Ven 19 Juil.2024 - Point final (1/2)

Publié le par JaneDo

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Ven 19 Juil.2024 - Point final  (1/2)

L'estomac en vrac, j'ai attendu ce RV avec Pascal. Il avait essayé d'annuler notre RV de ce soir. Ça m'avait tellement énervée, que j'ai décidé d'être ferme ce soir; je vais mettre un point final. Je ne vais pas tergiverser. Je mettais laissée une petite porte ouverte en refusant de lui dire en face que c'était fini, j'en avais assez.

Dès que j'ai posé les yeux sur lui, j'ai failli flancher. Arhhh, il est trop mignon avec son bermuda en jeans et son t-shirt bariolé "surf and sand", tout bronzé. Sous ce t-shirt, il y avait un torse musclé et un cœur qui bat.. mais plus pour moi. Ça m'a tordu l'estomac qui était déjà en vrac. J'étais tendue. Pourquoi me souriait-il?

Est-ce qu'il entendait les battements affolés de mon cœur? Avait-il remarqué que je tremblais? Il a voulu me prendre dans ses bras, mais je me suis éclipsée. Si je le laissais faire, j'allais fondre. Mais, j'en avais aussi tellement envie. Je voulais me coller contre lui, sentir ses bras se refermer sur moi. Afff, j'avais tellement envie de lui.

On avait bataillé au téléphone pour savoir où se voir. J'ai proposé au White, mais Pascal pensait que c'était mieux chez lui, on pourrait se mettre sur la terrasse, et ne pas se sentir pressé par le temps. J'ai failli lui rappeler qu'il avait quelque chose après, donc, pas tout notre temps. Il serait pressé de se débarrasser de moi.

Mais j'ai rien dis. Vaut mieux éviter de commencer en affrontement... quoique! Je ne voulais pas me montrer jalouse et vindicative, à lui reprocher tout et rien. Genre, la vraie teigne. Je ne veux pas qu'il garde ce genre de dernière image de moi. Donc, nous y voilà, j'ai l'estomac en bataille, difficile de retrouver mon souffle.

Il me regardait avec ses yeux verts métallique, son petit sourire à faire fondre les glaces de l'Himalaya et tout le Pôle Nord. Je gardais son poignet avec le bracelet cuir brun offert il y a des lustres, ça lui va si bien. A croire que ça soulignait encore son hâle. Ciel, il me plaît beaucoup, beaucoup trop. Je suis folle dingue de ce mec.

Il m'a accueilli à la porte. Mon cœur a pris l'ascenseur. Trop beau le mec, et moi j'avais l'air d'une grosse petite grand-mère. Arh. Clair, il ne pouvait pas être amoureux de moi. Comparée à Natacha, je suis zéro. Elle a un corps de rêve, un air angélique, mais une bombe enflammée au lit, il y avait pas photo. J'ai perdu.

Dur de commencer la conversation. Le début d'une conversation détermine le ton pour la suite... Alors on a tourné autour du pot... Pascal s'est avancé encore pour me serrer contre lui. Cette fois, je l'ai laissé faire. Impossible de résister. J'ai juste éviter de l'entourer à mon tour de mes bras. Ciel, j'en avais pourtant trop envie.

J'essayais de rester neutre. Lâche, j'attendais qu'il aborde le sujet pour lequel on était réuni. Impatient, c'est Pascal qui s'est jeté à l'eau le 1er. Il a dit que, le week-end passé, je lui avais manqué. Pfff, je savais qu'il mentait. Allais-je lui demander quand? Entre quel coup de reins ou l'autre? Non, ça montrerait que j'étais jalouse.

  • Et moi, je t'ai manqué?
  • Pfff, non pas vraiment. Je n'ai eu qu'à penser aux nombreux lapins que tu m'as posé depuis des mois. Facile. De toute façon, je ne voulais pas y penser c'est tout.
  • Ha bon! On fait quoi alors? On arrête cette pause idiote?
  • Pourquoi? Tu as l'intention d'arrêter de me poser des lapins? J'ai ricané. Je rigole!
  • Pourquoi? Pourquoi tu veux une pause?


