036/11 - Transformer le w-e en enfer! (1)

Publié le par JaneDo

Transformer le week-end en enfer!
Samedi 5 février 2011 - (036/11)

L’ambiance était étrange, je me doutais bien que Pascal devait être assez mal à l’aise de m’avoir dans les pattes. Quant c’était pas Caro, Thomas, ben c’était moi! Il avait pensé avoir un week-end tranquille avec la nouvelle élue, et non, me voilà. Il a entrepris de lui faire visiter le chalet. 1/4h après, j’ai entendu Nina le tirer pour aller se baigner. J’ai été les surveiller discrètement.

Pascal évitait qu’elle ne se rapproche trop, ça n’empêchait pas qu’elle était souvent collée à lui comme une huître. Bah, je déteste les huîtres. Pour moi qui le connaissait bien, je pouvais voir qu’il avait l’air préoccupé, mais en même temps, je dois avoué qu’il avait aussi l’air charmé. Ça m’a fait bouillir d’inquiétude. Puis, ils ont disparu dans la sauna ce qui m’a foutu les boules.

J’ai hésité à aller aussi chercher ce que je pouvais me mettre sur le dos pour aller aussi dans la sauna. Je voulais savoir ce qu’ils y faisaient, je ne voulais pas qu’il la touche, donc, je voulais tout faire pour l’en empêcher. Mais, ç'aurait été un peu trop évident que je les avais surveillé et que je leur collais au cul.

Folle d’angoisse, je me suis forcée à retourner poser mon cul sur le canapé et m’efforcer de lire et ne pas me préoccupé de ce qu’ils faisaient. Thomas devait être complètement stressé, il avait sûrement dû m’appeler des centaines de fois, comme Pascal avait vu mon natel chez lui, j’aurai pu le prendre et le cacher dans mes affaires, mais dans mon stress, je l’ai oublié.

Grâce au ciel, Pascal est sorti de la sauna 5mn plus tard. Hum! Il avait l’air d’avoir pris un coup de far! Boh, c’était peut-être que la chaleur du sauna!! Ouf, sinon, j’aurai fini par y aller, je n’aurai jamais réussi à rester à l’écart.

J’ai foncé me jeter sur dans mon fauteuil, je voulais me faire discrète. La tête plongée dans mon bouquin, je donnais l’impression d’être complètement scotchée à mon livre. J’avais faim, mon estomac criait famine. Du coin de l’oeil, je les ai vu monter. Dès qu’ils ont disparu à l’étage, j’ai filé à la cuisine.

J’ai réalisé que je n’arriverais pas à avaler quoi que ce soit, j’étais trop tendue. Je me suis rabattue sur la machine à café. S’ils traînaient trop à l’étage, ce serait parce que... Afff, non, il ne pourrait pas faire ça, alors que je suis là? Mon Dieu, pourquoi je suis venue ici me faire torturer? A quoi je m’attendais?

Pascal était le 1er à revenir pour me trouver dans la cuisine, un café à la main, les larmes aux yeux. Ils avaient fait long, donc on avait pas besoin de me faire un dessin, il avait dû lui faire l’amour, et je lui en voulais. Je détestais cette jalousie maladive qui me rongeait. J’essayais pourtant de raisonner en me disant qu’il n’y avait rien d’anormal, j’en faisais bien autant avec Thomas, il s’en doutait bien, alors pourquoi me focaliser sur sa relation avec cette fille? Il n’y avait rien qui les empêchait d’être ensemble, pourquoi est-ce que je devais en faire une maladie? Mais rien à faire, je crevais de douleur et de rage contre lui. Flûte. Pourtant, je ne voulais pas qu'il s'en aperçoit!

Il trouvait que l’atmosphère était pesante et ne savait pas vraiment pourquoi. Il essayait de me convaincre de me mêler à la conversation, de me rapprocher et ne pas rester à l’écart, dans mon coin. J’ai refusé. Ils n’étaient pas sensé être là, j’ai prétendu que je pensais être seule au chalet, alors je lui ai dit de faire comme si je n’étais pas là.

Quant elle a eu fini de se changer, elle est venu le chercher et ils ont été s’installer devant la télé, tout lovy-dovy. Pour ne pas les déranger, je me suis installée dans le patio, et Pascal est venu s’assurer que j’avais assez chaud, avant de retourner auprès de sa brune. Je les observais du coin de l’oeil, alors j’avais de la peine à me concentrer sur mon livre.

