009/11 - L'amour est mort, mon coeur aussi

Publié le par JaneDo

Dimanche... 9 jan 2011

Désastre... Un feu rouge et j’ai été obligée de m’arrêter. J’ai essayé de suivre le taxi des yeux, mais il a tourné. Hahhh, le feu s’éternisait, je devenais folle. Merde, rien à foutre, j'aurai dû passer au rouge. A cette heure ci, il n’y avait pas grand monde sur les routes. Quand le feu est passé au vert, j’ai démarré aussitôt, et j’ai vu les flics planqués dans un coin. Si j’avais eu la bêtise de passer au rouge, ils m’auraient arrêtés, et j’aurai perdu encore plus de temps.

J’ai commencé à tourner dans le sens où j’avais vu le taxi disparaître, dans l’espoir de voir la voiture arrêtée pour décharger ses passagers. Rien.

J’ai continué et tout à coup, j’ai vu un taxi venir en sens inverse. J’ai hésité à l’arrêter pour me renseigner et voir si c’était le même taxi, il aurait pu me donner l’adresse où il les avait déposé? Pourquoi je n’avais pas pensé noter le numéro de la voiture? J’suis trop nulle. J’ai hésité 1 seconde de trop et le taxi est passé. J’ai tourné presque qu’1h dans tous les coins que je pouvais imaginer. Rien.

Cette fois, les larmes sont sortis et sans honte, j’ai pleuré comme une madeleine.

Cette fois, il fallait que je me rende à l’évidence, je n’étais pas encore prête à me lancer dans une relation avec Thomas ou qui que ce soit d’autre, j’étais encore accro à Pascal... Et je l’avais perdu.

Mon coeur saignait de douleur. Je ne voulais pas l’avoir perdu, je voulais reculer le temps, changer les choses, je voulais un retour en arriète. Peut-être que si je fermais les yeux très fort et que je me concentrais, que je me répètais une centaine de fois que ce n’était pas arrivé? Peut-être que... Je l’ai fait...

Quant j’ai ouvert les yeux, rien n’avait changé.

Ca me rendait trop triste. J’aurai voulu avoir une tonne de drogue à m’enfiler illico presto, vider toutes les bouteilles de vodka que j’avais à la maison; un coma hytylique pourrait peut-être me faire oublier comme j’avais le coeur lourd, me faire perdre la mémoire... me donner quelques instants de répis? Mais je savais pertinemment que ça ne résoudrait rien, n'effacerait rien!

J’avais les clés de chez lui, je pouvais peut-être aller l’attendre? Oui, mais combien de temps? Et si Jess rentrait plus tôt que prévu pour me trouver chez elle? Non, non et non, je ne pouvais pas me laisser couler comme ça, je ne voulais plus souffrir, j’en avais assez des larmes, assez d’avoir le coeur à moitié dead. Ca faisait trop mal. Je voulais une lobotomie, tout de suite. Ma tête ne me laissait pas en paix, avec mon imagination fertile, c’était horrible.

Je l’imaginais en train d’embrasser cette fille, ses mains carressant son corps chaud, je pouvais imaginer chacun de ses gestes, ses cheveux carressant son visage au passage en se penchant sur elle, quant ce n’était pas ses lèvres qui carressaient son corps, l’imaginer engagé dans un corps à corps éperdu, je pouvais deviner ses soupirs de plaisir...

Je serrais les poings jusqu’au sang, et même ça, ça ne me soulageait pas. Il pouvait aussi tomber amoureux d’elle?

Hahh, ça me faisait mal jusqu’à l’os, je devenais folle! Je n’en pouvais plus et je pleurais sans même prendre la peine de le faire en silence. Je ne voulais pas y penser, mais c’était impossible, les images défilaient devant mes yeux et dans ma tête.

J’ai pensé courir me noyer dans les bras de Thomas, juste pour sentir la présence chaude d’un autre être humain, juste sentir les bras de quelqu’un me serrer, juste pour ne pas être seule avec mes cauchemars. Mais, l’idée de faire l’amour me rebutait, je ne penserais qu’à ce que Pascal était en train de faire, ça me foutait la nausée, et je savais que Thomas ne me laissera pas tranquille.

