Sam - 20 Nov.2021 - Pas rentré de la nuit (1)
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Sam - 20 Nov.2021 - Pas rentré de la nuit (1)
3h du matin, Pascal n'était toujours pas rentré. Avec Caro, on était resté un moment à traîner autour du comptoir-bar de la cuisine. On s'attendait à le voir arriver. Petit à petit, par petit groupe, certains commençaient à rentrer. Ils allaient se coucher, ou traînaient encore un peu au salon. On a décidé d'aller se coucher.
C'est vrai, je n'étais pas d'humeur à continuer à faire la fête. Ceux qui sortaient skier le matin, allaient se coucher. Il était tard.
Le matin, j'ai senti du mouvement. Pascal était rentré dans la chambre sur la pointe des pieds pour prendre une douche, se changer pour aller skier. Caro dormait à côté de moi. Elle n'avait pas voulu rester seule. Et j'étais toute seule de toute façon. Je me suis assise dans le lit et je l'ai regardé. Il m'a souri avec un petit air coupable.
J'avais repassé les choses dans ma tête en boucle, j'en avais aussi discuté avec Caro. Et j'avais décidé de ne rien dire, de faire semblant de rien. Il sait que je sais, pas besoin d'en faire un fromage. Pascal a commencé à baragouiner quelque chose, comme quoi, il avait dormi en bas pour pas nous déranger.
Seul petit détail, il a mentionné 2h du matin... et ça, c'était faux... On était là avant 2h, et 3h du matin, il n'était pas là...
Qu'importe, j'ai fait comme si je n'avais rien entendu. Caro s'était réveillée entre temps. Pascal a voulu venir m'embrasser, alors j'ai couru me laver les dents, rejointe aussitôt par Caro. Pascal nous avait suivi et se tenait sur le pas de la porte. Je voulais descendre déjeuner avec lui, avant qu'il aille se jeter sur les pistes.
Pascal disait qu'il pouvait rester si je le voulais... Tsss, j'ai failli lui demander si c'était pour compenser pour hier soir!
Pourquoi resterait-il? Pour me regarder lire? Faire ma sieste? Non, je ne voulais pas qu'il reste. Il était peut-être un peu fatigué après sa nuit dehors. J'étais fatiguée, alors lui, il devait être raide. Le déjeuner était très sympa. Bien sûr, j'ai capté quelques regards en coin de ses potes de débauche. J'avais un peu peur qu'il se blesse.
Ils se demandaient probablement si on était en froid. Si je lui avais fais une scène ou autre. Mais non, tout allait bien. Je n'aurai peut-être pas dû venir au chalet... Peut-être que j'aurai mieux fait de rester chez moi, bien au chaud. Je n'aurai pas à subir les regards en coin, ni de voir mon homme agir comme un con.
Pascal ne semblait pas avoir envi d'aller skier, alors il est resté. Après le déjeuner, alors que je me préparais à retourner me coucher, il a proposé qu'on aille se baigner dans la piscine. Pas envie. Caro a sauté sur l'occasion, mais il a changé d'avis. J'ai réalisé qu'il pensait me sauter dessus. Il croyait peut-être que ça allait effacer ma mémoire?
Il a vite compris que je n'étais pas d'humeur, je voulais dormir. Alors il est redescendu.
J'imagine qu'il devait être déçu, mais tant pis. Je l'étais moi aussi hier soir, pourtant, je ne faisais pas la gueule. Je me suis vite endormie. Réveillée un peu après midi, j'ai réalisé que Pascal dormait et m'avait emprisonnée dans ses bras. J'ai réussi à m'extirper du lit sans le réveiller. Ciel, j'étais encore raide, mais mon mal de dos m'avait réveillée.
Quant je suis sortie de la salle de bains, Pascal était réveillé et a voulu m'attirer au lit.
A quoi pense les hommes? Il suffit d'une partie de jambes en l'air pour tout régler? Faut croire qu'il doit y avoir beaucoup de femmes qui acceptent de noyer le poisson comme ça. Je sais bien que j'en faisais partie. C'est pas que je n'en avais pas envie, j'étais juste cassée. Fâchée. Je l'ai laissé me faire des câlins. Mais j'ai fini par baster, il ne cherchait qu'à me culbuter.
J'étais adorable, mais j'avais aucune intention de passer à la casserole. Ça lui aurait fait croire que tout était enterré, que j'avais peut-être oublié. Je ne voulais pas en parler, mais je n'avais pas oublié. C'est pas la même chose. Caro était en bas et jouait au Backgammon avec Julia, une des filles avec qui Pascal avait discuté hier soir.
Je me suis installée près de la cheminée pour lire. 20mn plus tard, j'ai réalisé que Caro avait disparu. Hum... Comme Pascal n'était toujours pas descendu, je donnerai ma main à couper que Caro avait été le rejoindre. Je parie que si je montais, je les trouverais en plein ébat sexuel. Et alors? Je n'avais rien à dire.
Le soir, j'ai repéré 2 des filles avec qui je l'avais vu discuter la veille. Ils avaient l'air encore plus à l'aise ensemble qu'hier. Hier c'était, je te fais du charme, aujourd'hui, c'était plus complices. Quoique, Pascal essayait-il de garder ses distances? J'ai vu Pascal jeter quelques regards dans ma direction. De temps en temps ils se chuchotaient à l'oreille.
Je crois que les chuchotements m'énervaient plus que tout. Paul, Michael, Pascal et ces 3 filles formaient un petit groupe, avec leurs petites blagues à la con, et riaient. Ce soir, j'avais Pascal à l’œil. Pas question qu'il se taille en me plantant là.
S'il fait ça, je me casse. M'en fout comment, mais je rentre chez moi.
A un moment, je crois qu'ils sont partis en direction de la piscine. Mon sang n'a fait qu'un tour. Mais je ne savais pas quoi faire. Je ne pouvais quand même pas me pointer là-bas, en femme jalouse et bafouée, ou comme surveillante générale. J'étais coincée.
J'aurai voulu aller jeter un œil par la petite fenêtre...
La honte s'ils avaient fermé la petite fenêtre qui permettait de voir dans la piscine... surtout, si on me surprenait... Caro est plus forte que moi. Ni 1, ni 2, elle a été chercher son maillot de bains et a été s'incruster à la piscine. J'ai appris plus tard que les filles se baignaient à poil. Elle n'est pas restée très longtemps, presque personne ne faisait attention à elle.
Comme d'habitude, il a été prévu qu'on sorte boire un verre au bar du coin. J'avais les nerfs à fleur de peau, je crois que j'avais deviné que Pascal partirait avec le petit groupe d'hier. Mais quant je l'ai vu s'apprêter à partir encore, sans rien me dire, j'ai été lui demander ce qu'il faisait. C'était une question assez vague pour me permettre d'interagir.
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