Ils s’étaient mis côte à côte, c’est elle qui avait choisi le film, et elle avait choisi un truc qui fait peur et s’accrochait à Pascal. Il n’arrivait pas à se détendre sachant que j’étais à côté. Quant il s’oubliait, comme quant il lui a passé le bras autour des épaules pour la presser contre lui, il l’a presque aussitôt retiré en jetant un oeil dans ma direction. Je leur tournais le dos, pourtant, je les voyais dans les vitres.

Inutile de dire que je n’ai pas lu grand chose, pourtant pour donner le change, j’ai tourné les pages comme si. Après le film, ils se sont réfugié dans la cuisine, j’entendais leurs voix sans pour autant entendre un mot de ce qu’ils se disaient. Ils sont revenus s’asseoir au salon, puis Nina a proposé qu’ils aillent se coucher. Grrraouh, je me suis accrochée à mon livre, j'espérais qu’il ne monte pas avec elle, mais j’avais trop rêvé. Ils sont montés ensemble.

Je n’avais plus besoin de faire semblant, alors j’ai laissé mon livre glisser sur mes genoux et je me suis laissé glisser au fond de mon fauteuil pour reprendre mon souffle. Flûte, toute la soirée, j’avais été tendu comme une arbalète. Nul. J’avais la trouille de monter et de m’apercevoir que Pascal avait été la rejoindre, ou vice-versa. Je n’oserais pas aller frapper à sa porte, si elle était là, j’aurai l’air d’une idiote finie. Pffff.

Et maintenant, je fais quoi? Même s’il était seul dans sa chambre, ce que je doute fortement, je ne pouvais pas aller frapper, je suis sensée être avec Thomas, ce serait ridicule. Merde, et pourtant j’avais les fourmis au bout des doigts tellement que j’avais envie d’aller vérifier, d’aller frapper à sa porte, de le voir. Je me rendais bien compte que j’étais totalement à la masse. Non, non. Je ne pouvais pas faire ça, j’aurai l’air en manque en plus! Mince, c’était mieux de ne pas savoir s’ils étaient ensemble ou pas. De toute manière, soyons réaliste, s’ils étaient en week-end, c’était pour être ensemble!

Pour me consoler ou me rassurer, je me suis dit que, je n’avais pas vu quoi que ce soit qui semblait un tantinet tendre, ou même amoureux, mais, je pense que j’étais dans la dénégation totale. Pourtant, je crois qu’elle n’était pas vraiment son genre; elle était plutôt mince, pas vraiment de seins et pas de fesses! Elle ne ressemblait même pas de loin à Jess, Caro ou à moi!

  • Pas intéressant ce livre?

Gaaaahhhh, il m’a fait sursauté l’idiot! Depuis combien de temps m’observait-il? Pascal s’est assis en face de moi et me scrutait du regard. Je me demande s’il devinait ce qui se passait dans ma tête? Non, sûrement pas, enfin, j’espère. Il n’a pas tourné autour du pot, il voulait s’assurer que je ne dirais à personne qu’il était au chalet ce week-end, et s’assurer qu’il pouvait compter sur moi pour garder son secret. Il pensait aussi que Thomas ne serait pas ravi de savoir qu’on était ensemble, même s’il y avait une tierce personne. J’ai eu aucun mal à jurer que je ne dirais rien. Puis, il m’a tendu mon natel. Glups. Il ne savait pas pourquoi il l’avait embarqué avec lui. J’ai vu qu’il avait regardé dedans, il m’a dit que j’avais reçu env. 30 appels en absences de Thomas, que je devrais peut-être le rappeler avant d’aller me coucher.

Puis sans cérémonie, il a pris mon bouquin pour le poser sur la table et à décider qu’il était tard, et qu’il était temps qu’on aille se coucher.

  • Je ne veux pas monter, j’ai pas envie de vous entendre...

Pascal a ri, amusé, il m’a ébouriffé en me poussant vers les escaliers; T’inquiète...

