01/15 - Sweet New Year (2)

Publié le par JaneDo


Jeudi, 1 Janvier 2015 - 01/15 - Petits instants de bonheur (2)

Du coin de l’oeil, j’ai vu Pascal enfiler sa veste et sortir, Elodie en a fait de même. Mon coeur a loupé une coche. Ben voilà. C’est pour ça qu’il ne m’a rien demandé, il rentrait avec Elodie. Déprimée du coup, j’ai pensé qu’elle venait dormir au chalet.

Alors, j’ai été surprise de recevoir un message de sa part qui me demandait si je voulais le retrouver à l’attique dans une heure!

En fait, on les a croisé dehors. J’allais dire qu’Elodie s’était collée à lui, comme pour se protéger du froid, mais en fait, ils étaient serré-collé l’un à l’autre. J’ai aussitôt détourné les yeux pour ne pas voir s’ils s’embrassaient. En fait, quant il est sorti, j’ai pensé qu’il rentrait, alors je ne m’amusais plus. Le moral dans les baskets, j’avais voulu rentrer.

Notre départ, et l’absence de Pascal et Thomas a dû pousser la plupart du groupe à regagner le chalet. C’était déjà quant même 3h du matin. Et j’avais dans l’idée que personne ne se coucherait de si tôt. En effet, un groupe se baignait dans la piscine.

Thomas un peu inquiet parce que certains étaient vraiment “bourré”, leur a demandé de sortir de l’eau. Pourtant Thomas n’était pas très frais non plus. Mais toujours conscient de ses responsabilités d’hôte. Les autres faisaient les zouaves au salon et l’autre partie dans la salle de jeux.

Pascal n’était pas là. Je ne l’avais pas vu en haut, ni à la piscine, et il n’était pas dans la salle de jeux. J’ai eu un petit arrêt cardiaque à l’idée qu’il pourrait déjà être en haut. Dans sa chambre, et pas tout seul. Mais non. Mon coeur a repris un rythme normal; on l’avait laissé devant la boîte, s’il était passé pour rentrer au chalet, on l’aurait vu.

Oups, mon rythme a repris la course; et s’il était rentré là où était Elodie? J’ai eu la folle idée d’appeler Caro pour savoir, mais… je ne pouvais pas… sans que Steven s’en aperçoit. Puis, j’ai réalisé comme c’était salaud pour lui. Mon comportement était inacceptable. Mais comment faire? Laisser passer l’occasion de passer la nuit avec Pascal? Impossible!

Lamentable! J’étais lamentable et irrécupérable. Me voilà prête à envoyer aux pives une relation naissante, une chance au bonheur, à la paix, avec un garçon super génial et adorable… pour rester en stand-by pour Pascal? Ma tête savait ce que je devais faire, mais mon coeur?

Impossible de résister à l’envie d’aller retrouver Pascal, quitte à devoir mentir, décevoir, tout gâcher. Quitte à rester seule et dispo. C’était le prix que j’étais prête à payer!

On s’est planté dans un petit coin. Steven m’a prise sur ses genoux, on discutait d’après. Il voulait qu’on passe la nuit ensemble, et moi je cherchais toutes les excuses possibles pour justifier ne pas pouvoir. Une bande a commencé à jouer au jeu de la vérité - gage. On s’est mis à jouer avec eux.

Hum, j’ai fait que deux tours. Je ne voulais pas avoir à répondre à certaines questions. J’ai été préparer les verres et les drinks pour les perdants. Steven a été rapidement mis hors course. Je l’ai aidé à monter dans sa chambre, je l’ai bordé. Il a voulu me tirer dans son lit, mais il s’est heureusement endormi après quelques bisous. Et j’ai filé.

Pascal n’était toujours pas rentré et j’ai eu mal au coeur en pensant qu’il allait peut-être me planter un lapin. J’ai pris une douche pour me changer les idées et je me suis couchée. Et j’ai attendu. Plus les minutes passaient, plus l’inquiétude me bouffait l’estomac et le moral.

Il avait dit 1h… ça faisait déjà 2h que je l’attendais en vain...

OK, assez! Je ne pouvais pas continuer à l’attendre comme une idiote. Mais là encore, j’avais de la peine à me décider à partir, de peur qu’il arrive juste après mon départ. De le rater me ferait trop chier. J’ai fini par m’asseoir au bord du lit et me mettre à compter. A 100, je m’en vais. Hum, je comptais lentement.

