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Vendr, 27 Sept 2019 - Petit dérapage avec Thomas...

Publié le par JaneDo

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Vendr, 27 Sept 2019 - Petit dérapage... avec Thomas

J'ai fait une petite entorse à ma conscience hier soir. J'avais besoin de câlins, et après avoir squatter la télé, je n'arrivais pas à me pousser à aller me coucher. J'avais toujours le moral dans les pompes. Après une bonne heure d'hésitation, j'ai fini par... avoir le culot d'aller sonner chez Thomas.

Pour être surpris, il était surpris... Apparemment, c'était une bonne surprise...

J'ai pas cherché midi à quatorze heure, je me suis jetée dans ses bras. Je l'ai embrassé sans me poser de questions. Les réponses seraient pour plus tard. En tous cas, Thomas était ravi de ma petite visite surprise. Je n'ai pas eu besoin de lui demander si je pouvais dormir là, ça semblait évident. Des bisous et des câlins j'en ai eu jusqu'à plus soif. Ça m'a fait un bien fou.

Le matin, en prenant le café-jus d'orange, on a convenu que hier soir n'était jamais arrivé. Avec un petit sourire malin, Thomas a fait oui de la tête à tout ce que je voulais. Il m'a prise dans ses bras.

En me chuchotant à l'oreille, Thomas a demandé si on pouvait recommencé ce qui n'était jamais arrivé cette nuit, ce qui m'a fait un peu rougir.

Je l'ai mollement repoussé. Et il a été en retard au boulot...

Le soir, comme promis, je suis allée chez Thomas. Toute l'équipe semblait surprise et ravi de me revoir. Bah, j'avais pas l'impression d'avoir été si absente que ça. Je crois bien être sorti avec eux plus d'une fois depuis que Pascal était parti aux States.

Thomas me faisait de petits sourires, venait souvent me prendre par la taille, me trainer avec ou vers lui. Rien d'étrange, on avait toujours été proche. Je ne pense pas que qui que ce soit se soit poser des questions, ou a été jusqu'à imaginer des choses.

Quant ils ont décidés de sortir pour aller au Baroque, j'ai décidé de rentrer. Là, on risquait de se trahir noyé dans la foule. Hors chez lui, avec rien que nos copains, on ne risquait pas de déraper. Je ne voulais pas que qui que ce soit aille raconter des trucs à Pascal. Ça le mettrait en boule.

Bon c'est vrai, il n'est plus là, et on est même plus ensemble, alors qu'est-ce que ça pouvait bien faire!!!

Thomas a bien essayé de me retenir, de me persuader, mais je suis restée ferme. Après tout, j'avais aussi envie d'être tranquille à la maison, en training pourri devant la télé. Bon, j'avais aussi la boule à l'estomac, des soucis pleins la tête, les nerfs en pelote et en manque d'affection.

Si je sortais dans cet état, un ou deux verre de Vodka là-dessus, et je risquais de faire encore des bêtises...

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Jeudi, 26 Sept 2019 - Petite soirée entre amis

Publié le par JaneDo

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Jeudi, 26 Sept 2019 - Petite soirée entre amis

Anthony m'a appelé pour organiser la livraison du bois de demain. Ce sera pour demain soir, vers 17h30. J'ai demandé 2 stères de bois dur et une 1/2 de bois de sapin. Je leur ai offert un petit café au père et au fils. Le père m'a submergé de questions; où est-ce que j'étais née, d'où venait mon papa, ou est-ce que... C'était quand même sympa.

Après, je me suis ruée sous la douche et me suis préparée pour aller manger avec Thomas.

Encore une excuse pour ne pas écrire à Pascal ? Ouais, j'avais commencé, mais c'était dur. Trop de sentiments qui me donnent envie de pleurer de tout mon saoul. Pascal me manque, et quelque part, je ne veux pas vraiment rompre. L'idée de ne plus jamais le revoir me démoli. J'ai tellement envie de voir ses yeux verts, son sourire, de me serrer dans ses bras. Hhhh, trop dur.

Huh, je suis arrivée avant Thomas. On avait une table près de la fenêtre. Donc, je l'ai vu arrivé à grand bruit de moteur dans sa Camaro Blanche décapotable, qu'il a parqué devant le restaurant. Quel frimeur!

J'étais contente de le voir. Surtout que maintenant, il n'y avait plus d'ambiguïté entre nous. Il n'était plus question d'avoir une aventure ou quoi que ce soit. Après nos 3 mois ensemble, et on avait été d'accord qu'il n'y aurait plus rien.

Thomas avait cru entendre un peu de déprime dans ma voix quant on s'était parlé au téléphone. C'était vrai, je n'ai pas jugé utile de lui mentir. Évidemment, il savait pourquoi, mais on a préféré ne pas parler directement de Pascal.

Pourtant, un peu plus tard, c'est Thomas qui est revenu sur le sujet. On parlait des sorties, et Thomas regrettait que je ne semble plus vouloir participer.

Thomas m'a donc fait promettre de venir demain soir, vendredi, chez lui, question de prendre un verre entre amis avant de terminer la soirée au Baroque. J'ai promis que je ferais un effort.

Thomas a aussi remarqué que Caro non plus ne venait pratiquement plus. Et en plaisantant, il a dit qu'il espérait pas qu'on ne venait pas seulement pour Pascal...

Puis, en scrutant ma réaction, Thomas m'a demandé si je savais que Pascal ne reviendrait plus en Suisse. A l'instant qu'il a prononcé ces mots, mon cœur s'est serré. Puis, je me suis convaincue que Thomas ne pouvait pas être certain de ça. Mais, quelque part, Thomas avait peut-être raison.

Thomas m'a proposé d'aller prendre un dernier café chez lui. Mais, on se voyait le lendemain soir, alors j'ai décliné avec le sourire. Sourire qui ne venait pas vraiment du cœur; demain, j'allais retourné à l'endroit où Pascal habitait, et je savais que ça allait être dur pour moi.

En rentrant, j'ai appelé Caro pour demain. On a convenu que je passerai la chercher chez elle, et on ira à pieds chez Thomas. Ciel, ça allait me couter de traverser le jardin, de voir ses fenêtres sans vie, parce qu'il n'y était plus.

A la maison, après avoir sorti ma fifille, je me suis plongée dans une série télé. Aucune envie de faire autre chose. J'étais déprimée. Peut-être que j'aurai dû aller chez Thomas? Ça m'aurait déjà donné un avant goût pour demain, ou m'habituer à retourner à la maison...

Hhhh, ce que Pascal pouvait me manquer... Je n'ai pas eu le courage d'appeler Pascal comme je l'avais projeté. Thomas ne semblait pas savoir de quoi son père voulait me parler.

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Mercr, 25 Sept 2019 - SOS... Besoin d'amour

Publié le par JaneDo

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Mercr, 25 Sept 2019 - SOS... Besoin d'amour

Thomas m'a appelée ce matin. Hum... comme par hasard, juste après que Pascal m'ait dit qu'il ne voulait pas qu'on se voit! La vie est parfois assez curieuse.

Et comme si ça ne suffisait pas, Layne m'a appelée lui aussi. J'étais au fond du gouffre, et je lui avais laissé un appel au secours, il y a une semaine environ. D'après ce que j'ai compris, il était en voyage. Layne a une petite amie. Surprise. En rigolant, il m'y dit que ça ne posait pas de problème, qu'on pouvait se voir quand même. Je le reconnaissais bien là. Quel petit coquin.

J'avais envie de voir Thomas. Peut-être parce que j'espérais avoir des nouvelles de Pascal, ou parce qu'il était ce qu'il y avait de plus proche de Pascal. Je ne sais pas bien. Mais on se voit demain. L'air de rien, je me réjouissais. Ça me sortirait surement de mon train train et j'avais besoin d'affection. Besoin de quelqu'un qui me remonte le moral.

