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Mar 14 jan 2025 - Après mon départ dimanche (1/2)

Publié le par JaneDo

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Mar 14 jan 2025 - Après mon départ dimanche  (1/2)

J'ai détesté ce que j'ai vu dimanche soir. Dire que Pascal m'avait demandé de partir, j'en reviens pas. Ça me toujours furax. Je me suis sentie rabaissée. Peut-être que je suis parano, mais j'ai eu l'impression que ces 2 nanas ont dû penser qu'elles étaient plus importante que moi…

Je pète un câble… Je pense que de se faire draguer doit le flatter. Les hommes sont tellement simplet.

Quand Pascal m'a raccompagnée à ma voiture, il m'avait dit que je n'avais pas de quoi m'inquiéter. Et après, je le vois en train de se laisser draguer ouvertement. Je le déteste. Chaque fois que Terry tournait le dos, sa copine Kristen faisait des avances à Pascal.

Elle a même osé tirer sa jupe, déjà courte, presque jusqu'à son string, alors que Terry était juste en train de se servir à boire à quelques mètres. Garce. Elle caressait ses jambes avec ses pieds. Dès que Terry a tourné les talons pour aller se doucher, Kristen lui glissé lentement un pied entre les cuisses jusqu'à la garde…

Encore heureux qu'il ait enlevé son pied pour lui demander ce qu'elle faisait. Au lieu de rester allongé sur son canapé, il a dû se remettre droit pour l'empêcher de continuer son cinoche. Ça devait lui plaire de provoquer autant d'attention de l'une et de l'autre.

Kristen lui a dit que c'était entre elle et Terry. Qu'après tout, qu'il ne lui appartenait pas. Puis que Terry n'était pas sa copine, mais seulement une collègue de travail. Et dans la conversation, elle lui a dit que Terry ne lui a pas dit qu'il était chasse gardé… mais elle avait deviné qu'elle s'intéressait à lui.

Pascal lui a rappelé qu'il avait déjà une copine, et qu'elle venait de partir. Elle a rit; "je ne te parle pas de mariage, ni de devenir ta petite amie, avec la distance, ce serait… ". Pascal souriait quand elle lui disait tout ça, au lieu de lui demander d'arrêter. Grhhh, il n'a rien répliqué.

Même quand Terry est revenu, elle a laissé ses jambes trainer sur les cuisses à Pascal, dans une posture plutôt équivoque. Pascal ne faisait rien pour la repousser. Je crois que Terry n'appréciait pas trop. Elle avait aussitôt changé de sujet en lui demandant ce qu'il faisait avec une femme comme moi.

Kristen trouvait qu'on n'allait pas bien ensemble. Et Pascal qui ne lui fermait pas sa sale gueule d'une réplique cinglante. Non, il souriait en secouant la tête.

Terry a dit à Kristen qu'elle pouvait aller se doucher, elle avait fini avec la salle de bains. Mais la miss n'avait pas l'air pressé d'y aller. La réaction passive de Pascal m'agaçait. C'était comme s'il était d'accord avec elle...

On aurait dit qu'il y avait une guerre des nerfs, chacune attendait que l'autre tourne les talons ou aille se coucher en 1er pour rester seule avec Pascal.

Quand Terry s'était décidée à aller se doucher, Terry a demandé à Pascal de quoi ils avaient parlé. Il a juste dit de pas grand chose. Terry a alors demandé s'il ne la trouvait pas un peu trop dévergondée. Et là, il a dit que oui. Qu'elle était plutôt gonflée.

Pascal a fait la remarque que, elle avait l'air plutôt introvertie quand on ne la connaît pas, mais là, ce soir, elle était différente. Terry lui a dit que cela faisait trop longtemps qu'il vivait en Suisse. Et lui a demandé s'il ne se rappelait pas que les femmes étaient plus directes chez eux.

Quand un mec plaît à une femme, elle le lui dit, sans tourner autour du pot. Si elle veut coucher avec, elle sont directe aussi. Il a oublié? Par contre ici en Suisse, elle a l'impression que les femmes étaient toutes coincés. Pas le courage de bouger un cil. Puis j'ai entendu et vu des choses assez déplaisantes…

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21 -> 25 Oct 2019 - Pascal a tourné la page...

Publié le par JaneDo

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Lun, 21 Oct 2019 - Ça bloque tout le temps !

Ras le cul, en mettant des caractères en couleur, ce foutu truc s'est bloqué et j'ai perdu le reste du texte. Ça reste juste bloqué et rien à faire à part rafraichir la fenêtre et hop, vous avez tout perdu!!!! Putain de merde. Trop furax pour retaper tout...

Je verrais mon humeur, si je décide de tout retaper plus tard. Là, je fulmine trop!

Ma faute, connaissant la fragilité de ce site, j'aurai dû "sauver" avant de mettre images et couleurs! Tout ce que j'ai noté sur ma journée d'aujourd'hui, ce qui me venait spontanément est... pfouiiii, parti ! J'enrage.

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Lun, 21 Oct 2019 - M'occuper de mes affaires...

Rhhh, Didine, mon autre sœur, me casse les pieds avec des whatsapp débiles. Je ne vais pas l'envoyer sur les roses, parce que, je me sentirais coupable. L'idée qu'elle puisse avoir mal au cœur me pousserait à laisser passer et à la rappeler. Je suis plus dure avec tout le monde, sauf ma putain de famille.

Et c'est eux qui me bouffent. Ils me bouffent mon espace, mon indépendance, ma liberté, et squatte même mon temps libre! Va comprendre. Hélas, on ne se refait pas. J'essaie de m'occuper de mes paperasseries, mais hop là... intervention non-stop de la famille. J'essaie de les ignorer, c'est le mieux que je puisse faire.

18h30, j'ai voulu échapper au souper du lundi soir, alors j'ai appelé ma sœur avec une grosse excuse bidon, mais elle et mes nièces ont insisté. Ma frangine avait fait de la saucisse à rôtir, carotte et patates. C'était bon. Ensuite, elle est partie vers 19h50 pour sa partie de cartes. Je suis restée un moment, jusqu'à ce que Lilice couche le petit Liam.

J'en ai profité pour discuter avec Dave à propos de Dobby. Pfff, ce que les gens sont capables d'inventer pour se trouver des excuses pour se comporter comme des abrutis.

Alors il a commencé avec la connerie que, sa vie était compliquée en ce moment! Ouais, et alors? Que ses horaires étaient compliqués, parce qu'il fini à minuit! Encore, et alors? Qu'il n'a pas le temps pour un chien! Encore une fois, et alors? Que sa voiture était au garage, alors c'est compliqué! Huh, et alors?

Bref, une suite de foutaises... Il ne veut simplement pas de poils dans son nouvel appart. Et marcher le matin pour aller promener sa chienne, ça l'emmerde. Quant j'ai dis ça, il a dit que c'était vrai. Je lui ai dis que j'espère qu'il n'aura jamais de gosses. Parce qu'il ne peut pas les déposer à la garderie et ensuite appeler pour leur dire que sa vie était compliquée alors il leur laisse les gamins. J'étais furax.

J'avais pitié de ma pauvre puce, parce que je suis sûre qu'elle sent qu'il ne veut plus d'elle.

D'ailleurs, à part les moments où elle jouait avec le petit Liam, elle restait vers moi et surveillait mes mouvements; pas que je l'oublie en partant... Elle a même commencé à pleurnicher ces temps. L'autre jour, je prenais du bois du garage, et je l'avais laissée dans le jardin. Elle ne me voyait pas, parce que j'étais au fond du garage, et elle s'est mise à pleurer. La pauvre. Ça m'a fait trop mal au cœur.

Je ne veux pas la garder, parce que Dave aura gagner, parce que c'est ce qu'il espère en la laissant plantée chez moi parce qu'il ne veut plus de chien. Pourtant, elle n'a que moi, et j'ai déjà pensé à voir si je ne la prends pas. Mais ça m'énerve trop ce genre de manipulation de minable. Ça me rend trop furax quoi.

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Mar, 22 Oct 2019 - Evian - Pascal m'appelle...

OMG! Didine, ma frangine, et moi avions rendez-vous à 15h30 à Évian. Et avec elle, c'est toute la journée à discuter du rendez-vous... au téléphone. Je lui ai dis de me laisser tranquille pour que je puisse me préparer et la retrouver à Ouchy pour prendre le bateau. Mais... hahhhh, toutes les 3 minutes, elle m'appelait pour changer le programme.

Pour finir, au lieu de prendre le bateau, on a été en voiture. Moi, je préfère... Bon ok, si c'est moi qui conduit. Évidemment, avant de partir, il a fallu l'attendre encore 15 minutes, puis on s'est arrêté pour prendre de l'essence. Heureusement, malgré tout ces stops et pertes de temps, on est arrivée pile à l'heure.

Sur la route, elle s'est mise en tête de mettre le GPS pour l'adresse. Mais elle n'avait pas l'adresse. Il y avait pas besoin, j'ai été avec mon neveu, et j'ai un assez bon sens de l'orientation, je ne connaissais peut-être pas l'adresse, mais je savais où c'était et comment y aller.

Grâce à ça, j'ai pu la guider jusque chez le médecin. Pour ça, j'suis assez balaise. 5 minutes après notre arrivée dans le cabinet, on était déjà dans le bureau du docteur. Parfait. A 19h, on était rentrée!

Je n'ai pas traîné chez elle, parce que ma petite boule de poil chocolat attendait surement mon retour avec impatience. J'ai voulu la faire faire pipi dans le jardin, mais Dobby préfère faire ses besoins en dehors de notre jardin, sauf urgence. On a donc été faire un tour dans les champs vers Vucherens. Cette petite balade m'a détendue.

Dobby n'avait pas touché aux friandises que je lui avais laissé. En plus, la télé que j'avais laissé en fond s'était éteinte. La pauvre était plongée dans le noir. Pauvre petite choupette. Elle s'est attachée à moi, plus fiable que Dave j'imagine, et elle me colle. Peut-être normal, parce que je l'ai eu chez moi bébé en fait, quant elles (Shanna et Dobby) avaient environs 3 mois, et ce, jusqu'à ce qu'elles soient propres.

Et à voir, elles n'ont rien oubliés. Shanna me fait toujours une fête d'enfer quant je débarque chez mon frère.

........

Pascal m'a appelée avant de partir du travail. Je ne sais pas très bien ce qu'il voulait, je l'ai senti hésitant. Mais j'étais super folle de joie de l'entendre. Je jouais à la forte, bien dans sa peau, heureuse, comme quoi tout baigne. J'ai parlé de tout et de rien, lui racontant les problèmes avec la chienne, les sorties avec Caro. Rien dit au sujet de Bastien bien sûr.

Pourtant, à plusieurs reprises, j'ai failli lui dire qu'il me manquait à mord, que j'aimerai continuer à penser qu'on était ensemble, parce que je pense à lui tout le temps, et que de savoir que notre lien était brisé me fend le cœur. Mais je n'ai rien dit, j'ai su garder ce secret pour moi.

Pascal m'a dit que la Suisse lui manquait, pourtant il commençait à s'adapter à sa nouvelle vie. Pas un mot sur Jess. Et je n'ai rien demandé non plus. Avant de raccrocher, Pascal a dit qu'on se reverrait bientôt, j'ai rigolé en répondant: "bien sûr". Je savais que même s'il m'invitait à nouveau à New York, je refuserais.

