Ven - 19 juin 2020 - Ils sont partis!
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Ven - 19 juin 2020 - Ils sont partis!
Oh je sens que je vais mourir... Pascal & Thomas prennent l'avion ce soir... C'est la 1ère pensée que j'ai eu en me réveillant. Je devais me battre contre la déprime pour garder le sourire. J'avais envie de tout, sauf sourire. Le voir préparer sa valise m'a anéantie. J'étais contente de ne pas être la seule à m'effondrer.
Hier soir, après avoir compris que Pascal n'était pas en train de faire une grande déclaration à Caro, il m'a fallu plus d'1h pour faire passer mon envie de pleurer.
J'ai quand même du cœur, et j'ai imaginé comme elle devait se sentir déçue, et triste d'avoir été renvoyée chez elle sans un mot. De voir Pascal se lancer à ma poursuite , sans un mot ou un regard pour elle. Foutue empathie.
Je l'ai convaincu de se racheter en l'aidant à lui préparer une surprise. Un peu comme pour moi. Il ne pouvait pas faire moins!
Il a couru lui acheté un bouquet de fleurs... A cette heure là, ce n'était vraiment pas évident. Mais, avec de l'argent, on peut tout avoir, même faire déplacer une fleuriste. Finalement, le bouquet pour Caro a dû couter plus cher que le mien. Elle avait vu les petits messages de Pascal, alors on a dû se creuser la tête pour en faire d'autres.
Il fallait qu'ils soient aussi parlant. En mec, Pascal n'avait pas envi de se casser la tête et aurait préféré ne rien faire du tout et attendre que ça passe. Ou que Caro le digère comme elle pouvait. De toute façon, elle l'aurait digéré d'une manière ou d'une autre. Mais ce n'était pas très sympa de faire ça à sa copine.
Parce qu'elle est aussi sa copine, il pouvait faire un effort pour qu'elle ne se sente pas comme une roue de secours.
Une fois que tout était prêt, il l'a appelée. Elle avait une toute petite voix au téléphone. Elle devait surement être en train de pleurer toutes les larmes de son pauvre corps. J'avais un peu pitié. C'était un peu de ma faute aussi. Si je n'avais pas si mal réagi, il aurait eu le temps de lui dire 2 mots avant de partir en courant.
Pascal n'avait pas de bague à lui offrir, mais le geste lui a fait énormément plaisir. Elle a refait le chemin entre les bougies. Cette fois, c'était pour elle. Elle a lu chaque petit mot où il lui disait, comme à moi, combien elle comptait pour lui et qu'il l'aimait de tout son cœur.
Elle nous a serré tous les 2 dans ses bras et sécher ses larmes.
Que ce soit Caro ou moi, on a essayé d'être joyeuses et on a passé une chouette soirée à rire. Une soirée remplie d'amour. Mais aujourd'hui, au réveil, on en menait pas large. On savait que le compte à rebours avait commencé.
Je ne sais pas si c'était une bonne idée de l'accompagner à l'aéroport, on va se liquéfier. On aura surement du mal à ne pas finir en larmes... Je déteste les adieux tiens!
Petit mensonge gentillet à Caro; quant elle m'a posé la question concernant la surprise que Pascal lui a fait, je lui ai assuré qu'il a tout fait tout seul. Qu'il avait déjà tout prévu d'avance et qu'il avait juste eu besoin de mon aide pour tout remettre en place. Je voulais qu'elle pense que l'idée était de lui. Je suis sûre qu'elle devait penser à la bague!
Beaucoup de câlins tout au long des quelques heures qui nous restaient. Puis, je me suis remontée le moral en me répétant qu'il ne serait absent en fait qu'une petite semaine. Ça passera vite. Alors, j'ai souri, je l'ai embrassé, j'ai dis qu'il sera vite de retour et qu'on sera toujours là.
J'avais le cœur dans la gorge au moment des adieux. Pascal m'a serrée très fort, pendant qu'il en faisait autant avec Caro, Thomas m'a aussi serré dans ses bras. Pascal était tendu, il n'avait pas envi de partir. Ils ont dû présenter leurs tests du Covid-19, qu'ils avaient fait hier, et... c'était le moment de passer de l'autre côté.
Je ne voulais pas pleurer mais j'avais les larmes aux yeux. L'angoisse. Il n'y avait pas que Caro à ramasser à la petite cuillère, mais aussi Bekky. Dire qu'hier, elle et Thomas s'étaient disputé, parce qu'il ne lui avait pas proposé de l'accompagner. Pascal me l'avait proposé et ce n'était même pas chez moi. Elle lui en avait voulu.
Maintenant, on était juste triste toutes les 3... L'empêche, qu'est-ce qu'ils étaient beaux nos hommes... Ils sortaient vraiment du flot de passagers... Miam, trop fière.
Je conduisais. C'était la voiture à Pascal. J'allais récupérer la mienne chez lui, avant de rentrer. Caro a proposé qu'on prenne un verre ensemble, et j'avais dis oui. Je n'aurai pas dû. C'était claire qu'on allait se pleurer dessus. C'était comme je le pensais; déprimant. On a bu plus qu'on aurait dû et pleuré encore un peu.
Ils avaient appelé avant de monter dans l'avion. Nous, on était sur la route, je n'ai pas pu lui parler en privé comme je conduisais, donc, on a dû se parler sur haut parleur. L'appartement de Pascal avait l'air si vide sans lui. Je suis restée un moment couchée sur notre lit, les bras en croix. Il me manquait déjà.
Mais en même temps... j'avais une semaine à moi... Farniente total... Une partie de moi se réjouissait de cette aubaine.
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