035/11 - Nina, Pascal, w-e en amoureux! (2)

Publié le par JaneDo

Nina et Pascal, week-end en amoureux! (2)
Vendredi 4 février 2011 - (035/11)

Je voulais, je devais lui parler, j’avais l’impression que je ne devais pas attendre, sinon ce serait trop tard. On ne part pas en week-end avec une fille si on ne ressent rien pour elle? C’était les débuts de la construction d’une relation, ça donne l’occasion de beaucoup parler, de se connaître mieux, se rapprocher, renforcer le couple. L’idée était insupportable.

Il fallait que j’intervienne, que je fasse quelque chose, sinon j’allais perdre l’homme que j’aime plus que la vie.

Je suis arrivée la 1ère. Je suis donc montée poser mes affaires dans la chambre que j’avais l’habitude d’utiliser depuis que je ne partageais plus celle de Pascal dans l’attique. Ça donnait une horrible impression de vide, le chalet est grand, alors on se sent vite terriblement seul. J’aurai pu allumer partout pour essayer de balayer cette impression, mais je n’en avais pas envie. Je me suis assise un moment dans les escaliers; l’ombre des visages de ceux qui fréquentaient le chalet, les rires, les voix ont chassés un moment ma grosse déprime.

J’ai ensuite vérifié le frigo, trop tard pour faire des courses, au moins, il y avait du café. Bien sûr, il y avait des trucs dans le congélateur, des tonnes de boîtes, mais je ne touche pas aux boîtes, fait le tour des pièces une à une, vérifié les clés, puis j’ai été mettre ma voiture dans le garage.

J’avais encore le temps de marcher un peu pour me calmer les nerfs. Je suis descendue jusqu’au village, mais je suis presque aussitôt remontée; il y avait trop de monde, trop de gens qui riaient et j’étais triste. Toute cette explosion d’activité me faisait me sentir encore plus seule. En fait, ce n’est pas tellement la solitude qui me gênait, c’était plutôt le gros trou que j’avais à la place du cœur, les frissons de terreur de me faire encore jeter ou carrément rabrouer.

J’appréhendais ma rencontre avec Pascal.

En revenant vers la maison, je me suis arrêtée pour regarder au loin les lumières, puis j’ai réalisé que Pascal et cette fille était arrivé au chalet. J’ai couru vers la maison, je ne sais même pas pourquoi. Choc. Ils ne s’étaient même pas donné la peine de monter leurs affaires, c’était jeter dans l’entrée. A peine la porte franchi, ils s’étaient jeté l’un sur l’autre. Je restais bloquée, tremblante devant les fenêtres à les regarder. Je tremblais un peu souvent ces derniers temps, je ne savais même pas que je pouvais trembler autant. Puis Pascal l’a soulevée dans ses bras, comme on soulève une mariée, pour la déposer devant la cheminée, puis il a ensuite allumé quelques abajours. Après avoir jeté sa veste sur le bras du canapé, elle s’était installée pour le regarder mettre en route la cheminée. Ils papotaient en riant et s'embrassaient tout le temps. Pascal avait été cherché une couverture qu’il a déposé sur ses genoux.

Grrr, dire que je pensais qu’il ne faisait ça qu’avec moi. S’il avait l’intention de lui grimper dessus là, devant la cheminée, ce ne sera pas sans me passer sur le corps d’abord!

Pendant que Pascal s'occupait de la cheminée, elle est venu lui passer les bras autour, un sourire comblée sur le visage. Ça me donnait envie de la frapper, pour effacer ce sourire béat de sa face. Alors que le feu lançait timidement ses premiers crépitements, ils se sont mis à s’embrasser et se sont écrasés dans le canapé.

J’avais la tête en feu, chaud, les jambes légèrement en coton, je me suis avancée vers la porte. Je voulais qu’ils sachent qu’il y avait quelqu’un avant d’ouvrir la porte, je ne voulais pas qu’ils soient en train de s’embrasser, alors j’ai toussé, fait du bruit avant d’entre-ouvrir sans regarder à l'intérieur. J’ai fait semblant d’être occupée à enlever mes bottes. Normalement, on les enlève à l’intérieur dans l’entrée.

  • Jane?