Je ne suis pas vraiment adepte de l'autoflagellation. Je suis toujours accrochée, alors le revoir va juste me faire du mal, alors non merci. Il a voulu savoir pourquoi j'avais l'air si convaincue et sceptique, toujours en rigolant, je lui ai dis que même si je me réjouissais toujours de l'entendre ou d'avoir de ses nouvelles, il faut savoir tourner la page.

Pascal m'a demandé si j'avais tourné la page? Avec le sourire dans la voix, je lui ai assuré que oui. Honteuse, j'avais repensé à mon message désespéré lui disant qu'il me manquait et que je n'arrivais pas à vivre sans lui, alors j'ai voulu être des plus convaincante.

Après le coup de fils, j'ai essayé de ne pas, mais j'ai quand même pleuré longtemps. Oh oui, il me manquait, et oui, j'avais tellement envie de le voir, me serrer dans ses bras, l'embrasser... mais je savais que ça ne servait à rien de continuer à rêver à l'impossible.

Afff, j'avais les yeux enflés et rouges, et même si après plus d'une heure, les larmes avaient séchés, j'étais au fond du trou, le moral complètement dans le flou. D'après Caroline, Pascal voit une autre femme, c'est ce qui m'a encouragée à jouer la forte. Je ne veux pas y croire. L'idée qu'il m'ait oubliée me tétanise.

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Mer, 23 Oct 2019 - Basket avec Vania

Oh le stress! Courses contre la montre toute la journée. Même si j'étais très occupée, je n'arrêtais pas de penser à ma conversation d'hier soir avec Pascal. Quelque chose me dérangeait, mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Mes seules moments de détentes ont été mes balades avec Dobby.

J'avais quelques courses vite fait à faire, comme lui acheté à manger. Je lui ai aussi acheté des jouets. Je crois que j'essaie de la gâter, sachant que j'allais la laisser à Dave bientôt. Ça me fait vraiment mal au cœur qu'il essaie de se décharger sur quelqu'un d'autre, pour se débarrasser d'elle.

Mon neveu me fait penser à ses espèces de merdes de personnages qui se débarrassent de leurs chiens, attaché à un arbre dans une forêt quelconque. Hors, de nos jours, ils ne peuvent plus vraiment faire ça, parce que tous les chiens ont des puces. Donc, on retrouve ces abrutis de propriétaires.

Vania m'a emmenée à son basket aujourd'hui. Ça m'a fait un bien fou de me dépenser tout en jouant. La seule façon de ne pas avoir l'impression de faire du sport. Après on a été prendre un verre avec son équipe. Je crois que si je suis venue volontiers, c'est parce que je sais que Pascal n'était pas dans les parages.

J'aurai trop eu l'air de la nana qui se met à faire le même sport que son mec, pour le suivre partout, ou lui montrer qu'elle peut aussi le faire. Ou d'avoir l'air de le surveiller, ce que je faisais tout de même... hum.

Mais j'ai croisé Thomas qui voulait se joindre à nous pour le verre. Rire. Vania a refusé en lui disant que c'était une histoire de filles. On a discuté 2 secondes, et j'ai promis que Caro et moi allions les rejoindre à Gstaad ce week-end.

Une fois arrivée et installée dans son hôtel, ma frangine a appelé vers minuit. Tout va bien, le vol était un peu en retard, mais tout c'était bien passé. Ravie de le savoir, j'ai pu enfin me détendre.

Les camarades de sport de Vania savent toutes qu'elle est homo, mais contrairement aux garçons, elles ne lui ont pas interdit la douche en même temps qu'eux. Les femmes restent des mères dans l'âme et sont plus malléables que les hommes. Plus généreuses aussi. C'est peut-être pour ça qu'elles se font aussi plus assassinés...

De temps en temps, elles se moquaient d'elle quant elle avait le malheur de parler de son "état". Rien de méchants, mais des trucs bien hétéros, comme elle n'a donc jamais eu une bonne dite entre les jambes. Ça l'a faisait grimacer, mais je dirais que c'était de bonne guerre.

23h, j'étais rentrée et je me sentais bien. Même si l'appel de Pascal était toujours dans ma tête, je me sentais moins comprimée. Je crois que je devrais commencer à faire du sport!

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Jeu, 24 Oct 2019 - Jamais tranquille

Je rêvais d'une soirée tranquille. Seule. Juste être tranquille Je ne voulais parler ni voir personne. L'ex de Tchoy m'a appelé. Quand j'ai vu son nom s'afficher sur mon natel, je n'ai pas répondu. Tard, j'ai parlé avec ma frangine qui est en Afrique, et je me suis retrouvée à devoir encore traduire et renvoyer le contrat.

Hahhh, mais bon! Comme je suis la seule de la famille à utiliser l'anglais écrit, pas le choix. Mes frangines et frangin ne savent parler l'anglais, mais pas le lire correctement, ni l'écrire. Ils n'ont jamais fait l'effort d'utiliser leur propre langue maternelle. Par flegme.

Si au moins ils se donnaient la peine de regarder les films langue originale, ils ne perdraient pas le peu qu'ils ont. Donc, j'ai passé ma nuit à traduire, corriger, changer ou ajouter ce qu'il fallait, avant de renvoyer le contrat avant son réveil, pour demain matin. Je dois me faire une raison, mon rêve d'une soirée tranquille n'était qu'un mirage.

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Ven, 25 Oct 2019 - Week-end à Gstaad

Vers les 16h30, Emilio est passé pour regarder en haut. Geeez, peut-être que certains n'arrivent pas à déterminer si quelque chose leur va ou pas! Il avait une espèce de barbe, débile, et son bidon!!! Je veux dire, vu son genre de cheveux, il aurait meilleur temps de les porter courts et pas longs, qui traînent un peu n'importe comment, genre plouky! Mais bon, il est évident qu'il est loin d'être attractif, pas moche genre Gainsbourg, mais moche tout de même. Aucune fille ne se retournerait pour le regarder. Jamais!!!

Après son départ, je me suis préparée le cœur battant, comme si j'avais le trac, pour aller à Gstaad. En fait, c'était sûrement ça; j'avais le trac. Ça, ça fait partie de ma timidité enfouie. C'est de cette manière aussi qu'elle se manifeste.

Cela faisait un moment que je n'avais pas été à Gstaad, alors oui, j'avais la trouille de les revoir tous. La trouille de ne connaître personne.

J'ai essayé de me raisonner, de me dire qu'ils ne m'avaient pas tous oublié, qu'ils n'allaient pas me regarder bizarrement, qu'il n'y aurait pas que des inconnus.

Mais rien n'y faisait, j'avais une boule au fond de l'estomac. Ou peut-être qu'il allait se passer quelque chose. J'ai toujours été un peu sensible, même si je n'écoute pas toujours ce que je pressent.

Décidée d'écouter ce qui se passait en moi, j'ai réalisé que ce n'était pas l'idée de voir les autres à Gstaad qui m'angoissait, mais parce que je sentais qu'il allait se passer quelque chose. Je ne savais pas par contre si c'était quelque chose de bien ou de mal, ni comment je devrais y faire face.

Mais je ne pouvais pas fuir. Il allait se passer quelque chose à Gstaad, j'en étais sûre, je le sentais. Et je m'attendais à à peu près tout... sauf à ça!

Caro et moi avons passé une bonne soirée. C'était vraiment très chouette. On aurait dit qu'on était en train de se mettre en jambes pour les fêtes. Tout le monde était en état festive. J'ai même jouer au Billard. Thomas était mon partenaire. On a gagnée, mais ce n'était pas grâce à moi. Je suis assez nulle. Thom a rattrapé mes ratés. Rire.

On a terminé la soirée en boîte. J'ai beaucoup dansé et... beaucoup papoté. J'avais oublié l'angoisse qui squattait ma tête. Apparemment, je m'étais trompée. Tout se passait bien et on s'amusait. Probablement que je me sentais plus détendue que Pascal ne soit plus là.

Je n'avais pas à être sur mes gardes, parce que que n'était pas là pour m'avoir à l’œil et m'observer toute la soirée.

En rentrant de boîte, je suis même restée à traîner en bas à boire des verres. Caro aussi. On a joué à ce que j'appelle, nos "jeux débiles". C'était marrant. Je ne me rappelle pas bien de tout, mais je sais que j'ai dû embrasser une fille. Elle a voulu enfiler sa langue dans la bouche. Berk. Baveux, alcoolisée.

J'ai réfréné ses ardeurs et lui ai montré ce qu'était un baiser. Mais je ne me rappelle pas qui c'était. Je pense que la vodka avait déjà pris possession de ma tête. Je me suis couchée tard. Caro est venue bien après, parce que j'étais déjà dans les bras de Morphée.

My God, j'étais loin d'imaginer de voir Pascal passer la porte le lendemain en début de soirée... Mon cœur a failli lâcher!

Atroce, mais j'étais toujours folle de lui. Comment? Qu'est-ce...? Est-ce que j'ai la berlue? Ou mon imagination me joue des tours? Je n'arrivais pas à en croire mes yeux. Ma tête saturait. Pascal était au États-Unis, alors comment se faisait-il qu'il soit là, ici, à Gstaad? Pourtant, je n'avais pas encore trop bu!

J'avais la chair de poule, mon cœur battait dans ma gorge. Je suis toujours aussi raide dingue de cet homme. De le voir, je perds aussitôt mes moyens, le contrôle de mes fonctions, de ma tête. Je deviens vulnérable et en demande.

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Sam, 26 Oct 2019 - Pascal en Suisse... choc!  (Part.1) 

Je me suis levée avec la tête dans le cul ce matin. On s'était bien amusé, fait les fous jusqu'à pas d'heures, et couché tard. J'avais peut-être un peu forcé sur la Vodka aussi. Une des fille qui était là hier soir, a un bébé. C'est vrai qu'ici, personne ne vient avec armes et bagages, s'ils ont des enfants, on ne veut pas en entendre parler, et surtout pas les voir non plus. C'était entendu, sans avoir besoin de le spécifier.

Ceux qui ont des enfants, enfants casse-pieds en général, emmerdent tout le monde avec. Ils vont passer la soirée à vous demander de baisser le son, nous emmerdent au déjeuner avec ces bouches hurlantes, veulent en plus les changer pour l'odorat de tous, au lieu de le faire dans la salle de bains de leurs chambres, ou dans leurs chambres.

Bref, ils sont en général chiants, alors, au moins ici, c'est "vacances", "détente", donc pas de gosses.

On préfère nettement les chiens aux gosses... C'est pour ça que j'aime venir à Gstaad.

Cette jeune maman était venue ce week-end, invitée par je ne sais qui, parce que c'était son ex qui s'occupait du gamin. En tous cas, elle savait faire la fête. C'était le centre de la soirée. Elle a même dansé sur les tables. En plus, elle est marrante et sympa. Je me demandais pourquoi elle s'était encombrée d'un gosse. Pourquoi avoir eu un gamin avec un sinistre abruti, qui n'a pas de couilles? Parce que dès qu'il a su qu'elle était enceinte, il l'avait quittée.

Je me demande à quoi elle pensait... Peut-être qu'elle espérait qu'il soit aux anges??? C'était pas le cas.

L'après-midi au lieu de rester à lire, après un déjeuné tardif, j'ai été me balader avec Caro en ville. Puis on a rejoint ceux qui n'étaient pas à la patinoire, au Bowling. Ça c'était aussi chouette. Je suis rentrée vers les 15h, en laissant Caro au Bowling, pour aller faire une sieste. Si je ne dormais pas un moment, je serais foutue ce soir.

