042/11 - Big Bang... Coeur, Pieds et Poings liés

Publié le par JaneDo

Big Bang... Cœur, Pieds et Poings liés
Vendredi 11 février 2011 - (042/11)

Je piaffais d’impatience de voir Pascal, seul à seul, je fantasmais même sur nos retrouvailles. J’hésitais à aller directement au concert, j’avais peur qu’il ne passe pas chez lui, ou qu’il décide de filer directement après pour l’Allemagne. Ça ne devait pas arriver, je ne pouvais pas prendre le risque. Imagine qu’il ne m’appelle pas? Que je sois obligée de l’appeler pour apprendre qu’il était déjà en route? Non, non, non, ce serait la cata!

Plus les heures passaient, je devenais de plus en plus nerveuse, j’avais peur que quelque chose vienne contrecarrer mes plans!

1ère petite frayeur; après son boulot, Thomas est passé chez moi en vitesse avant de prendre la route pour Gstaad. Il a voulu savoir s’il ne pouvait pas me faire changer mes plans pour la soirée, et voir mes copines une autre fois. J’ai eu de la chance que Lori m’appelle à ce moment là, pour demander si on pouvait se voir. Alors, je l’ai invitée à se joindre à moi et mes cops, que je passerai la prendre vers 19h30. Je l’ai rappelée après le départ de Thomas pour annuler.

Vers 23h, je me suis pointée au concert. A minuit, ç’aurait peut-être déjà terminé et s’il voulait m’éviter, Pascal serait déjà parti. J’ai bien fait, le concert s’est terminé 10min après mon arrivée, je n’ai même pas eu à payer l’entrée. Juste le temps de l'apercevoir sur scène. Afff, il est trop mignon, une tête à becs. Il regarde très peu dans la salle, son visage est sérieux, concentré sur ce qu'il fait, j'adore!  Mais, je ne pouvais pas rester, alors je me suis éclipsée pour aller l’attendre vers sa voiture. Je n’ai pas osé l’aborder quant il est sorti prendre sa voiture, parce qu’il était avec les copains du groupe, et plus démoralisant, de voir qu’il était avec Caroline. J’ai été surprise de constater qu’elle savait pour le concert.

J’ai essayé de le suivre, mais je l’ai perdu dans la circulation. Je n’avais plus qu’à espérer qu’il m’appelle, en attendant, nerveuse comme une puce, j’ai été poireauter chez lui.

Minuit, toujours pas rentré, minuit et demi, toujours rien. 1h du matin, il ne m’avait toujours pas téléphoné. Je commençais à déprimer en me disant, qu’il était reparti sans même se donner la peine de m’appeler. Je perdais totalement confiance en moi, et du coup, en lui, en ce que je croyais savoir de lui. J’avais abandonné tout espoir, j’aurai dû m’en aller, mais je n’arrivais pas à m’y résoudre. Et s’il arrivait après, je l’aurai raté. Alors je suis restée là, sûre qu’il était parti, je n’osais pas l’appeler. J’étais désespérée et triste. Dire qu’il ne m’avait même pas appelée, ça voulait tout dire!!! C’était un message clair qu’il ne voulait pas me voir! J’aurai dû rentrer au lieu de rester là, à faire le pied de grue, à lui courir après, c’était vraiment lamentable.

Il était un peu plus de 1h30 quant j’ai remarqué les phares de sa voiture tourner dans la direction de chez Caro, purée, ma température a grimpé dans le rouge. Non seulement, il ne m’avait pas appelée, mais il avait passé toute la soirée avec Caro, lui qui n’avait pas de temps pour moi, mais le voilà qui va, en plus chez elle? Je lui donnais 1/4h, et je débarquerais moi aussi chez elle! Pas question que je le laisse me traiter comme ça.

Heureusement pour lui et pour moi, il est rentré 5mn plus tard. J’ai laissé passer 10mn pour ne pas avoir l’air de l’avoir attendu, et aussi, pour me calmer. Les nerfs à fleur de peau, je m’étais mise à trembler quant je l’avais vu aller chez Caro, et je n’arrivais plus à arrêter ça. C’était aussi pour lui laisser le temps de m’appeler... Rien. Il n’a même pas essayé!

Thomas par contre, après minuit, n’a pas arrêté. Je l’avais rappelé pour lui dire que mes copines et moi allions juste prendre un verre et que je monte après. Il m’a demandé de ne pas boire, sinon il préfèrerait que je ne prenne pas la route.

