Sam - 28 mars 2020 - Laisser couler
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Sam - 28 mars 2020 - Laisser couler
Je crois que ce qui me rendait dingue, c'est le doute. Tout à coup, je me suis demandée si, quant je n'avais pas pu voir Pascal, parce que j'étais mal fichue, est-ce qu'il voyait Caro? Est-ce qu'elle avait profité de mon état pour s'incruster?
Maintenant, ma tête me faisait imaginer des tas de choses. J'étais... de les voir chez lui, sans masques ni gants. Alors que moi, je l'avais porté. J'avais fait tout le toutim avec la douche, changé de vêtements et tout. Elle, Caro, et même Bekky, n'avait pas dû changer de vêtements, il me semble!
Folle, je me posais des tas de questions, et mon imagination me rendait malade. Tous ces jours que j'avais évité de le voir, en avait-il profité pour passer du temps avec elle? Est-ce que chaque fois qu'on se parlait au téléphone, elle était à côté? En train de nous écouter? De m'écouter?
Je ne pouvais pas lui faire la gueule trop longtemps, sinon j'entrais dans son jeu, et elle profiterait de la situation pour me supplanter. Malgré ça, trop fière pour l'appeler, j'ai dû attendre qu'il daigne m'appeler lui. Constat; Pascal n'a pas pu cacher sa surprise de me voir répondre.
Je n'avais pas trop le choix disons! Tant que je ferais la gueule, elle profiterait de le voir...
Je lui ai dis que j'avais remarqué que Caroline avait pris la fuite de chez lui sachant que j'allais arriver. Que ça ne m'avait pas fait plaisir. J'ai demandé si par hasard, elle n'était pas à côté de lui en ce moment même en train de nous écouter? De m'écouter me plaindre? Caro était effectivement là.
La colère m'a aveuglée pendant 1 seconde et demi, mais j'ai réussi à garder mon calme.
J'ai demandé qu'il me rappelle quant il sera seul. Pascal m'a demandé pourquoi je ne viendrais pas, et qu'on parle de vive voix. Qu'il était content que j'aie répondu. Que je ne fasse pas la gueule. Ça m'a carrément énervée qu'il dise ça devant elle. Pourtant, j'étais contente qu'il ne m'ait pas menti.
J'allais reprendre ma surveillance, et cette fois, munie de mon ordi, je me suis préparée pour aller chez lui. Pas question que je laisse Caro prendre ma place. J'allais mieux, la fièvre était tombée, même si hier soir j'avais attrapé froid. Souvent, j'éternue à répétition!
2h plus tard, j'étais chez Pascal. Caro était encore là... Bon, je m'y attendais. Pas d'embrassades. Sécurité oblige.
Je suis restée distante avec Caro. En arrivant, je me suis collée dans les bras de Pascal. Sans douche ou changement de vêtements. Caro a très bien senti ma froideur. Elle m'a demandé si on pouvait se parler en tête à tête, si je voulais bien la raccompagner. Ce qui nous permettrait de discuter un peu.
J'en avais pas envie, mais je ne voulais pas me montrer mesquine devant Pascal. Alors j'ai accepté.
Sur le chemin, je n'ai pas dis grand chose, à part que, depuis qu'elle est avec Bekky, on n'était plus proche. Caro me disait qu'elle estimait toujours que j'étais sa meilleure amie, et qu'elle regrettait que je pense comme ça. Je lui ai dis que je ne me sentais plus à l'aise avec elle, et que je n'avais pas envie de partager quoi que ce soit avec elle. Qu'elle était plus proche de Bekky que de moi!
Si elle est assez maligne pour lire entre les lignes, alors elle comprendra ce que je veux dire...
En discutant après avec Pascal, boudeuse, je lui ai reproché de m'avoir appelée avec l'oreille de Caro collée à l'appareil. Les larmes ont coulés sans que j'aie à me forcer. C'était des larmes de rage, mais Pascal a pensé qu'il m'avait fait de la peine. Je l'ai laissé s'escrimer à essayer de se faire pardonner.
Pascal a reconnu que ce n'était pas très fin, qu'il regrettait sa stupidité. Faut dire qu'il voulait m'appeler, et elle était là, alors elle lui a dit de le faire. Qu'il n'avait pas à se gêner pour elle. Elle comprenait. Que c'est vrai, elle était collée à lui, donc elle devait certainement m'entendre.
Je le déteste d'être si nul... Je me sentais aussi un peu trahie...
Et comme si Pascal avait deviné ce que je m'apprêtais à faire... Pascal me sort; qu'il tient beaucoup à Caro. Qu'il l'aime et qu'il était content que je ne lui demande pas de choisir! Que ça l'aurait vraiment rendu malheureux, et qu'il n'aurait pas pu couper les ponts avec elle. Qu'il nous aimait toutes les 2.
J'étais........ atterrée... scotché... !
