059/11 - Trouver mon chemin...
Lundi - 28.Fév.2011 - (059/11)
Trouver mon chemin
C’était l’anniversaire de Roméo aujourd’hui, 9ans. J’ai envoyé un petit message sur le natel de sa maman pour qu’elle lui fasse un bisou pour moi. Après, j’ai coupé mon natel, je ne voulais rien entendre, rien voir, rien dire. Voilà. Rien foutu de la journée. J’étais raide, j’aspirais à un peu de tranquillité.
Le soir, j’avais le souper en famille comme d’hab. Après j’ai l’intention de rentrer et de m’enfermer chez moi à double tour. Je voulais profiter d’un peu de solitude avant l’arrivée de ma cops de Belgique le 10, et aussi, me sonder, réfléchir, décider de ce que j’allais faire, de ce que j’avais envie, ce que je voulais... Trouver mon chemin.
Les souvenirs physiques de ma liaison avec Pascal me tailladait le cœur. J’avais besoin de lui, je le voulais si fort. Je n’étais pas sûre que c’était vraiment fini, j’avais le sentiment au plus profond de mon cœur qu’il tenait toujours à moi.
Et si c’était le cas, je fais quoi? Est-ce que j’avais envie de me noyer dans son amour ou au contraire, sauver ma peau et me réfugier auprès de Thomas que je saisissais mieux et avec qui j’étais bien?
J’étais toujours désespérément amoureuse de Pascal, quoique je fasse, son souvenir venait me hanter. Il fallait que je fasse quelque chose, je ne pouvais pas continuer à me balader avec ce poids dans la poitrine, c’était trop lourd. J’avais tout le temps l’impression de manquer d’air, d’étouffer. Je n’en pouvais plus.
Ça tombait drôlement mal après la tentative ratée de sa femme, c’était pas vraiment le bon moment pour essayer de lui parler ou de tenter quelque chose.
Je me suis renseignée auprès de Caro, et elle voyait toujours Pascal, et oui, ils couchaient toujours ensemble. Mince, je l’enviais d’avoir la chance de le voir. C’était rassurant de penser que s’il la voyait toujours, avec Nina c’était pas encore ça. Peut-être cherchait-il juste quelqu’un avec qui il est bien? Peut-être n’était-il pas encore sûr que c’était Nina? Zut, ça me faisait mal de savoir qu’il voyait encore Caro quand même, qu’il puisse apprécier d’autres filles...
J’avais envie de lui parler, d’entendre sa voix, mais je ne savais pas quoi lui dire. Pourtant, il m’avait bien dit que je pouvais l’appeler quant je voulais, mais ça m’embarrassait. L’envie de l’entendre a été la plus forte. J’ai pris l’excuse de savoir comment il allait et comment allait Jess. Sa voix était une douce musique à mon oreille et faisait battre mon cœur dans un délire total. Mais, ma chance était de courte durée, 5mn, je suis mal tombée, il avait une réunion. Il a promis de me rappeler.
Je n’ai pas pu m’empêcher d’attendre son appel, à regarder ce fichu téléphone comme s’il était vivant. Même si je ne voulais pas le reconnaître, il était évident que je le harcelais. Boh, après tout, pourquoi pas, c’est la seule chose qui marche avec les mecs, si on ne les harcèle pas, il ne se passe jamais rien.
Pascal parlait d’une voix douce et calme, toutefois, je sentais une certaine rage qui grondait et ne demandait qu’à exploser.
J’ai demandé comment allait Nina, ironique Pascal m’a demandé si ça m'intéressait vraiment, je lui ai avoué que non, en fait, je voulais juste savoir s’il rentrait le week-end prochain. Il a demandé pourquoi je voulais le savoir, je lui ai tout simplement dit que je voulais le voir, qu’il me manquait. Toujours avec une certaine ironique dans la voix, il m’a demandé si j’étais toujours avec Thomas.
J’aurai voulu mentir, il aurait fallu mentir, parce que j’avais l’impression qu’il mettait Thomas entre nous pour garder ses distances. Ça me rendait folle.
Avec tout ça, je n’étais bonne à rien, je n’avançais pas dans mon boulot, je manquais d’idées, j’étais tout le temps en train de penser qu’à une seule chose; Pascal. Carrément débile!