037 - Caro, elle, veut plus!
Samedi..... 06 février 2010
Au petit déjeuner, les copains à Pascal l'ont chambrer, ils pensaient que Caroline avait passé la nuit dans notre chambre et voulaient en savoir plus. Caroline a piqué un fard et s'est réfugiée au salon où je lisais. Le plus drôle, sans l'être, était qu'ils pensaient que mon humeur était dû à la situation. C'est comme ça que commence les rumeurs!!! Caroline faisait semblant d'être gênée, mais au contraire, ça lui faisait plaisir d'être le sujet de la discussion. Le rouquin surtout, harcelait Pascal avec ses questions; il voulait les détails fumants. Typiquement masculin quoi!
J'avais la tête plombée par mon rhume, je ne me sentais pas bien du tout. Pascal a passé la journée au petit soin, à me dorloter comme un bébé. J'avoue que j'adore ça. Il y avait un brouillard d'enfer et Pascal est resté au chalet. D'autres avaient voulu braver le temps pour se lancer à l'assaut des pistes, hihihi, ils n'ont pas fait très long.
Je restais le plus possible à distance de tout le monde ou dans ma chambre, le bruit me fatiguait. Ça ne m'aurait pas dérangée si on n'essayait pas de me parler. Je voulais juste qu'on ne fasse pas attention à moi et qu'on me laisse tranquille dans mon coin.
Par contre, je remarquais des choses auxquels je ne faisais plus attention; par exemple, que Pascal me cherchait toujours du regard. Dès que je disparaissais de sa vue, il partait à ma recherche. C'était chou. Dire que je ne faisais plus attention à ça depuis qu'on était ouvertement ensemble.
Thomas aussi était toujours près de moi et , ça m'a fait mal au cœur de réaliser à quel point je l'ignorais la plupart du temps. Thomas était toujours au courant de tout et il restait le meilleur ami à Pascal, même si Pascal était souvent avec Paul. Il avait toujours été adorable avec moi. J'avais oublié ça aussi!
D'ailleurs, Thomas venait de s'écrouler sur le canapé à côté de nous (Caroline et moi). Affectueusement, il m'a passé un bras autour de la taille pour me faire un bisou.
L'après-midi, j'ai voulu aller faire une sieste, mais Pascal m'a traînée dehors pour une petite promenade, question de me faire prendre l'air. Arhhh voulais pas, mais ça m'a fait du bien. Après, je suis montée pour aller me coucher avec Caroline sur les talons.
Elle voulait discuter. Bien sûr, c'était à propos de Pascal. Caro ne savait pas comment venir sur le sujet et a tourné en rond un long moment avant de se jeter à l'eau. Hum! Même essayer de décrire sa proposition n'est pas évidente. En gros, Caro voulait être aussi la petite copine à Pascal. Etre officiellement sa nana. Intérieurement, j'ai fait les gros yeux. Hein? Elle n'a quand même pas osé me demander un truc pareil? Elle est gonflée! Elle voulait sortir avec lui.
Caro voulait pouvoir passer des soirées rien qu'avec lui, pouvoir faire des trucs avec lui, avoir un des soirs du week-end ou même le jeudi. Qu'ils puissent passer des soirées ensemble sans que Pascal ait à me demander la permission... Caro semblait penser que Pascal serait d'accord. J'étais sciée. Quand même, elle est rudement culottée! Comment osait-elle me demander un truc pareil?
- Écoute (manière de commencer mes phrases piquée à Pascal)... Je peux pas vraiment dire quoi que ce soit maintenant, là, tout de suite, je vais y penser.
- Mais dis moi ce que t'en pense comme ça à chaud... Ta 1ère réaction...
- Je peux rien dire... Faut que je réfléchisse, je sais pas. Si je dis quelque chose maintenant, y a bien des chances que je change d'avis la seconde d'après. Est-ce que t'en as parlé avec Pascal?
- Un peu...
Bon, si j'étais pas couchée, mes genoux auraient lâchés. J'avoue. J'ai voulu savoir, de quoi et comment, ils en avaient parlé. Légitime, je trouve. Apparemment, elle lui avait demandé ce qu'il penserait de sortir avec 2 filles à la fois, mais elle n'aurait pas eu de réponses ou peut-être qu'il lui avait fait comprendre qu'il fallait qu'elle m'en parle. Ce n'était pas très clair.
Je n'avais pas l'impression qu'elle en avait vraiment parlé avec Pascal. Je ne pense pas qu'elle aurait osé... Ou si? Plus je la connais et plus je découvrais qu'elle était plus complexe qu'elle ne paraît!!! Ca me faisait un peu froid dans le dos. Une sale impression. Je réalisais que je ne connaissais pas grand chose de leurs véritables relations. Est-ce que j'avais été trop aveugle?
