064/11 - Ca fait mal... (2/2)

Publié le par JaneDo

Ça fait mal... (2/2)
Samedi - 5.mars.2011 - (064/11)

J’avais le cœur tellement lourd, je me sentais si mal, l’envie de pleurer me collait à la peau et je devais faire tous les efforts du monde pour ne pas le montrer. Je ne sais pas comment je faisais pour tenir le coup... La peur de le perdre sans doute!

Glups, alors il fallait que j’attaque mon sourire pepsodent et que je trouve le courage d’y retourner, prouver à Caroline que ça n’avait rien à voir avec elle, même si c’était tout le contraire. Je ne voulais pas qu’elle me tienne à l’écart. Surtout pas que la prochaine fois, elle invite encore Marilou ou une autre! C’était une question de survie.

Mince, j’en avais pas envie... Mais je ne voulais pas le laisser seul avec elle non plus...

Pascal et Caro sont sortis par l’entrée, au lieu du jardin, il voulait prendre quelque chose dans sa voiture. Je n’avais pas le temps d’hésiter, je suis sortie aussitôt par le jardin en rasant les mûrs, pour éviter que Thomas ne puisse m’apercevoir au cas où et j’ai foncé chez Caro. Comme si j’avais passé mon temps à les attendre, je me suis assise sur les marches de l’entrée. Repliée sur moi-même, j’ai essayé de me calmer, mais je tremblais de partout. Ce n’était pas le moment de craquer.

Pascal n’était pas surpris de me voir, je pense qu’il était sorti par l’entrée exprès. Je crois qu’en me voyant là, Caro a  été convaincue par la fable que Pascal lui avait raconté. Ouf, les apparences étaient sauf. La scène que je lui avais fait restait entre Pascal et moi, et j’avoue que j’étais contente que ce soit notre petit secret.

Caro m’a dit qu’on pouvait remettre notre soirée, Pascal n’était pas d’humeur, Thomas lui avait pompé son énergie et son humeur coquin. Piouhhh, une fois de plus, il me sauvait la mise. Ou... est-ce qu’il préférait être seul avec... elle? Glups! Je crois qu’ils ont dû remarquer la question peinte en grand sur mon visage. Pascal est intervenu pour me demander de rester, tout en confirmant avec une petite grimace adorable, ce qu’avait dit Caro.

Mais c’était sans compter la ténacité de Caroline et l’attirance incontestable qu’elle exerçait sur lui. J’ai dû ravaler ma fierté et me battre pour ne pas la laisser prendre le dessus. Difficile de résister, même pour lui, mais au prix d’un gros effort, il a réussi à se défiler... Ça m’a soulagée, je n’étais pas d’humeur pour les galipettes non plus.

  • Toi, il faut que je te parle...

Non, Pascal ne s’attendait pas à me voir là, il avait pensé que je l’attendrais à la maison. Il a voulu m’embarquer par la main pour me ramener chez lui, sous les protestations de Caroline. Mais on ne pouvait pas retourner chez lui, Thomas était là. On a fait quelques pas, Caro était toujours debout dans l’entrée. C’était visible qu’elle regrettait de m’avoir invitée ce soir, parce que tout allait de travers et qu’elle ne fera plus jamais une telle erreur. Je devais arranger ça. Elle pouvait nous entendre, alors je lui ai chuchoté en vitesse que Caro ne me le pardonnerait pas, qu’on ne pouvait pas filer. Pascal a compris immédiatement.

On est retourné vers Caroline et on a remarqué qu’elle avait les larmes aux yeux. Alors, en chuchotant, Pascal a fait une proposition;

  • Et si on partait au chalet? Comme ça, on sera tranquille, et (en s’adressant à moi) toi et moi, on pourra discuter. (Et en prenant Caro dans ses bras pour la serrer contre lui) Comme ça, mon petit cœur (glups, ça m’a frapper; il l'a appelé son petit cœur!!!) ne se fera pas trop de mauvais sang, hein? En fait, on pourra discuter tous les 3, et aussi dormir un peu, j’suis raide?

Mais non, je n’avais aucune envie d’aller au chalet, pas tous les 3, faire 1h de route pour aller discuter, et avoir Caro à 2 pas, non merci. Puis son téléphone a sonné, c’était Thomas. Pascal devait rentrer...