Je suis passée chez mon Papily en fin de journée. J'étais un peu inquiète. Je voulais savoir si son rhume était passé. On a été chercher des médics à la pharmacie, que je l'ai laissé payer, j'avais pas de d'argent sur moi. Hélas.

Curieusement, le père à Pascal m'a laissé un message... Il faut que je parle à Pascal avant de le rappeler, ou de lui parler. J'espère que Pascal n'a rien fait de stupide, ou qu'il ne sait rien de mon voyage aux States, ni que Pascal était venu en Suisse. Ça m'inquiète un peu.

Wahh, Thomas doit savoir de quoi il s'agit, ce que le père de Pascal veut. S'il ne dit rien, j'appellerais Pascal après avoir vu Thomas. L'air de rien, j'étais inquiète, les contacts avec le père de Pascal n'annonce jamais rien de bon.

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Lundi, 23 Sept 2019 - Course pour rien

Publié le par JaneDo

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Lundi, 23 Sept 2019 - Courir pour rien...

Encore une journée perdue... Je devais me taper mes paperasseries, aller courir avec le chien, travailler un peu, même si je n'ai plus d'agence pour s'occuper de promouvoir mon travail...

Mais niet. Rien de tout ça. Mon papa a appelé pour que je lui prenne un rendez-vous chez le médecin. Il a la crève. Ma soeur m'a appelée pour me demander de passer lui corriger 4 pages d'un courrier important. Depuis chez elle, j'ai appelé le médecin, et rappelé mon papa pour lui donner le rendez-vous. Puis, comme il semblait avoir les bronches prises, j'ai décidé de passer le chercher pour aller à la pharmacie.

Quant je suis arrivée, Marlène était là, papa, lui, était parti en virée...

On a attendu le retour de papa. Il est arrivé trop tard, c'était 19h, la pharmacie était fermée! Et pas de pharmacie de service dans les environs! Poisse.

En rentrant, train train habituel; donner à manger à Dobby, me faire à manger, prendre une douche et sortir le chien... 21h! Donc, journée pet dans l'eau comme souvent. Je me suis même engagée à amener Kaya à l'ancien appart de Dave pour le nettoyage de l'état des lieux. Mon neveu déménage sur Lausanne ce week-end.

Si seulement j'étais muette, ça m'éviterait de me flanquer dans des obligations qui m'emmerdent!

J'avais promis à ma puce qui a bientôt son anniversaire, de lui faire le gâteau... Ma sœur me l'a rappelé.

A la fermeture de KaZéo, j'ai continué mon journal par écrit, parce que je n'arrivais pas à gérer Eklablog. Alors quant je résumais et retapais mon journal cette année (mars), j'avais laissé de côté tout le train train du quotidien, pour ne parler que de Pascal. J'ai gardé mes tonnes d’écrits dans mes cahiers, comme ceux qu'on utilisait à l’école.

Je me demandais si je ne devrais pas compléter? Peut-être qu'il y aura un évènement que je n'ai pas dactylographié que je voudrais retrouver plus tard?? Hum!!!

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Dim, 22 Sept 2019 - Folle de lui...

Publié le par JaneDo

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Dim, 22 Sept 2019 - Folle de lui...
 

Je me demande si je n'oublie pas quelque chose quant je fais un résumé, mais je vais résumer quand même le dimanche, parce que c'était un poil trop long;
 

Caro ne comprenait pas pourquoi j'étais si déterminée à rompre avec Pascal. Oh, ce n'était pas parce que je ne l'aimais plus. J'ai averti Caro que le père à Pascal avait des photos de nous deux, en train d'espionner Pascal. Cette découverte l'a assommée.

Pascal n'a pas lâché le morceau, il voulait absolument savoir pourquoi j'avais agi comme je l'avais fais à mon retour en Suisse. Tout s'était bien passé quant j'étais avec lui, alors il ne comprenait pas mon changement brusque. Comme il a insisté et insisté, j'ai fini par tout lui dire en lui demandant de me promettre de ne rien faire ou dire.

Je ne voulais pas que son père pense encore que je le manipule ou que je le mène par le bout du nez!

Ça n'avait pas Tilté dans ma tête que Pascal dormait chez Caro. Quant je l'ai appris, j'avoue que j'ai eu des sentiments plutôt mitigés. Tout un tas de sentiments contradictoires.

J'étais furax, jalouse, me sentait trahie, et pourtant, je savais aussi que j'en avais pas le droit. Pascal était venu jusqu'ici pour me voir et me parler... Jamais personne n'en avait fait autant pour moi.

Mais alors, des tonnes de doutes ont remplis ma pauvre tête; Pourquoi? Pascal ne pouvait tout de même pas être aussi amoureux de moi? Je n'en valais pas la peine!

Avec toutes les belles femmes qui l'entourent à New York, je ne voyais pas pourquoi il semblait tenir à moi. Même de le noter par écrit me perturbe. Qu'est-ce qu'il peut bien aimer chez moi!!

Et pourtant, ses actions me donnent toujours l'impression qu'il tient énormément à moi. Comment est-ce qu'un type aussi beau et plutôt riche me trouve? Je ne comprends pas. Quant je suis avec lui, je me sens belle, intelligente... douce aussi. Et follement amoureuse.

Je pensais rentrer chez moi, mais Pascal a insisté pour que je reste. Alors j'ai dormi chez Caro.

Je perds toujours mes moyens quant je suis en sa présence. Alors je n'ai pas osé lui redire que je ne voulais pas continué. Pascal ne pouvait pas deviné comme c'était dur pour moi. J'ai l'impression qu'il pense que ça ne me perturbe pas plus que ça.

Quoique... maintenant qu'il sait ce que son père trafique, Pascal est furax de chez furax. Je lui ai rappelé sa promesse. S'il fait quoi que ce soit, c'est sûr que je ne le verrai plus, même comme ami. Je ne lui parlerai plus jamais, par téléphone ou autre, niet. Je crois qu'il a compris que j'étais sérieuse.

J'ai aussi appris, au détour de nos conversations, qu'il avait retiré une grosse somme qu'il avait remis à Caro pour qu'il n'ait pas à utiliser sa carte ici ou faire de retraits en Suisse. Sa présence en Suisse sera invisible. Je crois.

Caro et moi l'avons accompagné à l'aéroport. C'était horrible. Triste. De le voir disparaître au loin m'a brise le cœur. Je n'étais pas la seule à verser des larmes. Caro n'était pas en meilleure forme. Son départ nous a brisé. On se sentait abandonnée et vide. Notre retour s'est fait pratiquement dans un silence d'enterrement.

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Sam, 21 Sept 2019 - Crazy about him...

Publié le par JaneDo

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Samedi, 21 Sept 2019 - Crazy about him...

Je suis arrivée chez Caro vers 13h. Elle avait bien sûr essayé de m'appeler plusieurs fois depuis qu'ils avaient atterri. J'ai pris mon temps. Je n'ai pas répondu aux appels de ma cops, j'ai seulement renvoyé un message pour dire que je serais là vers midi, midi et demi.

J'étais tendue comme une hélice, mon cœur s'affolait. Je me réjouissais de voir Pascal, mais j'étais aussi terrifiée. J'avais peur de craquer.

En le voyant venir m'ouvrir, j'ai eu envie de lui sauter dans les bras. Je savais que je ne devais pas. Son père risque de me crucifier si je laisse parler mes sentiments. Il était si chou, à croquer. Son demi sourire aussi. Les larmes menaçaient, c'était un effort surhumain pour garder le contrôle. Surtout pour ne pas me réfugier dans ses bras.