J’avoue que pendant une 1/2 seconde, j’ai eu comme un petit espoir que s’il était venu me chercher, c’est parce que... Mais non, je me faisais des idées. Arrivé devant la porte de ma chambre, il m’a juste fait un bisou et il a regagné sa chambre. Dire que je suis restée devant la porte pour en être sûre. Non mais, de quoi je me mêle! Je devais arrêter de me mêler de ses affaires, arrêter de me faire des films et d’espérer, c’était d’un bête! Je devais accepter de le laisser vivre sa vie, et vivre la mienne.

Arf, je n’arrivais pas à dormir... Dans le silence de la nuit, tous les bruits sont amplifiés, alors j’ai entendu les coups, ou plutôt la porte de la chambre d’à côté. Mon sang n’a fait qu’un tour. Je crois que ce que je redoutais et qui m’empêchait de dormir venait de se produire; Nina avait frappé chez Pascal et il l’a fait entrer.

Je me suis couvert les oreilles, au cas où, je ne voulais rien entendre. J’aurai pu allumer la télé, mais je pouvais pas. Malgré tous les efforts du monde, je n’ai pas tenu plus de 5mn avant d’aller frapper à mon tour...

Tant pis pour la honte, mes résolutions, ma conscience, mon orgueil, j’ai tout flanqué à la poubelle. Je tremblais de la tête aux pieds, je savais qu’il allait m’envoyer sur les roses, je le savais, mais rien ne pouvait me retenir. Je le savais, pourtant, j’ai été quand même frapper à sa porte.

Cette fois, il allait devoir me jeter pour elle, et je savais aussi que je ne le lui pardonnerai jamais. Ce serait le coup de grâce, le coup de pouce dont j’avais peut-être besoin, la dernière baffe nécessaire pour tirer un trait. Je savais que j’en aurai mal à crever, mais après, j’irai mieux, après il n’y avait pas de pardon qui fasse. J’entendais son rire à elle, des bruits étouffés que mon cerveau n’arrivait à analyser. Le temps a été suspendu dès l’instant où j’ai fermé le poing et pendant tout le trajet de ma poigne, jusqu’au bruit infernal du raisonnement de mes coups sur sa porte.

Mes mains tremblaient, j’avais hyper chaud et je frissonnais de froid en même temps, j’étais au bord de l’évanouissement, mais j’avais frappé à la porte... Trop tard pour reculer. Dans quelques secondes, j’allais mourir à l’intérieur, me liquéfier de douleur, mais je ne pleurerais pas devant eux. Je le ferais en silence dans ma chambre. Si je n’y arrive pas, j’irai dans l’attique, de là, personne ne pourrait m’entendre.

J’ai frappé encore et je me suis mise à compter; si à 25 il n’avait pas ouvert, j’entrerais. Ça évitera qu’il ait le temps de venir fermer à clé. Ouf, je n’ai pas dépassé 10... Peut-être que j’avais compté lentement exprès?

La pouffe s’était glissée sous les draps, je ne pouvais pas voir si elle portait encore des vêtements ou pas. Pascal n’avait pas l’air de s’être déshabillé, pourtant je le connais, il dort en caleçon et là, il avait toujours son bas de training et un t-shirt. Petit espoir qu’il ne se passait rien de répréhensible.

Pascal a vu ma tête, il a vu mon regard se porter sur son lit. Il s’est retourné pour voir ce que je voyais, il savait de ce que ça avait l’air, maintenant j’attendais la gifle, le; “qu’est-ce que tu veux?” ou, “tu fous quoi?” ou, “tu nous dérange, barre toi”!

Mais rien, il me regardait avec un petit air coupable et j’ai senti les larmes me monter à la gorge, je crois même qu’ils ont été jusqu’aux yeux. Impossible d’articuler un mot. Il avait l’air traqué, pourtant il a froncé les sourcils. J’ai entendu quelques mots inaudible, quelques gargouillis, puis j’ai compris que ça sortait de MA bouche. Me sentant déplacée et pas le courage finalement de recevoir ma baffe, j’ai voulu détaller aussi sec, mais Pascal m’a rattrapé par le bras.

  • Jane, hey... Attends!

Vaguement, j’ai entendu remuer du côté de son lit, ce qui m’a ramené à la réalité; reste? Pour quoi faire? Une petit ménage à 3? Que dalle oui! De toute façon, je ne pouvais pas parler, ça aurait donné un cafouillis larmoyant.

  • Pascal? Tu reviens te coucher?