Pascal n’a pas allumé en entrant dans la chambre. Contrairement à lui, mes yeux s’était habitué à l’obscurité. Il est resté plaqué contre la porte un petit moment. Hum, il se demandait si j’étais encore là, et si il avait la grande chance que je sois endormie pour se glisser discrètement au lit. J’ai allumé la lampe de chevet.

Hum, il se mordait la lèvre, la culpabilité peinte sur toute sa personne.

  • Oh! J’avais peur que tu sois partie… J'étais pratiquement sûr que tu étais loin!
  • J’étais sur le point de partir.
  • Je vois bien, mais… ne part pas. Je m’excuse, j’ai…

Il n’a pas terminé sa phrase, et pour cause, qu’aurait-il bien pu inventer pour s’expliquer. En même temps, j’espérais qu’il trouve quelque chose pour ne pas perdre la face. Que ce soit assez convaincant pour que je n’ai pas à partir. J’avais trop envie de rester avec lui.

Il est venu s’asseoir à côté de moi et a voulu me prendre la main. Pfff, puis quoi encore! Je lui ai arraché ma main. Mon geste l’a surpris. Il s’est penché en avant, et s’est mis à m’expliquer.

Malgré le fait qu’il lui avait demandé de ne pas venir, parce qu’il était avec sa famille et des amis, Elodie avait pris une chambre dans un hôtel. Soit-disant pour lui faire une surprise. Une chambre beaucoup trop cher pour elle. Elle voulait simplement passer le Nouvel An un peu avec lui. Pascal avait refusé d’abandonner tout le monde pour aller la rejoindre, mais elle s’est pointée quand même en boîte.

L’air de rien, ça l’avait touché. Après mon départ, ils sont restés encore un moment en boîte, il ne tenait pas trop à aller à son hôtel, parce qu’il savait qu’elle insisterait pour qu’il monte. Et il savait qu’elle ferait tout pour qu’il reste et qu’il allait devoir couper court à ses… avances. Puis, quant il avait dit qu’il rentrait, elle a voulu le suivre, ce qui ne l’arrangeait pas du tout. Il l’a donc raccompagnée et a tenu à payer son hôtel. Ça l’embêtait qu’elle ait fait tout se chemin, puis qu’elle se soit ruinée pour rien.

Pour finir il est quand même monté, mais il ne s’est rien passé. Enfin, ils n’ont rien fait de louche. J’ai éclaté de rire à cause du mot qu’il a utilisé; louche. Il lui a juste fait un bisou pour lui souhaiter la bonne année. Hum, Pascal est devenu tout rouge en disant ça. Je préfère pas laisser mon imagination s’aventurer à me faire des films. Je ne voulais rien savoir de plus.

Il disait n’être resté que 15 à 20 minutes, pas plus. Puis, il a insisté qu’il n’a pas couché avec elle, si c’est ce que j’imaginais. Sachant que je l’attendais, il n’aurait pas pu faire ça. Il insistait, donc je pense qu’il ne mentait pas. Comme Elodie était un peu trop insistante, alors il s’est dépêché de partir fui. En bas, il est tombé sur une partie de l’équipe, qui l’avait vu sortir de l’hôtel; “je t’épargne les commentaires graveleux…”.

Encore une fois, son air gêné et le ton qu’il a utilisé m’ont fait rire. Pour tout arranger, Elodie l’avait suivi, ce qui n’a pas arrangé les choses. Pascal s’est passé la main dans les cheveux et sur le visage. Avec tous ces emmerdes, il n’avait pas vu le temps filer.

  • …mais je savais que tu allais te fâcher, et je priais aussi pour que tu aies eu le coeur de m’attendre. J’ai dû me débrouiller pour que les autres s’en aille et arrête de m’emmerder, et ensuite, faire en sorte qu’Elodie retourne à son hôtel, qu’elle arrête de pleurer dans la rue, en me faisait passer pour un gros salaud. Parce que tous ceux qui passaient me regardait bizarrement. Quant enfin je suis arrivé ici et que j’ai voulu monter, argh, c’était reparti.

