365/2012 - Réveillon... avant minuit (3)

Publié le par JaneDo


Lundi - 31 Décembre 2012  - (365/2012) - 18h à minuit…  (3)

Caroline et moi, nous nous sommes préparée de notre côté. J’avais opté pour une simple longue robe noire, légèrement décolletée devant et derrière. Très sexy de par sa simplicité. Elle soulignait bien le dessin de mes seins. J’avais aussi prévu de porter des jarretelles, question d’exciter les fantasmes de mon petit chou. J’avais terminé le tout avec un long collier avec un hibou au bout, que j’avais acheté en Angleterre.

J’étais trop contente que Jess soit partie, qu'elle ait eu l’idée lumineuse de ne pas fêter le Nouvel An avec nous. Pascal n’avait qu’à bien se tenir, ce soir, je ne lâcherais pas, j’avais dans l’idée de lui faire la totale.

Caroline avait mis une robe rouge, qui lui arrivait juste sous les genoux,  avec de petits brillants argenté sur le bord de son décolleté en V. Pour la robe courte, c’était une bonne idée… Plus facile à retroussée! Elle avait également pris des escarpins assortis, Miss Zaza. Sur ses chaussures, elle a collé des sortes de petits pins argentés pour les assortir à sa robe. Caroline avait aussi mis des dessous affriolants. Je me demande bien pour qui? On s’est ensuite maquillée collée toutes les 2 devant le miroir de la salle de bains.
Caro semblait si contente.

Je n’avais pas l’intention de lui laisser Pascal ce soir. En y pensant, je me trouvait un peu méchante et égoïste.

Ça faisait plus d’1h qu’on se préparait, je suis sûre que la moitié des copains étaient déjà au restaurant. Je savais que Pascal m’attendrait, mais il fallait qu’on se stress. Caro était impatiente, elle sautillait à travers la chambre, admirait son effet dans le miroir derrière moi pendant que je finissais de me coiffer. Après s’être complimentée l’une l’autre sur notre allure, on a pris nos sacs à mains, on est descendu.

Pascal et Paul nous attendaient au salon. Waouh! Pascal était à croquer tout cru!!! Il était habillé de manière assez formel dans un costume noir qui lui allait trop bien. Une chemise couleur pêche qu’il avait laissé hors du pantalon et sans noeud papillon ou de cravate. Il nous a lancé un petit sourire qui a fait frissonner mon petit coeur. Je crois bien que ses yeux brillaient d’admiration. C’est vrai qu’on était pas mal toutes les 2 ce soir. Pascal a enfilé une longue veste noire doublée en cuir et ses gants et on est parti. Waouh, il est trop sexy!

Caroline toute souriante s’est précipitée pour prendre le bras à Pascal. Flûte, elle avait été plus rapide que moi. Faisant bonne figure, j’ai donc dû prendre celui de Paul. Ça m’a remis les idées en place, je devais faire attention de ne pas me faire battre sur le fils le reste de la soirée. On a pris la voiture, heureusement, parce que les talons dans la neige, c’est pas top. Paul n'était pas mal non plus dans son costume fumé, bleu nuit. Lui aussi n’avait pas coincé sa chemise bleu dans son pantalon, mais laissé par dessus sa ceinture. Sa chemise avait des broderies le long de la languette des boutons.

Waouh, quant Thomas organise quelque chose, il le fait toujours en grand. Thomas avait réservé une suite dans un grand hôtel, avec service compris! La vue était magnifique, sans parler du décor velouté dans les tons blancs avec de petites touches lavande, violet et or. Magnifique. Une véritable atmosphère de comte de fée. Il y avait des pans de tissu qui flottaient ça et là qui mettait une petite note de poésie dans le décor. La décoration sulfureuse de la salle avait la touche de Thomas partout.

Un bar était installé dans un des coins de la cheminée. De l’autre côté, il y avait un orchestre qui jouait une musique douce d’ambiance. Dès qu’on est entré, on a choisi nos places à la table principale. Je me suis placée à la droite de Pascal. J’allais le collé comme une limace. Le menu a aussi été soigneusement choisi par Thomas. Je sentais que ça allait être une soirée super. Les filles étaient toutes habillées avec classe, et les garçons aussi. Je regrettais un peu mes jeans et un simple t-shirt, mais j’étais contente d’avoir prévu cette robe pour être dans le ton de la soirée.