Caroline souriait en nous regardant bloquer à la porte. Je lui ai lancé un petit sourire, je ne suis pas sûre que c'était convainquant. J'avais froid et toujours la folle envie de sauter dans ses bras.

Pascal m'a demandé si je voulais entrer, ou si je préférais marcher un peu... Waff, aucune idée. Je n'y avait pas réfléchi. J'ai haussé les épaules.

Caro a décidé d'aller faire un tour, question de faire quelques courses, qu'on pourrait manger quelque chose ensemble après. Ça nous laissait une bonne heure.

Je n'avais pas encore compris que Pascal dormait chez Caro...

Je savais qu'il repartait demain, en fin de journée je crois. De penser qu'il était venu jusqu'ici, juste pour me voir, m'a fait fondre à l'intérieur. Au plus profond de mon cœur, je l'aimais à la folie.

Pour moi, c'est un Dieu. Le Dieu et le seul Propriétaire de mon cœur.

Pascal me connaissait trop bien. Il s'était dit que, plus il attendrait, plus ce serait difficile. Et comme je ne répondrais ni à ses appels, ni à ses messages... Il n'avait pas d'autres choix que de venir à moi. Il voulait savoir pourquoi? Qu'est-ce qu'il avait fait? Pourquoi est-ce que je lui faisais ça?

Est-ce que j'avais détesté ces quelques jours avec lui aux States? Oh! ça non! Je lui l'ai dis. Au contraire, c'était vraiment chouette et je ne regrettais rien. Alors Pascal m'a dit qu'il ne comprenait rien. Et moi, je me demandais si j'osais lui parler de son père.

J'hésitais parce que, ce n'est jamais bien d'essayer d'emmener Pascal à affronter son père. Ça pouvait être perçu comme une tendance à le monter contre son père. Connaissant Pascal, il pèterait un plomb et sauterait à la gorge de son paternel. Ça ne ferait qu'aggraver les choses, comme avec Caro.

Et... de savoir que j'avais tout rapporté à Pascal, ça ne ferait que faire croire à son père que je le manipulais, comme il l'a toujours cru. Apprendre qu'il était venu en Suisse en plus, ce serait le top! Rien de mieux pour persuader son père que je le menais par le bout du nez. Pourvu qu'il n'apprenne pas non plus que j'aie été aux États-Unis... Là, les jeux seront fait.

Une chose que je n'ai jamais osé avoué, même dans mon journal et que je dois avoir le courage de mentionner; le père à Pascal a des photos de moi en train d'espionner Pascal à son domicile... Des photos de moi et Caro, de Caro toute seule aussi... Je ne sais pas comment Pascal réagirait de nous voir dans les fourrés en train de guigner chez lui...

On a convenu que Pascal n'en saurait jamais rien, ni ne verrait jamais ces photos tant que je me tiendrais à l'écart de son fils... si j'accepte de sortir de la vie de son fils. Son père tenait à me donner un dédommagement de plusieurs centaines de milliers de francs suisses. Ça réduirait notre relation, mes sentiments à une question d'argent? Je ne pouvais pas accepter. Hum, qui sait, il pourrait en profiter pour dire à Pascal que j'avais accepter d'être payée!

Même si j'adorais cet homme, si je l'aimais plus que tout au monde... je devais rester à l'écart.

En regardant son doux visage, ses beaux yeux verts me supplier de ne pas l'abandonner, je fondais. Le ton de sa voix, ses mots, tout me brisait le cœur. Parce que j'en avais envie. En quelques secondes, j'avais même oublié les ennuis qui causaient un ras de marée dans ma vie.

Mon cœur me hurlait de lui dire que je l'aimais et que tout le reste n'avait aucune importance, mais ma raison me rappelait à l'ordre.

Je devais rester ferme, et Dieu que c'était dur. Pascal m'avait dit qu'ils avaient voyagé en classe normale, de peur que le retrait d'une forte somme n'attire l'attention.

Caro avait invité Pascal à rester chez elle, pour qu'il n'y ait aucune trace de son passage dans un hôtel en Suisse sur sa carte de crédit. Qui irait imaginé qu'il a fait un rapide aller-retour en Suisse? Personne. Alors j'ai utilisé ces infos pour me remonter le bourrichon et ne pas craquer. J'étais triste, triste à mourir.

C'était l'enfer de lui faire de la peine. Je devais plutôt l'encourager et lui montrer que cela valait la peine de faire un geste pareille, en parcourant tous ces kilomètres, mais au lieu de ça, me voilà en train de lui lancer le message que c'était inutile.

J'étais dégoûtée, mortifiée et déprimée...

Pascal a continué à essayer de me persuader de ne pas le laisser. Il ne voulait pas qu'on se sépare. Il disait qu'il sera encore milles fois plus discret, que personne ne saura qu'on s'était réconcilié, qu'on était ensemble. Qu'il fera ce que je voudrais, n'importe quoi... mais il ne voulait pas qu'on se sépare.

Et je sais pas pourquoi, mais, mes gestes ont dépassés mon esprit et m'a main s'est avancé pour caresser sa joue, et je me suis penchée et je l'ai embrassé. Arf... j'avais craqué!

Mon cœur était en fête, soulagé, ma raison par contre m'envoyait des tonnes de signal d'alarme. Je n'aurai pas dû faire ça, mais c'était trop tard. Pascal avait déjà pris mon visage entre ses mains et ses baisers m'ont pris au piège. J'étais foutue. Je me répétais; je n'aurai pas dû, je ne dois pas... Mais... je le laissais m'embrasser... c'était trop...

Caro est revenue les bras chargés de sacs de courses. Je trouvais qu'elle avait été drôlement rapide. Pascal s'est précipité pour l'aider. Je les regardais rigoler en rangeant tout ça. Pascal m'a souri. Je lui rendu son sourire. Mon sourire n'était pas aussi joyeux, ni aussi large que le sien, parce que je me sentais en faute, en grave danger. J'avais peur.

Pascal a proposé de nous faire à manger. j'ai dis que je devais rentrer. Exclus. Pascal m'a dit qu'il n'était là que ce soir, il n'avait pas l'intention de me laisser prendre la fuite. En plus, Pascal voulait encore discuter. Il voulait savoir ce qui c'était passé pour que je réagisse comme je l'ai fais.

Je ne voulais pas en parler. Il a insisté. Il ne me laisserait pas m'en aller avant de savoir...

Caro a donc proposé elle de faire à manger et nous laisser discuter. Hum! Est-ce qu'elle voulait se débarrasser de moi quant on aura fini de parler? Wahhh, et voilà que je recommence à me tortiller la tête avec toutes sortes de doutes. Trop réfléchir n'était pas bon pour moi!!!

Je n'avais pas faim. Alors dîner ne me disait rien. C'est vrai, je cherchais à fuit, réfléchir un peu à comment me sortir de là. Réfléchir à ce qui était bon pour moi, où carrer mes sentiments dans tout le mix. Bref, j'étais perdue et c'est pour ça que je voulais filer pour me donner du temps... Mais Pascal n'allait pas me laisser faire.

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Vendredi, 20 Sept 2019 - Il m'enflamme...

Publié le par JaneDo

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Vendredi, 20 Sept 2019 - Il m'enflamme le cœur

Caro m'a appelée pour dire qu'elle rentrait plus tôt. Un peu surprise... j'ai pensé qu'il y avait un binz. Ils s'étaient peut-être disputé ou quelque chose du genre. Elle ne devait rentrer que Dimanche soir, pour arriver ici lundi matin! Je l'ai pressée de questions, mais elle restait vague. Oui, oui, ils se sont certainement disputé...