Pascal était surpris de me voir, on aurait dit qu’il avait la berlu. Du fond de ma réserve de courage, je lui ai lancé un grand sourire et je lui ai dit être surprise de voir sa voiture. Puis faisant semblant d’être surprise de voir qu’il y avait quelqu’un d’autre, mon regard s’est tourné vers la fille, puis vers lui. Pascal a jeté un oeil par dessus son épaule, mais il n’a pas jugé utile de nous présenter. Les mots disant qu’il ne m’aimait plus m’ont traversés l’esprit, je n’étais pas censé avoir entendu ça.

Il m’a demandé ce que je faisais là, j’ai trouvé ça mal poli. C’était plutôt, qu’est-ce que “Elle” faisait là? Mes lèvres sont restés scellés, je ne voulais pas parler devant elle. Intérieurement, je me fouettais; ce n’était pas bon, je devais me reprendre, ce n’était certainement pas la bonne méthode. Je ne sais pas s’il a deviné mon état d’esprit, mais il lui a demandé de nous laisser, puis il s’est rendu compte qu’il ne lui avait pas fait faire le tour du chalet, alors il a dû monter avec elle pour lui indiquer sa chambre... ou leur chambre? Aoutch, ça, ça m’a torturé l’estomac.

Je les ai suivi à l’étage pour aller dans ma chambre, sous le prétexte d’aller me changer, prendre mes clopes et un bouquin. Il était clair que Pascal ne s’attendait pas à me voir. Du coin de l’oeil, j’ai remarqué qu’il lui donnait la chambre à côté de la sienne. Ouf, au moins, ils ne partageaient pas la même. Amusant, mais cela faisait qu’il était au milieu de nos chambres respectives.

J’avais laissé la porte de ma chambre ouverte, alors j’entendais la miss lui demander pourquoi ils ne partageaient pas la même chambre, etc. Ça me faisait rire intérieurement. Cool. Elle lui prenait déjà la tête. Elle lui a demandé s'il savait que je serais là, elle lui a aussi fait la remarque que même si je sortais avec son cousin, c'était évident que je lui courais après. Ma présence les encombrait, elle ne voyait pas comment ils allaient pouvoir se détendre avec moi dans les pattes. Elle voulait qu'il me demande de partir. Lui ne disait pas grand chose, à part que j'avais le droit de venir au chalet quant ça me chantait, qu'il la comprenait, mais qu'il ne voyait pas comment me forcer à partir.

Je me faisais peut-être des illusions, mais je n'avais pas l'impression que Pascal voulait me voir partir. Après il a déboulé dans ma chambre, et a fermé la porte derrière lui.

  • Qu’est-ce que tu fou ici?
  • Et toi alors? Tu n’étais pas sensé être en Allemagne, toi?

J'ai prétendu que, comme Thomas n'était pas là, j'avais pensé fuir ma maison, JD, les copains et le reste pour passer un week-end tranquille. Lui m’a rapidement expliqué qu’après mon appel, il a réalisé que personne ne penserait à le chercher en Suisse, et surement pas au chalet. J’ai compris qu’il s’était douté qu’il ne pouvait pas utiliser de cartes de crédit sous peine de se faire pister, donc il avait astucieusement décidé de venir passer le week-end avec elle au chalet. Ni vu, ni connu.

Quel était ce sentiment qui me rongeait? La jalousie de me voir si vite remplacée? Ou était-ce l’envie? L’envie d’être à sa place à elle?

  • Ça y est, t’es amoureux d’elle?

Pascal m’a regardée un moment sans répondre, puis il m’a dit qu’on devait descendre. Il ne voulait pas parler ici. Je pense qu’il ne voulait pas qu’elle nous écoute, ni moi non plus d’ailleurs. Ou était-ce parce qu’on était dans ma chambre? Automatiquement, on s’est mis à chuchoter.

  • Tu as vraiment l’art de me mettre dans de ces situations... Tu ne peux pas rester ici. Je ne peux pas lui dire à elle de rentrer, ni de partir... Il faut que tu t’en aille...
  • C'est toi qui te fiche dans ces situations, pas moi! Et c'est quoi ce bataillon d'excuses, hein?
  • Ce ne sont pas des excuses... Puis pourquoi est-ce qu’il a fallu que tu sois là d’abord...

Je n’ai rien répondu parce que j’étais au bord des larmes. C’était moi qui allait devoir partir et le laisser avec... elle? Puisqu’il m’avait demandé de partir, j’avais jeté mes affaires dans mon sac, et le fait qu’il n’avait pas protesté, mais au contraire, qu’il m’aide à les descendre m’a brisé le cœur. Je crois qu’il a remarqué les étincelles dans mes yeux quant il a posé mon sac devant la porte. Il m’a pris la main et a dit qu’il ne voulait pas vraiment me voir partir, mais ne pouvait pas me dire de rester non plus.