Les autres ont appris qu’ils l’ont chopé sortant d’un hôtel, qu’Elodie, la petite blonde, etc… Ils se sont bien sûr demandés s’il allait rejoindre une autre fille, et que c’était pour ça qu’il était pressé de monter. Bref, pour détourner leurs soupçons, il est resté un moment, avec un noeud à l’estomac parce qu’il pensait que j’avais dû foutre le camp et que j’allais lui en vouloir.

Oui, je lui en voulais. Mais, c’était avant. Maintenant qu’il était là, qu’il m’avait raconté en gros, je ne retrouvais pas la flamme. Je ne lui en voulais plus. Alors quant il a pris ma main, cette fois, je ne l’ai pas retirée. Et, franchement, j’avais trop envie de rester.

Comme je n’avais pas retiré ma main, Pascal s’est penché pour me voler un petit baiser. Là non plus, je n’ai pas résisté. Ces baisers sont magiques, sa présence aussi, j’étais au paradis. J’ai fondu. Je l’ai laissé m’emmener au 7ème ciel. Purée, je l’ai dans la peau ce mec!

Caroline n’avait pas arrêté de me harceler au téléphone. Je n’avais pas répondu. Moralement trop stressée.

J’étais étendue dans ses bras, alors qu’il me couvait de bisous, me couvrant de mots doux et rassurant, quant on a entendu frappé doucement à la porte. Arhhh, c’était Caro; “Je peux?”. Quoi?
Heu non, tu peux pas, fiche le camp, non mais!”, mais je n’ai rien dit de tout ça. Je me suis retrouvée à imaginer ce qu’elle devait ressentir et à me sentir triste pour elle.

C’est Pascal qui a dit à haute voix ce que je pensais au début; Franchement Caro, t’exagères! Tu vois bien qu’on a envi d’être un peu tranquille…. Et voilà, elle a fondu en larmes, elles ont commencés à couler sur son visage. Arh, ça me faisait de la peine, et je me mordais la langue pour ne pas lui dire de rester.

Man, il neigeait à fond! On n’avait pas fermé l’oeil du reste de la nuit. Avant que le jour se lève, après avoir échangé un dernier baiser, j’ai filé pour aller me plonger dans mon lit au dortoir. Caroline ne dormait pas, et honteuse, j’ai fait semblant de ne pas l’entendre renifler. Elle pleurait doucement dans le noir.

Hum, dès que ma tête à toucher mon oreiller, j’ai sombré dans les bras de Morphée! Pas très cool!

J’ai dormi tard, j’étais crevée. Quant j’ai enfin trouvé le chemin de la cuisine pour atterrir devant la machine à café, Pascal et la plupart des garçons étaient déjà parti. Ils voulaient profiter des pistes en l’absence des fêtards. J’ai avalé un grand café, distribué quelques sourires fanés, réalisé que j’étais encore super crevée, et je suis remontée me coucher. Caro, les yeux bouffis se préparait à descendre.

On a échangé quelques mots. J’ai senti sa peine et me suis excusée de m’être endormie aussi vite. Je ne m’y attendais pas. J’ai voulu lire un moment, mais mes paupières étaient lourdes. Là encore, dès que j’ai été à l’horizontale, j’ai sombré dans un sommeil doux et feutré. Même pas entendu les autres entrer et sortir de la chambre.

En début de soirée, je me suis réveillée requinquée, fraiche comme ne rose après une bonne douche, je suis descendue. Ce soir aussi, on allait faire la fête jusqu’au matin. C’était la Nouvelle Année après tout. J'ai croisé Jess qui a fait comme si j'étais transparente.

Steven avait aussi l’air plus en forme. Je me sentais un peu coupable pour hier soir, alors j’ai été toute gentille et câline. Pascal était accoudé au petit bar de la salle de jeux, nos regards se sont croisés. Un poil embarrassée de m’être laissée aller hier soir, de lui avoir dit combien je l’aimais et tout, mes oreilles ont pris feu. Pascal a eu un demi sourire en se détournant et j’ai souri aussi. Nos regards et sourires se sont retrouvés dans la grande glace derrière la table de billard.

Mince, de le voir, de me rappeler hier soir, mon coeur a recommencé sa danse endiablée… Je l’aime tellement! Je m'estimais drôlement chanceuse. Chanceuse qu'il me laisse encore une place dans sa vie. Merci mon Dieu.


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