Caro m'a demandé de passer chez elle, qu'elle avait quelque chose pour moi. Aff, pas envie. Pas envie de l'entendre me parler de Pascal et des bons moments, mais, comme je pensais qu'ils s'étaient probablement disputés, ça je voulais entendre. C'est nul et méchant, j'ai un peu honte de moi.

J'avais commencé avec des excuses, parce que j'avais envie de me larver ce week-end, parce que je n'avais rien prévu exprès pour profiter largement de mon week-end. Alors l'idée de devoir m'habiller, et sortir avec mon masque sociable me faisait un peu chier. Mais, je voulais savoir ce qui s'était passé.

Je l'ai quand même bombardé de questions, pour savoir pourquoi elle tenait tant, à peine sur le sol Suisse, de me demander d'aller chez elle. Caro disait qu'elle avait une surprise pour moi. Je voulais savoir quoi, sinon, je n'irai pas. Elle aurait envie de se reposer, donc, ça pouvait attendre.

Caro a continué à insister, pour finir, elle a lâché le morceau; Pascal rentrait avec elle, il voulait me voir.

Oh! Je suis restée sans voix... Pascal allait venir en Suisse? Faire tout ce trajet pour... me parler? C'était complètement dingue. C'était surement un truc. Personne ne ferait tant de kilomètre pour parler à une fille! Débile. Je me suis dis qu'elle avait surement planifié de faire un appel vidéo, pour me forcer à lui parler. Oui, ça devait être ça.

Mais Caro m'a assuré que Pascal et elle prenait le vol du début de soirée et qu'ils seraient en Suisse le lendemain matin, vers 9h et des. Glups!

J'étais toute chamboulée. J'hésitais à passer chez elle, mais en même temps, ce serait carrément horrible, si Pascal fait tous ces kilomètres et que je refuse de lui parler... Je ne pouvais pas l'ignorer, ce serait vraiment moche. Donc, il fallait que je me prépare. C'est fou, mais j'étais... excitée, tendue, terrifiée... etc. J'allais le voir... demain.

Demain je verrais Pascal en chair et en os... Je tremblais déjà... Je devrais rester ferme... mais en même temps, c'était vraiment vraiment chou, comment lui résister? Aïe, aussitôt, je me suis rappelée des emmerdes, de ma famille, et ça m'a retourné l'estomac.

Comment lui résister? Pascal faisait toujours des trucs qui me font perdre la raison... Pascal est vraiment trop chou dans tous les sens du terme! C'est la première fois de ma vie que quelqu'un se donne autant de mal pour moi...

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Novembre 2018 - Problèmes à l'horizon!

Publié le par JaneDo

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Novembre 2018  - Problèmes à l'horizon!

Évidemment, tout se passait trop bien! Il fallait bien que quelqu'un ou quelque chose vienne nous emmerder! Pascal était adorable, c'était plutôt facile la vie avec lui. Sans compter que j'adore son appart, c'est spacieux, au bord du lac. Bref, c'est toujours comme ça, quant on est trop bien, trop heureux, forcément faudra en payer le prix. En général, c'est aussi pénible que dans l'autre sens.

Les parents de Pascal y était pour beaucoup. Ils voulaient que je quitte cet appartement. Bien sûr, que je quitte leur fils aussi. Mais, le message principal, délivré en face, était que je devais foutre le camp d'ici.

Les parents à Pascal avaient été très futé; depuis le temps que Pascal voulait qu'ils m'invitent chez eux, dans leur villa au bord du lac, près de Cologny. Hmmm! Je n'avais pas envie d'y aller, et j'avais cent fois raison. Il était évident que l'idée même d'inviter la maitresse de leur fils était une insulte envers Jess.

A leur place, je ne l'aurai certainement pas fait. J'aurai été à 100 pour 1000 contre. Non mais!

Hélas, une fois l'invitation lancée, j'aurai été mal placée de ne pas y aller. Donc, de mauvaise grâce, j'ai dû me faire violence et accompagner Pascal. Inutile de dire que j'étais en nage avant même de franchir la porte d'entrée au bout du parc immense qui entourait la superbe maison.

Je ne savais même pas qu'il pouvait y avoir en Suisse, des maisons aussi luxueuses, aussi luxueusement décorées de l'extérieur comme de l'intérieur. Pas surprenant qu'ils ont tout un système de surveillance des plus sophistiqué. Wahhh, si Pascal en avait un pareil, il aurait été impossible d'approcher de son appart sans être vu ou filmé... Jeez!

J'étais dans mes petits souliers, et je me sentais super mal fringuée. Ils avaient tous l'air sur leur 31, moi non. Habituel jean et t-shirt avec un pull large par dessus. Peut-être un peu trop large. Afff, je me sentais pas fagotée. J'étais surprise de voir qu'ils avaient du personnel qui travaillait le soir pour faire le service. Le dîner valait les plus grands restaurants que je connais. C'était délicieux.

C'était embarrassant que sa femme, Jess, soit aussi là. Ils l'ont placée à côté de Pascal et moi, de l'autre côté de la table, toute seule. Super! Pascal n'a pas fait attention à ce petit détail. J'ai eu droit au 3ème degré; interrogation, questions, etc... Jess n'était pas en reste. Les questions les plus désagréables venaient d'elle. Ça n'a pas plut à Pascal, ni à moi. J'ai esquivé le maximum.

Quant sa maman m'a demandé pourquoi je ne répondais pas, je lui ai dis que pour moi, parler de choses privées et personnelles, étaient comme donner un bout de moi. Et c'était pas quelque chose que je faisais facilement. Sa maman a voulu en savoir plus, savoir pourquoi je pensais de cette manière. Alors j'ai expliqué; je n'aimais pas donner un bout de moi à des gens que je ne reverrais peut-être jamais, ou qui n'en ont rien à cirer.

Puis, son père m'a demandé de le suivre, il voulait me parler. Pascal a essayé de se mettre entre deux et insisté pour m'accompagner. Il ne voulait pas me laisser seule avec son père. Toute façon, difficile de ne pas s'exécuter.

Je l'ai suivi le long du long couloir qui menait à son bureau. Les murs étaient couverts de livre du sol au plafond. Si j'avais osé, j'aurai bien jeté un coup d’œil par curiosité. Je me suis sentie écrasée. Il m'a fait signe de m'asseoir après avoir lui même pris place dans le fauteuil près de la fenêtre et pas derrière son bureau. Il espérait probablement me mettre à l'aise. Ce n'était pas le cas. Non, je mens, c'était le cas.

Je voyais bien qu'il ne savait pas comment aborder le sujet pour lequel il m'avait fait venir dans son bureau. Je crois que l'invitation à dîner n'avait pas d'autre but que de me parler face à face.

Après un moment de silence qui m'a paru éternelle, alors que j'essayais très fort de ne pas me tortiller dans le trop large canapé, il a simplement commencé sa phrase par; "Ok, let's cut to the chase" (ne tournons pas autour du pot). Et il m'a clairement signifié qu'il voulait que je quitte l'appartement de son fils. Il m'a alors donné une liste d'appartements, tous sur Lausanne et environs. Son père m'a dit que je pouvais avoir celui que je voulais.

C'était des 2, 3 et 4 pièces. Je n'avais qu'à aller les voir et celui que je voulais sera à moi. Aussi simple. Hum... que dire!

Évidemment qu'ils savaient que je cherchais quelque chose. Que j'avais dis que je n'étais chez Pascal qu'en attendant de trouver un appartement. Donc, j'ai fait bonne figure, souri, remercié pour la liste, mais refusé le chèque de 25'000CHF pour m'aider à m'installer. Avant de me tendre le chèque, il m'avait dit que si j'avais besoin de plus, je n'avais qu'à demander. Un coup de fils, même à sa secrétaire s'il n'était pas atteignable, et l'argent serait transféré sur mon compte.