J'ai promis à Caroline d'y réfléchir...
Après son départ, impossible de fermer l'oeil. Et dire que je voulait faire une sieste! Pourtant j'avais un mal de tête à casser des cailloux.
Qu'est-ce que je devais faire? Est-ce que ce n'était pas déjà trop tard? Carrément l'envoyer sur les roses? Refuser net? Est-ce que ça ne risquait pas plutôt de les rapprocher? Est-ce que je n'avais pas d'autres options que d'accepter? Ou ignorer tout court? En parler avec Pascal? Ou peut-être pas? Ça ne ferait que l'amener à y penser?
J'ai fini par m'endormir grâce au ciel, mais d'un sommeil agité et nerveux. Pascal m'a réveillée en se glissant dans le lit. Pascal a un gros appétit sexuel et depuis bientôt 15 jours, il n'avait pas pu me toucher. Thomas le savait, donc ils avaient dû en parler. Thomas a dit que pour finir, n'importe quelle fille ferait l'affaire, même pour le gars le plus sérieux du monde.
Thomas avait peut-être raison, je le négligeais vraiment. Si je continuais comme ça, j'allais finir par le pousser dans les bras d'une autre, ça c'était sûr. Même si j'en étais consciente, je n'arrivais pas à me raisonner. Les petits câlins à Pascal devenant plus... j'ai préféré me lever. J'ai évité de croiser son regard... J'avais peur de voir sa déception.
C'est dingue, mais les mecs ne pensent qu'à ça? D'après Thomas, il y pensait, au minimum, 1x par minute. Jeeez, nous les filles, rien du tout! On vient vraiment de 2 planètes différentes!!!
Le soir, après avoir mangé tous au resto, on a été prendre un verre dans un bar. Pascal aurait préféré qu'on reste en amoureux au chalet, mais je savais ce que ça impliquait, alors j'ai préféré sortir. Le bouton "coupable" clignotait à l'intérieur de ma tête. Malgré ça, Pascal était tout chou, collant comme une limace, il ne m'a pas quitté de la soirée. C'était adorable, mais, je savais ce qu'il avait derrière la tête. Pascal me chouchoutait. Danser dans ses bras me faisait flotter dans les nuages, ses petits bisous me faisaient toujours autant frissonner.
En alerte après la discussion que j'avais eu avec Caro, j'étais plus attentive à ce qui se passait autour de moi. Je remarquais que Pascal ne faisait pas attention à Caro si elle ne se jetait pas sous ses yeux.
En rentrant, Pascal m'a laissé monter toute seule. L'instinct d'une femme ne la trompe jamais; il y avait anguille sous roche. Dès que j'ai tourné les talons, Pascal et Caroline ont filé vers sa chambre à elle. Je ne m'étais pas trompée! Bizarrement, ça me m'a pas fait sauter un plomb. Peut-être parce que je m'y attendais? Non, je pense que ça ne me gênait pas autant qu'au début.
Je ne m'attendais pas à le voir revenir aussi rapidement. En fait, il avait voulu parler à Caroline; lui dire qu'il ne m'avait rien dit à propos de son envie de dormir avec nous. Caroline était sûre que ça ne me dérangerait pas et voulait venir me demander, mais il l'en a dissuadé. Pascal ne voulait pas qu'elle vienne s'incruster encore une fois. Il m'a demandé de faire attention, parce que connaissant Caroline, elle allait finir par s'installer carrément dans notre chambre, et après, bonjour pour s'en débarrasser.
Je lui ai demandé si ça le gênerait vraiment? S'il en avait pas un peu envi?
Oups, c'était pas vraiment le moment de le charrier, Pascal était à cran et on s'est un peu pris la tête. Pascal se demandait si je l'aimais toujours ou si je cherchais une excuse pour rompre? Il n'a pas cherché à me cacher qu'il était en manque. Il avait l'impression que j'essayais de me débarrasser de lui en le jetant dans ses bras, qu'il n'était pas en bois, ni un saint, que c'était assez difficile de ne pas être tenté.
On entendait un peu le bruit des autres qui faisait la fête dans les couloirs à l'étage en dessous. Le natel à Pascal s'est mis à biper, c'était Caroline. Elle a essayé de m'appeler aussi. Elle ne manquait pas d'inspiration. Malgré tout ça, c'était mignon de le voir me faire une scène, Pascal avait l'air tellement... sérieux! Trop chou... Mon pauvre cœur a fondu devant son regard triste et le pli amer de sa bouche que j'adore. Il ne fallait pas grand chose pour le calmer...
Bien sûr que je l'aimais, quelle question!
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------ Caro veut plus - 06.fév.10.sam - (037) ------