043/11 - Et... Maintenant???

Publié le par JaneDo

Et... Maintenant ???
Sam.12.fév.11 - (043/11)

On a pas beaucoup dormi, et pourtant, je me suis réveillée vers les 10h. Probablement la culpabilité. Le cœur fébrile, je l’ai regardé dormir. Je l’aimais à la folie. C’était complètement déraisonnable, mais je ne pouvais pas imaginer la vie sans lui. Mes yeux parcouraient avec amour ses traits, le contour de son visage endormi. Je n’avais pas besoin de te toucher pour sentir la douceur de sa peau.

Il avait dû sentir mon regard, parce qu’il s’est tourné vers moi en ouvrant qu’un oeil avec un de ses petits sourires, dont il avait le secret. Il m’a emprisonné dans ses bras, afff, j’étais au paradis.

Puis, comme à notre habitude, on s’est précipité dans la salle de bain pour se laver les dents. J’ai eu un petit moment d’hésitation, est-ce que c’était bien ma brosse à dent ou est-ce que quelqu’un d’autre l’avait utilisé? Il a remarqué mon geste et a secoué la tête en souriant, amusé. Ça voulait dire que personne d’autre n’y avait touché. Tant mieux, iak. Ensuite, on a été se jeter au lit. Pascal voulait dormir encore, il était crevé.

J’hésitais à filer en douce pendant qu’il dormait... Déjà parce que Thomas m’attendait, et je n’avais qu’à consulter mon natel pour savoir qu’il m’avait laissé des messages. Et aussi, pour éviter de me rappeler ma lamentable performance d’hier soir, et éviter la confrontation. Je voulais lui parler, mais je ne savais pas par où commencer.

Quant il s’est levé en début d’après-midi, il n’y avait qu’à voir nos regards fuyants pour comprendre qu’on pensait avoir commis une erreur. J’avais l’impression que j’aurai dû filer, comme je l’avais pensé, pendant qu’il dormait et que peut-être, lui aussi l’avait espéré. On ne savait pas quoi se dire.

Mon natel s’est mis à sonner, c’était Thomas et j’ai voulu répondre. Pascal m’en a empêché.

  • Qu’est-ce que tu va lui dire?
  • Je sais pas...

J’ai tout de suite pensé qu’il voulait dire, qu’il ne voulait pas que Thomas sache qu’il était là. Je ne suis pas si idiote, je n’allais pas en parler. Mais, ce n’était pas tout à fait ce que Pascal entendait par là; il voulait savoir si j’avais l’intention de parler de ce qui c’était passé à Thomas.

  • Qu’est-ce qu’on fait maintenant?
  • Je sais pas...

Pascal m’a pris mon natel des mains et il l’a éteint. Implicitement, on a décidé de ne pas répondre à nos natels respectifs, tant qu’on ne savait pas ce qu’on allait dire ou faire. Je voulais parler, mais Pascal n’en avait toujours pas envi. Il y avait d’autres problèmes plus immédiats à régler; on ne pouvait pas rester à son appart, pour le coup que sa femme ait la sublime idée de rentrer, puisqu’elle ne le voyait pas retourner à Gstaad. Thomas pouvait aussi nous surprendre, en décidant de rentrer.

La peur au ventre, on a quand même traîné au lit jusqu’en début de soirée, puis, on a pris la fuite pour se réfugier dans un des plus beaux hôtels de Gstaad. Qui penserait nous chercher si prêt? On avait pas à quitter la suite, on était servi et dorloter sans avoir besoin de bouger le petit doigt.

Dimanche soir, Pascal pensait qu’on pouvait se replier au chalet, personne ne penserait, non plus, à venir nous y chercher. Et lundi, c’était la St-Valentin, pour une fois, on pouvait le fêter ensemble.


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J
Merci Félicity ;)
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F
Hihihi vous y êtes parvenu...... eeeeen-fiiiin! Je suis contente ;)
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