Après ma sieste, j'ai pris une longue douche et je me suis habillée. Même si, contrairement à la majorité des filles, je porte souvent des jeans et un T-shirt, ou pull, je fais quand même attention à mon apparence. C'est pas parce que je porte des jeans, que je ne choisi pas soigneusement ce que je vais mettre dessus. Je veux quand même avoir l'air sexy, et tout. Je n'ai pas envie de me torturer en robette ou jupette, et me les geler toute la soirée juste pour plaire.

J'aime ce qui est confortable. C'est clair qu'une fois en boîte, où il fait bon, être en jupe serait pas mal, mais bon. En attendant, il faut aller du bar à la boîte, avec des chaussures inadaptés, et à se geler les fesses. Non merci. Caro, elle, préfère l'inconfort, elle portera une robe même s'il neige à mort, quitte à prendre ses petites chaussures dans son sac pour aller danser. Ça me fait sourire de la voir s'encombrer d'un sac "prêt à tout"; plein, lourd, gros. Mais c'est Caro.

On a mangé au chalet. La Gouvernante avait laissé de quoi nourrir un bataillon. Un buffet. Il y avait du poulet rôti, du rôti, des légumes de toutes sortes, avec des patates en robe de chambre, cuite à l'eau avec persil, et frits (pas des frites). Il y avait aussi du riz cuisiné avec carottes et petits pois (du Rizi-Bizi). Et des salades en veux tu en voilà. Je me suis contentée du poulet, salade de maïs et du riz. Il me fallait au fond de l'estomac de quoi éponger la Vodka plus tard.

Après avoir mangé, je me suis posée sur le bras d'un des fauteuils avec le petit groupe de Michael près de la cheminée. J'ai levé les yeux quant Thomas s'est levé pour se diriger vers l'entrée. J'ai suivi son regard et j'ai eu l'impression de tomber dans le vide quant j'ai vu Pascal entrer... Mon Dieu... Pascal? Ici? J'hallucinais ou quoi? Cette impression d'avoir louper une marche et de tomber dans le vide... Cela faisait un moment que je ne l'avais plus ressenti ça.

Ce sourire, cette démarche, ces yeux... mon Dieu que je l'aime! Ça m'a retourné l'estomac, et comprimé la poitrine.

J'avais l'impression d'être dans une bulle, que tout se passait au ralenti. Je suis restée tétanisée sur place alors que ceux qui l'avait repéré se dirigeaient vers lui pour le saluer. Je ne mettais même pas rendue compte que je mettais levée et que je le regardais les yeux écarquillés de surprise. Je suis presque sûre que j'avais la bouche ouverte aussi...

Nos regards se sont croisés. C'était comme prendre une décharge électrique.  Est-ce qu'il n'était pas plus beau qu'avant?

Du coin de l’œil, comme Michael était sur ma droite , mais devant, je l'ai vu faire signe à Pascal de loin. Il souriait et nos yeux se sont à nouveau affronté l'espace d'une seconde. Ce devait être ce qu'il voulait dire quant il a dit qu'on se verrait bientôt? Pourtant, ça n'a pas fait tilt tout de suite dans ma tête.

Il est venu ensuite jusqu'à nous et m'a fait la bise. Iiiiiiahhh. Pascal m'a sourit et fait la grimace;

  • Bizarre de se faire la bise, hein?!

J'ai retrouvé ma langue, mais pas réussi à sourire ou autre; "Très!". Il a rajouté, qu'il m'avait dit qu'on se reverrait bientôt. C'est la que mon cerveau a fait la connexion. Puis, il a tendu la main à Michael qui était près de moi, et je l'ai perdu.

Puis, tout à coup, j'ai remarqué qu'il y avait une bonne femme qui le suivait. C'était qui elle? Ou c'était une "Caro" le retour ou quoi? Elle aussi la regardait avec curiosité.

Nos regards se sont croisés à plusieurs reprises. Je n'aurai pas su dire à quoi Pascal pensait. J'étais curieuse, j'aurai voulu savoir comment cela se faisait qu'il soit là, et combien de temps, où est-ce qu'il était??? J'ai mis du temps à rassembler mon courage pour aller vers lui. Je voulais qu'on puisse parler un moment, surtout avant de se retrouver à l'extérieur. Avec la musique à fond dans ces bars ou boîtes, on ne pourra pas discuter.

Au moment où je me suis retrouvée près de lui, Pascal était sur le point de s'éloigner, alors je me suis raccrochée à son pull. Hum, c'était un geste que je n'avais pas prévu, c'est arrivé comme ça. Ma main a agi toute seule.

Pascal me tournait le dos, mais il a stoppé net. Il a aussitôt deviné que c'était moi. Il a dit aux autres qu'il les rejoindrait. Je crois qu'ils descendaient jouer au Billard. J'étais cachée derrière Pascal, mais certains m'ont quand même vue. J'avais les oreilles en feu, rouge écrevisses. J'étais très embarrassée.

On a été s'asseoir sur la grande table en bois dans le jardin d'hiver. Le hic c'est que je ne savais plus quoi dire. J'étais extrêmement mal à l'aise. J'étais tellement contente de le voir et en même temps, j'avais peur qu'il ne m'écoute que par courtoisie, parce qu'il y avait eu des moments où Pascal avait été vraiment très froid avec moi au téléphone.

Je sentais qu'il me regardais. Moi, je n'osais pas tourné la tête vers lui. Même quant il m'avait soulevée pour m'asseoir sur la table, j'avais évité son regard. Du coin de l’œil, j'avais vu qu'il souriait. Je devais l'amuser, ce qui ne m'amusait pas trop et augmentait ma gêne. Pourquoi est-ce que j'étais si embarrassée à côté d'un homme avec qui j'avais été intime pendant plus de 10ans! Stupide, ma stupide timidité.

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Sam, 26 Oct 2019 - Pascal en Suisse... choc!  (Part.2) 

Pascal s'est senti obligé d'engager la conversation après bien 2 minutes de silence. Je n'arrivais pas à trouver mes mots!

Il a dit qu'il a tout de suite su que c'était moi. Caroline lui aurait pris le bras, il n'y avait que moi qui arrivait encore à le surprendre en faisant des trucs auxquels il ne se serait jamais attendu. J'ai souri mais sans le regarder. J'ai quand même dit que j'avais juste envie d'être avec lui un moment, seul à seul. Dire que j'ai osé lui dire qu'il m'avait manqué, et que j'avais des milliers de questions, mais que tout à coup, je ne m'en rappelais aucune. Il a dû deviner mon malaise.

Pascal a dit que c'était bizarre, mais depuis qu'il était là, il ne se sentait pas bien. Il avait l'impression d'être un étranger. Il avait presque envi de retourner en courant aux États-Unis. Que c'était bizarre. Pascal avait l'impression que tout avait changé. Il ne se sentait plus à la maison ici.

Ses mots me faisaient peur, parce que ça voulait dire qu'il ne reviendra vraiment plus jamais ici. Tout espoir était vain. Alors je l'ai regardé, parce que c'était tout ce qui me resterait de lui. Ça me rendait très triste.

Question de nourrir la conversation, je lui ai demandé quant est-ce qu'il était arrivé. Je pensais; vendredi ou même ce samedi. Et quant il a dit MERCREDI, j'ai été choquée. Alors il était là depuis mercredi, et il ne m'avait même pas appelée? Ah oui, c'était moi l'idiote qui avait eu la débilité de rompre, alors pourquoi est-ce que Pascal m'aurait appelée!

Il a vu que j'étais sur le cul. Il a souri de son adorable sourire, qui vous fait penser que vous êtes la plus intéressante chose sur la planète. Dans ses yeux, je me sens belle, sexy, que je lui plais. Affff, je l'adore. J'ai juste répété "mercredi" comme un perroquet.

Pascal m'a expliqué qu'il était là pour mettre ses affaires en ordre. Boule à l'estomac, serrement de cœur. Puis, il a ajouté "pour récupérer son appartement". Récupérer? Alors??? Je n'osais pas extrapoler, alors j'ai demandé.

Alors Pascal allait revenir vivre en Suisse. J'ai eu envie de pleurer de joie. Mais aussi, une vague de peur m'a donné froid.

Et moi? Est-ce qu'il revenait pour moi? Est-ce que ce n'était pas trop tard. Est-ce que j'ose lui poser la question? Ou est-ce que j'aurai l'air stupide d'espérer tant. Mais je n'avais rien à perdre. Alors, je lui ai demandé si vraiment il revenait vivre ici? Et pourquoi est-ce qu'il n'avait plus l'impression d'être chez lui ici?

Pascal n'a pas eu le temps de répondre parce que la fille qui le suivait quant il est arrivé est venue nous interrompre. Les autres étaient sur le point de sortir, et elle voulait savoir s'il venait aussi. Pascal m'a jeté un regard, puis il a dit qu'il arrivait. Ils n'avaient qu'à partir en premier, qu'on les rejoindrait. Elle a fait la moue et restait plantée à la porte. Pascal a dû lui demander de fermer la porte, parce que la musique nous empêchait de nous entendre.

On a discuté encore un moment. Pascal n'arrivait pas à dire vraiment pourquoi il avait cette impression depuis son retour. Mais, il avait le cafard depuis son retour. Même là ce soir, il avait le cafard. Il m'a dit que ça lui faisait bizarre d'être là, qu'il se sentait comme au début qu'il était en Suisse.

J'aurai dû lui dire que j'avais menti quant j'ai dis que j'avais tourné la page... mais je n'y ai pas pensé.

J'ai appris que cette femme, celle qui l'accompagnait, avait tenu à venir avec lui. Elle s'appelait Rebecca, Bekky pour les intimes. Elle était sensée venir une semaine ici pour voir le fonctionnement du service dans lequel elle travaillait ici. Son homologue partait la remplacer là-bas. c'était un échange.

Je n'ai pas aimé la réponse à la question qui me brûlait la langue; c'était qui pour lui cette femme? Ça m'a tordu le cœur.

Ils se fréquentaient depuis peu. Et de l'entendre dire qu'elle était adorable m'a bouleversée. Elle avait les cheveux châtains clairs, des yeux marrons pétillants, petite, ronde et joyeuse. En tous cas, d'après ce que j'avais observé, elle le faisait beaucoup sourire. La jalousie m'a mordu au cœur et tordu l'estomac.

Du coup, je n'ai pas osé lui demandé s'il avait des sentiments pour elle. Ça m'aurait tuée.

Le reste de la soirée est un gros nuage sombre. J'avais envie de pleurer tout le temps et je devais faire un gros effort pour sourire. Elle était tout le temps aux côtés de Pascal. Caro aussi.

Je préférais rester à distance, à faire semblant de m'amuser avec des autres copains. Mais j'étais très loin du compte. Je ne me sentais pas très bien. Pascal repart mardi, et reviendra mi-novembre pour de bon. Enfin... pour un moment. Il reprendrait sa vie ici.

Au moins, je pourrais le voir. Et comme cette femme était Américaine et travaillait là-bas, pour mon grand bonheur, je n'entendrais plus parler d'elle. Donc, je pouvais bien ronger mon frein et attendre son retour. M'en fou si son père m'emmerde, j'étais impatiente de le revoir...

Oh! Bekky se débrouillait pas mal sur la piste. Même si ça me tord l'estomac de le voir danser avec une autre, j'aime regarder Pascal danser. Et j'aime aussi le voir sourire, même si malheureusement, ce n'est pas à moi. Pascal sourit toujours quant il danse. Aïe, comme il est chou!

