01/2013 - Jamais comme prévu!

Publié le par JaneDo


Mardi - 01 Janvier 2013 - (01/2013) - Rien ne se passe jamais comme prévu!

Après avoir trinqué avec les copains, je suis allée danser un peu. En revenant, j’ai passé mon bras sous celui de Pascal. Il l'a retirée pour me prendre la main et m’entraîner sur la piste de danse. Ça m’a inquiétée. Je l’ai senti embarrassé et je sais qu’il a enlevé ma main, comme s’il ne voulait pas de contact trop rapproché. Et je suis sûre qu’il m’a emmené danser pour ne pas le montrer.

Depuis notre discussion, ill avait laissé Caro dans son coin et passait plus de temps avec moi. Est-ce que ça voulait dire qu’il restait avec Caro après? Je comprenais plus rien.

C’est fou cette habitude qu’on a de s’inquiéter de tout, de n’avoir aucun contrôle sur notre imagination. Elle part dans tous les sens. Dès qu’il se passe quelque chose qu’on n’avait pas prévu, on commence à se faire de la bile, nos pires terreurs refont surfaces, et on en invente même des autres. Tout pour se torturer.

Pascal a dû voir les milliers de questions que je me posais sur mon visage ou dans mes yeux; “Thomas m’a remonté les bretelles”, il a souri; “Ce n’est pas parce que Jess n’était pas là que… Enfin tu vois! Et il n’a pas tord. J’avais un peu oublié”.

Je n’avais pas réalisé que Pascal m’avait entraîné hors de la piste. J’ai pas pu faire autrement que de le suivre en courant. Caché dans un coin, dans une autre salle, au milieu de gens qu’on ne connaissait pas, on a continué à danser langoureusement. Je ne comprenais rien. Qu’est-ce qu’on faisait là? Pourquoi m’avait-il fait quitter notre salon pour atterrir ici? Quant il m’a embrassée, j’ai compris. Là, il n’y avait personne qui nous connaissait!

Le compte à rebours à commencer; 10, 9 … 1 Et ses lèvres ont emprisonnés les miennes. J’avais encore les yeux remplis d’étoiles, j’ai juste vu ses lèvres bouger pour me souhaiter “Bonne Année”, je n’entendais rien. Un bonheur incroyable m’a secouée de la tête aux pieds.

Merde je l’adore! Je me rendais compte qu’il avait pris la fuite avec moi, pour être rien qu’avec moi à minuit. Oh, je l’adore trop fort. Je comprenais maintenant pourquoi il m’avait demandé de ne pas trop m’éloigner quant j’étais partie danser avec Caro. Ou est-ce que je devrais rester sur mes gardes? En pensant à elle, je me demande s’il réalisait à quel point elle avait dû être déçue, blessée même. Comme Caroline a dû se sentir seule et abandonnée au milieu de cette foule d’amoureux?

Pascal voulait qu’on s’éclipse, qu’on rentre. Aïe! Encore une fois, il allait se dire que j’étais vraiment chiante et pas spontanée du tout. Merde. Je ne pouvais pas m’empêcher de m’imaginer à la place de Caro, s’il s’était enfui avec elle, je serais à sa place, là-bas, toute seule, en train de le chercher partout. J’aurai tout de suite vu qu’elle avait disparu en même temps que lui, et j’aurai eu mal. Trop mal.

  • On peut pas faire ça! On peut pas faire ça à Caroline! Elle doit nous chercher partout, et ça va lui faire de la peine.
  • Je sors avec toi, pas avec Caroline! Pour une fois, tu ne pourrais pas arrêter de t'inquiéter tout le temps pour les autres?

Je pense que le souvenir du visage torturé de Caroline est venu le hanter. J’ai proposé qu’il retourne la chercher, et moi, je retournerai où on était au bar avant. On se retrouvera là-bas après. Il insistait pour qu’on s’en aille après, sans Caroline.

Pascal la trouvait superbe dans sa robe rouge, et avait aussi trouvé superbe son courage de mettre à plat, des choses qu’il avait préféré ignorer. Mais, il n’était pas tout à fait d’accord. On était ensemble, on sortait ensemble. Et malgré ce que j’ai dit, il était persuadé que ça ne me plaisait pas. Même si je ne disais rien maintenant, plus tard, quant je repenserai à tout ça, je lui en voudrais. Il voulait éviter ça.

Pascal voulait qu’on s’en aille, parce que, de retour là-bas, on allait être encore séparé.