Mon refus ne l'a pas tellement surpris, étant donné que j'avais déjà refusé des sommes plus conséquentes quant il m'avait demandé de quitter Pascal.

Afff, je n'avais pas vraiment envie de partir tout de suite... J'étais bien chez Pascal et ça allait trop bien pour l'instant.

Dans la voiture, j'ai raconté à Pascal ce qui s'était passé, en omettant de parler du chèque. Pascal était furax, il m'a dit que je ne devais pas me presser, qu'on était bien et qu'on avait pas à obéir aux ordres de son père. Il a même voulu faire demi tour pour aller les engueuler. Je ne voulais pas que son père sache que j'ai été tout lui rapporter.

Thomas savait ce qui s'était passé. Il m'a dit que je devais me méfier, son père n'aimait pas qu'on ne fasse pas ce qu'il demande. Qu'il y aurait des répercussions.

Thomas avait raison; ma famille a recommencé à avoir des problèmes, moi aussi avec le boulot. Et ça, ça me foutait les boules. Je ne voulais pas perdre ce travail. C'est mon gagne pain, et sans ce boulot, je ne pourrais pas subvenir à mes besoins. Toute ma famille et moi avons commencé à avoir de petits ennuis par-ci par-là. Des déraillements.

Une semaine après ce souper, j'étais encore chez Pascal, alors les choses se sont intensifiées. La secrétaire de son père m'a appelée pour me demander si rien sur la liste ne me plaisait. S'il fallait qu'elle cherche autre chose, quoi? J'ai dis que ça allait très bien, que je n'avais besoin de rien.

Ses parents ont commencés à l'inviter à souper chez eux plus souvent, sans moi bien sûr. Il rentrait chaque fois de mauvais poil, et me serrait très fort dans ses bras. Pour finir, il ne voulait plus y aller. Il était content qu'on ait à aller au chalet le week-end, pour mettre le plus de distance possible entre ses parents et lui.

Arhhh, pour ne pas trop l'accabler, et parce que je suis comme ça, je défendais quand même ses parents, en disant qu'ils cherchaient seulement à le protéger et voulaient ce qu'il y avait de mieux pour lui. Même s'ils ne savaient pas ce que ça pouvait être.

Pascal trouvait que j'étais trop gentille de chercher à les comprendre. Lui ne voulait pas qu'ils continuent à plonger leurs nez dans ses affaires, ou dans sa vie. A vrai dire, ça commençait à me peser sur le moral. J'aurai voulu qu'ils nous laissent tranquille. On était si heureux avant de les avoir sans arrêt sur le dos. Et on les avait tout le temps sur le dos!

La maison de mon père s'était libéré. La famille qui y habitait venait de déménager. Je pouvais l'avoir si je voulais et j'ai dis  mon papa que je le prenais. C'était dans un petit village, et j'étais près d'une de mes sœurs. J'avais un jardin si je voulais reprendre un chien. Il ne manquait que la cheminée. A la place, il y avait un fourneau à bois. Ça vaut pas la cheminée, mais c'est cool aussi.

Jess est revenue s'incruster chez Pascal...

Pendant notre absence, elle avait descendu ses affaires, et s'était réinstallé dans sa chambre. Ma chambre en fait et celle de Pascal. Comme j'ai été la première à rentrer, j'ai été la première à me trouver confrontée à la situation. Décemment, je ne pouvais pas lui dire de s'en aller. J'ai attendu le retour de Pascal. J'avais mal au cœur, pour finir, j'ai l'impression de ne lui causer que des problèmes.

Pascal allait rentrer et devoir encore se prendre la tête avec Jess. Pourquoi me détestaient-ils tous à ce point? Qu'est-ce que j'avais bien pu faire de mal à part aimer cet homme? Et pourquoi je n'aurai pas le droit de l'aimer? Et d'être aimée de lui? Ok, d'accord, il est marié, mais je ne savais pas qu'il était sur le point de se marier quant je l'ai connu. Et, j'étais déjà accrochée quant je l'ai appris.

Arh, tellement surprise par la présence de Jess, j'avais oublié que Pascal avait l'entrainement ce soir. Je me sentais mal à l'aise et ne savais pas comment réagir, ni où me mettre. Pfouhhh. Pour finir, je me suis installée dans un des fauteuil, et me suis mise à lire. Jess avait déjà pris possession de la télé, et je ne voulais pas me battre avec elle.

Le sourire de Pascal a fondu dès qu'il a passé la porte. Il est venu m'embrasser et lui a demandé ce qu'elle faisait là. Elle lui a dit qu'elle avait décidé que sa place était ici, après tout, c'était aussi chez elle.

L'expression de Pascal s'est figé. Il lui a dit qu'elle devrait arrêter de plaisanter et retourner chez les parents. Elle était mieux là-bas. Jess a refusé. Avant qu'ils se prennent la tête devant moi, j'ai filé. J'ai été m'asseoir au bout du ponton.

Dans ma tête, ça fumait grave. Que faire? Ce n'était pas chez moi, donc je ne pouvais pas lui demander de partir. Pascal, étant bien trop gentil, même s'il ne s'en rend pas compte, allait encore se faire marcher dessus par Jess.

Qu'est-ce qu'il allait faire? Il ne pouvait décemment pas lui dire de dégager de sa chambre, parce que maintenant, c'était ma place! Elle savait très bien que sa présence ici allait me mettre mal à l'aise. Ça allait tout bousiller.

Vu de l'extérieur, je dirais; bien vu ma petite! De mon point de vue; poisse!

Après une petite demi-heure, Pascal est sorti me chercher. Il ne savait pas quoi faire. S'il la fichait dehors, ce sera la bagarre, et ses parents prendraient bien sûr sa défense, et non le sien. S'ils venaient à intervenir, j'aurai l'air de faire chier et vouloir m'incruster. Je serais encore la méchante de l'histoire.

Ce soir là, Jess a accepter de dormir dans la chambre d'ami. Elle aurait voulu qu'il dorme sur le canapé. Il travaillait le lendemain et n'était pas d'humeur à passer la nuit à se disputer avec elle. Pourtant, elle ne l'a pas lâché et continuait à le provoquer. Quant ce n'était pas après lui qu'elle en avait, c'était moi. Et Pascal était obligé de se mettre entre deux.

Et elle n'arrêtait pas... Comment est-ce qu'il imaginait qu'elle allait tolérer cette situation? Qu'elle passait pour la conne de service? Il ne pouvait pas lui faire ça. Est-ce qu'il avait pensé à ce qu'elle ressentait? Est-ce qu'il trouvait normal son comportement? Mon comportement? J'étais sensée partir, mais cela faisait 2 mois que je squattais chez eux. Qu'est-ce qu'il allait faire? Comment est-ce qu'il pensait résoudre cette situation? Et blabla et blabla...

Elle n'a pas dit chez lui, mais chez eux!! Pascal ne disait rien, mais l'expression de son visage disait tout; il était excédé.

Pascal m'avait demandé de m'imposer, mais je me sentais drôlement mal placée. Le soir après, Jess a voulu dormir avec Pascal, et n'osant pas m'interposer, je n'ai pas chipoté et je me suis glissée dans la chambre d'amis, avec le cœur dans les chaussettes à l'idée que ce soit elle qui passe la nuit avec Pascal. Mais, il est venu dormir dans la chambre d'amis.

Oh, on a pas pu dormir tout de suite, Jess l'a suivi et faisait chier pour qu'il retourne dans leur chambre. Pascal a dû lui rappeler que c'était son appartement, pas la sienne. Qu'ils avaient des accords qu'elle ne respectait pas.