Nos regards se sont croisés et Pascal m'a fait signe d'aller les rejoindre. Mais, je ne voulais pas. Je ne voulais pas danser à côté d'elle. Je ne voulais pas être en compétition avec cette femme. Je crevais d'angoisse, qu'est-ce que j'allais faire maintenant.

J'avais envie de le récupérer, coûte que coûte. Que faire? Tant pis si son père se remets à me faire des misères?

Pour essayer de le faire craquer à nouveau pour moi, je suis sortie de ma bulle pour parler à tout le monde, rire, danser. Je voulais que quant il regardait dans ma direction, qu'il me voit faire la fête, m'amuser... et qu'il me trouve séduisante. Je souriais beaucoup. J'évitais de regarder dans sa direction, si par hasard nos regards se croisaient, je lui souriais de manière plus que convaincante.

Pascal m'a rattrapée au bar, et on s'est mis à discuter. J'ai appris qu'il n'avait pas voulu que Bekky l'accompagne, mais elle avait insisté et avait pris un billet sur le même vol que lui. Il lui avait pourtant dit qu'il n'aurait peut-être pas de temps à lui consacrer, qu'il venait pour le boulot et pour voir quelqu'un. J'ai voulu savoir qui, mais il a simplement levé les sourcils en disant "Ha ça...!". Il ne voulait pas me le dire.

Il a voulu savoir si je voyais quelqu'un, j'ai répondu que non, pas vraiment. Mon pas vraiment a provoqué des questions auxquels je n'ai pas répondu non plus. Pascal m'a fait beaucoup rire. Apparemment, il avait été à chier à son boulot. Il n'avait pas vraiment voulu me raconter les détails, mais, il a fait en sorte que son père ait envi de le retirer de New York.

Pour le punir, il avait été rétrogradé, là-dessus, il ne se cassait plus la tête, il arrivait régulièrement en retard, partait plus tôt, bref, incontrôlable. Son père a voulu l'envoyer en Suède. Il y a passé 1 semaine, et a fait en sorte que la Suède n'ait pas envi de le garder. Puis, son père a voulu l'envoyer en Allemagne. Il n'a pas été en Allemagne, il est resté chez lui.

Son père lui a pris la tête, il était furieux qu'il se soit pas présenté là-bas. Alors Pascal lui a dit qu'il voulait retourner en Suisse, pas ailleurs.

Bien sûr, son père devinait pourquoi, mais il a été obligé d'accepter, parce que son comportement ne lui laissait pas le choix. Pascal savait que son père l'empêcherait de trouver du travail ailleurs que dans sa société, alors... Bon, il m'a raconté ses arrivées tardives, faisant semblant d'être encore bourré du soir d'avant. Ça m'a fait rigolé, j'imaginais bien la tête de son paternel. Et il a fini par gagné.

Son père a compris qu'il ne pourrait pas compter sur lui tant qu'il ne le renverrait pas en Suisse... Alors le re-voilà... Pourtant, il a reparlé de son cafard à l'idée de s'installer ici. De l'impression d'un gros vide. Ça m'a fait peur...

Bekky est revenue le tirer sur la piste, alors j'ai décidé de rentrer au chalet. J'aurai voulu que Pascal ne la suive pas, qu'il reste avec moi, ou qu'il me demande de rentrer avec lui. J'espérais être endormie avant qu'il rentre. Je ne voulais pas passer ma nuit à écouter, à me demander s'il était en bas, s'il continuait à s'amuser, et tout un tas d'autres choses.

Je souriais en me couchant en pensant à la façon que Pascal m'avait dit que j'étais chou... Il me regarde encore...

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Dim, 27 Oct 2019 - Pascal a tourné la page!

Je voulais tout savoir; et je savais parfaitement que je n'oserai pas l'appeler une fois qu'on aura quitter le chalet, et il partait mardi. Il fallait que je profite pendant qu'on est ici pour parler avec Pascal. Et je voulais savoir où on en était et lui dire que je l'aimais toujours et que je lui avais menti en lui faisant croire que j'en avais rien à faire.

J'étais aux aguets. Dès le déjeuner, j'ai commencé à discrètement le suivre du regard pour profiter d'une occasion. Aïe, c'est vraiment difficile. Au chalet, on est toujours entouré de tout le monde, presque impossible que quelqu'un soit isolé dans un coin. Pas le choix, il allait falloir que je sorte de ma torpeur et demande à lui parler, même devant ses copains.

Je fumais une petite clope après le déjeuner, tout en le gardant à l’œil, alors que je rassemblais mon courage. Il fallait que je me dépêche avant que Pascal ne sorte avec ses potes pour aller traîner dans la station. Chance terrible, Pascal a pris les devant et est venu me rejoindre dans le jardin d'hiver.

  • Hey! Toujours à t'isoler dans tous les coins.

Pascal souriait. Comme j'aime ses sourires. Il s'est assis sur la table face à moi.

  • Est-ce que tu penses qu'on pourrait se voir avant mon départ? Par exemple, demain soir?
  • Oui. Je n'ai rien. On peut. Mais, t'es sûr que t'as...

Afff, j'avais dis oui, et j'étais déjà rassurée en me disant que je n'avais donc pas à me précipiter, avant de me rappeler que je remplace aux cartes, alors je peux pas. En tous cas, pas avant minuit!

  • Afff... j'ai quelque chose demain soir, et je peux pas annuler...
  • Ah, je comprends.

Oh! J'ai eu l'impression qu'il pensait que je disais ça parce que je ne voulais pas le voir. Alors je lui ai redis que j'avais vraiment quelque chose, et que oui, j'avais vraiment envie de le voir, mais lundi, je ne peux qu'à partir de minuit. Son beau regard vert m'a fixé un moment, au point où je me suis sentie mal à l'aise. Alors j'ai enchaîné;

  • Ça se passe bien avec Jess?

Il m'a lancé un regard surpris. C'était bien la première fois que je lui posais une question sur sa femme. Il en a fait la remarque, avant de dire que ça se passait bien. Qu'il y avait des périodes où ça allait mieux que d'autres.

  • Tu la connais, tout à coup, elle devient juste imbuvable. Elle pique la mouche pour un rien, et à d'autres, elle est agréable à vivre. Chacun même son bateau comme il l'entend... Enfin, tu vois quoi!
  • Et... Même après la soirée d'hier, tu te ressens toujours le cafard?
  • Ben, je me demande pourquoi je me suis battu comme un idiot pour revenir ici... Je me pose des tas de questions, et me demande si je ne devrais pas demander de rester à New York. Tu as visiblement tourner la page, et moi aussi...

J'ai failli m'étrangler; NON, je n'avais rien tourné du tout! Mais de l'entendre dire que lui oui, m'a empêchée de le corriger. Les mots sont restés tassés au fond de ma gorge.

  • Après tout, ça va pas si mal avec Jess. Et... j'ai eu de la chance de rencontrer une fille comme Bekky. Elle est adorable. C'est mon... petit rayon de soleil.

Wahhh, ça m'a tordu l'estomac de l'entendre dire qu'elle était adorable, qu'il avait de la chance de l'avoir rencontrée, et que c'était son rayon de soleil. Si j'avais été seule, ou j'avais pu juste immobilisé tout le monde comme par magie, j'aurai pleuré. Son rayon de soleil?

  • Venir ici, alors qu'elle est à New York, c'est vraiment...

Je regardais au loin. Impossible de le regarder, sinon, il aurait vu que j'avais les larmes près à bondir de mes yeux. J'ai inspiré un grand coup en regardant mes pieds. Je ne savais pas quoi dire. Alors, je me suis résolue à écouter et faire oui de la tête en signe de compréhension.

J'étais embêtée, je ne savais pas si je devais jouer "la bonne copine" ou "l'amante"??? Qu'elle carte jouer?

Son foutu rayon de soleil est venu le chercher; ils étaient sur le point de partir à la patinoire. Pascal pensait que j'y allais aussi, j'ai dis que non. Bekky restait à la porte à l'attendre. Pascal m'a fait la bise. C'est toujours trop bizarre de se faire la bise... Il pensait que je serais partie avant son retour. Je lui ai dis que ça ne dépendait pas que de moi, mais de Caro.

Comme Caro allait sûrement à la patinoire elle aussi, il y avait bien des chances que je sois malheureusement encore là. Si j'avais pu, j'aurai effectivement filé.

"Stop ma fille! Tu ne peux pas toujours partir en courant au lieu de faire tout ce qu'il faut pour avoir ce que tu veux?" C'est ce que je me disais. Alors non, j'allais attendre son retour, et avant de quitter le chalet, j'allais essayé de lui parler encore une fois et lui dire que j'avais envie de le voir, et qu'on pouvait peut-être faire ça ce soir en rentrant.

Il fallait que je tente le tout pour le tout...

J'étais en train de monter vers ma chambre pour aller cacher mon désespoir et ruminer, quant Pascal est revenu. Je me suis retournée en entendant la porte s'ouvrir à toute volée. C'était Pascal. Je sais pas pourquoi, mais j'ai pensé que c'était pour moi. Il aurait très bien pu avoir juste oublié quelque chose, mais ça ne m'a pas traversée l'esprit à ce moment là.

Je suis restée sur la dernière marche pour être à sa hauteur. Il me regardais droit dans les yeux, et a dit qu'on a jamais eu l'habitude de ne pas dire ce qu'on ressentait, et il ne voulait pas commencer maintenant. Je lui avais manqué, et il voulait revenir ici pour être avec moi, et qu'on se soit séparé le rendait triste.

J'aurai voulu l'embrasser et lui dire que pour moi c'était pareil, mais "son rayon de soleil" est apparue à la porte et l'a appelé. Pascal allait se détourner pour partir, mais j'ai attrapé sa manche. Bekky ne pouvait pas le voir. Pascal a regardé ma main quelques secondes, puis a levé les yeux vers moi... Quelques secondes, de longues secondes, puis il s'est tourné vers Bekki et lui a dit de partir avec les autres, qu'il arrivait tout de suite.

Mais Bekki a dit qu'elle préférait l'attendre. J'ai lâché son pull. Je ne sais pas pourquoi j'avais fait ça, parce que je n'avais rien à dire. C'était un peu bête. Mais, je crois que je voulais le retenir, pas le voir la suivre. Avoir le courage de lui dire ce que j'avais sur le cœur. Hélas, avec l'autre là, c'était impossible.

Je me suis alors penchée et je lui ai murmuré à l'oreille, que moi aussi ça me rendait triste, que j'avais vraiment envie qu'on se parle avant son départ pour New York.

Interloqué, Pascal m'a dévisagée un moment, puis je me suis détournée pour remonter à ma chambre. Fffouhhh, j'avais été courageuse, et j'avais les oreilles rouges pivoines du coup. Chaud. Je me suis cachée en haut des escaliers. J'aurai bien voulu voir la tête qu'elle faisait. Je suis sûre qu'elle lui demanderait ce que j'avais chuchoté à son oreille. Mais pas du tout.

  • C'est elle n'est-ce pas? Quant tu as dis que tu devais voir quelqu'un, il s'agissait d'elle, n'est-ce pas?
  • Oui.
  • Je m'en doutais. J'avais eu une impression bizarre quant je vous regardais vous parler. Même si vous vous touchiez pas, je sentais qu'il y avait quelque chose... quelque chose...

Bekki avait le regard baissé et avait pris la main à Pascal. Elle cherchait des réponses.

  • C'est ton ex?
  • Si on veut... On a dû se séparer quant je suis rentré aux États-Unis...