Au bar, on a trinqué avec des copains à lui, et j’ai enfilé ma main dans celui de Pascal. Il m’a lancé un petit regard surpris. Ses yeux verts souriaient. Il a serré mes doigts qui me disait qu'il appréciait mon geste. Quelques instants plus tard, il m’a fait un petit bisou sur la tempe. J’adore.

Après un verre ou deux, Pascal m’a chuchoté à l’oreille qu’il avait envie de caresser mes seins. Hihihi, j’avais bien choisi ma robe. Elle était moulante juste ce qu'il fallait, où il fallait, et était ouverte sur le côté. Juste ce qu’il fallait pour qu’on devine ou voit de temps à autre ma jarretelle. Pascal s’en était aperçu et j’ai vu ses yeux s’attarder sur mes courbes, l’ouverture de ma robe, mes jambes, mes seins. Il se mordillait la lèvre inférieure. C’était dans la poche!

Sa main s’est promenée sur la courbe de mon dos avant de s’enrouler autour de ma taille, simplement pour me demander ce que je voulais boire. Mon coeur cognait dans tous les sens en m’apercevant qu’il ne me quittait pas des yeux. J’aimais la lueur dans ses yeux, il me caressait du regard. Il m’a chuchoté qu’il aurait de la peine à rester sage toute la soirée. Pascal était si beau avec ses yeux verts pétillants de malice, son sourire adorable sous son bronzage et sa petite boucle d’oreille noire.

Un sourire heureux scotché sur la figure, j’étais si contente de lui faire encore de l’effet. Contente de la douceur et de l’attention dont il m’entourait.

J’avais un instant oublié Caro, et le monde entier, toute heureuse d’être le point de mire de celui que j’aime. Mais Caro avait pleins d’atouts dans ses manches. Elle a réussi assez facilement à attirer l’attention de Pascal. Elle avait de la répartie et n’était jamais à court d’idée quant il s’agit de briller en société. Elle a assez facilement réussi à le distraire. Elle a lancé une discussion sur la randonnée en raquette qu’ils avaient fait quelques jours plus tôt.

Pascal lui a souri. Je me demande s’il se doutait de notre petite bataille pour ses faveurs? Peut-être!

Le dîner était une petite merveille. Je ne pourrai pas dire tout ce qui était dans mon assiette, mais c’était délicieux. 2 entrées avec une trilogie de foie gras, des langoustines, puis des pommes aux calvados (je crois), du veau avec, au choix une sauce à la crème de Porto ou aux morilles. J’ai choisi les morilles. Thomas avait sélectionné des vins pour accompagner le dîner. Je ne bois pas de vin, ça m’endort. Pour le dessert, c’était un concert des éclairs colorés, et des macarons de toutes les couleurs avec de la glace.

Impasse sur le dessert, pour éviter de me sentir boudinée dans ma robe. J’ai fait plusieurs sauts dans les toilettes pour mettre mon journal à jour, et une dernière entre les desserts et les cafés. Quant je suis revenue, les gens commençaient à se lever de table. On n’était plus obligé de rester planter devant nos assiettes. Tant mieux, j’avais besoin de bouger pour digérer.

Pascal était au bar avec 2 copains, et une nuée de petites pouffiasses qui essayait de le faire boire. Caroline était à ses côtés et cherchait à l’éloigner de ces filles. Elle a réussi. J’avais vu la direction qu’ils avaient pris, alors j’ai traversé la salle pour aller les rejoindre. Je devais parler à Pascal. De préférence, seul à seul.

J’avais lu un message d’Akemi-Sama, et elle me conseillait de dire à Pascal ce que j’avais ressenti quant il m’avait remplacée au pied levé par Caroline, pour passer les fêtes de Noël avec sa famille. Il n'était pas trop tard, j’avais encore le temps. Ce serait bien de mettre les choses au clair avant d’entamer la nouvelle année.

Ils étaient dans une des salles prévus pour les fumeurs. Il y avait évidemment du monde.

