Ven - 10 Mars.2023 - Survivre au w-e

Publié le par JaneDo

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Ven - 10 Mars.2023 - Survivre au w-e

Pascal voulait que je monte au chalet avec lui. Je ne voulais pas vraiment, parce que Paul m'avait dit de ne pas y aller. Et je ne voulais pas avoir l'air de celle qui s'accroche, qui vient surveiller son mec. Puis à quoi bon? On pouvait même pas dormir ensemble. Donc, j'allais me faire chier dans mon coin tout le week-end.

Hahaha, à part que je ne me fais jamais chier nul-part. Tant que j'ai un petit coin où lire, c'est parfait. Je vais lui faire plaisir, et en même temps, ce sera comme si j'étais seule. Donc, j'aurai mes moments de tranquillités, de solitude royale. Parfait. Ça s'appelle, faire d'une pierre 2 coups. Je partage la chambre avec Caro.

Une fois au chalet, j'ai collé Caro. Après tout, elle, elle parle facilement avec tout le monde. On s'ennuie jamais avec elle. Moi, j'avais pas grand chose à dire, je me sentais mal à l'aise. Elles étaient un peu jeune ces filles. Et gonflées, dévergondées... Ces filles qui tentaient de prendre nos places. Je me suis donnée l'ordre de ne pas surveiller Pascal. Voilà.

Je discutais avec Caro et Jeanne quant Pascal est venu me prendre par la main pour m'entraîner sur la terrasse. Il avait l'air de vouloir parler. On a fumé les 1ères minutes en silence. J'ai dû brisé le silence. Je ne comprenais pas pourquoi il a voulu que je vienne, alors que je dois me forcer à ne pas faire attention aux filles qui le draguent. Je trouvais ça pervers.

  • Qu'est-ce que tu imagines? Parce que je ne le montre pas que je ne suis pas jalouse? Bien sûr que ça me fait défriser de te voir sourire à une autre femme. Bien sûr que je suis jalouse de te voir passer du temps avec une autre. Bien sûr que ça me rend folle, qu'est-ce que ti croyais. Que ça me fait plaisir d'être là, et pas pouvoir t'approcher?


Pascal a souri, et a voulu me prendre contre lui, mais je l'ai repoussé. Et il continuait à sourire.

  • J'ai bien remarqué par moment que tu étais jalouse. Ça me fait plaisir. Comme ça, je sais que tu m'aimes encore.


Il s'était appuyé de dos à la balustrade. Je le regardais en me demandant qu'est-ce qu'il pouvait bien aimer chez moi. Est-ce seulement parce que j'étais son amour de jeunesse, et qu'il n'arrive pas à tirer un trait. En fait alors, il n'aime qu'un souvenir de moi?!

  • Parfois, dans mes moments d'angoisses, je me demande ce qu'on fait ensemble? Je ne connais pas ta famille, tu gardes à l'écart de tes amis, je ne les connais pas non plus. Et quant par malheur, on croise quelqu'un que tu connais, tu me gicles la main et tu me présente comme un simple ami... On vit des vies séparés... J'en peux plus... Je veux plus...
  • Je me demande ce que je suis pour toi... Pourquoi t'es avec moi? Est-ce que c'est juste pour avoir une compagnie? Pour le sexe? Pourquoi est-ce que tu sors avec moi? Je partage rien de ta vie, et tu ne m'en parles jamais non plus? Pourquoi? Je suis quoi, qui pour toi?


Je le regardais sans comprendre. C'est une blague? Après avoir demandé ce qu'on faisait ensemble... Caro a pointé le bout de son nez; "Ha! Vous êtes là!". Sans se retourner, Pascal lui a demandé de se casser; "On discute là, va-t-en". Aoutch, c'était un peu sec. Elle n'a pas demandé son reste, elle a fait demi tour un peu secouée.

  • Comment est-ce que tu oses me demander ça? Comment peux-tu me poser une question pareille?
  • Alors, pourquoi on ne habite pas ensemble? Pourquoi tu ne veux pas me présenter ta famille? C'est quoi comme couple ça?


J'étais sous le choc. Comment peut-il penser des choses pareilles? Je ne savais pas qu'il se posait ce genre de questions! Il me fait penser que je suis bizarre à la fin! Je ne suis pas bizarre, c'est juste les circonstances qui font que, je ne veux pas le mêler à ma vie.

  • Hahhh, pourquoi on doit toujours revenir sur la même chose? Tu as seulement quelques années de plus que l'aîné de mes neveux, tu es marié, tu baises avec Caro aussi, et sors parfois avec elle, quelqu'un que je connais pourrait te tomber dessus avec elle... Comment veux-tu que je te présente ma famille? De quoi j'aurai l'air si quelqu'un te voyait avec une autre femme? tu veux retourner à la monogamie? Comment tu expliques alors, avoir eu des enfants avec Jess, alors qu'on était ensemble?


J'ai dû faire une pause, j'avais la tête en feu.