Bekki a répété "dû?" et a hoché la tête. Puis, comme si elle avait secoué le palmier, elle a souri et lui a dit que les autres devaient attendre et l'a tiré dehors. Perdu de vue. Je suis allé me jeter sur le lit dans ma chambre. Si je pouvais, je partirai avant leur retour. Je n'avais pas envie d'être là quant ils rentrent. J'avais peur que les choses changent entre temps. Je voulais que tout reste comme ça.

Grâce au ciel, Caro est arrivée avant tout le monde. Elle en avait eu marre de voir Pascal et Bekki collé-collé. Elle n'arrivait pas à l'approcher. Elle voulait rentrer pour avoir le temps de se préparer. Elle allait manger avec Pascal ce soir. Ah bon! Donc, il n'allait pas manger avec toute l'équipe, et il avait l'intention de se débarrasser de Bekki.

Mince... mais alors? Pascal ne m'avait pas proposé ce soir parce qu'il avait déjà des plans avec Caro? Ça m'a rendue un peu jalouse. Non, pire, même en colère. Pascal la faisait passer avant moi. En priorité. Je ne comprenais plus rien.

Un peu verte, on est partie vite fait. Je ne voulais pas que Caro sache que je l'enviais et que j'étais même plutôt fâchée que Pascal l'ait fait passer avant moi. Pendant ce temps, elle échafaudait... elle se demandait si elle pouvait encore changer leur projet et l'inviter à manger chez elle. Elle aurait préféré. Moi, je ne disais rien.

Pour ma part, je préférais les savoir au restaurant. Ça m'éviterait d'imaginer qu'ils se sautent dessus!

Je n'avais même pas pensé demander où Pascal dormait? J'étais partie de l'idée qu'il était chez Thomas. Mais tout à coup, ça me préoccupait. J'imagine s'il pouvait si facilement se défaire de Bekki, c'était bien sûr parce qu'il était chez Thomas. Rassurée par mes déductions, j'ai arrêté de m'angoisser.

Pourtant, la désagréable impression que Pascal avait fait passer Caro avant moi me tarabustait encore...

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16 au 20 Oct 2019 - Débile mentale moi!

Publié le par JaneDo


Mer, 16 Oct 2019 - Débile mentale moi!

J'ai passé l'après-midi à courir, puis une bonne partie de ma fin de journée chez la frangine pour traduire un bail en anglais pour le Libéria. J'étais encore chez elle à 20h... J'en pouvais plus, j'en avais plein la tête. J'ai eu l'autre frangine en ligne aussi; faut que j'aille rechercher Dobby, son fils ne s'en occupe pas! Il veut être libre et ne pas trop s'attacher à la chienne!!!!

En plus, le soir, elle l'a paumée en promenade. Police et tout le tzoin-tzoin. Bref... J'étais en route pour chez elle, quant elle m'a rappelée pour me dire que tout était ok. Demi tour, retour maison.

D'ailleurs, Dave veut se débarrasser de son chien. J'imagine que les poils et de devoir aller la promener l'emmerde. Pourtant, ce n'était pas faute de lui avoir répéter, au moment où il a voulu prendre un chien, que c'était du boulot et c'est un être vivant, que s'il n'a pas bien penser au conséquences, vaut mieux s'abstenir. Ça me rend furax un tel manque de responsabilité chez les jeunes d'aujourd'hui.

Et là... je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai envoyé un message à Pascal;
"I miss you so much... Can't seem to live without you..." (Tu me manque tellement... N'arrive pas à vivre sans toi...".

Évidemment je l'ai regretté aussitôt. Et surtout parce qu'il n'a pas répondu, ni appelé... Niet. Que dalle. Rien. Alors j'ai eu honte de mon geste. Il doit se dire que je suis complètement à la masse. Idiote même. Sur le moment, j'étais contente et persuadée que ça lui ferait plaisir, et qu'il sauterait sur l'occasion de m'appeler. Tu parles!

Hélas, les minutes, les heures tournaient sans fin, et rien. Alors le désespoir a remplacé la honte. Je me suis couchée déprimée à fond la caisse. Je venais de me retirer même le droit de l'appeler comme si de rien. Je me suis coupée l'herbe sous les pieds quoi. Pourquoi est-ce que j'ai fait une chose aussi stupide!!!


Jeu, 17 Oct 2019 - Pascal est déçu..

Afff, Marie m'a rappelée qu'on avait rendez-vous cet après-midi. Évidemment, pour ses albums. Pas envie mais bon. Je ne pouvais pas annulé pour la Xème fois. D'autant plus qu'Abilio, son mari, est à la maison. Je ne voulais pas lui fiche la honte d'avoir des amies sur qui on ne pouvait pas compter. Donc, comme promis, j'ai été chez Marie. Heureusement, je n'ai pas eu à rester trop tard, parce qu'elle était crevée.

On a donc remis les opérations au lendemain. Parce que, demain soir, je prête ma maison à Kaya pour une petite fête. Pour lui laisser de l'espace, je préfère partir, donc, venir chez Marie, c'est faire d'une pierre 2 coups. Ça m'arrange.

De retour à la maison, je me suis abîmée dans ma désolation. J'aurai tellement voulu pouvoir appelé Pascal juste pour entendre sa voix. Au fond du puits, je me suis mise à regarder une série. Je ne m'attendais pas à ce que Pascal m'appelle du tout. Alors quant mon natel a sonné et que j'ai vu son nom, j'étais aux anges, mais aussi un peu à cran.

Est-ce qu'il m'appelait pour me dire d'arrêter de l'appeler? Pour me dire que j'aurai dû choisir un autre moment pour l'appeler, parce que Jess avait vu et peut-être même, la honte, lu mon message? Alors, j'ai décidé de la jouer cool.

Je n'arrivais pas à décrypter son humeur, il m'a dit qu'après avoir vu mon message, il a pris son 2ème téléphone pour m'appeler depuis le boulot. J'ai donc compris pourquoi Pascal ne m'avait pas rappelée aussitôt. Stupide moi, j'avais déjà imaginé qu'il ne voulait pas m'entendre et tout.

  • Je suis contente de t'entendre. Tu me manques vraiment beaucoup, mais... j'ai un peu exagéré avec le "peux pas vivre sans toi", et j'ai rigolé.


Pascal est resté un moment silencieux, alors un peu paniquée, j'ai essayé de meubler son silence, en me montrant enjouée et détachée.

  • Ah... ok! Tu me manques aussi. Beaucoup. Tsss... (un semblant de début de rire)... Du coup, je me sens un peu... ridicule. Encore un grand moment de silence . Je n'aurai peut-être pas dû appeler...
  • Non, ça me fait vraiment plaisir de t'entendre, tu le sais bien.
  • Moi, tu me manques vraiment beaucoup et c'est... pour moi c'est difficile de te savoir si loin.


Pascal s'est dépêcher de trouver une excuse et le coup de fils s'est arrêté là. J'ai retourné encore et encore notre conversation dans ma tête et je me suis rendue compte que j'avais peut-être commis une erreur en faisant semblant que je ne pensais pas ce que je disais quant j'ai dis que je n'arrivais pas à vivre sans lui. Je n'aurai pas dû. Vraiment pas dû. Pascal avait eu l'air déçu.

Mince... J'ai vraiment l'art de tout saboté... J'étais effondrée. Heureusement que demain, j'ai peu de chance de passer de longues heures seule avec moi-même à me torturer à cause de mes conneries.


Ven, 18 Oct 2019 - La Fête à la Maison

Ce soir, j'ai laissé ma maison à Kaya. Elle organisait une petite fête, post anniversaire, pour re-fêter son anniversaire avec ses potes. Des potes qui ne font pas partie de l'entourage de son petit copain; Maud, Julien, Yanis, Alizée, et les autres noms, me rappelle pas.

De mon côté, j'ai passé la soirée chez Marie & Abilio pour aider Marie avec son album 2014-2016. A minuit, elle a commencé à piquer du nez, alors je me suis préparée à partir. On a presque fini. Cool, parce que j'en ai marre des albums pour les autres, alors que je n'ai même pas le temps de faire les miens.

Je suis partie de chez eux à 1h du matin.

La pauvre, elle travaille demain et se lève à 6h du matin... En voilà une qui va être crevée demain!!!

A la maison, j'ai sorti ma puce, qui était sagement à sa place. Kaya et ses potes étaient drôlement calme. Je m'attendais à du boucan, de la musique à fond et tout, mais non. Ils étaient assis en rond, papotaient, rigolaient c'est tout.

Après avoir sorti le chien, j'ai été dans ma chambre regarder la télé.

Vers les 2h du matin par contre, je pense parce qu'un groupe partait, ils discutaient bruyamment devant la maison, dans la rue. Wow! On se serait cru à midi en plein centre ville. Ils sont dingues? Je n'ai rien dit pourtant.

Le plus surprenant, aucun de mes voisins, surtout ceux d'en face, n'ont dit quoi que ce soit. Wahhh, j'ai des voisins d'enfer. Faut quand même pas abuser. Je vais juste lui faire la remarque plus tard.

A 4h du matin, tout était rangé en bas, et ils étaient tous partis. Wah, trop bien. J'avais pensé qu'une bande dormirait ici et j'avais prévu de rester planquée dans ma chambre avec ma puce. Mais cela n'a pas été nécessaire en fin de compte.


Sam, 19 Oct 2019 - Bastien...

Me suis forcée à aller faire quelques courses. Je déteste faire les courses le samedi, my God! Trop de monde, le parking est plein, et ça se bouscule dans le magasin. Pfffouh. De retour à la maison, j'ai rangé un peu, près à faire un petit feu dans ma petite cheminée.

Afff, Caro m'a demandé si j'allais chez Thomas ce soir, elle avait envie de sortir un peu, d'aller en boîte, danser... Moi pas envie... Mais bon, faut que je fasse l'effort, sinon je vais perdre le fils et mes amis Thomas/Pascal. Et j'aime beaucoup être avec eux, on s'amuse trop bien. J'avais eu Thomas en ligne cette semaine, et je lui avais promis... oh? Je crois qu'il m'avait parlé du chalet.

Du coup, je l'ai appelé et effectivement, ils étaient au chalet à Gstaad. Mince...

Ce soir, je sors avec Caro pour aller danser. Je n'en ai aucune envie, mais je soutiens ma copine. Après tout, ça nous changera les idées. Ça nous a fait le plus grand bien, j'ai rencontré un mec pas trop mal, mais ciel, son accent "vaudois" est à couper au couteau: Bastien. On ne peut pas se tromper, il est Vaudois pure souche.

Cheveux foncé, qu'il porte mi-longs, des yeux marrons. Il a un joli sourire, et a un peu de charme. On s'est rencontré sur la piste d'abord. Il s'est mis à danser avec Caro et moi. C'est pas un Dieu de la Danse, mais il se défend. S'il n'était pas venu se coller à nous, je ne l'aurai pas remarqué. Puis, lui et son copain sont venus nous offrir un verre au bar.

Dès que j'ai un verre ou 2 dans le nez, je suis plus ouverte et je parle à presque tout le monde. D'ailleurs, je lui ai dis qu'il avait un lourd accent vaudois. C'est comme ça quant je bois un peu, je dis ce que je pense. Même si en prononçant les mots, je me rends compte que c'est peut-être un peu trop direct.

Peut-être que j'arriverais à passer sur son accent... avec le temps! C'est le mec le plus "potable" que j'ai rencontré, hors du cercle de Pascal. Je ne lui ai pas demandé ce qu'il fait comme boulot, ni même son âge. Trop d'info tue l'info. Savoir trop de choses sur lui risque de me couper. J'attends de voir s'il me rappelle, et si son accent va me freiner.