Pour avoir la paix et pouvoir dormir, parce qu'il travaillait le lendemain, il l'a laissé parlé, lui casser les oreilles, et quant elle en a eu marre parce qu'il ne répondait pas, elle s'est mise à nous faire le coup des larmes. Au bout d'un moment, Pascal a eu pitié sans doute et l'a consolée. Mais il voulait dormir avec moi. Après l'avoir couchée, et attendu qu'elle dorme, il est venu me rejoindre.

Inutile de dire qu'on était pas d'humeur à s'envoyer en l'air. D'ailleurs, depuis les 2 jours qu'elle était là, Pascal ne m'avait pas touchée. Faut dire que j'étais franchement pas d'humeur non plus. J'aurai eu peur qu'elle s'amuse à débarquer dans la chambre. Ce qui m'ennuyait aussi, c'est que tous les soirs elle l'empêche de se reposer et de dormir. Le pauvre était crevé. La cohabitation n'était pas idéale!!!

Ça m'emmerdait qu'elle pense avoir gagné, mais après 5 jours dans cette ambiance épouvantable, j'ai annoncé que j'avais trouvé quelque chose et que j'allais bientôt déménager. En fait, j'avais commencé à préparer la maison pour m'y installer. J'avais repeints moi-même le tout le salon, et j'avais commencé aussi à repeindre ma future chambre.

J'avais proposé à Tchoy, mon meilleur ami et squatteur de venir habiter chez moi. Il aura enfin de la place pour son fils, puisqu'ils auront chacun leur chambre. Il s'était déjà installé dans la maison. Alors que je faisais les travaux dans la maison, je commençais déjà à regretter ma gentillesse et proposition; il ne foutait pas une rame. Quel tire au flanc. Il ne travaillait pourtant pas, et chaque fois que j'allais à l'appart, il roupillait!

Début décembre, j'avais prévu de m'installer là-bas. L'anxiété de partir et de ne plus être auprès de Pascal tous les jours me bouffait l'estomac. J'aurai tellement voulu encore profiter un peu. Tout allait si bien entre nous deux, j'étais heureuse avec lui et il était facile à vivre.

Par contre, les ennuis continuaient à pleuvoir pour moi et ma famille. Je me doutais bien que c'était orchestré par le père de Pascal, mais je ne voulais pas, comme Jess, lui casser les oreilles, ni lui causer des problèmes avec ses parents.

Et il y a eu le clash... l'horreur sans nom... et ça, juste avant que je parte de chez Pascal... J'en ai encore mal au ventre rien que d'y penser. Et le cœur brisé.

C'était le dernier week-end du mois, on était à Gstaad, et je ne sais pas pourquoi, ni ce qui a provoqué une telle réaction de sa part. Je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit pour qu'il me sorte toutes les méchancetés qu'il m'a sorti;

"Pascal m'a demandé si je pensais sérieusement qu'il était amoureux de moi? Si j'y avais vraiment cru? Si je pensais pouvoir me comparer à sa femme? Que je n'avais été qu'un bouche-trou. Qu'il s'était bien amusé, mais maintenant, c'était assez. Que je devais me regarder dans une glace et me demander si vraiment je pensais être mieux que Jess. Qu'il était content de me voir enfin partir de chez lui. Qu'il avait voulu être sympa, mais que je commençais à m'incruster. Etc etc."

Et devant tout ceux qui était dans le grand salon. Je n'ai rien dit. Je n'aurai pas su quoi dire... Les larmes ont sautés dans mes yeux, mais par fierté, je me suis retenue de pleurer. Je me suis sentie humiliée, ridicule, et mal dans ma peau pour la première dois depuis 10ans.

Les lèvres pincées, je l'ai écouté parlé sans dire un mot, ensuite j'ai tourné les talons pour monter dans ma chambre. Là, je me suis laissée aller à pleurer. Très vite, j'ai arrêté, je ne pouvais pas avoir les yeux tout boursouflés en descendant tout à l'heure. J'ai refait mon sac et je me suis assise sur le lit pour attendre qu'ils sortent tous pour partir discrètement de mon côté.

Caro est montée vers moi, et j'ai tenté de faire bonne figure. Mais ma voix était remplie de larmes. Caro était presque aussi choquée que moi. Elle ne comprenait pas et a essayé de me demander si j'avais senti venir. Mais non, je n'avais rien soupçonné du tout... Et je ne comprenais pas... Pascal m'avait brisé le cœur à coups de marteau.

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Septembre 2018 - Le grand saut... (1)

Publié le par JaneDo

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Septembre 2018  - Le grand saut (1)

Ahhh, je n'arrive pas à croire que je suis chez Pascal. Que je me suis installée chez lui. Je n'aurai jamais cru que je ferai une chose pareille. C'est trop bien. Pascal est un amour, il me comble de bonheur. Rien que d'être près de lui me rempli de joie non-stop. Je le serre souvent dans mes bras pour être sûre que je ne rêvais pas.

Seul ombre au tableau, je me sens honteuse vis-à-vis de Jess. Ça me fait mal au cœur, et je dois me secouer pour ne pas me laisser atteindre. Elle reste désormais chez les parents à Pascal. Je pense qu'elle ne supporte pas de m'avoir tout le temps sous le nez. Pour ça, je ne lui en veux pas. Ce serait le comble.

Pascal se dépêche de rentrer direct après le travail, c'est mignon. Je sais bien qu'on est en pleine période "Hollywood", comme j'appelle ça, ou Lune de Miel, où l'on fait tout pour faire plaisir et on en a jamais assez de l'autre. On passe tout notre temps collé ensemble. Et on rit beaucoup. Chaque moment passé ensemble est un pur bonheur.

La 2ème semaine de septembre, le mardi, après le départ de Pascal pour le boulot, j'étais assise en train de peindre dans la pièce, quant Jess a débarqué. Stupide, j'avais oublié de verrouiller la porte. Bien fait pour ma tête.

D'entrée, elle m'a demandé comment j'avais osé m’immiscer ici, chez elle en fait. Alors j'ai tenté de lui expliquer pour mon appart et tout, mais elle s'en fichait. Elle croit que je lui avais menti et que depuis le début, je ne cherchais qu'à m'incruster chez Pascal.

  • C'est une putain d'excuse à la con, comme je m'y attendais...
  • Jess... ce n'est que temporaire, dès que j'aurai trouvé quelque chose, je m'en irais. En attendant, Pascal a juste proposé de me dépanner.
  • Bien sûr. bien sûr... et dans 6 mois, tu seras encore en train de soit-disant chercher un appart... T'es vraiment la pire des menteuses. Tu m'avais assuré que ça n'arriverait jamais, et pouf, te voilà plantée chez lui. Je pense que c'est la même chose pour le mariage et le reste?
  • Tu exagères. Je n'ai pas l'intention...
  • Ouais, ouais... arrête des conneries de salades. You're going to regret this, mark my words.

 

Et elle a fait demi-tour et s'est tirée. A la porte, elle m'a dit qu'elle n'avait plus confiance dans ce que je pouvais raconter et qu'elle ne me pardonnerai jamais ça.

Je me suis sentie comme une merde. Sale. Et menteuse. J'aurai peut-être dû faire autrement, me donner plus de mal pour trouver quelque chose. Je sentais que les choses allaient se gâter avec elle.

Le soir même, avant l'arrivée de Pascal, Caro est passée. Elle m'a apporté une plante. Elle souriait, mais je sentais qu'elle aussi m'en voulait. Tant que je restais chez moi, elle supportait de partager l'homme de ma vie, mais de savoir que j'étais là, tout le temps avec lui, ne lui plaisait pas. Pourtant, elle n'a rien dit.