Désespérée, je suis rentrée chez moi. J’avais envie de mourir pour arrêter la douleur...

Arfff, Thomas m’attendait dans les escaliers. Quelle poisse! J’avais une tête à chier. Les yeux rouges et enflés, haguard, impossible de ne pas deviner que j’avais pleuré la moitié des larmes de mon corps. J’aurai tellement aimé que ce soit Pascal pourtant... J’en aurai été heureuse, je lui aurai promis tout ce qu’il voulait... Mais aucune chance, il devait être bien trop occupé avec sa nouvelle conquête, qu’il n’avait pas dû avoir 1 seule pensée pour moi.

Thomas a été bien inspiré de ne rien dire, il m’a seulement prise dans ses bras. Je me suis retenue de pleurer pour rester un moment serrée contre lui. C’était rassurant, ça me consolait. Quant j’ai réussi à parler, j’ai demandé à aller chez lui, je n’avais pas envie d’être chez moi.

Désormais, je devais faire bonne figure, ne pas montrer à Pascal qu’il m’avait fait mal et me détruisait. Quoique je puisse ressentir, c’était perso et privé, je devais faire l’effort de ne pas montrer mon désespoir et montrer au contraire, que j’allais de l’avant. Je n’avais qu’à le décider pour que ça devienne ma nouvelle réalité.

Je savais bien que je n’arriverais pas à faire aussi facilement l’impasse sur Pascal, mais personne n’avait besoin de le savoir.

Ciel, ce que je souffrais, c’était une douleur de tous les instants, pas une seconde de répis, c’était comme le sang qui coule dans mes veines, non-stop, jusqu’à avoir de la peine à respirer... Et pourtant, il allait falloir sourire, rire, parler, faire les petits gestes de tous les jours, se lever, se coucher, et... mourir chaque jour un peu plus.

D’avoir tant pleurer avait libéré la pression, j’étais épuisée, alors je me suis endormie presque immédiatement.

Au réveil, Thomas était déjà debout et m’avait préparé du café. On a déjeuner en bavardant tranquillement. Quant Thomas a senti qu’il pouvait se permettre d’être indiscret, il m’a demandé où j’étais passé hier soir? J’ai menti. Je lui ai dit qu’une de mes copines était malade, que je lui avais promis de passer la soirée avec elle, on avait rendez-vous et je l’avais complètement oubliée. En partant de la boîte, j’ai foncé chez elle, des excuses pleins les poches, mais on s’était disputé. Elle était vraiment très fâchée, ce que je pouvais comprendre.

Je ne sais pas s’il m’a cru, mais on a laissé ça de côté. Je sais qu’il cherchait à savoir pourquoi j’avais pleuré. J’allais pas lui dire que j’avais suivi Pascal tout de même!

Vers midi, Jess a appelé pour dire qu’ils étaient en route et j’ai préféré qu’il me ramène chez moi. Thomas a essayé de me convaincre de rester, mais je ne voulais pas. Pas question de croiser Pascal, ses parents ou même Jess. Non merci.

Je ne sais pas si Pascal était ou non rentré, je n’ai pas regardé en direction de son appart. J’étais assez contente de moi.

Chez moi, tous les mauvais souvenirs sont revenus me hanter, je me sentais paumée. J’ai tourné un moment en rond, puis certainement le choc, je me sentais fatiguée alors je me suis couchée. Je n’ai pas mis long à m’endormir devant la télé. Je me suis réveillée vers les 20h30, j’avais toujours le coeur lourd, mais je me sentais mieux, probablement parce que je savais que Pascal était en route pour l’Allemagne. Je n’avais pas à supporter de le voir boutiquer avec une autre ou avec sa femme.

Après avoir discuté avec Thomas pendant une petite 1/2h, je me suis enroulé dans mon fauteuil et je me suis larvée devant la télé pour m’effondrer 2h plus tard. J’étais épuisée, raide, ce week-end m’avait achevée.

------ La Mort de l’amour  -- dim.09.jan.11 - (009/11) ------

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D
Les séparations sont toujours aussi triste... :(
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