Comme on dit si bien, un train en chasse un autre; donc un nouvel homme dans ma vie me fera peut-être oublier Pascal. Ou du moins, moins penser à lui. Enfin, j'espère! Tout ce que j'espère, c'est que ce ne soit pas un fermier!

L'empêche, j'aimerai bien aller à Gstaad le week-end, comme d'habitude. J'aime bien ces 2 jours de repos, entouré d'amis. Ce sont des moments que j'ai toujours aimé, alors, même si Pascal n'est plus là, j'ai quand même envie de passer mes week-ends là-bas.

C'est comme être à l'hôtel, avec les amis en plus. Comme un camp de vacances, mais sans contraintes. Des femmes de ménages discrètes qui vous font à manger, qui nettoient votre chambre. On ne les voit presque pas, juste de temps à autre, une hombre en tablier qui débarrasse la table, vite. On ne les croise jamais à l'étage. Et après avoir laissé les plats préparés dans la cuisine, elles disparaissent, ni vu ni connu.

Quant on arrive le week-end, les chambres sont toujours impeccable, nickel. Mieux que le travaille que fait ma femme de ménage. On a plus qu'à s'installer et faire comme à la maison. Si on avait laissé des habits sur le lit, ils sont lavés, repassés, et pliés, posés sur le lit. Oui, c'est trop bien. J'aime ces week-end à Gstaad.

Vendredi prochain, je monte à Gstaad. Je l'ai déjà dit à Caro, qui comme moi, aime bien ces escapades en montagne, avec une bande de fêtards déjantés.


Dim, 20 Oct 2019 - Les moches en piste

J'étais sensée aller manger chez ma frangine qui habite à 2minutes, vers 14h. Mais comme elle avait tardé à répondre hier soir, étant plantée sur son ordi depuis 7h du matin, à faire de l'administration, j'ai prévu autre chose. Rester tranquille à la maison.

Ce qui me fout en rogne, c'est que Dave, le papa de Dobby, pour ne pas s'en occuper ou la prendre, avait dit qu'il n'était pas là ce week-end. Hors, c'est lui qui a lancé l'idée d'aller manger chez sa maman. Il n'avait sans doute pas envi de se faire à manger. J'ai failli lui faire une remarque, mais j'ai laissé tombé.

Je me suis levée tard, parce que hier soir, je suis sortie avec Caro et j'étais crevée. On est rentré vraiment tard. Caro m'avait proposé de dormir chez elle, mais je préférais rentrer avec ma petite puce et dormir dans mon lit.

J'ai eu une petite pensée pour Bastien. Il est plutôt mignon, mais... son accent me freine. Je viens de la campagne aussi, alors je devrais pouvoir passer dessus... Euh... Je sais pas... Mes oncles, mes tantes, mes cousins ont tous des accents à dormir dehors, pourtant je fais avec, alors ça devrait jouer? Bah... C'est la famille, c'est pas comme si je devais vivre avec eux 24h sur 24.

Tandis que si je choisis d'aller plus loin avec Bastien, son accent, je vais l'entendre à toutes les sauces... et ça, je sais pas si je le supporterais... A voir. J'essaie de trouver de quoi me convaincre mentalement, et pour l'instant, c'est pas terrible. I'm trying real hard to work it up mentally, trying to convince myself to give the guy a chance. En plus, il ne m'a pas encore rappelée...

Ce qui m'amuse et que j'ai trouvé mignon, c'est qu'en nous abordant, Bastien et son copain, il a dit qu'il m'avait remarquée, mais j'étais toujours entourée de toute une bande. Il n'avait jamais osé s’approcher. Il s'était contenté d'observer de loin. Mais comme ce soir, on ne semblait pas être venu avec notre clique, il a foncé.

C'était une belle occasion qu'il n'avait pas voulu rater. Ça m'avait fait rigoler et je l'ai laissé s'approcher et poursuivi la conversation.

Caro n'avait pas l'air emballé par son copain, qui s'était mis en tête de la poursuivre de ses assiduités. MDR. Elle avait essayé de le distancer, et comme ça n'avait pas l'air de marcher, elle a commencé à me demander de partir. Après avoir échangé nos numéros avec Bastien, on est rentré chez elle.

Caro avait aussi remarqué l'accent de ces jeunes hommes. Le copain à Bastien ne lui plaisait pas du tout. Elle était effondrée, tout comme moi, de ne pas pouvoir côtoyer un mec sans le comparer à Pascal. Caro aussi trouvait que tous les mecs étaient salement moches, comparé à ceux qu'on fréquentaient dans la bande de Thomas.

C'était de pauvres bougres, moches, sans charmes, en plus la plupart se prenait pour des affaires! Genre, ils étaient convaincu que les femmes qu'ils approchaient devraient remercier le ciel d'avoir la chance qu'ils s'intéressent à elles. Beurk. Je lui ai demandé si ce n'était pas le cas de presque toutes les mochetés? On a beaucoup rigolé en faisant le commentaire; qu'ils se prenaient pour des canons et que leurs miroirs avaient dû salement leurs mentir!

L'empêche, on ne se sentait pas très bien en réalisant qu'on aura vraiment beaucoup de peine à s'attacher à quelqu'un!


Publié le 18/10/2019 17:44

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Mardi, 24 Sept 2019 - Anniv Dylan

Publié le par JaneDo

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Mardi, 24 Sept 2019 - Anniv Dylan

Longtemps hésité avant d'envoyer mon message de rupture à Pascal. J'ai oublié d'ajouter qu'il ne devait plus m'appeler. Je l'ai envoyé vers 18h là-bas (6pm), minuit ici. Il aurait probablement fini le boulot et serait en route pour son appart. Ça lui a pris env. une 1/2h pour me répondre en disant, qu'il s'y attendait.

Pascal était déjà chez lui, alors il est ressorti pour me rappeler. Laissant Jess furieuse, parce qu'elle avait entendu le bip de son natel. Et elle se doutait que ça venait d'une femme, sinon il ne serait pas sorti pour téléphoner.

En descendant de l'avion, il avait vérifié son natel et avait été soulagé de ne pas avoir de message de ma part. Mais il s'attendait à quelque chose comme ça. Toute la journée, il avait sursauté en recevant des messages sur son natel, parce qu'il attendant le coup de grâce. Puis rien. En partant du boulot, soulagé, il avait pensé m'appeler dans la soirée.

Il avait parlé à Caro, qui ne s'en doutait pas non plus. Elle l'avait appelé pour savoir s'il était bien arrivé. Évidemment, je ne lui avait rien dit, parce que je me doutais bien qu'elle le dirait à Pascal. Et je voulais le faire moi-même.

J'avais l'intention de lui écrire un mot, mais je n'avais pas eu le temps de le "pondre".

Ce soir, on devait manger avec Papily, mais changement de programme, comme d'hab, Didine voulait faire un petit truc pour l'anniversaire de son fils. Toujours à la dernière minute comme d'hab. J'ai fait le taxi, comme d'hab aussi, ramassé Papa et l'autre sœur au passage. En arrivant chez Didine, la bouffe n'était pas prête, alors Flore l'a aidée. Moi, je me suis amusée avec la petite Khélia.

Ciel, ce qu'elle batoille (=bavarder en Suisse) maintenant. Comme sa maman avant elle, elle a des chiens imaginaires. J'avais Dobby avec moi, au grand dame de ma frangine, à cause des poils. On a pas mangé avant 21h et des. Habituel ça aussi chez Didine. On crevait littéralement la dalle.

On a un peu jouer aux cartes en attendant de passer à table. J'ai joué au "Trou-Du-Cul". Hahaha, non, pas un jeu d'homo! On devait se débarrasser de toute ses cartes, le dernier perdant est le "trou-du-cul" (en Suisse ça veut dire; l'idiot). Le gagnant devient le "Président" et commence la partie. Rigolo.

A minuit, Papa voulait rentrer, j'avoue que moi aussi, alors j'ai ramené tout mon petit monde avant de, enfin, rentrer chez moi.

Au lieu de m'y remettre à l'écriture de mon petit mot pour Pascal, je me suis larvée devant la télé. J'ai repensé à son ton désenchanté au téléphone. Même si Pascal a essayé de me faire changer d'avis, il n'y croyait pas vraiment. Il a voulu savoir si je voyais quelqu'un, tout en espérant que non.

Comme s'il imaginait que Thomas profiterait de son absence pour essayer à nouveau, Pascal m'a suppliée de ne pas lui faire ça. Il ne supporterait pas non plus, d'avoir de mes nouvelles à travers lui.

Aïe, j'avais failli fondre en larmes, alors j'ai prétexté avoir un truc et que je devais raccrocher. Pascal n'a peut-être pas été dupe, parce qu'il m'a demandé où je pouvais partir, ou qui pouvait se pointer chez moi à minuit?! Un autre homme? J'ai prétexté que c'était une copine. Mais je n'étais pas pressée de raccrocher. Je ne voulais pas couper le lien... même si c'est par téléphone.

Finalement, c'est lui qui a dû raccrocher, et je suis restée toute seule avec le moral dans les chaussettes. J'avais une grosse boule à l'estomac qui n'arrêtait pas de grandir.

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Dim, 22 Sept 2019 - Folle de lui...

Publié le par JaneDo

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Dim, 22 Sept 2019 - Folle de lui...
 

Je me demande si je n'oublie pas quelque chose quant je fais un résumé, mais je vais résumer quand même le dimanche, parce que c'était un poil trop long;
 

Caro ne comprenait pas pourquoi j'étais si déterminée à rompre avec Pascal. Oh, ce n'était pas parce que je ne l'aimais plus. J'ai averti Caro que le père à Pascal avait des photos de nous deux, en train d'espionner Pascal. Cette découverte l'a assommée.

Pascal n'a pas lâché le morceau, il voulait absolument savoir pourquoi j'avais agi comme je l'avais fais à mon retour en Suisse. Tout s'était bien passé quant j'étais avec lui, alors il ne comprenait pas mon changement brusque. Comme il a insisté et insisté, j'ai fini par tout lui dire en lui demandant de me promettre de ne rien faire ou dire.

Je ne voulais pas que son père pense encore que je le manipule ou que je le mène par le bout du nez!

Ça n'avait pas Tilté dans ma tête que Pascal dormait chez Caro. Quant je l'ai appris, j'avoue que j'ai eu des sentiments plutôt mitigés. Tout un tas de sentiments contradictoires.

J'étais furax, jalouse, me sentait trahie, et pourtant, je savais aussi que j'en avais pas le droit. Pascal était venu jusqu'ici pour me voir et me parler... Jamais personne n'en avait fait autant pour moi.

Mais alors, des tonnes de doutes ont remplis ma pauvre tête; Pourquoi? Pascal ne pouvait tout de même pas être aussi amoureux de moi? Je n'en valais pas la peine!

Avec toutes les belles femmes qui l'entourent à New York, je ne voyais pas pourquoi il semblait tenir à moi. Même de le noter par écrit me perturbe. Qu'est-ce qu'il peut bien aimer chez moi!!

Et pourtant, ses actions me donnent toujours l'impression qu'il tient énormément à moi. Comment est-ce qu'un type aussi beau et plutôt riche me trouve? Je ne comprends pas. Quant je suis avec lui, je me sens belle, intelligente... douce aussi. Et follement amoureuse.

Je pensais rentrer chez moi, mais Pascal a insisté pour que je reste. Alors j'ai dormi chez Caro.

