Sam, 21 Sept 2019 - Crazy about him...

Publié le par JaneDo

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Samedi, 21 Sept 2019 - Crazy about him...

Je suis arrivée chez Caro vers 13h. Elle avait bien sûr essayé de m'appeler plusieurs fois depuis qu'ils avaient atterri. J'ai pris mon temps. Je n'ai pas répondu aux appels de ma cops, j'ai seulement renvoyé un message pour dire que je serais là vers midi, midi et demi.

J'étais tendue comme une hélice, mon cœur s'affolait. Je me réjouissais de voir Pascal, mais j'étais aussi terrifiée. J'avais peur de craquer.

En le voyant venir m'ouvrir, j'ai eu envie de lui sauter dans les bras. Je savais que je ne devais pas. Son père risque de me crucifier si je laisse parler mes sentiments. Il était si chou, à croquer. Son demi sourire aussi. Les larmes menaçaient, c'était un effort surhumain pour garder le contrôle. Surtout pour ne pas me réfugier dans ses bras.

Caroline souriait en nous regardant bloquer à la porte. Je lui ai lancé un petit sourire, je ne suis pas sûre que c'était convainquant. J'avais froid et toujours la folle envie de sauter dans ses bras.

Pascal m'a demandé si je voulais entrer, ou si je préférais marcher un peu... Waff, aucune idée. Je n'y avait pas réfléchi. J'ai haussé les épaules.

Caro a décidé d'aller faire un tour, question de faire quelques courses, qu'on pourrait manger quelque chose ensemble après. Ça nous laissait une bonne heure.

Je n'avais pas encore compris que Pascal dormait chez Caro...

Je savais qu'il repartait demain, en fin de journée je crois. De penser qu'il était venu jusqu'ici, juste pour me voir, m'a fait fondre à l'intérieur. Au plus profond de mon cœur, je l'aimais à la folie.

Pour moi, c'est un Dieu. Le Dieu et le seul Propriétaire de mon cœur.

Pascal me connaissait trop bien. Il s'était dit que, plus il attendrait, plus ce serait difficile. Et comme je ne répondrais ni à ses appels, ni à ses messages... Il n'avait pas d'autres choix que de venir à moi. Il voulait savoir pourquoi? Qu'est-ce qu'il avait fait? Pourquoi est-ce que je lui faisais ça?

Est-ce que j'avais détesté ces quelques jours avec lui aux States? Oh! ça non! Je lui l'ai dis. Au contraire, c'était vraiment chouette et je ne regrettais rien. Alors Pascal m'a dit qu'il ne comprenait rien. Et moi, je me demandais si j'osais lui parler de son père.

J'hésitais parce que, ce n'est jamais bien d'essayer d'emmener Pascal à affronter son père. Ça pouvait être perçu comme une tendance à le monter contre son père. Connaissant Pascal, il pèterait un plomb et sauterait à la gorge de son paternel. Ça ne ferait qu'aggraver les choses, comme avec Caro.

Et... de savoir que j'avais tout rapporté à Pascal, ça ne ferait que faire croire à son père que je le manipulais, comme il l'a toujours cru. Apprendre qu'il était venu en Suisse en plus, ce serait le top! Rien de mieux pour persuader son père que je le menais par le bout du nez. Pourvu qu'il n'apprenne pas non plus que j'aie été aux États-Unis... Là, les jeux seront fait.

Une chose que je n'ai jamais osé avoué, même dans mon journal et que je dois avoir le courage de mentionner; le père à Pascal a des photos de moi en train d'espionner Pascal à son domicile... Des photos de moi et Caro, de Caro toute seule aussi... Je ne sais pas comment Pascal réagirait de nous voir dans les fourrés en train de guigner chez lui...

On a convenu que Pascal n'en saurait jamais rien, ni ne verrait jamais ces photos tant que je me tiendrais à l'écart de son fils... si j'accepte de sortir de la vie de son fils. Son père tenait à me donner un dédommagement de plusieurs centaines de milliers de francs suisses. Ça réduirait notre relation, mes sentiments à une question d'argent? Je ne pouvais pas accepter. Hum, qui sait, il pourrait en profiter pour dire à Pascal que j'avais accepter d'être payée!

