. Thomas était étonné que je pense ça, Pascal n'avait rien dit dans ce sens. Franchement, Thomas ne savait rien. Je lui ai demandé comment se passe sa réinstallation là-bas, comment ça allait... Il semble assez content. Il espère toujours pousser Roxanne au divorce, il ne se sent pas l'âme d'un mari. Ce soit être de sa génération, peu de ses compères sont mariés. Et ceux qui l'étaient avaient presque tous divorcé, faisant de certains des parias dans leur cercle. Divorcer n'était pas simple.
Thomas pense que je devrais être patiente, que les choses s'arrangeront d'elles-même. La situation me perturbe trop pour que je réussisse à garder la tête froide. Pascal m'échappe et je balise. Je n'arrive même pas à imaginer la vie sans lui. Du coup, je ne fait plus rien. Je ne fonctionne plus, je stagne. Même, je commence déjà à me demander ce que j'allais faire ce week-end. Est-ce que je monte au chalet ou pas. Moi qui lui ai lancé que je lui foutrais la paix, en faisant la grande, n'était plus si brave. Une fois seule, je me suis effondrée sur moi-même. Je me demande si je n'aurai pas dû discuter plus.
Peut-être que j'ai loupé l'occasion de vraiment l'écouter? J'aurai dû chercher à savoir pourquoi. Mais comme d'habitude, j'ai bâché, tourné les talons sans vraiment l'entendre. Je ne pensais qu'à moi. J'étais restée dans ma bulle, dans mon univers, sans prêter attention à ce qui m'entoure. Quelle idiote. J'angoisse, et la boule dans ma poitrine m'étouffe, devient de plus en plus lourde. Je n'arrive même pas à trouver le sommeil.
Pascal est rentré vers les 20h. Peu après Caro s'est pointée avec une tarte aux pruneaux. J'adore ça. Pascal a eu l'air un peu excédé. Même si elle s'en ai rendue compte, elle a fait mine de rien. Il lui manquait et voulait le voir. Pascal lui a offert un café, mais il lui a dit qu'il voulait être un peu seul. C'était clair, elle ne pouvait pas rester trop longtemps, et carrément pas dormir chez lui. Il voulait être seul. Il a reçu un appel, et a abrégé en disant qu'il avait du monde à la maison, qu'il rappeler dans 10mn. Ce qui voulait dire que Caro devait s'en aller d'ici là. J'aurai voulu savoir qui était à l'autre bout.
Caroline lui a demandé si c'était moi, et il a répondu que non avec un sourire. C'était quoi ce sourire? Pourquoi sa réflexion lui a donc fait sourire? Ça m'énerve de ne pas comprendre. Pourquoi sourire en disant que ce n'était pas moi? Il était content que ce ne soit pas le cas ou quoi? Je pige pas!!! Quant Caro est partie, je m'attendais à le voir se jeter sur le téléphone. que nenni. Il est parti se doucher en prenant son natel, s'est changé et s'est en se préparant son grand verre de lait que son natel a sonné. Ce devait être l'inconnu ou l'inconnue de tout à l'heure à voir le sourire sur son visage.
D'après le ton et son air extatique, ce devait être une femme. Il s'est allongé sur le canapé, a allumé la télé sans le son, et semblait écouter avec ravissement la voix à l'autre bout du fils. j'étais fin enragée. J'aime tellement les intonations de sa voix, mais là, ça me déchirait le cœur.
Enragée? Peut-être pas, mais je ne sais juste pas quelle terme utiliser pour expliquer la pression dans ma poitrine, l'impression d'angoisse qui me serre la gorge.
Le voir sourire en parlant à je ne sais qui me dévorait de l'intérieur. Je voulais qu'il se taise, qu'il arrête de sourire. Qui donc le faisait sourire comme ça?
Folle de ne pas pouvoir faire quelque chose, je l'ai appelé. Je savais qu'il avait le double appel. Dès qu'il a vu mon nom apparaître, il s'est redressé et a regardé fixement son natel. Ça avait eu le mérite de couper leur conversation. J'ai vite raccroché. Idiote... Je devais lui fiche la paix.
Je ne dois surtout pas être la 1ère à le rappeler, surtout après avoir été jetée comme une merde! Pascal a dit qu'il devait raccrocher. La personne à l'autre bout a dû lui poser une question, parce qu'il a répondu que que, oui, c'était Jane, et qu'il devait me rappeler. Il a promis de rappeler après. Donc, elle ou il connaissait mon existence. Et moi non!
Pascal a donc essayé de me rappeler. Un bon point pour lui au moins, mais un de moins pour le fait que quelqu'un savait que j'existais, et moi je ne savais rien d'eux. Ça m'a fait bouillir. Je n'ai pas répondu à son appel, mais envoyé un message pour dire que je m'excusais, et que c'était une erreur. Je n'étais carrément pas en état de lui parler. Je lui aurais certainement sauté à la gorge, ou j'aurai balancé un truc que je n'aurai pas dû. Au moins, les apparences sont sauf. Je ne voulais pas perdre la face à ses yeux. On dirait que ma petite intervention a coupé court à ce qui se passait.
Pascal n'a pas fait mine d'appeler. Et même, quant son téléphone a sonné, il l'a regardé, mais n'a pas répondu à l'appel. Il est resté planté là, l'air pensif toute la soirée jusqu'au moment d'aller se coucher. il a pourtant vérifié son natel à plusieurs reprises. Il voulait voir si l'autre allait réessayer de le rappeler???
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Aff, je crève. Rien ne va comme je veux, ça me bouffe. Aujourd'hui, j'étais en réunion de travail à l'agence. C'était l'occasion de voir ou rencontrer les autres "freelance" comme moi. J'avoue que 