Quant on était en train de partir juste avant et que je lui avais dit que Caro allait sûrement m’en vouloir et qu’on ne pouvait pas filer, j’avais vu Pascal sortir son natel et envoyer un sms. En fait, il avait envoyé un message à Thomas, lui disant; “Sors moi de là, appelle moi dans 2mn pr me dire de venir. Illico.” Thomas l’a fait, et cette fois, je n’étais pas responsable d’avoir gâché la soirée.

  • Ha! Je savais que j’en avais pas fini avec lui... Zut! Je m’excuse les filles, on remet ça à une autre fois?
  • Ouais... Je l’ai aussi pensé de la manière qu’il nous a engueulé!! Il veut t’avoir à l’oeil!

Pascal m’a fait la bise et Caro l’a accompagné quelques mêtres, il lui a fait aussi la bise et il a disparu dans la nuit.

Il ne l’a pas embrassée, il faisait toujours attention de ne pas dévoiler la nature de ses relations avec une fille en publique ou partout où l’on pouvait le surprendre. Petit malin! Il s’était excusé de ne pas pouvoir me raccompagner. Question de faire bonne figure, j’avais dans l’idée de rester un peu avec Caro. Peut-être pour m’assurer qu’il ne faisait pas juste semblant de partir pour revenir dès que je serais partie.

Je ne sais pas ce qu’ils s’étaient dit, mais Caro semblait toute joyeuse. Alors, je l’ai cuisinée jusqu’à ce qu’elle me raconte. Ben oui, je voulais savoir, je voulais rester sa confidente. Elle m’a avoué que Pascal lui avait dit qu’elle avait eu une bonne idée de m’inviter à la place de Marilou, qu’il préférait que ce soit moi, et pas quelqu’un d’autre. Ouf! Elle croyait qu’il était désolé d’avoir dû partir, et elle croyait vraiment que c’était à cause de Thomas que j’avais fondu en larmes.

Elle a voulu en parler, alors j’ai joué le jeu et je lui ai raconté ce que j’avais vu. Je crois que ça m’a fait du bien de me confier à elle. Je lui ai dis à quel point ça m’avait surprise et choquée, il n’avait pas l’air du genre à faire une chose pareille. Mais bon, c’était vrai aussi qu’il avait une copine avant qu’on sorte ensemble, et personne, à part ses amis proches ne le savait.

Gentiment, Caro m’a encouragée à ne pas baisser les bras, que ce n’était pas si grave, que tant qu’il restait aussi discret, je ne devais pas lui en vouloir. Elle pensait qu’il était préférable que je fasse semblant de ne rien savoir, et encouragée à rester avec Thomas. Je n’étais pas née de la dernière pluie, je savais que c’était dans son intérêt.

Quant on dit que la 1ère intéressée est toujours la dernière à savoir, c’est vrai, Caro en savait plus long que moi sur la vie secrète de Thomas. D’ailleurs, elle était au courant de tellement de choses que, ça me fascinait. Elle savait qu’il voyait toujours son ex et que ça lui était arrivé de passé la nuit avec d’autres filles. Elle était seulement surprise qu’il n’ait pas arrêté de fricoter à droite et à gauche depuis qu’on était ensemble. J’étais curieuse de savoir comment elle savait tout ça? Ça l’a fait rigoler, et avec son petit air coquin, elle a levé son petit doigt en me faisant un clin d’oeil; “Tu devrais le savoir depuis le temps, je laisse toujours traîner mes oreilles partout!”.

Rassurée de la voir si joyeuse et après qu’elle m’ait proposé de venir le soir même si elle réussissait à faire venir Pascal, je suis rentrée.

C’était déjà presque 8h du matin, j’étais complètement lessivée! Ma tête bouillonnait avec toutes les briques que j’avais pris dans les dents ce soir, alors je voulais dormir sinon, j’allais y penser et finir par pleurer encore. Après les messages de Thom, Pascal avait été lui aussi, directement se coucher, il était raide mort. Il avait tout de même pensé que je passerais peut-être dormir chez lui et il m’avait envoyé un message, mais je ne l’ai vu qu’à mon réveil. J’suis trop bête, dire que j’aurai pu dormir avec lui!