Même si j'adorais cet homme, si je l'aimais plus que tout au monde... je devais rester à l'écart.

En regardant son doux visage, ses beaux yeux verts me supplier de ne pas l'abandonner, je fondais. Le ton de sa voix, ses mots, tout me brisait le cœur. Parce que j'en avais envie. En quelques secondes, j'avais même oublié les ennuis qui causaient un ras de marée dans ma vie.

Mon cœur me hurlait de lui dire que je l'aimais et que tout le reste n'avait aucune importance, mais ma raison me rappelait à l'ordre.

Je devais rester ferme, et Dieu que c'était dur. Pascal m'avait dit qu'ils avaient voyagé en classe normale, de peur que le retrait d'une forte somme n'attire l'attention.

Caro avait invité Pascal à rester chez elle, pour qu'il n'y ait aucune trace de son passage dans un hôtel en Suisse sur sa carte de crédit. Qui irait imaginé qu'il a fait un rapide aller-retour en Suisse? Personne. Alors j'ai utilisé ces infos pour me remonter le bourrichon et ne pas craquer. J'étais triste, triste à mourir.

C'était l'enfer de lui faire de la peine. Je devais plutôt l'encourager et lui montrer que cela valait la peine de faire un geste pareille, en parcourant tous ces kilomètres, mais au lieu de ça, me voilà en train de lui lancer le message que c'était inutile.

J'étais dégoûtée, mortifiée et déprimée...

Pascal a continué à essayer de me persuader de ne pas le laisser. Il ne voulait pas qu'on se sépare. Il disait qu'il sera encore milles fois plus discret, que personne ne saura qu'on s'était réconcilié, qu'on était ensemble. Qu'il fera ce que je voudrais, n'importe quoi... mais il ne voulait pas qu'on se sépare.

Et je sais pas pourquoi, mais, mes gestes ont dépassés mon esprit et m'a main s'est avancé pour caresser sa joue, et je me suis penchée et je l'ai embrassé. Arf... j'avais craqué!

Mon cœur était en fête, soulagé, ma raison par contre m'envoyait des tonnes de signal d'alarme. Je n'aurai pas dû faire ça, mais c'était trop tard. Pascal avait déjà pris mon visage entre ses mains et ses baisers m'ont pris au piège. J'étais foutue. Je me répétais; je n'aurai pas dû, je ne dois pas... Mais... je le laissais m'embrasser... c'était trop...

Caro est revenue les bras chargés de sacs de courses. Je trouvais qu'elle avait été drôlement rapide. Pascal s'est précipité pour l'aider. Je les regardais rigoler en rangeant tout ça. Pascal m'a souri. Je lui rendu son sourire. Mon sourire n'était pas aussi joyeux, ni aussi large que le sien, parce que je me sentais en faute, en grave danger. J'avais peur.

Pascal a proposé de nous faire à manger. j'ai dis que je devais rentrer. Exclus. Pascal m'a dit qu'il n'était là que ce soir, il n'avait pas l'intention de me laisser prendre la fuite. En plus, Pascal voulait encore discuter. Il voulait savoir ce qui c'était passé pour que je réagisse comme je l'ai fais.

Je ne voulais pas en parler. Il a insisté. Il ne me laisserait pas m'en aller avant de savoir...

Caro a donc proposé elle de faire à manger et nous laisser discuter. Hum! Est-ce qu'elle voulait se débarrasser de moi quant on aura fini de parler? Wahhh, et voilà que je recommence à me tortiller la tête avec toutes sortes de doutes. Trop réfléchir n'était pas bon pour moi!!!

Je n'avais pas faim. Alors dîner ne me disait rien. C'est vrai, je cherchais à fuit, réfléchir un peu à comment me sortir de là. Réfléchir à ce qui était bon pour moi, où carrer mes sentiments dans tout le mix. Bref, j'étais perdue et c'est pour ça que je voulais filer pour me donner du temps... Mais Pascal n'allait pas me laisser faire.

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