Je perds toujours mes moyens quant je suis en sa présence. Alors je n'ai pas osé lui redire que je ne voulais pas continué. Pascal ne pouvait pas deviné comme c'était dur pour moi. J'ai l'impression qu'il pense que ça ne me perturbe pas plus que ça.

Quoique... maintenant qu'il sait ce que son père trafique, Pascal est furax de chez furax. Je lui ai rappelé sa promesse. S'il fait quoi que ce soit, c'est sûr que je ne le verrai plus, même comme ami. Je ne lui parlerai plus jamais, par téléphone ou autre, niet. Je crois qu'il a compris que j'étais sérieuse.

J'ai aussi appris, au détour de nos conversations, qu'il avait retiré une grosse somme qu'il avait remis à Caro pour qu'il n'ait pas à utiliser sa carte ici ou faire de retraits en Suisse. Sa présence en Suisse sera invisible. Je crois.

Caro et moi l'avons accompagné à l'aéroport. C'était horrible. Triste. De le voir disparaître au loin m'a brise le cœur. Je n'étais pas la seule à verser des larmes. Caro n'était pas en meilleure forme. Son départ nous a brisé. On se sentait abandonnée et vide. Notre retour s'est fait pratiquement dans un silence d'enterrement.

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Sam, 21 Sept 2019 - Crazy about him...

Publié le par JaneDo

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Samedi, 21 Sept 2019 - Crazy about him...

Je suis arrivée chez Caro vers 13h. Elle avait bien sûr essayé de m'appeler plusieurs fois depuis qu'ils avaient atterri. J'ai pris mon temps. Je n'ai pas répondu aux appels de ma cops, j'ai seulement renvoyé un message pour dire que je serais là vers midi, midi et demi.

J'étais tendue comme une hélice, mon cœur s'affolait. Je me réjouissais de voir Pascal, mais j'étais aussi terrifiée. J'avais peur de craquer.

En le voyant venir m'ouvrir, j'ai eu envie de lui sauter dans les bras. Je savais que je ne devais pas. Son père risque de me crucifier si je laisse parler mes sentiments. Il était si chou, à croquer. Son demi sourire aussi. Les larmes menaçaient, c'était un effort surhumain pour garder le contrôle. Surtout pour ne pas me réfugier dans ses bras.

Caroline souriait en nous regardant bloquer à la porte. Je lui ai lancé un petit sourire, je ne suis pas sûre que c'était convainquant. J'avais froid et toujours la folle envie de sauter dans ses bras.

Pascal m'a demandé si je voulais entrer, ou si je préférais marcher un peu... Waff, aucune idée. Je n'y avait pas réfléchi. J'ai haussé les épaules.

Caro a décidé d'aller faire un tour, question de faire quelques courses, qu'on pourrait manger quelque chose ensemble après. Ça nous laissait une bonne heure.

Je n'avais pas encore compris que Pascal dormait chez Caro...

Je savais qu'il repartait demain, en fin de journée je crois. De penser qu'il était venu jusqu'ici, juste pour me voir, m'a fait fondre à l'intérieur. Au plus profond de mon cœur, je l'aimais à la folie.

Pour moi, c'est un Dieu. Le Dieu et le seul Propriétaire de mon cœur.

Pascal me connaissait trop bien. Il s'était dit que, plus il attendrait, plus ce serait difficile. Et comme je ne répondrais ni à ses appels, ni à ses messages... Il n'avait pas d'autres choix que de venir à moi. Il voulait savoir pourquoi? Qu'est-ce qu'il avait fait? Pourquoi est-ce que je lui faisais ça?

Est-ce que j'avais détesté ces quelques jours avec lui aux States? Oh! ça non! Je lui l'ai dis. Au contraire, c'était vraiment chouette et je ne regrettais rien. Alors Pascal m'a dit qu'il ne comprenait rien. Et moi, je me demandais si j'osais lui parler de son père.

J'hésitais parce que, ce n'est jamais bien d'essayer d'emmener Pascal à affronter son père. Ça pouvait être perçu comme une tendance à le monter contre son père. Connaissant Pascal, il pèterait un plomb et sauterait à la gorge de son paternel. Ça ne ferait qu'aggraver les choses, comme avec Caro.

Et... de savoir que j'avais tout rapporté à Pascal, ça ne ferait que faire croire à son père que je le manipulais, comme il l'a toujours cru. Apprendre qu'il était venu en Suisse en plus, ce serait le top! Rien de mieux pour persuader son père que je le menais par le bout du nez. Pourvu qu'il n'apprenne pas non plus que j'aie été aux États-Unis... Là, les jeux seront fait.

Une chose que je n'ai jamais osé avoué, même dans mon journal et que je dois avoir le courage de mentionner; le père à Pascal a des photos de moi en train d'espionner Pascal à son domicile... Des photos de moi et Caro, de Caro toute seule aussi... Je ne sais pas comment Pascal réagirait de nous voir dans les fourrés en train de guigner chez lui...

On a convenu que Pascal n'en saurait jamais rien, ni ne verrait jamais ces photos tant que je me tiendrais à l'écart de son fils... si j'accepte de sortir de la vie de son fils. Son père tenait à me donner un dédommagement de plusieurs centaines de milliers de francs suisses. Ça réduirait notre relation, mes sentiments à une question d'argent? Je ne pouvais pas accepter. Hum, qui sait, il pourrait en profiter pour dire à Pascal que j'avais accepter d'être payée!

Même si j'adorais cet homme, si je l'aimais plus que tout au monde... je devais rester à l'écart.

En regardant son doux visage, ses beaux yeux verts me supplier de ne pas l'abandonner, je fondais. Le ton de sa voix, ses mots, tout me brisait le cœur. Parce que j'en avais envie. En quelques secondes, j'avais même oublié les ennuis qui causaient un ras de marée dans ma vie.

Mon cœur me hurlait de lui dire que je l'aimais et que tout le reste n'avait aucune importance, mais ma raison me rappelait à l'ordre.

Je devais rester ferme, et Dieu que c'était dur. Pascal m'avait dit qu'ils avaient voyagé en classe normale, de peur que le retrait d'une forte somme n'attire l'attention.

Caro avait invité Pascal à rester chez elle, pour qu'il n'y ait aucune trace de son passage dans un hôtel en Suisse sur sa carte de crédit. Qui irait imaginé qu'il a fait un rapide aller-retour en Suisse? Personne. Alors j'ai utilisé ces infos pour me remonter le bourrichon et ne pas craquer. J'étais triste, triste à mourir.

C'était l'enfer de lui faire de la peine. Je devais plutôt l'encourager et lui montrer que cela valait la peine de faire un geste pareille, en parcourant tous ces kilomètres, mais au lieu de ça, me voilà en train de lui lancer le message que c'était inutile.

J'étais dégoûtée, mortifiée et déprimée...

Pascal a continué à essayer de me persuader de ne pas le laisser. Il ne voulait pas qu'on se sépare. Il disait qu'il sera encore milles fois plus discret, que personne ne saura qu'on s'était réconcilié, qu'on était ensemble. Qu'il fera ce que je voudrais, n'importe quoi... mais il ne voulait pas qu'on se sépare.

Et je sais pas pourquoi, mais, mes gestes ont dépassés mon esprit et m'a main s'est avancé pour caresser sa joue, et je me suis penchée et je l'ai embrassé. Arf... j'avais craqué!

Mon cœur était en fête, soulagé, ma raison par contre m'envoyait des tonnes de signal d'alarme. Je n'aurai pas dû faire ça, mais c'était trop tard. Pascal avait déjà pris mon visage entre ses mains et ses baisers m'ont pris au piège. J'étais foutue. Je me répétais; je n'aurai pas dû, je ne dois pas... Mais... je le laissais m'embrasser... c'était trop...

Caro est revenue les bras chargés de sacs de courses. Je trouvais qu'elle avait été drôlement rapide. Pascal s'est précipité pour l'aider. Je les regardais rigoler en rangeant tout ça. Pascal m'a souri. Je lui rendu son sourire. Mon sourire n'était pas aussi joyeux, ni aussi large que le sien, parce que je me sentais en faute, en grave danger. J'avais peur.

Pascal a proposé de nous faire à manger. j'ai dis que je devais rentrer. Exclus. Pascal m'a dit qu'il n'était là que ce soir, il n'avait pas l'intention de me laisser prendre la fuite. En plus, Pascal voulait encore discuter. Il voulait savoir ce qui c'était passé pour que je réagisse comme je l'ai fais.

Je ne voulais pas en parler. Il a insisté. Il ne me laisserait pas m'en aller avant de savoir...

Caro a donc proposé elle de faire à manger et nous laisser discuter. Hum! Est-ce qu'elle voulait se débarrasser de moi quant on aura fini de parler? Wahhh, et voilà que je recommence à me tortiller la tête avec toutes sortes de doutes. Trop réfléchir n'était pas bon pour moi!!!

Je n'avais pas faim. Alors dîner ne me disait rien. C'est vrai, je cherchais à fuit, réfléchir un peu à comment me sortir de là. Réfléchir à ce qui était bon pour moi, où carrer mes sentiments dans tout le mix. Bref, j'étais perdue et c'est pour ça que je voulais filer pour me donner du temps... Mais Pascal n'allait pas me laisser faire.

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Jeudi, 19 Sept 2019 - Rebelote... les voisins...

Publié le par JaneDo

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Jeudi, 19 Sept 2019 - Rebelote... les voisins...

Rebelote avec les voisins du 4! Maintenant, c'est pour installer un poulailler derrière la grange. C'était une vieille ferme avant. Ils l'ont rénové et transformée joliment. Et maintenant des poules!!! Donc, papa et Marlène sont passé chez moi. J'ai failli les manquer.

J'ai entendu Dobby crier. Ce n'était pas un aboiement, mais une sorte de cri d'urgence. J'étais dans mon atelier à peindre, oubliant tout sur terre, y compris que j'avais un chien dans la maison. Quant je suis descendue, j'ai pensé qu'elle voulait seulement sortir. Alors, je me suis préparée pour la sortir.

Je voulais en profiter pour faire un petit jogging. Au moment où je me suis levée pour lui mettre son collier, je vois une voiture qui ressemblait à celle de mon papa. Je me suis précipitée à la fenêtre pour voir les plaques d'immatriculation. C'était bien la voiture de mon papa.

J'ai ouvert la fenêtre qui donne sur la rue... Ouf, ils ont entendu mes appels...

Mon papa m'a raconté en 2 mots, mais je connaissais déjà un bout, vu que j'avais parlé avec Margaux longuement au téléphone hier soir. Donc, on a été sonner au portail. Il y avait sa voiture, donc elle était là. Hélas, pas de réponse. Papa et son amie sont venu prendre un café. On a bavardé en attendant que Margaux rappelle après avoir vu mon sms.

Margaux a appelé pour s'excuser. Hélas, elle avait laissé son natel sur discret, et que quant on a sonné, elle baignait sa petite fille de 2ans à l'étage. Donc elle n'avait rien entendu. Elle était tellement désolée. Elle pensait donc faire un saut chez mon papa le lendemain ou samedi. Elle avait d'abord émis l'idée de passer chez papa dimanche, avec son mari. Dimanche, c'est l'anniversaire de Marlène, donc famille, dîner, etc, pas une bonne idée.

Je n'ai pas tenu et j'ai fini par appeler Caro, sachant que Pascal devait probablement être au boulot. J'aurai mieux fait de me pendre à la douche!