  • Pascal? (la fille)

C’était la miss qui appelait Pascal. Il a fermé les yeux en serrant les dents. La fille nous a vu en train de discuter devant la porte d’entrée, elle avait aussi dû voir mon sac. Petit chaud froid de colère. Pascal s’est tourné pour lui dire qu’il monterait dans une minute, mais comme elle continuait à descendre vers nous, il a lâché ma main.

Hum, drôle, qu’est-ce qu’il allait faire maintenant. Je sentais qu’elle me regardait et attendait que Pascal fasse ou dise quelque chose. Le pauvre, je crois qu’il ne savait pas quoi faire, alors, il nous a présenté, elle s’appelle; Nina ou un truc du style! On ne s’est pas salué, ni regardée, c’était pas nécessaire, on n’en avait pas envi.

Au lieu de rester planté comme une courge, j’ai tourné les talons pour partir. Hélas, il ne m’a pas retenue. C’était une horrible déception. Je me demande pourquoi j’avais eu la stupide idée de partir? Rien ne m’y obligeait, et je ne le voulais pas? Peut-être que j’espérais qu’il me retienne, qu’il me supplie de rester? Tremblante de chagrin, quant j’ai atteins ma voiture, je l’ai entendu me rappeler. Pascal m’avait poursuivi en fin de compte. Heureusement, j’avais moins mal. En me retournant vers lui, j’ai vu que la fille était restée sur le pas de la porte à nous observer.

  • Par la fenêtre, je vous avais vu en train de vous embrasser... Comment est-ce que tu peux aussi rapidement te mettre à...
  • Donc, tu nous a espionné? Dis, t'es gonflée... Et toi et Thomas?

Glups, il avait raison. Je ne voulais pas le reconnaître. Ça me faisait juste mal parce que je l'aimais toujours. Encore une fois, Pascal m'avait pris la main et me fixait du regard. Merde, je l'aime. Qu'est-ce que j'allais devenir? Je ne voulais pas le laisser partir.

  • Dès que je t’ai vu... J'ai réalisé tout à coup à quel point j’avais déconné ces temps-ci. C'était comme un rappel à l'ordre. J’ai vraiment déconné, hein?

J’avais rien à dire. Pascal m’a fait comprendre que lui et Nina restaient là, qu’il ne pouvait pas me demander de rester, mais il n’avait pas envi de me voir partir non plus. J’espérais pourtant qu’il me demande de rester, je priais pour ça. Puis, j’ai réalisé que c’était idiot, qu’est-ce que je ferais là avec les 2, hein? Je ne voulais pas faire connaissance avec elle. Je n’avais pas le choix, il me fallait partir, et ciel, je ne le voulais pas. Je ne saurais rien de ce qu’il lui racontera, je ne saurais pas comment il sera avec elle... Mon Dieu, est-ce qu’ils ont déjà...?? Non. Pas y penser, ça ne me regarde pas.

Nina l’a rappelé à nouveau, alors Pascal m’a supplié du regard en me demandant de revenir à l’intérieur, il faisait froid. Il ne voulait pas que je parte comme ça, sur un malentendu ou une dispute. A l’intérieur, il a demandé à Nina de l’excuser un moment, on avait à parler. Elle commençait à s’impatienter, ça se sentait. On l’a laissée au salon et on s’est enfilé dans le patio.

Je ne sais pas pourquoi je lui ai redemandé s’il était amoureux d’elle. Il ne savait pas quoi répondre, puis il m’a dit que c’était autre chose, c’était nouveau, rien à voir, mais que dès qu’il m’a vue, il avait aussi envi que je reste et qu’il se doutait que s’il me laissait partir, je ne lui le pardonnerai jamais. Bref, il était pris entre 2 feux. Elle était une collègue, et elle non plus ne lui adresserait plus la parole, alors il ne savait pas quoi faire. Il m’a encore dit que j’avais l’art de le mettre dans des situations impossibles.

Puis on a entendu la porte et on a aperçu la fille en train de descendre le chemin en direction du village. Elle avait décidé de partir, quitter le chalet, tant mieux, bon débarras. Pascal m’a demandé de l’excuser, mais elle n’était pas d’ici, il ne pouvait pas la laisser partir dans la nature, ce ne serait pas correct. Il devait aller la récupérer. En partant, il m’a arraché mes clés pour s’assurer que je ne détalle pas entre temps. Ça m’a fait plaisir.