J’ai dormi jusqu’à l’appel de Caro, vers les 15h30. Pour une fois, j’avais dormi d’un sommeil paisible. Ça ne m’était pas arrivée depuis des lustres. C’était foutu pour ce soir, Caro m’a appris que Pascal avait un concert avec son pote Varios. D’après ce qu’elle savait, Pascal allait sûrement prendre un verre avec le groupe après, donc il finirait probablement la soirée avec eux. Il n’avait pas pu lui dire s’il pourrait ou non passer chez elle. Caro voulait savoir si je voulais l’accompagner au concert, elle avait l’intention de se coller aux basques de Pascal après le concert.

Aïe, je ne me sentais pas à l’aise d’aller m’imposer comme ça, je le lui ai dis. Je n’avais pas autant d’aplomb qu’elle.

Caro avait peur que Pascal termine la soirée avec la chanteuse. C’était pour éviter ça qu’elle voulait absolument être là-bas. Je lui ai dis que je l’accompagnais volontiers si c’était pour surveiller de loin, mais aller dans la salle de concert et avoir l’air de groupies débiles lui collant aux fesses, me dérangeait. Mais Caro est tenace, après beaucoup d’insistance, j’ai fini par accepter de l’accompagner, même si ça ne me disait rien.

Rhahhh, je n’avais pas envie de faire ça, ça ne me disait rien du tout.

A Pascal, j’ai envoyé un petit message pour lui dire que j’étais sérieuse quant je lui ai dis que j’aimerai être une de ses maîtresses. Aoutch. Je m’attendais à ce qu’il me réponde dans la minute, mais rien. Je commençais à désespérer quant il m’a enfin répondu. Il disait ne pas savoir quoi répondre à ça, mais il se doutait que s’il ne m’envoyait pas un mot, je ne lui écrirait plus. Il voulait que je sache que ça lui faisait plaisir d’avoir reçu un message de ma part, n’importe quel message en fait, qu’il était content qu’on ne reste pas timidement distant.

Encouragée, je lui ai demandé ce qu’il faisait ce soir, et il a appelé au lieu de répondre par sms. Il a toujours préféré le contact vocal aux messages.

Il m’a raconté qu’il avait le concert avec Varios, puis qu’ils iraient sûrement fêter ça après. Dans le cours de la discussion, il m’a dit qu’il ne rentrait pas en Allemagne dimanche soir, il reste, donc qu’il serait là lundi. En me taquinant, il m’a dit qu’on avait pas pu finir notre “discussion-engueulade”, et que si je voulais remettre ça, il était à ma dispo dimanche ou lundi.

Trop chou!

Heu... Attend voir... Il disait bien dimanche ou lundi, et on était samedi??? Donc, il ne pensait et ne proposait pas qu’on se voit ce soir??? Arf, non en fait, pas chou du tout! J’avais failli me faire avoir par son ton badin, et il s’en ai fallu d’un cheveux que je me mette à planer sans raison. Donc, il avait prévu autre chose ce soir? Je ne lui ai pas dit que je le savais déjà pour le concert, mais j’ai compris que lui et Caro s’étaient déjà parlé. Sinon comment le saurait-elle?

Et voilà, encore en larmes, je me demandais ce qu’il faisait ce soir? Avec qui? Me lamentant parce qu’il ne m’avait pas proposé qu’on se voit... Pourquoi ça me faisait ça? Il avait autre chose de plus amusant que de me voir, ça ne lui avait même pas traversé l’esprit l’idée de me proposer quelque chose... Je me sentais trop triste, si je pouvais, je retournerais dormir!

Après son coup de fils, Pascal m’a envoyé un message pour me dire que, je ne devais pas me faire de soucis ce soir, s’il ne répondait pas tout de suite, si d’aventure je l’appelais ou lui envoyais un message. Je crois que c’était une manière de m’inciter à continuer à lui envoyer des messages si j’en avais envie et de ne pas me gêner de l’appeler. En tous cas, je l’ai compris comme ça.

C’était mon tour de ne pas savoir quoi répondre, et avant que je ne trouve une idée lumineuse, il m’a envoyé un autre message pour me dire qu’il me faisait des tonnes de bisous. C’était vraiment trop mignon, God ce que je l’adore! Je lui ai simplement répondu que je l’adorais. A la réception de son 2ème message, j’avais complètement oublié mes doutes et ma tristesse. La néant.

Je crois que c’est à ce moment là que j’avais décidé que je voulais le voir ce soir, coûte que coûte.

