006/2012 - Glups!
Vendredi, 06 janvier 2012– (006/2012)
Pascal avait dit qu’il n’avait pas à rentrer hier soir, et quand on s’est réveillé, il avait reçu des tonnes d’appels en absence et messages de sa femme. Je ne sais pas très bien ce qu’il avait dit pour venir hier soir, ni s’il était juste parti en douce, je n’avais pas pensé lui demander, mais j’ai tout de suite senti que ça bardait quand il a appelé Jess.
Il n’avait pas très envi de m’en parler, et pour une fois, je n’ai pas laissé tomber. Je voulais être celle avec qui il partage ses soucis, et pas qu’il se tourne à nouveau vers Caro.
Comme je l’avais soupçonné, il s’était tiré en douce, et Jess n’a pas apprécié, mais alors pas du tout. Du coup, Pascal ne voulait même pas remonter. Il a proposé qu’on y aille ensemble, mais il y avait ses parents, alors pas question pour moi de monter tant que ses parents étaient au chalet. Donc, il est resté ici et le soir, on est monté ensemble.
Mince, ses parents étaient encore là… Pas de bol!
Jess est très forte pour jouer les victimes et qu’il y ait du monde ou pas, elle s’en fiche, ce qui fait que Pascal s’en ait pris plein la tête. Je ne sais pas ce qui s’est passé exactement, parce qu’ils se sont enfermés dans le bureau, mais quand il est sorti, il était pâle et encore énervé. Pascal avait l’air en pleine réflexion, il était renfermé, dans la lune et son beau sourire avait disparu.
Ses parents sont partis peu après. Son père semblait aussi énervé que Pascal. Il a tout de même accompagné son père jusqu’à la voiture, ils ont encore discuté un peu et ouf, ils étaient partis. Pascal m’a fait un petit sourire quand il est revenu, mais c’était évident qu’il m’évitait. C’était temporaire, je pense qu’il était juste en colère contre Jess, encore énervé et qu’il préférait qu’on lui foute la paix.
Dès que les parents étaient loin, Jess a retrouvé la pèche !!! J’avais raison, Pascal était vert de rage.
L’ambiance détendu, fête folie était là, tout le monde avait envi de faire la fête, alors dès que les parents avaient tourné les talons, le volume de la musique avait immédiatement augmenté, la piscine a été envahie par une bande de baigneurs fous. Pascal a discuté un moment avec ses potes, puis il m’a prise par la main pour monter à l’étage… vers les chambres…
Je crois qu’il voulait faire bande à part, qu’on soit seul. Il faisait le gros nounours, il avait besoin de câlins. Si ça ne tenait qu’à lui, on aurait passé le reste de la soirée dans l’attique, rien que les 2, mais j’avais envie d’un bain de foule moi! On est donc redescendu. Contrairement à ce que j’aurai imaginé après son interview avec son père, Pascal est resté tout collé, me serrant contre lui, me tenant la main, des petits bisous par-ci, par-là, même les yeux révolvers de sa femme n’y ont rien changé.
Un moment, ils sont parti discuté, mais quand il est revenu, rien n’a changé. On a passé toute la soirée ensemble. Je me suis même laisser aller à lui rendre ses bisous. J’ai carrément oublié ma réserve, oublié Caroline, oublié que ça pouvait changé d’un moment à l’autre, bref, même oublié qu’il était marié et que sa femme était là.
Je n’aurai peut-être pas dû me laisser aller ainsi, parce qu’après, je passerai pour la pauvre conne, mais j’avoue que sur le moment, ça ne m’a pas traversé l’esprit. D’habitude, je suis assez prudente, je n’aime pas me donner en spectacle, surtout quand c’est ; un jour il est bisous-bisous avec moi, et le lendemain, monsieur mari adorable avec sa femme !
Quant ça a été décidé d'aller finir la soirée en boîte, Pascal m'a fait un petit signe comme quoi, on restait ici. J'avais eu mon bain de foule, et ses bisous-bisous avaient eu raisons de moi, je n'avais qu'une envie; lui sauter dessus!