Comment lui dire que je ne voulais plus sortir avec lui. J'en avais assez. Je voulais autre chose. Je voulais l'avoir à moi plus, être à nouveau son no.1. Je ne voulais pas passer après tout le monde. Mais en avais-je le droit? Est-ce que j'avais la gueule de l'emploi? Comparée à Natacha, non. Je ne sais pas ce qu'il me trouvait!

Et je ne voulais pas parler de Natacha. Parler d'elle, le ferait penser à elle, et sans doute nous comparer, et là, je serais perdante. Donc, j'évitais de me montrer énervée ou agressive. J'avais choisi l'option de rester calme, distante, et choisir mes mots sans être méchante. Je devais lui laisser une porte ouverte, sinon ce serait foutu.

Alors, j'ai fini par dire que je ne voulais plus être sa moitié. Je n'avais plus l'impression de l'être de tout façon. C'était mieux qu'on en reste là. Qu'on arrête tout court. Un poing s'enfonçait dans ma poitrine à mesure que je parlais. Je n'étais pas très sure de ce que je faisais. Pas certaine que ça marche.

Pourtant que je ne voulais pas qu'il change vraiment. Je voulais juste qu'il écarte Natacha, parce que je me sentais menacée.

Je n'avais pas osé le regarder en disant tout ça. Mais, comme il ne disait rien, j'ai fini par lever les yeux. Pascal avait l'air sous le choc. On aurait dit qu'il avait perdu l'usage de la parole. Il s'est levé, a fait quelques pas, s'est rassis. Après un temps qui m'a paru durer très longtemps, Pascal m'a demandé si c'était une blague.

Je n'ai pas répondu. Il pense que je parle pour entendre ma voix ou quoi? Mon dieu, maintenant, j'ai intérêt à tenir, être forte, sinon, Pace ne me prendra plus au sérieux. Il m'a demandé ce qu'il avait pu faire pour que je veuille tout à coup rompre. Qu'est-ce qui n'allait pas, qu'est-ce qu'il avait pu faire pour que je veuille le quitter? Pourquoi?

LE regarder me faisait fondre. Comment rester ferme devant ses yeux inquiets, à cette bouche qui embrasse comme personne. Sa voix me donnait des papillons dans le ventre. Je devais prendre la fuite avant de me ridiculiser complètement. Je ne devais tenir. Je dois voir ce qu'il sera capable de faire pour me récupérer.

Je me suis levée, après tout, il n'y avait pas grand chose à dire de plus. Pascal m'a retenue et demandée de ne pas partir. Je lui ai rappelé qu'il avait quelque chose après ce qu'il m'avait dit, et après tout, il n'y avait rien d'autre à rajouter. Il avait les larmes aux yeux, et il m'a dit qu'il n'était pas d'accord. Qu'il ne comprenait pas.

Pascal m'a rappelé qu'on s'était promis de ne jamais se quitter quoi qu'il arrive, quoi qu'on dise. Alors, il ne pouvait pas me croire. Il m'a demandé si je ne l'aimais plus. Je ne voulais pas mentir, alors je lui ai dis que je l'aimais toujours. Que je l'aimerai sans doute pour le restant de ma vie, mais je n'en pouvais plus. Je ne voulais plus être avec lui.

Je lui ai encore rappelé qu'il avait son rendez-vous, qu'on était vendredi, le jour dédié aux lapins, donc, j'allais rentrer. Je ne voulais pas gâcher son week-end. Il m'a dit qu'il n'y avait rien de plus important pour l'instant. Oh, ça m'a fait frissonner. Il préférait rester là, qu'on discute, qu'on règle ça. Il ne voulait pas rompre. Exclus.

Pascal me suppliait de rester. De rester encore un peu. Il me suppliait de lui expliquer pourquoi j'avais décider de le quitter. Si je l'aimais, alors pourquoi? Lui aussi m'aimait. Pourquoi se quitter si on s'aime. J'avais de la peine à parler. Je ne voulais surtout pas fondre en larmes. Si je restais, je risquais de m'embrouiller, fallait que je me casse.

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