J'allais commencé à faire à manger, mais Pascal a appelé pour me dire qu'il prenait du chinois. Je lui ai dis de prendre aussi pour Caro, qui était passée nous rendre visite. Caro me faisait signe que non, mais je lui ai mis mon natel dans les mains pour qu'elle lui dise ce qu'elle aimerait. Mais Pascal avait déjà raccroché.

Il a choisi pour elle. Apparemment, il connaissait bien ses goûts.

Au lieu de manger dans la salle à manger, on a mangé en tailleur autour de la table du salon. La télé était sur une chaîne musicale. Musique de fond.

Sans m'en parler avant, Pascal a demandé à Caro où elle aimerait aller en vacances; Maldives ou Les Seychelles. Donc, il avait décidé qu'elle viendrait avec nous. Est-ce que ça m'a froissée? Non, même pas. Je lui l'aurai proposé de toute façon. Elle était nettement plus active que moi. Si elle est avec nous, elle se tapera les balades à travers l’île, et moi je pourrais rester tranquillement au bungalow.

Caro était pour les Maldives. Esprit de contrariété, je me suis dis que j'allais voter pour Les Seychelles.

Je me suis calmée. Je n'avais aucune raison d'être jalouse ou d'agir comme une peste. Ce n'était pas à Caro à qui il avait proposé d'emménager chez lui. Si seulement Alexia pouvait s'en aller, à ce moment je pourrais partager l'appart avec Caro. Ça m'embête un peu que ce soit moi qui déménage chez elle. J'aurai préféré le contraire. Mais ce serait hyper pratique, je serais près de Pascal...

Le mercredi suivant, Pascal avait été invité à manger chez ses parents. Il a prétendu avoir déjà quelque chose. C'était faux évidemment. Il voulait seulement passer la soirée avec moi.

Je crois qu'il voulait aussi éviter de se retrouver sous les feux de ses parents. Puisqu'on vit ensemble, je lui ai posé la question. Je l'avais entendu au téléphone avec Thomas; il lui demandait de se bouger le derche et de venir. Donc, d'aller chez ses parents. Ils voulaient sûrement lui remonter les bretelles.

Ce n'était pas la seule raison; Pascal avait voulu me prendre avec lui, mais ses parents ont refusés net.

C'est Thomas qui me l'a dit. Pascal leur a dit que je faisais partie de sa vie, qu'ils le veuillent ou non, et que s'ils voulaient continuer à m'ignorer, qu'ils le fassent pour lui aussi. Wahh, je comprenais quand même la position de ses parents. A vrai dire, une soirée toute seule ne m'aurait pas non plus gênée. J'aurai même pu faire un saut chez Caro si je voulais. Mais bon.

Le mercredi, Pascal n'a pas été à son dîner, le jeudi, son père a débarqué chez lui. Son père voulait que je les laisse seuls, Pascal a refusé, aussi dit que j'habitais ici et qu'il n'avait rien à dire et qu'il ne voulait pas lui parler.

Franchement, j'ai préféré me tirer. J'ai été un moment m'asseoir au bout du ponton, puis j'ai voulu aller chez Caro, mais elle est venue me rejoindre. Je lui ai raconté que le père de Pascal était à la maison. Hrooohhh, j'appelais ça déjà "à la maison"... Dingue! Bref, on a regardé en direction de la maison. Pascal n'avait pas descendu ses vitres blindées sans teint, alors on pouvait les voir se faire face. Ils ne gesticulaient pas des masses. J'aurai bien aimé avoir laissé une oreille derrière moi!!!

Je n'aime pas les voir se prendre la tête. Ce n'était pas bien. De savoir que c'était de ma faute me dérangeait encore plus. Je ne voulais pas laisser derrière moi un tel mauvais souvenir. J'allais devoir l'encourager à briser la glace avec ses parents. Il fallait que ces relations horriblement tendues cessent.

Son père voulait qu'il me mette dehors immédiatement, qu'il n'avait pas le droit de se conduire de la sorte. Sa façon de traiter Caroline était inadmissible. Etc, etc. Bref, l'air de rien, j'étais contente que Pascal me défende envers et contre tous. Surtout en ce qui concerne sa famille. La visite de son papa l'avait irrité. Je n'avais pas invité Caro à venir avec moi à la maison. Elle est rentrée chez elle. Probablement un peu déçue.

Pascal était tendu, je le connais, il n'avait pas envi d'en parler, alors je n'ai rien demandé. J'ai fait comme si rien était arrivé, lui ai raconté que Caro était venue me tenir compagnie sur le ponton.

Après le départ de son papa, Thomas est descendu sur la pointe des pieds. Il avait vu la voiture, et c'était immédiatement mis à ranger chez lui, au cas où il aurait l'idée de monter chez lui. Il a voulu savoir ce qu'il faisait là, et Pascal lui a dit qu'il n'avait pas envi d'en parler. J'avais raison. Et quant Thomas a insisté, il a montré son irritation et lui a demandé de s'en aller.

Thomas ne se laissait pas facilement froissé par l'humeur de Pascal et a insisté lourdement jusqu'à ce que Pascal parle. Pascal était énervé, parce que si son père voulait lui parler, il aurait pu le faire au bureau et non venir à l'improviste chez lui. Et venir lui dire comment vivre sa vie? Avec qui? Non mais!

Je suis sûre que Thomas connait les dessous de tout ce qui se passe autour de cette famille. Je me demande si Pascal le sait? Pascal sait-il ce que Thomas pense de notre situation? Non, je ne pense pas.

Quelques jours plus tard, Jess m'a à nouveau offert 100'000US$ pour que je m'en aille! Tsss...
Bon, évidemment je l'ai envoyé pètre, en lui disant que je n'avais pas le choix. Si je savais où aller, je ne serais pas là. Mais pendant une mini seconde, j'ai pensé que j'aurai dû accepter. J'ai failli...

Normalement, on devait partir en vacances le week-end du Jeûne Fédérale, mais quant on avait reparlé des vacances, j'ai dis à Pascal que je venais à peine de déménager, j'étais plutôt claquée et que je n'avais pas encore trouvé le temps de refaire mon passeport, ni de vraiment ranger mes affaires... Et que partir tout à coup 2 semaines si loin me stressait beaucoup.

Je préférais qu'on aille à Gstaad par exemple, ou plus près...

Pascal était déçu, mais il comprenait. Il a quand même essayé encore de me convaincre que ça nous ferait du bien de partir se détendre ailleurs. Lui aussi avait besoin d'un break. Après plusieurs discussions sur le sujet, j'ai fini par craquer pour la Grèce. Pascal a passé les jours suivants à consulter des catalogues de vacances, à téléphoner, organiser. Puis, il a annoncé ; Naxos.

J'ai sauté de joie. Au moins là, je peux aller rien qu'avec une carte d'identité. Pas besoin de passeport super à jour non plus, au cas où. Il m'a montré où ça se trouvait sur une carte. Pascal a ensuite appelé Caro pour le lui dire et lui demander de passer pour voir les photos etc. On a regardé les photos, l'endroit, les choses à voir pour ceux qui voulaient faire des excursions.

Ok... je suis toujours un peu à côté de la plaque. Je me rendais compte que Caro était plus impliquée que moi. J'en avais vu assez. Le reste je verrais sur place. Folle d'excitation, Caro et Pascal regardait les photos, discutait avec Pascal des tours qu'ils pourraient faire, ils passaient en revue les distractions, etc etc. Comme 2 gosses.

Je trouve qu'il aurait pu me demander mon avis avant de demander à Caro de passer!!!
J'ai très vite compris que Pascal lui offrait aussi les vacances à Naxos! Pascal payait tout pour toutes les 2.
Est-ce qu'il y avait de quoi faire une crise de jalousie? Nahhh.