Il était prévu que je sorte avec Thomas ce soir. On avait prévu d’aller jouer au bowling avec ses copains, manger tous ensemble, puis prendre un verre au Lézard. J’avais l’intention de filer après le bowling pour retrouver Caro et l’accompagner au concert. Après le concert, j’avais pensé la laisser traîner avec le groupe, pour ne pas avoir l’air de m’incruster. En fait, je la laissais faire le sale boulot, ça m’arrangeait bien.

Je me préparais à sortir traîner avec Thomas quant j’ai lu le message d’Akemi-sama. Elle avait raison, je devais mettre de la distance avec Thomas et Pascal, prendre le temps de réfléchir avant d’agir. Du coup, j’ai changé d’avis et j’ai averti Thomas que je ne sortais pas, et j’ai prétendu avoir un truc avec ma famille. Même s’il était déçu, il a accepté mes excuses sans trop insister. Pour finir, je lui ai avoué que j’essayais aussi de l’éviter, parce que ça me ramenait sans arrêt à Pascal. Il m’a dit que Pascal n’était pas avec eux en début de soirée, donc j’avais peu de risque de le croiser.

J’ai insisté, en demandant s’il n’avait pas quelque chose d’autre à me dire à propos de vendredi soir? Embarrassé, il m’a dit que non. Je l’ai entendu marmonner que c’était donc pour ça que j’étais si distante.

A Caro, j’ai prétendu que je devais sortir avec Thomas, au moins la 1ère partie de la soirée et que je pourrais peut-être la rejoindre plus tard. Caro aussi était déçue, mais je savais qu’elle n’avait pas vraiment besoin de moi. Elle irait de toute manière au concert, avec ou sans moi.

J’ai tout fait pour me distraire, pour éviter de penser à Pascal. Je devais tenir le coup. J’ai regardé un thriller, qui était sensé être assez prenant pour que je ne remarque pas les heures passer. Mais rien à faire!!! Je voulais le voir!!! J’ai appelé Caro pour savoir ce qui se passait, et où elle en était.

Elle avait bien été au concert. Après le concert, le groupe avait décidé d’aller manger ensemble, et elle a très vite compris qu’elle n’était pas invitée. Pascal lui a fait comprendre qu’il ne pouvait pas l’imposer au groupe et promis de la rappeler plus tard. Ce n'était pas son groupe, il n'était que remplaçant.

Elle les avait suivi. Ils étaient dans la villa de l’un des membres du groupe qui habitait dans les hauts de Morges. Caro avait fait une tentative d’approche pour regarder à l’intérieur, mais la peur de se faire prendre, ou pris en chasse par le chien de la maison, s’est réfugiée dans sa voiture pour attendre de voir Pascal partir. Ca lui faisait du bien de me parler dans sa longue attente. Elle avait l’intention de le suivre, et dès qu’il rentrerait, elle pensait lui proposer de passer chez elle. Elle m’appèlerait à ce moment là.

1h du matin, Caro a vu Pascal partir avec cette fille, la chanteuse. Encore elle??? Et que les 2!!!

Elle les a vu se tenir la main quelques secondes avant de se séparer et prendre chacun leur voiture. Elle m’a assuré que ce n’était pas anodin, leurs manières indiquaient qu’ils faisaient tout pour se cacher, cacher leurs relations. Pour elle, il était évident qu’il se passait quelque chose. Ils étaient les 1ers à quitter la soirée, et ensemble. La voix de Caro tremblait. Elle avait cru que Pascal rentrerait chez lui, comme elle l’avait perdu dans la circulation à la sortie de l’autoroute, elle a foncé chez lui. Mais il n’y était pas. Elle a essayé de le joindre, mais il ne répondait pas à son natel.

Ça m’a achevé... J’avais les palpitations, c’était l’angoisse. Non, non non, ça ne pouvait pas se passer comme ça!

Caro a foncé chez la chanteuse. Rien. Pas de lumières. Elle avait les boules, moi aussi. Caro voulait que j’essaie aussi de l’appeler, mais on a décidé qu’elle resterait chez la chanteuse au cas où ils arriveraient entre temps, et moi, je devais filer chez Pascal.

Caro venait de voir Pascal arriver chez la fille, qui l’attendait à l’entrée de son bâtiment, alors elle avait essayé de joindre Pascal qui ne lui a pas répondu. L’angoisse et la rage faisait trembler sa voix. Je l’ai mise en attente pour appeler Pascal. Ma voix aussi tremblait légèrement et j’ai essayé de le cacher en tournant autour de ma voiture pour lui faire croire que les tremblements étaient dû au fait que je marchais.