Pascal a fermé les yeux quelques secondes en prenant une grosse respiration avant de parler. Je n’ai pas compris les 1ers mots, ni entendu qu’elle l’avait appelé parce que j’étais devenue sourde, j’étais concentré sur son visage, ses expressions. J’ai commencé à saisir ses paroles, quant j’ai réalisé qu’il ne s’adressait pas à moi, mais à Nina ou en général. Il disait qu’il était tard et qu’on devrait tous aller se coucher, mais il ne lâchait pas mon bras.

A la manière qu’elle a eu de s’arracher du lit et à la petite bousculade dont elle m’a gratifié en passant, elle n’était pas contente. Elle a marqué une petite pause pour fixer sa main qui me retenait. Cette fois, il n’a pas lâché prise. Avant d’entrer dans sa chambre, elle nous a jeté  encore un regard. Il ne m’a lâchée que quant elle a fermé sa porte derrière elle.

  • Qu’est-ce que je vais faire de toi, hein?

Bahhhh, j’étais devenue une petite loque admirative, il s’était transformé en Prince Charmant, en divinité en armure dorée. Il était encore plus beau que beau, et ses yeux, encore plus verts que vert. Je n’y croyais pas; il... il m’avait gardée auprès de lui? Il m’avait choisi moi? Alors, il est fou! Il savait pourtant que j’étais compliquée? Il aurait dû m’envoyer balader, c’était ce qui était prévu dans le script! Là, il me coupait la chique et je n’étais plus qu’une carpe, une fille complètement béat d'admiration pour ce grand beau gosse qui m’observait avec curiosité. Je pense qu’il devait aussi se demander ce qui lui avait pris!

L’autre a ressorti la tête de sa chambre pour l’appeler, elle voulait lui parler. Il m’a demandé de ne pas bouger, et il s’est enfilé dans sa chambre. D’où j’étais, je pouvais les entendre; elle ne comprenait pas, elle voulait savoir s’il était encore amoureux de moi, si comme il le lui avait affirmé, c’était bien terminé, alors qu’est-ce qu’il foutait;

  • Écoute, elle a beaucoup compté pour moi, et elle compte toujours beaucoup, je ne veux pas la faire souffrir.
  • Elle SOOOORT avec ton cousin! Et si tu continue comme ça, elle croira qu’il y a une chance! Tu ne peux pas la laisser venir frapper à ta porte n’importe quant. Elle va faire de ce week-end une calamité!

Je ne suis pas sûr de ce qu’il a marmonner. Elle lui a demandé s’il viendrait dans sa chambre après, et il lui a promis de passer. Apparemment, quant ils avaient prévu ce week-end, ce n’était qu’en copains, question de se connaître mieux, ou passer du temps ensemble, mais ils n’avaient pas prévu un week-end coquin! Puis, il lui a dit qu’il devait y aller, je l’attendais. J’imagine qu’ils se sont embrassés, parce qu’il y a eu un petit silence avant qu’il ne sorte de sa chambre. Grrr, je détestais cette nana.

  • Ahhh! Je pense que je viens de faire une connerie...

D’ailleurs, je crois qu’il avait l’intention de réparer ça illico, parce qu’il m’a attrapé par la main pour me traîner à ma chambre. Il voulait qu’on discute. Sans me démonter, je me suis collée à lui, et je disais oui à tout. Très vite, il a comprit que je ne l’écoutais pas.

  • T'as vraiment l'intention de faire de ce week-end un enfer, hein?

J'ai rigolé, c'était bien mon intention. Je ne m’attendais pas à ce qu’il propose de dormir ensemble, en tout bien, tout honneur. Heureusement que j’avais la tête pour faire signe que j’acceptais, parce que j’étais tellement surprise qu’aucun son n’a réussi à sortir de ma bouche. Je le regardais avec de gros yeux surpris, ça l’a fait sourire et moi, fondre. Je ne comprenais rien. Pourquoi proposait-il de dormir avec moi quant elle, elle l’attendait???

Afff, difficile d’expliquer le plaisir que j’ai eu à m’enrouler contre lui, à le laisser m’emprisonner entre ses bras musclés, sentir son odeur, sa chaleur, sa peau contre ma joue. Je m’étais transformée en chatte ronronnant. Je flottais sur mon petit nuage. J’ai senti  sa main caresser discrètement mon bras, puis les petits bisous par-ci, par-là, sur ma nuque, les épaules, dans le cou, alors je me suis retournée vers lui. Hum, j’aime sa peau, j’aime me lover contre lui. Je crois qu’il savait que ça ne servait à rien de discuter avec moi.