Il avait totalement raison sur tous les points, mais je n’avais pas le coeur de laisser Caroline plantée là-bas en se sentant plus seule que jamais. Puis, peut-être qu’elle imaginera que c’était un de mes petits coups bas. Clair, c’est ce que j’aurai aussi imaginé à sa place.

J’ai trouvé Caro en train de pleurer à l’endroit où on avait discuté. Elle m’a repoussée quant j’ai essayé de passer mon bras autour de ses épaules. J’ai prétendu être à leur recherche. Elle a semblé se calmer un peu, et m’a avoué qu’elle avait pensé qu’on était ensemble. La dernière fois qu’elle nous avait vu, on dansait, puis on était parti dans le couloir. Elle nous avait cherché partout. Elle me faisait de la peine. Ciel, je pouvais imaginer comme elle avait dû souffrir de voir qu'on s'était éclipsé à minuit. Je ne pouvais pas lui dire que j’étais avec Pascal.

On est donc partie le chercher ensemble.

Pascal était au fond de la salle principale, vers notre table. Il trinquait,  faisait la bise aux filles et serrait la main des gars, tout en cherchant Caro dans la foule. Elle était assez repérable dans sa magnifique robe rouge. J’ai vu la petite surprise dans son expression quant il nous a vu traverser la foule, main dans la main.

Pascal a planté sa petite cours pour venir à notre rencontre. Arrivé à notre hauteur, il a demandé où on était passé, qu’il était plus de minuit, et il avait dû embrasser une douzaine de filles. Il a pris nos deux visages entre ses mains, nos lèvres se touchaient. Pascal nous a embrassé toutes les deux. C’était un rapide petit baiser. Rien qui puisse lui faire subir les foudres de Thomas.

Caroline avait les larmes qui coulaient sur son visage. Elle en avait encore gros sur le coeur.

Pour lui faire plaisir, Pascal a été danser avec elle. Pour ne pas qu’elle se doute qu’on était effectivement ensemble avant, il a aussi dansé avec moi après. Pascal m’avait fait trop plaisir avant, alors je pouvais bien céder ma place un moment et attendre tranquillement que Caroline se calme.

Une fille avait vu que Pascal nous avait embrassée sur la bouche, alors qu’elle n’avait eu droit qu’à une bise sur la joue. Alors, devant nous, elle lui a demandé si elle n’avait pas droit elle aussi à un bisou sur la bouche. Elle devait être saoul je pense. Pascal a rigolé et lui a dit qu’elle aurait à faire à nous s’il faisait ça. Elle ne comprenait pas pourquoi. Et on a filé au lieu de se perdre dans des explications. Du coin de l’oeil, j’avais vu Thomas secoué la tête, mécontent.

Pascal m’a kidnappée pour rentrer au chalet. J’étais un peu inquiète pour Caroline.

Pascal lui avait apparemment expliqué je-ne-sais-quoi. Il n’a pas voulu aller à notre chambre, alors on est monté dans l’attique. On a fait l’amour comme si rien d’autre n’avait d’importance, comme si le temps s’était arrêté pour nous. Puis, seule, je suis retournée à ma chambre. Je m’attendais un peu à voir Caroline, mais elle n’était pas là. Ok, je n’étais pas si bête, Pascal allait certainement la retrouver. De la voir en larmes l’avait certainement troublé. Je comprenais. Tant pis. C’était comme ça, c’est tout.

1h plus tard, Caroline s’est glissée dans notre chambre, ses chaussures à la main. Elle s’attendait à me voir endormie. J’ai fait semblant de me réveiller. A voir sa tête, je savais qu’elle avait dû voir Pascal. Sinon, elle aurait eu l’air triste, ou aurait été en larmes. Pascal est arrivé peu après. On s’est tous les 3 serrés dans un des grands lits. Et on s’est endormie. Pas de galipettes à 3 ce soir. Il devait être crevé. L’empêche, ça m’a fait sourire. J’étais soulagée qu’il se soit arrangé pour nous épargner l’une comme l’autre. J’ai posé ma tête au creux de son épaule, il m’a entouré de ses bras et je me suis endormie.

On a passé une journée tranquille le mardi. On était presque tous crevé après la longue soirée d’hier.

Dans le salon, Pascal restait à distance, discret. On se parlait, mais sans plus. De temps en temps, il passait son bras autour de mes épaules, mais c’était en toute amitié. Il en faisait autant avec Caro, ou d’autres filles. Rien de bien méchant. Apparemment, Thomas avait fait du bon boulot en lui faisant la morale.