Je savais qu’il s’apprêtait à aller rejoindre la chanteuse, alors je ne m’attendais pas à ce qu’il prenne mon appel après avoir ignoré ceux de Caro.

  • Tu fais quoi?
  • Oh! Heu... Je... Rien de spécial... Pourquoi?
  • J’ai pensé que vous aviez fini de jouer, et... J’avais envie de te voir, et je me disais que tu aurais pu passer à la maison, on pourrait se voir un moment?

Je voulais pas lui laisser le temps de chercher des excuses, ni de trop réfléchir. Inutile de tourner autour du pot.

  • Ha! ... Oui, mais ça va pas être possible là! Je suis avec le groupe et...
  • Et tu n’as pas envi de me voir...
  • Pas du tout, j’ai pas dis ça, c’est chou que tu ai appelé, c’est juste que... Ben, c’est que j’avais déjà accepté de prendre un verre...
  • Avec l’équipe...?
  • Oui, avec l’équipe, alors je peux pas là. Mais écoute, on s’appelle demain d’accord?

J’ai raccroché sans lui dire bonne nuit. Menteur. Menteur. Menteur. J’en avais marre d’entendre ses excuses vaseuses. Caro m’a dit qu’il regardait autour de lui pendant qu’il parlait au téléphone, elle ne savait pas que c’était avec moi. Demain, quant il m’appelle, s’il appelle, je lui dirais que je sais où il a passé la nuit et qu’il n’avait qu’à l’appeler elle. Pfff, j’étais sonnée. Il avait préféré... Afff, pourquoi est-ce que ça m’étonne encore et pourquoi je me jetais toujours au devant de ce qui va me crever le cœur moi? Je dois aimer souffrir, ou je suis si stupide que je me fais encore des illusions.

Merde, j’avais trop trop mal, je n’arrivais plus à respirer et je me battais contre l’envie de demander l’adresse à Caro et d’aller frapper à la porte pour qu’il sorte de là. Hhhhh! Trop mal.

Au moins, je n’étais pas toute seule à me ronger de l’intérieur, Caro aussi. Après notre coup de fils, Pascal a rejoint la fille qui l’attendait dans l’entrée, et ils sont montés tous les 2 à son appartement.

Elle voulait aller sonner, mais c’était fermé en bas, alors elle attendait que quelqu’un entre dans le bâtiment. Elle a sonné à l’interphone, mais personne ne lui a répondu. Elle était en train de péter un câble. Je ne sais pas pourquoi, mais entendre quelqu’un crier de douleurs à l’autre bout du fils m’a calmée et je lui ai dis que ça ne servait à rien qu’elle reste là-bas. Si d’aventure Pascal s’en rendait compte, ou sortait pour lui demander d’arrêter de sonner comme une hystérique, non seulement il sera en colère, mais il risque d’arrêter de la fréquenter.

Caro m’a demandé si elle pouvait venir chez moi, mais je lui ai dit que c’était pas possible, j’avais décidé d’aller rejoindre Thomas. C’était archi faux, je suis restée chez Pascal, au moins, ça me donnait l’impression d’être un peu avec lui. Je me torturais inutilement, mais c’était mieux que rien.

Quant j’ai raccroché, j’ai pleuré comme une madeleine.

Tout un tas de choses me passaient par la tête... J’aurai peut-être dû aller au concert et on aurait fini la soirée ensemble? Peut-être que j’aurai dû l’appeler plus tôt, alors qu’il était seulement en train de prendre un verre avec le groupe? Pourquoi avoir attendu, c’était de ma faute si ça finissait si mal? Peut-être que j’aurai dû insister plus quant je l’avais en ligne? Je n’aurai peut-être pas dû raccroché comme ça? Etc, etc...

Rhhha! Je ne voulais pas vivre ça, je ne voulais pas le perdre, je ne voulais même pas imaginer des lendemains sans lui. Ne plus entendre sa voix, ne plus le toucher, le respirer... Torture... Rhhh, si seulement je pouvais remonter le temps, tout essayer...

Et voilà... Encore un soir de larmes, jetée comme un vieux chiffon inutile, usé... Il ne me restait plus que les yeux pour pleurer... J’avais perdu.


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article