 
NAXOS; My God, qu'elle île exceptionnelle!. D'une beauté écrasante. Il y a des endroits à visiter inimaginable. Tout sur cette île me fait penser à la Mythologie Grecque. Au point où je me suis mise à douter de mes croyances; que ce n'était qu'une invention.

J'avais les yeux ébahis, remplis d'étoiles, émerveillée par la découverte de cet endroit. Je n'arrive pas à croire qu'un tel endroit existe.

Magnifiquement beau et pittoresque en même temps.

Je voulais être à l'hôtel; servie et prise en charge par une structure toute faite. Je ne voulais pas avoir à faire les courses, nettoyer ou faire à manger. On parle de vacances, pas d'un camp de travail! Je suis gonflée quand même, vu que ce n'est pas moi qui paie, mais Pascal. Hum!

C'était magnifique. Un appart-hôtel avec un lit énorme, une énorme terrasse à moitié couverte, des chaises longues, table etc. La terrasse était aussi grande que l'appart. J'avais le cœur en nage, c'était vraiment magnifique. La vue était géniale, elle donnait sur la piscine et le jardin.

 
Nos voisins étaient aussi Suisse. Ils ont aussitôt essayé de faire amis-amis. C'était un jeune couple, Margot et Danny, qui venait du Valais. Sierre je crois. Ils étaient là avec la sœur de Margot, qui était venue avec une copine à elle. Ils avaient la chambre de l'autre côté. On se retrouvait au milieu.

Je n'avais pas envie d'être trop sympa, j'avais peur qu'ils deviennent envahissant...

Caro par contre, s'est tout de suite entendue avec la sœur de Margot, Cathy et sa copine Brigitte. Elles ont commencés à discuter par dessus le balcon. Je lui ai demandé de ne pas les inviter trop vite chez nous, mais elle pouvait aller chez elles à la place. Un peu embarrassant pour avoir un peu d'intimité, étant les 3 dans la même chambre, dans le même appart.

Mais, à voir la tête des gens, ça valait le coup. Nous n'étions pas un couple-trio ordinaire.

Ce premier soir, Pascal n'a pas touché Caro, à part pour l'embrasser sur la joue et lui souhaiter une bonne nuit. J'imagine qu'elle devait être déçu, et Pascal se donnait un peu trop de mal pour ne pas provoquer ma jalousie, ou plutôt pour me rassurer. J'allais devoir lui dire de se lâcher et ne pas être trop à cran, sinon, il allait détester ces vacances.

On a attendu que Caro soit endormie pour faire l'amour. Je la soupçonne d'avoir été réveillée tout du long. Mais à sa place, j'en aurais fait autant. Surtout pour éviter de me retrouver reléguée dans une autre chambre. Le lendemain matin, Caro a aussi fait semblant de dormir. Difficile de ne pas nous entendre faire l'amour quand même. Après une rapide petite douche, laissant Pascal, qui avait l'air de recommencer à somnoler, couché à plat ventre presqu'au milieu du lit, je suis descendue.

Je voulais aussi voir tous ce qu'ils proposaient pour les petits déjeuners, le commander pour être servi dans la chambre, et prendre un petit café comme une grande. Aussi, m'assurer qu'on ne me serve jamais de lait de chèvre. Beurk. J'avais oublié de prendre un livre, alors j'ai rebroussé chemin. En ouvrant la porte... Pascal est Caro étaient occupés à se caresser, s'embrasser.

En fait, ils avaient attendus que je quitte les lieux pour se jeter l'un sur l'autre. 2 minutes de plus, et je les aurais trouvés en pleine action.

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245 - Et Voilà...La Cata...

Publié le par JaneDo

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Et voilà... la cata !
(lundi 1er septembre)

Le week-end avait été un total désastre. Pascal avait passé le vendredi soir avec sa Jess, donc, je ne l'avais pas vu. On avait prévu de passer la soirée du samedi ensemble, Thomas nous a battu au poteau en organisant un week-end en troupeau au chalet. Ce qui fait que notre soirée en tête-à-tête... foutu! Et là-dessus, Pascal n'a rien trouvé de mieux que de tout lui balancer, en lui avouant qu'on était ensemble! Géant... Le reste du week-end, on l'a passé comme des crabes dans un bassin, on se croisait de travers, poliment! Pfffff. Poisse!

 
Je ne sais pas comment Pascal avait imaginé les choses, mais clairement, ça ne semblaient pas en prendre le chemin!!! S'il avait pensé qu'on pourrait se voir plus librement, c'était raté. Ça, je l'avais deviné et pourquoi je ne voulais pas qu'il parle à Thomas... soupir! Ou qui sait ? Peut-être que c'était pour lui le meilleur moyen de se débarrasser de moi? Clairement, je ne pouvais plus le voir! ARRRR, les mecs et leurs gros bons principes!

Je devinais qu'après un week-end pareil, je n'allais pas recevoir de nouvelles de Thomas. Si j'avais eu à parier là-dessus, j'aurai gagné! Et de Pascal? Ben, je ne pensais pas non plus. J'ai traîné ma carcasse à faire ce que j'avais à faire, et fais selon mes petites habitudes; café, jogging, café... Je n'arrivais même pas à bosser, et pourtant, ha! j'avais largement le temps!

Malgré que je sache parfaitement que je ne recevrais pas de nouvelles de Pascal, j'ai passé ma journée à soupirer à languir d'avoir de ses nouvelles. Je me demandais aussi ce qui se passait pour lui? Si je lui manquais? Un peu? Beaucoup? Pas du tout??? Je me demandais aussi si, sachant maintenant avec qui Pascal bricolait, Thomas avait viré Ducky?

Ah-la-la, une grosse liste de questions, et aucun moyen d'y répondre...

J'avais déjà vidé la moitié d'un gros machin de glace et je regardais vaguement de qui je recevais des messages. Ça ne m'intéressait même pas de les lire, parce que je savais qu'aucun ne serait de l'homme de tous mes fantasmes! Écoeurée par le nombre incalculable de café que j'avais réussi à avaler, écœurée aussi par la glace caramel que je venais d'ingurgiter, je décidais de me suis noyer dans un bain. ARRRR, j'étais écœurée. J'étais triste, mince... Pascal me manquait à mort, j'essayais d'estimer le temps qu'il me faudrait pour commencer à l'oublier et passer à autre chose... ARF, longtemps!

C'est clair que, ça pouvait être plus rapide... Je pouvais sortir et ramené un julot quelconque à la maison... ouais mais... en trouver un qui me plaise, qui arrive à éviter de me montrer tous ses travers pendant quelques heures? ou même, s'il pouvait se la coincer pour éviter de me donner envie de le fiche dehors? Et peut-être pendant une soirée entière, j'arriverai à ne pas penser à Pascal... ARFFF, non pas possible, faudrait que je sois stone!

Et s'il se re-pointait dans ma vie... super... je l'aurai trompé ! Mouais... pas terrible!

Complètement désenchantée, désœuvrée, je me suis mise à lire mes messages et paf... tarte, idiote, stupide nana, espèce de larve sans cervelle... Pourquoi est-ce que je n'avais pas lu mes messages plus vite? Pascal m'avait envoyé un petit message par internet "I miss u like crazy". J'avais envie de lui sauter au cou, de le couvrir de bisous partout, miam, de le manger tout cru! Donc, il n'essayait pas de se débarrasser de moi. Je pouvais éteindre mon "mode-débile". Je l'adore, miam-miam!

Ahhhh, j'étais à nouveau au pays de Candy...

* * *

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Publié dans amour, amoureuse, diary, intime, journal, love

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