065 - Se quitter? C'est pas si facile... (1)
samedi..... 06 mars 2010
Se quitter? C'est pas si facile...
Vers les 1h du matin, une seule sonnerie et raccroché; c'était Pascal. Il n'avait pas été au bout de son appel? Une erreur? Ou il allait rappeler? Zut, j'avais pris mon natel dans les mains et je me suis surprise 15mn plus tard attendant toujours qu'il daigne me rappeler. Pourquoi ne pas l'appeler? Pfff, trop timide et je ne savais pas quoi dire. L'air de rien, même si on ne s'était pas parlé, j'étais contente. Au moins, il avait essayé.
J'avais les boules, l'idée de passer tout le week-end sans même le voir me rongeait. J'ai fini par sauter sur mon téléphone et j'ai appelé Thomas pour savoir si son invit tenait toujours. Puisque Pascal n'avait pas jugé utile de me proposer de l'accompagner, j'avais l'excuse d'aller rejoindre Thomas.
Mais voilà, une fois sur place, je fais quoi? Je dors où? Je ne peux pas vraiment rester avec Thomas, ce serait comme signer la fin de notre relation? Je ne peux pas non plus m'incruster dans la chambre à Pascal? Caro partageait sa chambre, je sais que j'aurai mal au cœur et que je ne voudrais pas m'y incruster puisqu'il ne me l'avait pas proposé.
D'arriver comme ça à l'improviste, ce serait clair que ça n'allait plus entre nous, que c'était fini. Impasse géante. J'ai rappelé Thomas pour lui dire que je ne pouvais pas. Ça, Pascal ne me le pardonnerait certainement pas cette fois. Thomas m'a convaincue du contraire, il se proposait même à venir me chercher.
Mais... pourquoi je me torturais la tête? Il n'était pas avec Caro lui? Alors, qu'est-ce que ça pouvait faire?
Thomas cet amour de mec est venu me chercher. J'avais eu tout le temps de me préparer, de changer milles fois d'avis, mais je ne pouvais pas le laisser faire tout ce chemin pour rien. Il était approx. 3h du matin quant on est arrivé à Villars. Au lieu de passer déposer mes affaires au chalet, on est allé directement rejoindre les autres en boîte.
Pascal, les bras croisé devant lui, discutait avec ses copains debout près du bar, ou on avait l'habitude de se mettre. Bien sûr, Caro était accrochée à lui. Je remerciais mentalement Thomas d'avoir insisté pour qu'on retrouve tout le monde en boîte, parce que je n'étais pas obligée d'aller faire la bise à tout le monde, ni d'aller vers Pascal. L'intégration était beaucoup plus facile et accroché un sourire à mon visage aussi.
Pascal ne m'a pas vue tout de suite, il a été vraiment surpris de me voir. C'était aussi beaucoup plus facile de faire semblant de l'ignorer et de me mêler aux autres sans qu'on remarque trop qu'on ne se parlait pas. Pascal est venu s'asseoir à côté de moi, mais on ne se parlait pas. Je me suis plongée dans une discussion, lui tournant délibérément le dos.
Je m'appliquais à rire, sourire même si le cœur n'y était pas. Maintenant que j'étais là, je me sentais très mal.
Qu'est-ce que j'allais faire de retour au chalet? Je ne pouvais pas m'installer dans la chambre de Pascal, surtout sans lui avoir parlé de la soirée? Toutes les chambres étaient occupées, je ne pouvais pas prendre une chambre toute seule, et scouater la chambre de Thomas passerait mal. Si Pascal ne faisait rien, je serais vraiment dans la panade! Non, non, non, ce serait de sa faute, je dormirais chez Thomas.
Je ne me voyais pas passer la nuit avec Thomas et non pas avec Pascal? Du coup, je me sentais triste comme les pierres, j'avais envie de pleurer malgré mon sourire factice. Je n'aurais pas dû écouter Vania, ni Thomas, j'aurai dû rester chez moi, parce que c'était trop pénible!
Caroline était tout autour de lui, elle était partout. Elle lui faisait des mamours tout le temps et des tonnes de bisous. C'était Caro, en veux tu, en voilà! Jeeez. Au moins, il n'a pas eu l'indélicatesse de danser un slow avec elle, hum. J'avais l'impression de lui avoir gâché sa soirée. Il était fermé, ne discutait pas beaucoup et restait assis à la table à me suivre des yeux.
Pascal n'a rien fait en boîte. Bon, c'est vrai, je ne lui ai pas facilité la tâche. Il a essayé de me tirer à l'écart pour parler, j'ai refusé. Quant il a voulu m'inviter à danser, certainement pour parler encore, j'ai refusé. Toutes ses tentatives pour me prendre la main ont échoués. Je lui retirais discrètement la main.
De retour au chalet, on ne s'était toujours pas parlé, on s'évitait en essayant de faire en sorte que personne ne le remarque. Difficile, Caro et Thomas le savait... Toutes ses minauderies et de la voir si proche de lui me tapaient sur les nerfs. Caroline évitait soigneusement mon regard et moi. Elle évitait malicieusement de se retrouver seule avec moi. Le fait qu'il ne faisait rien me fâchait contre lui encore plus fort. Il aurait fallu être super aveugle pour ne pas remarquer l'atmosphère distant et froid entre Pascal et moi. On ne se parlait pas!
Pascal d'habitude si câlins et si bisous bisous, ce soir, rien. Énervée, j'ai décidé d'aller me coucher. En fait, c'était juste pour me soustraire aux regards des autres et fondre en larmes en paix. On a pas eu d'autre choix que de monter mes affaires dans la chambre à Thomas. Malheureusement, je n'ai pas pu retenir ma peine et Thomas a essayé de me consoler. Trop adorable.
En tous cas, on a pas beaucoup dormi...
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------ Se quitter? C'est pas si facile... - 06.mars.10.sam - (065...1)