Je les ai vu discuter. Nina n'avait pas l'air contente, mais elle est revenue avec lui.

Mince, trop bizarre, je ne pouvais pas rester ici. Je ne voulais vraiment pas partir, mais je ne voyais pas comment je pouvais rester!! Peut-être que je pouvais rester 1h ou 2 pour parler avec Pascal, ensuite je rentrerais? Est-ce que j’en aurai le courage? Le laisser avec elle, tous les 2 seuls au chalet? Je ne pense pas. Non, je crois que je vais m’incruster!

Pascal est revenu vers moi et m’a demandé de partir. C’était pire qu’un coup de poing dans la gueule. Butée et ayant pris la décision de rester, j’ai prétendu que je voulais lui parler, que je ferais tout pour rester hors de vue. Il a insisté en me disant que ce serait trop bizarre, qu’on parlera une autre fois, puis qu’il ne se passerait rien. Il m’a répété qu’il avait compris qu’il avait déconné à mort et qu’il allait se calmer.

C’est vrai que c’était étrange que je reste là à m’accrocher comme une conne! Je me transformais en Caroline ou quoi!?

Nina était dans le salon, les bras croisés, elle attendait que je me décide à partir et les laisser tranquille. Elle pensait que Pascal réussirait à me faire détaller. Ha! C’était pas demain la veille!!! Pascal, plutôt mal barré, m’a informé qu’ils avaient décidé d’aller manger dehors et voulait savoir si je voulais les accompagner. Gênée, j’ai refusé, même si je crevais la dalle. Pour une fois, je me passerai de manger. Rhhh, j'aurai dû y aller. Minuit était passé depuis longtemps, donc vu l’heure, je doute qu’ils trouvent quelque chose d’ouvert. J’ai compris que, c’était plutôt pour être seuls.

Ciel, je ne voulais pas le perdre, je ne supportais pas qu'il sorte avec une autre pour aller manger ou prendre un verre. C'était dur de le voir en embrasser une autre. J'avais mal à la tête, comment je faisais pour supporter, comment est-ce que j'allais faire pour supporter de ne plus faire partie de sa vie?

Je crois que je commençais à réaliser que je ne pouvais pas rester avec Thomas, c'est avec Pascal que je voulais être. Suivant comment se passait le week-end, si je réussissais à lui parler, je saurais si je devais parler à Thomas. J'ai eu une petite attaque d'incertitude. Je devrais probablement rompre avec Thomas. Le pauvre, il ne s'attendait pas à ça, est-ce que j'en aurai le courage? Afff. Même si Pascal me faisait clairement comprendre qu'il n'y avait plus d'espoir, je devrais rompre avec Thomas quand même, ce serait plus honnête.

Ils sont rentrés tard, je les attendais. Je lisais au salon au coin du feu. Nina n'était pas contente de me voir, mais Pascal, oui.


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
C'est à lui de décider, je veux que ça vienne de lui... Arf, s'il m'oublie là, ça me fera mal!
Répondre
J
Je me bats...
Répondre
K
Demande à Pascal ce qu'il pense faire maintenant? Ne le laisse pas te mener en bateau. Ca semble sérieux entre cette Nina et Pascal sinon il n'aurait pas arrangé un week-end en amoureux si ce n'était pas le cas. Et comme tu le dis si bien la St-Valentin approche, est-ce qu'il pense le faire avec sa femme, toi, Caro? ou avec Nina? Je pense qu'il a toujours un petit faible pour toi, mais ce n'est qu'un petit faible. N'oubli pas l'attrait du nouveau!!! Que devient Caroline dans tout ça, comment prent-elle les choses?
Répondre
W
Non ne quitte pas Thomas avant de savoir si ça marche denouveau avec Pascal! Tu sera désespérée, tu deviendra folle. Tu as bien bien de rester (hahaha) accroche toi, ne lui laisse pas le temps d'avoir des sentiments pour une autre fille. S'il avait su garder son histoire secrète, tu serais arrivée trop tard et le mal aura été fait. Quelle chance de le savoir au moins tu peux agir au lieu d'avoir la bomde qui t'explose dans la gueule!! Bat toi, ne le laisse pas partir ;)
Répondre