037/11 - Mon pti homme à moi est rentré
Mon pti homme à moi est rentré
Dimanche 6 février 2011 - (037/11)
J’ai passé un chouette samedi soir cachée chez Thomas. Je ne me suis pas lamentée sur mon sort et je n’ai pas pleuré non plus. Il y a bien eu de petits moments où les larmes ont failli me briser, mais je les ai très vite chassé. Je ne voulais pas me laisser submerger par les souvenirs de lui, ni penser à quoi que ce soit qui puisse me flinguer le moral.
Je crois qu’en parlant avec Thomas hier soir, j’ai dû lui dire un truc comme quoi, j’aurai bien aimé qu’il soit là.
Vers les 5h du matin, alors que je dormais déjà depuis longtemps, j’ai senti ses bras se glisser autour de moi. J’ai immédiatement reconnu son contact, son odeur, sa chaleur et le bracelet qu’il portait à son poignet gauche. Arf, c’était une bonne surprise. Dans ces moments là, mon coeur se gonfle d’amour et je suis folle de lui.
L’air de rien, il m’avait manqué, et je crois que je lui avais manqué aussi. En tous cas, il me l’a fait sentir. Je crois que, j’avais besoin qu’il me fasse oublier que j’avais un jour appartenu à un autre que lui.
Dimanche matin, je me suis réveillée avant lui et j’ai foncé chercher des croissants, des petits pains au lait comme il aime, du bacon et des oeufs et j’ai préparé le petit déjeuner que je lui ai porté au lit. Je l’ai réveillé avec des tonnes de bisous.
Miam, je l’adore. Grâce à lui, j’ai pu oublier ce début de week-end affreux. On a traîné au lit jusque vers les 14h... Jusqu’à ce que Pascal fasse son apparition... Je n’avais pas voulu me lever pour aller le saluer, j’ai fait comme si je ne me doutais pas de qui il s’agissait. J’avais vu sa voiture ce matin en allant chercher le déjeuner, alors en rentrant, je suis montée à toute vitesse pour ne pas le croiser, au cas où.
Il a prétendu avoir été là, à son appartement durant le week-end. Traître. Du coup, Thomas a dû se dire que je l’avais forcément croisé et se demander pourquoi je ne lui avais rien dit. J’allais devoir trouver une explication et mentir comme un arracheur de dents. Thomas lui a reproché de ramener des filles à son appartement, que ce n’était pas très correct vis-à-vis de sa femme. Alors Pascal a prétendu, qu’ils étaient chez des amis à Nina la majeur partie du week-end, qu’ils n’avaient pas dormi là.
Pascal était sur le point de rentrer en l’Allemagne et il ne voulait pas partir sans me parler. Thomas ne voulait pas et a prétendu que je dormais encore. Merci pti coeur, je n’avais pas envie de le voir. Pascal avait dû me voir passer dans la matinée, donc il a insisté, et Thomas n’a pas pu faire autrement que de venir me chercher. Pfff, poisse!
Un truc que je ne fais jamais à mon partenaire, c’est l’envoyer balader devant quelqu’un. Je pouvais être chiante, lui balancer des tonnes de vacheries quant on était en tête à tête, mais jamais devant qui que ce soit. J’ai donc dû planquer ma langue dans ma poche jusqu’à ce qu’on soit hors de portée.
On ne pouvait pas faire autrement que de descendre chez Pascal, mais voilà, il y avait l’autre!!! En voyant la pouffe, je n’ai pas voulu aller plus loin que l’entrée, ni traîner. Je ne voulais pas que Thomas ait le temps de flipper, ce qui a évidemment énervé Pascal. C’était clair que je ne voulais pas parler devant l’autre, alors on est ressorti sur le pas de la porte, au froid.
Pascal voulait seulement s’excuser pour tout ce qui était arrivé, me demander s’il restait là ce soir, si j’accepterais de lui parler un moment.
A vrai dire, je ne voyais pas ce qu’on pouvait avoir à se dire. Je ne voulais pas, c’était trop tard. Ca m’a fait mal de le voir pâlir et reculer comme si je lui avais filé une claque. Pourquoi est-ce que ça me faisait encore quelque chose? Ce n’était pas lui qui m’avait fait pire, à peine 24h plus tôt? Je lui ai encore dit que c’était trop tard, qu’il ne pouvait rien dire ou faire qui puisse arranger les choses, et je me suis dépêchée de retourner auprès de Thomas.
Malheureusement, il avait réussi à m’atteindre. Je n’étais plus aussi zen, et tout le reste de la soirée, j’ai dû faire un gros effort pour ne pas montrer ma détresse. Haaah, je l’aimais si fort, mais je le détestais tout aussi fort. Je ne supportais même pas d’être en sa présence, ça me ramenait en mémoire des tas de mauvais souvenirs, et ces souvenirs là, je voulais les oublier. De l’entendre partir m’a tout de même déchiré le coeur. Pendant quelques minutes sa façon de dire, ok qu’il avait compris et son regard perdu m’ont hantés.
Le soir, on a été mangé avec des copains à Thomas, puis prendre un verre dans un pub à Ouchy. Puis, j’ai préféré rentrer dormir chez moi. Mais voilà, une fois à la maison, je ne supportais pas d’être loin de Thomas, je ne l’avais pratiquement pas vu du week-end, alors re-demi-tour.
Ce coquin! Ne supportant pas de rester tout seul chez lui, Thomas était déjà dehors, à traîner dans les bars avec ses potes... Ce voyou! Alors, j’ai été le rejoindre. Ca lui a fait un plaisir immense et il n’a pas arrêter de la soirée à me chuchoter des mots d’amours pleins de tendresses. Hihihi, j’adore ça et je l’adore lui!