Son cœur battait vite, le mien aussi, je voulais croire que c’était pour moi, à cause de moi. Je ne voulais pas être la 1ère à l’embrasser, alors j’ai posé un petit bisou sur son menton. Je crois qu’il hésitait, alors j’ai rapproché mon visage pour le tenter. Il m’a fait un bisou sur le front. Puis, de bisous en bisous, il a dérapé. Ahhh, j’aime les bisous qui dérapent, je veux encore des bisous qui dérapent. C’était léger et doux. Il a arrêté d’hésiter, il m’a embrassée enfin et je ne me suis pas faite priée pour répondre à son baiser.

Puis ses mains ont continués à glisser, j’ai senti son corps se tendre. On a entendu des bruits de portes, des pas dans les escaliers. On s’était immobilisé. Et zut, Pascal s’était repris. Pour éviter tout dérapage, il m’a tourné de manière à ce que mon dos soit contre lui, mais ça ne changeait pas le fait que je sentais ses transformations physiques.

Les pas sont revenus à l’étage, on savait que Nina avait dû descendre, on l’avait entendu l’appeler. Elle était à sa recherche. Ses pas se sont arrêter. Elle ne se rendait peut-être pas compte, que grâce à la lumière dans le corridor, on pouvait voir son ombre derrière ma porte. Elle devait écouter à la porte. On s’était redressé tous les 2 pour regarder dans sa direction. N’entendant pas de bruits, elle est retournée dans sa chambre après avoir jeté un coup d’oeil dans la chambre à Pascal.

Ça nous a un peu coupé, je pense que chez Pascal, il y avait sûrement un petit sentiment de culpabilité. Sage un moment, les choses ont très vite déraper, puis Pascal m’a lâchée pour se coucher sur le dos, un bras sur les yeux. On n’arrivait pas à dormir.

  • Je crois que je ferais mieux d’aller dormir dans ma chambre.
  • Non... reste...

Cette fois, c’était moi qui lui demandait de rester. Il expirait comme après un effort, pourtant, il ne s’était rien passé d’épuisant.

  • Non, je peux pas. Si je reste là, ça va mal finir, tu le sais très bien. Et tu sais très bien que ça n’en vaut pas la peine, juste se faire du mal et faire du mal à ceux qui nous entourent.

Mais oui, mais oui, que ça finisse mal, c’est pas moi qui va m’en plaindre! Je veux oui! Je voulais lui dire; “Ta gueule, prend moi dans tes bras et arrête de réfléchir”, hum, impossible de lui balancer ça. Pascal s’est frotté les yeux. Qu’il était chou quant il faisait ça. Miam, j’avais envie de lui donner des milliers de bisous. Je me suis rapprochée pour me coller à lui, mais il s’est assis au bord du lit.

  • Ne fait pas ça Jane, ça va mal se terminer.

Pourtant il ne partait pas, il restait là à me regarder en se mordillant les lèvres. Je voyais bien qu’il était troublé et n’avait pas l’air de vouloir partir malgré ce qu’il disait, mais aussi, il ne voulait pas que je remarque le renflement de son training.

A défaut de voir, je l’avais senti. Et il tentait trop de le cacher sous le coussin qu'il avait posé devant lui, pour que je ne devinais pas que ça ne s’était pas encore calmé. Je lui ai demandé encore de rester. Je voyais bien qu’il ne voulait pas partir, mais il ne se sentait pas le courage de rester non plus.

  • Je peux pas... On va le regretter. Si je reste là... Non, je peux pas. Je vais dormir dans ma chambre. Et toi, rend moi service... Ferme ta porte à clé!

Mince... j’étais en chaleur, il n’allait pas me laisser comme ça?
Et ben si!

Sagement, Pascal est retourné dans sa chambre. Avant de sortir de ma chambre, il m’a quand même embrassée, ce qui a causé l’éruption du volcan qui dormait en moi. J’ai eu de la peine à m’arracher à ses bras, il a tenu à ce que je ferme à clé, il me l’a fait promettre. Dingue, mais ça m’a donné de l’espoir! Est-ce qu’il le faisait exprès? Ou est-ce qu’il essayait de me faire comprendre quelque chose? Arf, me voilà en train de me bercer d’illusions encore!