Je ne savais plus quoi faire ? J'ai essayé de ne pas lui montrer mon désarroi. Mais, si j'avais été seule, j'aurai fondu en larmes, tapé des pieds, hurlé... C'était mal barré. Mal barré pour ma tête. Il va me falloir trouver comment reprendre ma place, la première. Je me demande comment est-ce qu'elle s'était insinuée entre nous. Depuis quant?
Je ne supporte pas que Pascal puisse hésiter. Peur qu'il ne finisse par choisir Caro, si je l'obligeais à faire un choix.
Pour l'heure, je ruminais. J'étais atterrée, l'angoisse alourdissait mon cœur. Mais, plus ou moins bonne actrice, je n'avais pas le choix que d faire semblant que tout allait bien. C'était samedi, et Caro n'avait pas dit son dernier mot. Elle a appelé Pascal plus tard, pour dire qu'elle avait fait à manger pour nous.
Caro est venue avec sa Paella et s'est incrustée. Thomas est descendu manger avec nous, comme d'habitude. Je me suis sentie "hors jeux". Ils parlaient de choses dont je n'étais pas au courant. Apparemment, j'avais raté pas mal de choses. J'ai quand même gardé le sourire.
Une fois qu'on a eu fini de manger, Thomas est resté un moment. Une fois qu'il est remonté chez lui, Caro est restée installée dans le canapé, comme si elle était chez elle. Ça m'a profondément énervée. Ça m'a aussi énervée et angoissée de les voir choisir, pratiquement joue contre joue, quel film on allait regarder.
C'est une blague ou quoi? C'était du délire... J'avais chaud. Ils avaient l'air si proche, j'étais terrifiée. Je dois agir. Vite.
Je n'ai pas pu me retenir; je lui ai dis directement, qu'il était peut-être temps qu'elle rentre chez elle. J'ai senti leur regard me transpercer. Je souriais. Mais intérieurement, mon cœur battait à toute allure, dans mon estomac. Je tremblais, j'avais la gorge nouée. J'appréhendais que Pascal intervienne pour me contredire.
Pascal a dû sentir que c'était mieux de ne rien dire. J'ai très bien vu le regard qu'ils ont échangés. Caro a hésité un moment, espérant une intervention de la part de Pascal. Elle m'a demandé si elle ne pouvait pas rester un peu? (que dalle). Comme je n'ai pas répondu, elle a fini par se lever pour partir.
Pascal a voulu l'accompagner à la porte, pour ça, je me suis vite précipitée vers lui. J'ai mis son bras autour de mes épaules et on l'a raccompagnée tous les 2 à la porte. Au moins, ils n'ont rien pu se dire. Encore là, elle a regardé Pascal qui n'a rien pu dire. On lui a fait signe et l'a regardée traversé le jardin pour rentrer chez elle.
Enfin seuls... Je sentais que Pascal cherchait à me dire quelque chose. J'ai tout fait pour qu'il n'en ait pas le courage.
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Pascal n'a pas entendu son natel la 1ère fois. Il semblait n'avoir pas entendu son natel.
Ben, Pascal ne m'a pas dit que Caro était là. Le sachant, j'ai remarqué qu'il était un peu sur la retenue au téléphone. Même eu l'impression qu'il cherchait à écourter mon appel.
Cette petite vache, il va falloir que je m'occupe d'elle!
Mais, 
Par exemple; et on a appris ça il y 10ans ou plus, le conseiller fédéral qui siégeait à la Banque Cantonale Vaudoise, en tant qu'administrateur, recevait quelque chose comme 
Mais je crois que je devine de quoi Pascal veut me parler; Il veut me dire que
Il fallait que je rentre. Je veux rentrer. J'ai besoin de rentrer. Il me faut un moment, seule, chez moi. C'est
Pascal a été 



Elle n'a pas été emmenée en salle d'op sans un visage connu autour.
Shanna avait grandi avec Dobby. Je les avais pris les 2, ensemble, quant elles avaient quelques mois à peine.
Dobby était vraiment une chienne agréable et facile à vivre. Peu avant que, mon neveux, Dave l'a prenne pour s'en 
Michael a pensé que j'étais américaine, mais non, j'étais juste une "Liberian Girl".
On s'est baladé mains dans la main au bord du lac. C'est au grand air, donc pas trop risqué.
Caro insinuait que j'avais dû tellement insisté, et qu'il n'avait pas su refuser, mais qu'il aurait dû, parce que tout le monde sait que je suis malade. Hum, je voulais
Il disait être impressionné par sa capacité à toujours 
C'était notre seul moyen de tromper le manque. Enfin, tout du moins, pour moi. C'était mignon, on s'appelait tout le temps. Ça aide d'être
Aïchhh, je savais plus quoi dire. Et il me prenait par les sentiments, je crevais de l'envie de le voir aussi. Mais je ne voyais pas très bien comment ça marcherait. Je lui ai
On a commencé la soirée en laissant une distance d'un mètre entre nous. On a beaucoup ri, parlé aussi. J'ai essayé de