061/11 - Homme froid et sans coeur
Homme froid et sans coeur
Mercredi - 2.mars.2011 - (061/11)
Je n’arrivais pas à imaginer que Pascal puisse dormir, comme si de rien, sachant que j’étais à quelques pas! Dans le cas inverse, même si on avait pas été ensemble, je n’aurai pas pu, j’aurai trouver le moyen de le voir, au moins passer un moment avec lui, même si ce n’était que pour parler!!!
Ciel, cet homme froid et sans coeur, est-ce l’homme de qui j’étais tombée raide amoureuse? J’étais vraiment trop déçue, déchirée de chagrin, mais il fallait donner le change devant Caroline. Mais elle s’est mise à pleurer, alors j’ai fondu moi aussi en larmes. Puis on a rigolé, parce qu’on se trouvait vraiment pitoyable.
Vers 0h30, j’ai remarqué un appel en absence, c’était de Pascal. Caroline l’a vu aussi. J’avais laissé mon natel sur silencieux pendant toute notre aventure, alors je ne l’avais pas entendu sonner. Caroline était d’avis que je ne devais pas répondre, ça lui ferait les pieds. Il avait préféré passer la soirée avec sa Nina, alors qu’il aurait pu annuler, alors tant pis pour lui.
Il a encore essayé, puis il a envoyé un message. Je l’ai effacé sans le lire. Si je l’avais laissé en me disant que je le lirais plus tard, je n’aurai pas tenu, puis j’aurai sans doute couru le retrouver. Caro trouvait aussi que c’était mieux comme ça.
Prise d’une rage soudaine, j’ai décidé que le lendemain, je rentrerais. Tant pis si j’étais venue pour rien. Après tout, il avait eu l’occasion de me voir, de me parler, il avait préféré Nina? Alors ainsi soit-il! Si je restais ou acceptais de le voir après ça, il recommencerait. La prochaine fois, il n’avait qu’à réfléchir. Puis, c’était peut-être ce qu’il espérait? Ben, ok. Après tout, il savait que j’étais venue pour le voir, s’il n’avait pas le temps, ou pas envi, ben voilà.
On a papoté des heures jusqu’à s’écrouler de sommeil. Le lendemain, Caro et moi avons traîné en ville, fait les magasins, manger ensemble à midi dans une auberge typique de la région.
Pascal a tenté de m’appeler tôt ce matin, mais je n’ai pas répondu. Il m’a envoyé plusieurs messages, j’ai fini par en lire un; "il me proposait de manger avec lui à midi, de le rappeler, d’arrêter de jouer à ce jeu et s’excusait de n’avoir pas pu être disponible hier soir". Pfff, va te faire cuire un oeuf. Je l’aimais, mais je m’aimais encore plus.
Dans un de ses messages que je n’ai lu que dans le train, il m’apprenait qu’il était passé chez Caro à ma recherche et m’avait laissé un message sur la porte, il me demandait de l’appeler. Je ne voulais pas l’entendre, sinon, je me connais, j’aurai sûrement fait demi tour. Je lui ai simplement envoyé un message très court; “On était probablement en ville quant tu es passé, sorry. Trop tard, j’suis à la gare, je rentre. “
C’était pas vrai, j’étais déjà dans le train et en route depuis plus d’1h quant je lui ai répondu. Immédiatement après mon message, il a essayé de m’appeler, mais encore une fois, je n’ai pas répondu. Alors, il m’a envoyé un message; “Reste. Je viens te chercher.”
Puis ça a été des; "Je suis à la gare t'es où?", puis des; "Mais zut Jane, réponds à ton foutu natel!"
Hum, trop tard Pascal. Inutile de lui répondre, il n’avait qu’à aller chercher sa Nina. J’ai aussitôt appelé Caro pour la mettre au courant, pas qu’elle me trahisse. Elle avait effectivement trouvé le petit mot de Pascal qui me demandait de l’appeler dès que je verrai son message. Caro était un peu vexée. Je l’ai rassurée, elle le voyait souvent, moi non.
Hahh! Home sweet home! Comme j’aime retrouver ma maison. J’aime la tranquillité de mon espace. Je me suis refusée à penser à Pascal et à la peine qu’il venait de me faire. Je ne voulais pas non plus penser à ce qu’il pouvait penser, ni penser que mon départ lui avait peut-être fait de la peine. Non, je ne voulais pas penser à lui.
Ma nièce voulait venir dormir chez moi, alors je suis vite passé la chercher. On s’est fait un McDo. On avait prévu du riz au curry pour le lendemain midi, elle voulait apprendre à le préparer. Mais on en aura pas le temps, le temps passe trop vite, on a trop de trucs qu’on veut faire et trop peu de temps. Elle aimerait passer 1 semaine chez moi lors de ses prochaines vacances, comme ça, on aura plus de temps.
J’ai discuté un moment avec Thomas avant d’aller moi aussi me coucher.
Il me faudrait un peu de temps, mais il me fallait mettre les choses au clair avec Thomas. Grrrrh, encore une fois, j’avais l’impression de ne faire que ça!!! Je n’avais peut-être aucune chance de retrouver Pascal, mais je ne pouvais pas continuer à profiter de lui comme je le faisais. Il méritait mieux que ça. Quoique!
Ces changements me faisaient peur, et je n’ai jamais aimé les changements, ni les séparations. Ceux que j’ai croisé sur ma route me sont devenu chère, ils font toujours parti de moi à jamais.
Arf, j'aurai peut-être dû répondre à Pascal! J'agis toujours de manière impulsive, puis je le regrette après. On aurait peut-être pu se parler, il avait peut-être une bonne explication, peut-être qu'il avait plus de temps, peut-être, et peut-être... Rhhhh, je me torturais la tête, mais c'était trop tard, j'étais rentrée maintenant, ça ne servait plus à rien, je n'avais pas réussi à le voir. Peut-être que j'étais partie trop vite?
Après le coup de la gare, il avait arrêté les messages et les coups de fils. Me voilà bien, j'aurai voulu qu'il continue, maintenant je lui aurais répondu. Pfff!