Ils passent presque tout leur temps à l'hôtel. Elle n'avait pas besoin de me raconter ce qu'ils faisaient, son petit rire coquin en disait long. Caro m'a quand même dit qu'ils passaient le plus clair de leur temps à faire l'amour. Que depuis toutes ces années, c'était la 1ère fois qu'ils passaient une semaine entière ensemble. Ça m'a tordu l'estomac.

Elle n'a pas visité grand chose. Pascal passe 1 nuit sur 2 avec elle. Et ce n'était pas pour jouer au Monopoly. Une vague de jalousie, de picotement désagréable m'a parcourue de la tête au pieds.

Non, non et non, je ne veux pas laisser la jalousie maladive reprendre possession de moi et me faire perdre la raison. C'est une maladie qui détruit tout sur son passage, et il n'y pas de pilule pour la calmer. Une fois qu'elle s'installe, on perd tout. J'ai continué à garder le sourire dans ma voix et sincèrement essayé de me montrer contente pour elle.

J'avais failli lui demandé quant est-ce que je lui avais aussi facilement jeté à la figure nos parties de jambes en l'air? Bon, après tout, Caro pensait juste partager ses secrets avec une très bonne amie. Je ne pouvais pas lui en vouloir pour ça. Et pour voir les choses du bon côté, elle pensait pouvoir tout me dire. Donc, je devais m'estimer contente de sa confiance.

Et même si de désagréables frissons me défrisaient, ça me permettait de me battre contre cette affreuse maladie qu'est la jalousie. Je crois avoir assez bien réussi à dealer avec cette saleté.

Après avoir raccroché, je me suis mise à me poser des tonnes de questions. A avoir des tonnes de doutes. Si j'avais pu me douter, j'aurai peut-être agi différemment? J'aurai peut-être été plus... J'aurai peut-être dû passer plus de temps au lit, au lieu de perdre du temps à visiter New York... De toute façon, c'est trop tard. Je suis en train de me torturer pour rien.

Aff, je n'aurai pas dû raccrocher quant Caro m'avait appelée et que Pascal avait pris le téléphone pour me parler! Trop conne!!!

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Dimanche, 15 sept 2019 - Trop jalouse...

Publié le par JaneDo

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Dimanche, 15 sept 2019 - Trop jalouse...

Grillades chez ma sœur. Elle avait d'abord voulu que je regarde avec Papily, et elle de son côté, tentait de joindre l'autre sœur, pour qu'on aille chez elle, jouer aux cartes et manger, mais j'étais trop naze. Je ne me suis levée qu'à 15h... Trop tard. De toute façon, je n'avais pas envie de bouger de la maison.

Caro est partie aux States rejoindre Pascal. Ça veut dire qu'il n'avait pas annulé son billet. J'suis un peu dégoûtée. Après ma conversation avec Caro, j'étais sortie de mon silence pour lui envoyer un message lui disant;

"Que ça n'avait rien à voir avec ce qu'il avait pu faire, au contraire, il n'avait été qu'adorable, rien à voir avec Caro et son invitation aussi à New York. Que je pensais seulement que c'était mieux comme ça. Maintenant, il vivait là-bas. Que c'était bien trop compliqué et loin pour essayer de préserver quoi que ce soit. Que je ne voulais pas être une épine dans son pieds, que c'était mieux pour tous les 2"

J'avais été fier de moi et de mon message, mais pas très longtemps... Surtout quant Caro m'a demandé si je pouvais passer chez elle pour ses plantes.

Wah, je pense que les plantes, ça peut bien tenir une semaine sans problème. Je crois qu'elle voulait simplement, de manière détournée, me faire savoir qu'elle allait rejoindre Pascal.

Un message pour Pascal... Non! Pourtant, j'aurai voulu avoir le courage de lui dire de m'appeler et me raconter comment il va, comment ça se passe.

Mais, je pense qu'elle sera bien trop occupée pour ça. Moi, je ne l'avais pas appelée du tout. Au retour, je lui avais juste raconté qu'après avoir visité son appart, on avait fait un tour touristique; "The Empire State Building", se promener dans"Central Park" proche de leur appartement, etc. J'avais voulu voir la Statue de la Liberté, on avait pas mal marché.

C'est pas tous les jours qu'on va à New York! Pascal aurait voulu m'emmener voir un spectacle qui dure depuis plus de 40 ou 50ans il paraît. Mais je n'en avais pas trop envie et pas trop le temps non plus. J'espère qu'il n'emmènera pas Caro voir ce spectacle, je serais trop jalouse.

En fait, et surtout pour être honnête avec moi-même, j'ai les boules que Caro soit avec Pascal. Je me demande sans arrêt ce qu'ils font. Et surtout... s'il est plus heureux avec elle qu'avec moi là-bas. Aïe, je me suis menti en prétendant que ça ne me faisait rien. J'ai une boule à l'estomac, et j'y pense tout le temps.

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Vendredi - 13 sept 2019 - Caro veut aller à New York

Publié le par JaneDo

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Caro voulait quand même aller à New York. Quitte à devoir payer son billet elle-même. Elle voulait le voir. Pour l'hôtel, ce serait dur, parce qu'elle n'avait pas les moyens de payer les 2. Et elle ne voulait pas qu'ils se retrouvent dans un boui-boui de merde. Alors elle l'a rappelé et l'a presque supplié.

Elle ne savait pas qu'entre temps, Pascal avait encore tenté de m'appeler et m'avait laissé une tonne de messages désespérés; Pascal voulait savoir s'il avait fait quelque chose qui m'avait déplu? S'il avait fait quelque de mal, quoi? Ou est-ce que c'était parce qu'il avait invité Caro? Si c'était ça, il annule tout. Il voulait juste que je lui réponde, que je lui dise ce qu'il y avait.

Serrant mon natel, les yeux fixé sur les touches, je crevais d'envie d'appeler Pascal, ou au moins lui envoyer un sms...

Arf, je ne pouvais pas craquer aussi vite. Cela ne faisait que quelques jours que j'avais cessé tout contact avec Pascal, et il suffisait que Caro me dise qu'il semblait inquiet pour que je craque? Non, je ne devais pas, et pourtant, je continuais à fixer mon natel comme si une réponse allait en sortir. J'ai sursauté quant il a bipé. Un message de Pascal; il me suppliait de lui dire ce qui se passait.

Mon coeur s'est fendu. Il me fallait me changer les idées pour ne pas me laisser aller à sauter sur ce foutu natel et bombarder Pascal de messages. J'étais à 2 doigts de lui demander de me pardonner de l'avoir ignoré, que je regrettais et que je voulais entendre sa voix.

J'ai coupé mon natel et l'ai planqué dans ma chambre pour ne pas l'avoir sous les yeux. Je me suis lancé dans une série; Ozark. Rien ne pouvait me changer les idées... le natel sous mon coussin continuait à me traverser l'esprit, et la vision de Pascal désemparé aussi. Pfff, non non et non, je ne devais pas craquer.

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Jeudi - 2019.09.12 - Chamboulement

Publié le par JaneDo

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Un long week-end en vue. J'ai pris zéro rendez-vous et je pense ne rien faire de tout le week-end, à part peindre, lire et me gaver de télé. Je m'en réjouis d'avance. Petites promenades avec le chien de temps en temps, training pourri de rigueur. Aussi, je dois faire les courses aujourd'hui, pour éviter à avoir à sortir et être obligée de me mêler à la foule en folie des achats de dernières minutes pour le week-end.

  • Pourquoi... Comment ça se fait que tu réponds... Comment? Caro semblait perturbée.
  • Pourquoi tu me demandes ça? Je veux dire, on s'est parlé, quoi, dimanche, non? Tu appelles à cause de ce soir?

J'avais annulé notre rendez-vous de ce soir. J'avais envie de ralentir un peu et d'avoir du temps pour moi. Je ne m'attendais pas à ce que Caro me rappelle Pascal. Savoir qu'il avait pensé passer par Caro pour me joindre me faisait plaisir, mais me chamboulait aussi. Je ne voulais pas craquer, mais chaque fois que j'entends son nom, son image souriante apparaît et je me sens flancher.

  • Non. Pascal essaie de te joindre depuis plusieurs jours... et comme tu ne répondais pas, ben, il a cru que tu avais un problème de natel ou je sais pas. Il m'a demandé de prendre de tes nouvelles. Il était assez inquiet. T'as pas vu ses appels?
  • Si... heum... je ne voulais pas répondre...
  • Whaaat? Qu'est-ce... T'es malade?

Afff, Pascal a demandé à Caro de m'appeler... J'ai été assez bête de ne pas m'en douter. Quant j'ai vu son appel, j'ai automatiquement répondu. Caro n'a pas tourné autour du pot. Elle a tout de suite voulu savoir pourquoi je ne répondais pas à Pascal. De devoir parler de lui ou même entendre son nom me faisait encore mal. Alors je lui ai expliqué en gros. Caro a cru que j'avais perdu la tête.

Je lui ai avoué que je l'aimais toujours, mais, je n'avais pas la force, ni le courage de continuer à subir les foudre de son paternel. J'en avais assez. De toute façon, il était bien loin, alors c'était plus facile et mieux comme ça. Si Pascal avait été ici, je n'aurai pas réussi à le faire, j'aurai craqué, dès que je l'aurai vu.

La conversation avec Caro m'a un peu plombé mon début de week-end. Elle a appelé Pascal après notre discussion. J'avais oublié de lui dire de dire qu'elle n'avait pas réussi à me joindre. Je pensais qu'elle choisirais cette explication, pour ne pas le perturber, au lieu de lui avouer la vérité.

Hélas ou pas, Caro a choisi de lui rapporter notre conversation. Pascal a cru d'abord que Caro blaguait, qu'elle lui faisait une farce. Il n'arrivait pas à croire que je ne lui répondais pas délibérément.

Pascal m'avait dit qu'il avait aussi invité Caro à venir à New York. Lors de sa visite en Suisse, la dernière fois, il avait réalisé qu'il l'avait négligée, n'avait même pas pris le temps d'aller manger avec elle, ou prendre un verre en tête à tête. Je lui ai rappelé qu'il était avec elle en tête à tête quant il m'avait appelé avec son téléphone. Ha, il avait oublié ce détail.

Peut-être qu'il se sentait obligé de trouver une excuse, vis-à-vis de moi, pour l'avoir invitée elle aussi. J'étais rassurée qu'il me le dise, mais il n'était pas obligé de chercher à se justifier. Ce n'était pas nécessaire. Au contraire, se sentir tellement obligé de se justifier, me donnait l'impression qu'il voulait cacher le fait qu'il avait envi de la voir.

Pascal a annulé le voyage de Caro. Elle dit l'avoir senti choqué et déprimé. Ça me sape le moral.

20h50, le téléphone sonne, c'est mon neveu Marl, tsss... Ben, il me demande d'aller chercher son frère à l'aéroport. Il me demande si ça ne me dérange pas, parce qu'il fête son anniversaire avec son pote Romain. Et je m'entends dire; "bien sûr que non. Ça ne me dérange pas du tout".

Qu'est-ce que je suis tarte. Maintenant ma soirée est... fichue! Pourquoi est-ce que je réponds au téléphone quant je devine déjà que ça va être quelque chose qui me fera chier! Pourquoi est-ce que je n'écoute pas mon 6ème sens!

C'est jeudi bordel, et j'avais prévu de faire tout autre chose, comme prendre un verre avec Caro, mais j'ai annulé. Peut-être que ça m'évitera la déprime. Avec Caro, c'est sûr qu'on aurait parlé de Pascal.

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Publié dans amour, article, intime, janedo, journal

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