Mince, les tremblements ont redoublés, j’avais envie de le voir, voir Pascal, seul à seul... Le voir, lui parler, le toucher, entendre sa voix, je voulais être près de lui de toutes mes forces. C’était affreux, je voulais que ce soit lui qui vienne vers moi, mais je me faisais des illusions, il ne le fera pas. C’est un mec, et les mecs comptent toujours sur le hasard ou la chance, ils n’ont jamais les couilles... Non, je me berçais encore d’illusions, quant Pascal veut quelque chose, il fait ce qu’il faut... Apparemment, ce n’était pas moi. Ce n’était plus moi :(

Prise d’angoisses, je l’ai vu se préparer à sortir. Il fallait que je l’arrête. Je ne pouvais pas le laisser disparaître avant de lui avoir parlé. Mon doigt tremblait quant j’ai appuyé sur la sonnette, et encore plus quant il a ouvert et que je me suis retrouvée face à lui. Ciel, ce que mon cœur pouvait battre fort. Je suis presque sûre qu'il devait l'entendre aussi, c'était assourdissant.

Les sourcils froncés, je le voyais serrer les dents. Il se tenait en travers de la porte et ne m’a pas proposé d’entrer. J’avais des fourmis partout, les joues en feu et l’horreur total, je ne savais pas quoi dire. Je me rendais compte à quel point je devais avoir l'air ridicule. On était en train de se geler sur le pas de la porte, et même là, il n'avait pas l'air de vouloir laisser entrer.

  • Jane! Franchement...
  • Tu allais sortir? Est-ce qu’on ne pourrait pas parler?
  • Là, c’est pas vraiment une bonne idée, je suis crevé, et comme je te l’ai dit, je ne veux pas parler de tout ça. Ça ne sert à rien de ressasser le passé.
  • Tu n’allais pas m’appeler, hein?
  • Je préférais pas.

Rrrrrrh, je n’ai rien trouvé d’autre à dire. Lamentable. Il s’apprêtait probablement à aller chez Caro, pour ça, il n’était pas crevé. Le fait qu’il n’était pas enclin à parler ou à me poser des questions rendait la situation encore plus embarrassante, j’étais plantée comme un plot sur sa terrasse. Puis j’ai perdu pieds, perdu le contrôle de mes nerfs et je me suis transformée en pouffiasse larmoyante. C’était désolant.

Des larmes plein la voix, je lui ai dit qu’il n’arrêtait pas de me faire souffrir, que je l’aimais toujours tellement, mais qu’il en avait rien à foutre, je l’avais compris, mais ça ne m’empêchait pas de souffrir. Puis miraculeusement, j’ai repris un semblant de contrôle, j’avais le cœur lourd. Finalement, il m’a fait entrer, probablement à cause des voisins, mais on a pas été plus que l’entrée, on était juste derrière la porte, c’est tout. j’avais le cœur lourd, c’était la honte totale de m’effondrer comme une larve. Je crois que son regard dédaigneux y était aussi pour quelque chose.

Pourtant, j’avais été à 2 doigts de me jeter à ses pieds et le supplier!!! Ç’aurait été la totale. Peut-être qu’il serait mort de rire... Arf, ça, ce serait le pire!

  • Comme quant j'étais en Allemagne la dernière fois, tu partais chez Caro?
  • Non.

Merde, même si je m’efforçais de ne pas pleurer, les larmes coulaient toutes seules. Je devais présenter un spectacle vraiment des plus lamentable. Et zut, je n’avais pas à me ratatiner comme ça, c’était lui le monstre qui me faisait du mal. Je n’aurai pas dû venir, maintenant il s’agissait de partir, et vite, avant qu’il ne me jette dehors, je ressemblais trop à une pauvre fille délaissée.

Avant que je n’ai eu le temps de me décider à faire demi tour, avec tendresse, Pascal a pris mon visage entre ses mains et il m’a embrassée. Afff, j’ai instantanément fondu, littéralement.

Tout en m’embrassant, Pascal a murmuré, de sa voix tendre et rauque, qu’il ne voulait pas parler. Iaaaah, je n’étais plus que l’ombre de moi même, un marshmallow. Lentement, ses yeux verts rivés aux miens, il m’a débarrassé de mon sac en le laissant tomber à mes pieds, de ma veste, ensuite, après avoir fermé la porte à clef, il m’a emporté dans sa chambre. Je frissonnais déjà de la tête aux pieds, et je n’ai opposé aucune résistance.

Je suis sûre que je le regretterais le lendemain, mais sur l’heure, quant on aime quelqu'un aussi fort, malgré toute la bonne volonté du monde, c’est difficile de résister à un petit moment de bonheur. Et pourtant, je m’étais jurée qu’il ne me toucherait plus...


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J
;)
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W
Hihihi je suis contente :) Tu vois ça valait la peine de t'accrocher!Bien joué! Au moins tu sais qu'il tient toujours à toi, ou du moins, il ne tient pas autant que ça à cette autre fille!
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