J’ai vu passer une petite lueur de déception sur le visage de Caro quant elle m’a vue arriver. Elle pensait garder Pascal pour elle toute seule apparemment. Ce n’était pas possible de parler ici, il y avait vraiment trop de monde. D’ailleurs, Paul et Julien sont arrivés eux aussi et se sont assis au petit bar où Pascal et Caro s'étaient installés.

J’ai passé mon bras autour des épaules à Pascal et je suis restée debout.
Même si je n’aurai pas dû, je savais qu’il ne dirait rien. Pascal m’avait offert son tabouret, mais je préférais rester à sa hauteur. Il a souri et a continué de discuter avec Caro et ses potes.

A l’oreille, j’ai demandé à lui parler. Etonné, il m’a regardé m’invitant à parler, montrant que j’avais toute son attention. Comme s’il s’attendait à ce que je lui parle devant tout le monde. Il rigole! Comme je ne disais rien et que j’avais l’air d’attendre, il s’est levé pour me prendre par la main, et on a cherché  petit coin.

Caroline nous avait suivi. Je ne l’ai remarquée que quant on a enfin trouvé une petite alcôve presque à l’autre bout de la terrasse. Elle voulait aussi lui parler. Nous parler.

Rouge, gênée, Caroline a demandé à Pascal ce qu’il allait faire ce soir, on voulait toutes les 2 êtres avec lui, espérait autant l'un que l'autre être celle qui recevrait le 1er bisou de Nouvel An. Ciel, elle était vachement courageuse. Un petit coup de chaleur m’a parcouru de la tête au pied; ce qu’elle disait était entièrement vrai. Même si quelque part, un peu égoïstement, je pensais mériter la primeur. Et Caroline a enchaîné en lui disant qu’on en avait un peu discuté toutes les deux, et qu’il avait dû remarqué notre petit duel pour se l’accaparer.

Caro trouvait un peu lourd de se battre comme ça entre nous. Elle avait raison, moi aussi. Alors, elle voulait savoir s’il avait décidé avec qui il allait dormir. Est-ce qu’on pouvait dormir tous les 3? Si oui, alors elle pouvait bien jouer les second rôle en attendant. Elle ne voulait pas dormir seule, la fermer et se montrer compréhensive. Elle a continué en lui disant que soit on tire au sort, et elle se plierait au hasard, ou il devait choisir. S’il dort avec moi, alors elle trouverait normal qu’il s’occupe d’elle pendant la soirée. Ou on dort tous les trois!

Glups! Faut le reconnaître, Caroline avec des couilles!

Pascal a été secoué, je pense. Il a eu l’air dubitatif, peut-être un tantinet admiratif devant le courage de sa belle. Mais, il n’a pas osé me regarder. On attendait, tendue, le coeur dans la gorge qu’il parle. Je regrettais de n’avoir pas eu le temps de lui parler. Je suis sûre qu’il m’aurait choisie sans hésitation. Chapeau, le rouge lui allait à merveille, Caroline était spectaculaire debout là, à affronter Pascal comme ça. J’avais du boulot pour lui arriver à la cheville!!!

Après une super longue minute, il a regardé Caro, puis moi. Et calmement, il a dit préféré qu’on regarde ça entre nous. Mais, Caro lui a dit que ce n’était pas cool, ce serait une discussion stérile, on voulait toutes les 2 passer la 1ère nuit de l’année à ses côtés. Bien dit. Waouh, je devrais me méfier, elle parle bien. En plus, elle était loin d’être bête, ou la petite chose qu’on laisse de côté et qu’on utilise comme bouche-trou. C’était à lui de nous dire ce qu’il voulait faire.

Pascal m’a demandé ce que je pensais. Glups. Je ne voulais pas me prononcer, mais Caro avait raison, on aimerait bien savoir ce qu’il voulait. Moi aussi, j’étais capable de jouer les second rôle. Pascal n’avait pas l’air de vouloir être celui qui décide. Je lui ai rappelé que si je l’avais tiré ici, c’était parce que je voulais lui parler. Il a donc
demandé à Caro de nous laisser 10mn. Elle a dû penser que j’allais essayer de tirer la couverture à moi, alors, elle est restée au bout du couloir. Elle nous jetait des petits regards inquiets.