J’ai compris pourquoi 1h plus tard, quant il est revenu gratter à ma porte. J’ai vu la poignée s’abaisser et je me suis précipitée. Il m’avait entendu et savait que j’étais derrière la porte, il devinait aussi probablement que j’avais l’oreille collée à la porte. Il m’a demandé si j’avais aussi de la peine à dormir. Comme des idiots, on s’est assis, dos à dos, la porte entre nous.

  • Merci d’avoir fermé ta porte.
  • Je n’en avais pas envie. Je n’en ai toujours pas envie.
  • C’est mieux comme ça. Au moins, on a pas fait de bêtises. Je crois que je vais descendre faire quelques brasses, ça va me fatiguer. Il faut vraiment qu’on arrête nos conneries.
    Pascal?
  • Oui?
  • Est-ce que tu l’aime?
  • De qui tu parle?
  • Elle.
  • Nina?
  • Oui.
  • Faut un peu plus que ça pour aimer quelqu’un, tu crois pas? Je ne la connais pas assez pour ça.
  • Ouf.
  • Pourquoi? pourquoi ouf?
  • Pour rien... T’as toujours... chaud? Hm! Dans ton état, tu risques de sauter sur tout ce qui bouge?

Je l’ai entendu rigoler. J’adore. D’ailleurs, je me demande ce que je n’aime pas chez lui. Ciel, j’avais envie de lui. J’avais tout à coup une petite inquiétude, c’est un mec après tout, s’il ne pouvait ou ne voulait pas avec moi, il irait sûrement la retrouver!?!? On chuchotait pour ne pas la réveiller, ou pour qu’elle ne nous entende pas. Je lui ai parlé de ma préoccupation. Ça l’a fait encore rigoler.

  • Ça j’avoue que...

Il rigolait toujours... puis, il a reprit son sérieux.

  • Tu sais, tu avais raison sur une chose; j’ai failli ou peut-être que j’ai été trop loin, j’ai peut-être foutu en l’air les efforts de ces 2 dernières années... Mais tu sais, j’étais tellement enragé... Je le suis encore, je crois... Un trop plein. Jess veut avoir un enfant... Je ne crois pas que je suis prêt pour ça.
  • Tu blagues! Après le coup de...
  • Mouais! Et j’en ai marre, je veux rentrer. Je veux revenir en Suisse. Je voulais montrer à mon père que je peux faire le con n’importe où, pas seulement ici. Tu sais qu’il a voulu me renvoyer aux États-Unis? Il savait qu’on se voyait encore et il a su aussi pour Caro... Pfff, j’ai pété un plomb!

------------------ 1/2 ------------------

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
...peut-être...
Répondre
J
Un peu dur d'oublier ce qu'il a fait durant ce week-end, je suis un peu écoeurée...J'ai baissé les bras, j'ai pas le courage de continuer... pourtant il me manque et je l'aime toujours même si je suis en colère contre lui...
Répondre
S
Il a raison de montrer à son père qu'il n'a pas besoin de l'envoyer au loin, ça ne changera rien entre lui et sa femme!
Répondre
K
Ohlala... Trop Dur! Mais temporisons... Pascal est perturbé ces temps, il faut essayé de ne pas prendre les choses au pied de la lettre, accorde lui un peu de temps. Je pense qu'il fait lui aussi pas mal de conneries, mais qui n'en fait pas hein? Tu ne peux pas lui lancer la pierre. Je trouve très chou que vous ayez pu discuter un peu, même si les évènements qui ont suivis ne sont pas du plus bel effet, il se trouve qu'il a tout de même des excuses?Bon, c'est vrai j'ai trouvé atroce sa manière de mener les choses, mais je pense que si tu l'aime vraiment, tu dois pouvoir trouver le courage de le comprendre...Enfin, c'est ce que je pense à ce stade. J'ai survolé le reste, je vais le lire maintenant, en détails (te gêne pas de toujours mettre pleins de détails, même à te répéter, c'est plus agréable à lire hihihi ;) )... et je te mettrais un petit mot demain, pas à chaud sinon je risque de me contredire....
Répondre