006 - Retraite forcée... je me meurs...

Publié le par JaneDo

06 Janvier 2010 - mercredi  ---   Retraite forcée... je me meurs...

Demain, mon neveu, Marco, venait s'installer chez moi pour quelques temps, donc ce soir, je voulais profiter d'une dernière petite soirée tranquille avec personne dans les pattes, et je voulais aussi profiter de passer ma dernière soirée avec Pascal. Facile... J'ai choisi Pascal.

J'étais déjà chez lui quant il est rentré du boulot. Il avait son natel à l'oreille en quittant sa voiture, même jusqu'à la porte. En m'apercevant sur le pas de sa porte, il a eu un grand sourire; "Je raccroche, salut ". Il a balancé ses affaires pour me prendre dans ses bras et me couvrir de bisous. Il avait l'art de me faire croire que j'étais la lumière de sa journée, que c'était la meilleure surprise du monde et qu'il était heureux de me voir. Je dois dire que j'y croyais!

Il voulait manger à la maison, mais j'ai insisté pour sortir. Finalement, on est même pas sorti. On a pas réussi à quitter la maison. Thomas est passé 2mn, Pascal l'a renvoyé et on a passé toute la soirée à se coller comme des sangsues.

Je lui ai dit que je ne savais pas combien de temps mon neveu resterait chez moi et que pendant ce temps, on ne pourrait pas se voir beaucoup. Pascal a eu l'air déçu. Il allait drôlement me manquer.

Pascal avait l'impression que je cachais notre relation, que je le cachais! Il ne comprenait pas pourquoi j'avais ce besoin de passer pour une nonne vis-à-vis de ma famille, pourquoi j'arrêtais de sortir et laissais croire à ma famille que j'étais célibataire. J'avais fait la même chose quant mon meilleur pote et Maï étaient chez moi et pareil au début avec Pat. Pascal trouvait ça très bizarre. J'ai toujours été comme ça, je ne sais pas pourquoi moi-même.

Il était trop jeune pour moi et il était marié en plus, alors je ne le présenterais jamais à ma famille. Pas que j'ai honte de lui... mais parce que je ne voulais pas entendre de réflexions désagréables, ni qu'ils mettent leurs nez dans mes affaires, ni subir de pressions, ni qu'ils se remettent à me présenter les célibataires qu'ils connaissent pour mettre ma vie sur les rails que eux pensent que je devrais suivre... Je ne pouvais pas lui expliquer tout ça.

Et je l'aimais à la folie! Quant ce sera fini, ce sera fini et "lui" sera mon secret. Mon amour secret. Je n'aurai rien à expliquer à personne, ni à entendre des réflexions du genre; "On te l'avait bien dit, ça ne pouvait pas marcher". Qu'ils aillent se faire voir. S'il m'arrive de le croiser, la personne près de moi ne saura pas pourquoi tout à coup, je pleure ou que j'ai le cœur gros et le moral dans les tongues.

Le 1er amour de ma vie, je veux le garder pour moi toute seule. Entourée de ses bras solides, chaleureux et réconfortant, mes capteurs enregistraient toutes les sensations que je garderais précieusement au fond de ma mémoire.

Ce week-end, ils allaient au chalet, et Pascal voulait savoir ce que j'allais faire. Je ne pourrais pas le rejoindre. Mon cœur tombait en lambeaux. J'aurai tellement voulu. Et Mathieu, le paps à Maxou voulait passer dimanche pour le sortir... Encore une petite chose que je lui cachais. Aussi samedi soir, j'avais promis de manger avec Christian, un de mes ex qui habite le même bled que moi. Et je devais aussi finir les peintures que j'avais promis à David. Au milieu de tout ça, je devais trouver le temps de voir Aurore. En y pensant, j'étais déjà naze et déprimée. Afff, heureusement que j'avais un week-end chargé, ça m'évitera peut-être de trop penser à Pascal.

J'avais espéré que Pascal resterait ici en espérant me voir, mais non, il allait au chalet pour le week-end.

J'ai demandé à Pascal si Caroline serait au chalet et il pensait que oui. Du coup, ça me permettait de venir sur le sujet qui me préoccupait, mais avant, je lui ai demandé comment s'était passé sa semaine et ses retrouvailles au travail avec elle. Il a dit que c'était un peu embarrassant à cause de la manière qu'elle le regardait ou lui parlait. ll ne voulait pas que ça se sache au travail.

L'idée qu'elle serait là-bas avec lui, et moi non, me rendait malade. J'ai voulu savoir ce qu'il allait faire. C'était difficile d'en parler. J'aurai voulu qu'il puisse lire mes pensées et savoir que j'espérais qu'il ne me fasse pas honte, qu'il ne la touche plus, parce que je n'étais pas là. Je ne voulais pas qu'il passe toute une nuit ensemble, qu'ils se réveillent ensemble, c'était à moi ça.

Je ne savais pas comment en parler, alors je n'ai rien dit. Ce n'était non plus pas le meilleur moment de parler de Caroline, ça ne ferait que lui faire penser à elle. Je n'aurai peut-être pas dû déjà lui dire que je ne montais pas? Est-ce qu'il se réjouissait du coup? Ah non, j'espère que non, ça me ferait vraiment de la peine.

Donc, j'ai ravalé mes questions. Je trouverais un autre moyen pour savoir ce que je voulais savoir. Après avoir passé une soirée délicieuse dans tous les sens du terme, je suis rentrée dormir chez moi.

Demain mon neveu emménageait, alors, je voulais quand même profiter d'une de mes dernière soirée de solitude. Je ne savais pas quant je pourrais à nouveau me sentir à l'aise chez moi, ni avoir ces moments de solitude dont j'avais tant besoin. C'était vital pour moi.

Je savais aussi que je pourrais plus voir Pascal aussi souvent. J'allais devoir mettre un gros frein à mes sorties et à mes envies de le voir. J'allais redevenir "Banana", une tantine; une tantine n'a pas de vie privée, elle ne sort pas et en fréquente personne, sinon au moins, ce doit être quelqu'un qu'on peut présenter à sa famille...

Après avoir jeté Pascal dans les bras de ma rivale, me voilà obligée de battre en retraite. Disparaître. C'était vraiment le pire moment. Hum! J'avais les boules!

* * * * * *
------ Retraite forcée,... Je me meurs... - (006) - mer.06.jan.10 ------

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article