Avant qu'elle parte, Pascal lui a rappelé que si elle était là, c’était grâce à moi. C'était grâce à ma générosité qu’ils se voyaient. Sans ça, il n’aurait pas eu à choisir. Ça m’a réchauffé le coeur de voir qu’il se rappelait de ça. Puis, il a demandé à réfléchir.

Impétueuse, Caroline lui a rappelé qu’il ne lui restait pas beaucoup de temps avant minuit!!!

Une fois seul, j’ai rassemblé mon courage pour lui rappeler que les choses ne s’étaient pas très bien passé à mon arrivée. On était fâché. Je ne comprenais pas pourquoi il était fâché lui, et si c’était à cause de mon manque de communication, il n’en avait pas le droit.

Hum, j’essayais de me montrer aussi forte de Caro!

Je lui ai rappelé qu’il avait emmené Caro au chalet pour passer les fêtes avec sa famille après me l’avoir proposé. Sa manière de me remplacer au pied levé m’avait fait mal. C’était comme si je ne comptais pas plus que ça. J’étais un objet remplaçable. Ça m’avait déçue, brisée le coeur. Ensuite, pour le culpabilisé à mort, je lui ai dit que j’avais passé Noël à pleurer, que je n'avais même pas eu la force de fêter en famille. J’étais désespérée. Il m'avait blessée très profondément.

En parlant, les larmes me sont montés au yeux. Alors, Pascal émue, ma prise dans ses bras. Il m’a dit que sur le moment, il avait été énervé, ça l’avait déçue qu’une fois de plus, je cherche des tonnes d’excuses pour ne pas venir au chalet. Que j'étais compliquée, que c'était extra dur de pouvoir passer quelques jours avec moi. Ça lui avait fait penser aux vacances en Italie et en Sardaigne, où il avait dû passer des heures pour me tirer un minuscule oui.

Il s’est excusé, m’a demandé de lui pardonner. Il n’avait pas réfléchi à ce qu’il me demandait, il voulait simplement passé ses jours de congés avec moi. Il a reconnu que c’était une connerie, ses parents n’avaient pas du tout apprécié.

Pascal me serrait fort, me faisant de petits bisous sur la tempe, le front, dans les cheveux. Il m’a ensuite demandé ce que je voulais qu’il fasse pour Caro (ce soir). Etonnée, je lui ai demandé s’il aurait accepté aussi facilement de passer la nuit avec elle si on avait tiré au sort. Je crois qu’en posant la question, j’ai réalisé que le plus simple, c’était qu’on reste ensemble, tous les 3. Pour me faire plaisir, il a dit qu’il allait lui parler, lui dire qu’il ne pouvait pas dormir avec elle en me laissant dans mon coin, toute seule.

Ce qui voulait dire que j’allais devoir passer le reste de la soirée toute seule pour qu’il s’occupe de Caro? Ben Non!

J’étais encore dans ses bras quant Caro est revenue pour entendre la décision de Pascal… c’était bientôt minuit, et la soirée était loin d’être terminée.

Pascal lui a dit que pour bien faire, être logique, ils avaient passé Noël ensemble, donc il devrait plutôt passer cette soirée et le reste avec moi. Les larmes ont giclés dans les yeux de Caro. Ça a dû le toucher. Et moi aussi. Pascal s'était tu, ne sachant pas comment faire pour qu'elle ne se mette pas à pleurer. Alors, j'ai parlé à sa place. Pascal pouvait bien se débrouiller pour nous faire un bisou à toutes les 2 en même temps à minuit, et on pouvait bien partager la même chambre.

Caro a voulu comprendre ce que ça impliquait. Je savais ce qu’elle voulait savoir, lui aussi je pense. Alors, elle m’a questionné du regard. J’ai simplement souri; “On a l’habitude de dormir ensemble non? C’est lui qui a intérêt à être en forme et ne pas nous décevoir!”. Caroline s’est détendue.

Nous prenant chacune par la taille, on est retourné se joindre aux autres… et trinquer avec les copains.


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