On a fait pleins de jeux de sociétés. J’ai joué aux cartes. Ceux qui n’étaient pas trop fatigués sont allés faire du patin. Pascal en avait envie, mais pour me faire plaisir, il est resté au chalet. Thomas était crevé je pense, mais il est parti faire du patin. Ce qui nous a permis de faire de petites escapades dans nos chambres.

Caroline et moi lui avons fait la totale. C’était l’idée à Caroline… J’ai suivi le mouvement! C’était… chouette...

On est retourné sur les traces de nos 1ers amours, si on peut dire; dans la sauna, qu’on avait bouclé à double tour. La sauna, c'était aussi l'idée à Caro. Bouchant même les fenêtres pour qu’on ne puisse pas voir ou deviner ce qui se passait à l’intérieur. C’est Caroline qui s’est lancée la première. Pascal a compris qu’on était de mèche en voyant la petite lueur malicieuse dans mes yeux. J’aime les regarder, c’est plutôt excitant. Je n’étais pas trop chaude à l’idée ayant peur de ne pas me sentir à l’aise et de ressentir cette vilaine petite jalousie, mais les voir m’a donné envie aussi. Je n’ai pas ressenti de jalousie.

Voir ses mains parcourir son corps, ses lèvres caressantes parcourir ses seins, embrasser sa bouche pulpeuse, la regarder frémir de plaisir. Etendue sur le dos, Caroline se mordait la lèvre pour ne pas crier. Entendre son souffle, ses petits soupirs, regarder ses doigts s’accrocher à lui, ses griffes se planter dans son dos musclés. Pascal s’était redresser et Caroline s’est assise sur lui, sa poitrine volumineuse offerte. Pascal les a embrassés l’un après l’autre doucement, caressant ses seins du bout des doigts, suivi de sa langue qui la taquinait. Une de ses mains remontait le long de son dos. Elle frissonnait.

Caroline s’est penchée pour l’embrasser, et ses cheveux blonds ont cachés leurs visages un instant. Puis, elle a jeté la tête en arrière, accrochée à ses épaules. Il la maintenait fermement. Les mouvements de leurs corps en harmonie, la bouche de Pascal emprisonnant son mamelon, tout me donnait envie. Après leur orgasme explosive à l’unisson, je les ai laissé s’embrasser, s’accrocher, puis elle s’est écroulée sur lui, le couvrant de petits bisous un peu partout. Dès qu’elle s’est enlevée, j’ai repris le flambeau. Je sentais son odeur sur lui, mais il sentait aussi la chaude odeur de l’amour, de la luxure. J’avais faim de lui, soif de ressentir la même chose. Je frissonnais déjà dès que ses mains m’effleuraient, ayant encore l’image de leurs 2 corps dans les yeux.

Après avoir pris une douce ensemble, timidement, on est ressorti de la sauna pour filer à l’étage se changer. Pascal a été directement au salon. Totalement fille, Caroline et moi en avons encore parlé dans le secret de notre chambre. Pascal nous avait fait l’amour 2 fois à chacune. On était encore toute excitée, contente, encore palpitante. On rêvassait en parlant de la manière que les muscles de ses bras se tendent, ou comme les muscles de son dos roulent, ou de sa façon de se mordre la lèvre inférieur, ou la manière qu’il avait de nous observer pendant…  On aimait ça.

On s’étonnait encore de ne pas ressentir de gêne d’assister à l’autre en train de faire l’amour avec lui. Surprise aussi de ne pas ressentir de jalousie dans ces moments là. Mais, est-ce que c’était totalement vrai? Parce qu’il y avait eu des fois où j’avais été jalouse de les regarder… Je m’étais sentie envieuse… On se demandait ce qu’il pouvait bien penser ou ressentir...

On a fait a mangé en milieu d’après-midi. Avant, on avait pas trop faim. En fin de journée, la plupart des copains étaient rentrés. Pascal m’avait demandé de rester, il passait encore toute la semaine au chalet. Sans tergiverser cette fois, j’ai dit oui tout de suite. Caroline est rentrée avec Thomas. Elle aurait bien voulu rester.

Nouvelle année, nouvelle résolution; être plus spontanée… Et dire oui, plus souvent que non!


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A
Jane... Tu es dingue lol.<br /> Ton mec insiste pour rester avec toi. Tu vas chercher Caro ? Il va penser que tu es pas si sérieuse que ça a propos de lui après tout.<br /> Tu préfères l\'amitié de Caro à l\'amour de Pascal ? C\'est un choix, mais il ne faudra pas le regretter ensuite quand il y aura des conséquences. <br /> Courage. Sois moins sympa. Bisous.
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