02/15 - Tous raides
Vendredi, 2 Janvier 2015 - 02/15 - Tous raides
La soirée au chalet a été très animée. Yumi et des amis à elle ont débarqués un peu avant 23h. Un de ses copines l’avait déjà accompagnée une fois déjà, donc je la connaissais de vue. C’est drôle depuis le temps qu’on se croise, on ne peut pas dire qu’on se connaissait plus que ça.
J’ai été un peu surprise de constater que Jess et Yumi semblaient s’apprécier.
On a joué à un jeu de gage, avec beaucoup d’alcool à la clé. Heureusement, je n’ai pas eu des gages trop chiants. Un a dû aller pieds et torse nus, courir jusqu’au chalet voisin pour demander du PQ… Il l’a quand même fait.
Le seul truc atroce que j’ai eu à faire a été de chanter. J’avais les paroles sous les yeux, et j’étais déjà assez cuite pour ne pas être embarrassée par la timidité. Brrrrh, j’ai chanté faux, mais bien fort.
Tous très gais, on a été dansé et pris d’assaut le bar, qui est devenu notre territoire. Pascal s’est beaucoup lâché, mais est resté scotché au bar à discuter avec ses potes. Je voyais bien quelques petites nanas qui essayaient des tactiques d’approche, mais elles en avaient pas seulement après Pascal. Et Pascal ne semblait pas le remarquer. Il riait et discutait avec certaines, mais sans plus.
Je ne sais pas comment je me suis retrouvée à danser avec lui. Je croyais être en train de danser avec Steven et Maxime, mais tout à coup, j’étais en train de faire la folle avec Pascal sur la piste. J’étais trop partie pour penser, et je n’ai pas fait attention à ce que faisait Steven.
La soirée à vite passé et je ne me rappelle plus comment, ni quant j’ai été me coucher…
Vers midi, je me suis réveillée avec un mal de tête à faire trembler les tours de Londres. Et purée, j’étais crevée. Pendant les quelques premières secondes, j’ai rêvé, j’aurai bien voulu me retrouver toute seule chez moi. J’ai tourné la tête et j’ai vu Caro couchée à côté. Perdue, j’ai mis encore quelques secondes à réaliser qu’on était dans la chambre de Steven.
Mais… mais alors, que faisait Caroline ici? Et comment est-ce que j’avais atterri ici? Quant? Que s’était-il passé? Puis, je me suis dis que je ne voulais pas le savoir. Il y avait peut-être une bonne raison pourquoi mon cerveau avait effacé les dernières heures.
En bas, les lèves tôt étaient en train de terminer un petit-déjeuner tardif. Moi, je n’avais carrément pas faim. Pascal n’est pas descendu avant 15h. Waouh, ça ne lui ressemblait vraiment pas. D’habitude, mort de fatigue ou pas, il était toujours dans les premiers debout et fit. Pascal a dit qu’il se sentait glauque. Ça m’a fait rire. Ça allait devenir mon prochain mot préféré; “Glauque”, j’adore. Lui non plus ne se rappelle pas très bien ce qu’il avait fait en fin de soirée.
Steven aussi semblait s’être transformé en mort vivant. Raide, il s’est planté à côté de moi, on était avachi sur le bar, le nez à quelques centimètres de la machine à café. On fixait la machine, comme si notre survie en dépendait. Ah oui, je ne l’ai jamais mentionné je crois, mais Steven est presque aussi accroc que moi du café.
Steven me dit que Pascal me tournait autour, et que je pouvais y aller si je voulais. Apparemment, hier soir, quant il m’a demandé si j’avais toujours des sentiments pour lui, je lui aurai balancé que, j’étais toujours raide dingue de Pascal. Il m’a dit qu’il comprenait très bien.
Mais je n’ai pas bougé, je suis restée près de lui, et on a continué à fixer la machine à café et à avaler de petites gorgées de nos tasses sans parler.
Pascal me faisait signe de le rejoindre sur le canapé près de la cheminée, mais je me serais sentie très mal à l’aise de planter Steven pour aller me jeter dans les bras de Pascal. Et pourtant, j’en avais envie. J’ai été soulagée de n’avoir pas fait un pas en direction de Pascal, quant j’ai vu Jess s’installer sur ses genoux.
Après avoir avalé 3 cafés, j’ai pris la décision de retourner me coucher. J’étais trop naze. Caroline n’avait pas encore montré le bout de son nez, elle dormait encore. Dans la chambre de Steven. J’ai été me coucher dans le dortoir. Je pensais avoir la chance de l’avoir pour moi toute seule, mais je n’étais pas la seule à être fatiguée.