  • Et tu veux qu'on se voit plus souvent? Pas seulement le week-end? Mais la semaine, tu as pleins de trucs, comme la natation, le basket, etc... Tu veux quoi? Que je passe mon temps à t'attendre, ou tu veux tout lâché pour qu'on soit toujours collé ensemble?
  • Tu as raison... Il a eu un petit rire tristou, et baissé la tête. Je veux tout et pourtant, je sais que ça peut pas jouer... Je le sais bien. Mais de temps à autre, j'angoisse... Y a pas de bouton pour empêcher l'angoisse de montrer le bout de sa tête...


On est resté un moment face à face à se regarder. C'est vrai que maintenant que j'y pense, Pascal avait peut-être un peu raison. C'est vrai que je ne me libère qu'en fin de semaine, mais je ne vois pas comment faire d'autre. J'ai pas besoin de plus. Le reste du temps, j'ai mes trucs, je vois mes copines si je peux, et le boulot aussi...

C'est trop la pression de se voir n'importe quant pendant la semaine. Ces 4 premiers jours sont ma soupape de sécurité, pour faire ce que je veux, et le week-end, je suis disponible que pour lui. C'est déjà beaucoup, parce que des fois, j'ai aussi des trucs de mon côté le week-end. Je fais beaucoup d'efforts pour protéger ma sphère privée.

  • Et si tu revenais t'installer ici? Et si on passait plus souvent le week-end ici, les 2, et tant pis pour les autres. Comme ce week-end, on aurait pu rester à la maison. C'aurait été vraiment chouette, non? Je n'ai besoin que de toi tu sais...


Hahhh, moi aussi, je n'ai besoin que de lui, mais j'ai aussi besoin de ne pas me reposer sur mes lauriers...

  • Et si tu revenais t'installer ici? Et si on...


Paul est venu nous interrompre. Pascal devait aller à son RV en tête à tête. Pascal lui a balancé qu'il n'en avait pas envie et qu'on était occupé. Paul a voulu dire quelque chose, mais je l'ai interrompu, pour dire que Pascal arrivait. Paul a acquiescé et nous a laissé. Je lui ai dis de filer. Ce qu'il espérait ne collait pas avec notre façon de vivre.

  • Reste toi même Pascal. Ne change pas, ne change rien. Je peux comprendre tes moments de blues, parce que ça m'arrive aussi, tu le sais bien. Et il n'y en effet pas de bouton STOP quant on commence à se mastiquer le cerveau. Bon, tu devrais y aller avant que Paul revienne.


Hum, je mentais, j'aime être au contrôle de ma relation, mais je ne veux pas changer la personne avec qui je suis. Si je suis avec, c'est justement parce que j'aime comme il est, alors pourquoi le changer. J'en avais plein la tête d'avoir reparlé de tout ça. Même un peu mal à la tête. J'avais besoin de souffler. J'aimerai ne plus y penser, mais je sais que tout ça va tourner dans ma tête. Je vais pas réussir à penser à autre chose.

Mince, je ne savais pas que Pascal aussi avait ses moments de gros down. Je pensais que tout allait bien, qu'il s'amusait bien, que la vie était cool, tranquille, qu'il ne se posait pas ce genre de questions. Un peu soufflée. C'est vrai que parfois, il me demandait pourquoi on ne vivrait pas ensemble. Mais je pensais que c'était juste comme ça.

Je ne l'ai presque pas revu de la soirée. Caro et moi avons été joué au billard, puisque les mecs étaient occupés ailleurs. A un moment donné, Pascal est passé par là, et est venu me montrer comment jouer. D'habitude, je joue un peu à la one-again, comme je peux. Pas pro. J'ai de temps à autre des coups de chance, mais voilà.

En fait, je crois que c'était juste pour me faire du charme. Il sait collé derrière moi, collé collé, son visage presque collé au mien, et a dirigé mon coup. Hahhh, évidemment, mon coeur s'est affolé. Caro a joué son coup, puis j'ai tenté de jouer le suivant, mais je devais m'y prendre mal. Ou, je le faisais peut-être exprès pour qu'il recommence...

Puis, il a rigolé quant Caro a raté son coup. Toujours collé, il m'a laissé joué mon coup, sa main sur mon main, à suivre mon mouvement. D'entendre sa voix douce dans mon oreille me faisait perdre mes moyens. Ensuite, il a été vers Caro, en lui demandant si elle tenait un stylo ou quoi. Et lui a montrer où et comment taper sa boule. Il lui montrait en la tenant par la taille.

J'étais séduite; son joli visage, son sourire, ses expressions, sa façon de pencher la tête, d'avoir passé son bras autour de sa taille. J'étais sous le charme. Il a toujours eu ce côté charmeur, je l'adore. Avant de partir, Pascal a voulu savoir si on pouvait se retrouver plus tard. C'était discret,  juste un chuchotement, mais mon coeur s'est enflammé encore. Ça ne sera pas possible, inutile de me faire des illusions...

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N
Tu ne l'as pas encore présenté à ta famille? Ah la la, je comprends Pascal. Il serait temps que vous concrétisiez les choses non?
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