065 - Se quitter, c'est pas si facile... (2)

Publié le par JaneDo

samedi..... 06 mars 2010
Se quitter, c'est pas si facile... (2)

C'est seulement loin des yeux de tous que Pascal a osé bouger et il a déboulé dans la chambre de Thomas sans même frapper. Mais, qu'il se soit pointé au chalet avec Caro, ce n'était pas loin des yeux de tous? Alors j'étais toujours enragée. De plus, je pleurais de tout mon saoul, lamentablement, dans les bras de Thomas et j'avais les yeux rouges. Ça ne menait à rien de discuter avec Pascal, j'avais peur que les choses empirent si je n'arrive pas à tenir ma langue. Et j'étais humiliée qu'il m'ait trouvée en larmes.

Mais Pascal ne voulait pas qu'on se prenne la tête. Il disait avoir espéré que je vienne au chalet et était content que je sois venue, même si ce n'était pas pour lui.

  • Difficile que ce soit pour toi, je ne croule pas sous des tonnes de nouvelles de ta part cette semaine, ni de demandes pour passer le week-end au chalet.
  • Tu le savais qu'on venait ici, on en a parlé le week-end passé... Tu n'avais pas besoin d'invitation, tu le sais bien!
  • Vraiment? Tout ce que je vois, c'est que tu es venu au chalet sans même me lancer un coup de fils. Tu n'avais pas envi de me voir, ni de passer le week-end avec moi. Je suis venue parce que Thomas est venu me chercher. Alors, j'espère que tu comprends que je passe le week-end avec lui. Lui au moins à envi de me voir
  • Tu blagues?
  • J'ai une tête de blagueuse?
  • Caro n'aurait pas attendu une invitation pour monter!
  • Je ne suis pas Caro!
  • Ah ça... Je sais! Tu savais qu'on venait ici... Donc, tu savais où me trouver.
  • Je pense que, si tu as une copine, et surtout, si tu avais envi de passer le week-end avec elle, je pense que tu aurait pris le soin d'aller la chercher, non? Dis moi Pace, avec qui es-tu monté?

Là, j'avais tapé juste, et d'après l'expression sur le visage de Pascal, j'avais compris qu'il était venu avec Caro, mais en même temps que les mots sont sortis de ma bouche, les larmes sont montés à nouveau. J'avais mal. Ça m'a complètement déprimée. Je n'avais plus envie de lui parler, ni même de le voir. Surtout, je n'avais pas envie de fondre encore en larmes devant lui. Je l'ai fichu à la porte.

Mais... et heureusement, sinon ça m'aurait brisé le cœur... il est resté derrière la porte en me suppliant de le laisser entrer. Pour finir je l'ai fais et on a discuté...

Comme il n'avait pas jugé utile de me donner des nouvelles de toute la semaine, j'avais beaucoup de peine à le lui pardonner, et aussi, il était venu avec Caro. Je crois que ça, c'était même le pire. Pascal était prêt à tout pour qu'on ne se dispute plus, pour qu'on arrête de se prendre la tête, alors j'ai posé mes conditions. Je verrais bien, mais pour ce week-end, je restais avec Thomas ce week-end, parce que c'était lui qui m'avait fait venir. Et, je ne voulais pas qu'il partage sa chambre avec Caro.

Il m'a mal comprise et a pensé que je voulais qu'il casse avec Caro, mais ce n'était pas ça du tout. Je lui ai expliqué que c'était seulement à cause de la manière qu'il m'avait traitée toute la semaine et le week-end passé, et le fait qu'après ça, il ait eu le culot débile de se pointer avec elle, devant tout le monde, toutes nos connaissances, sans moi, sans même se préoccuper si je venais ou pas, et comment, c'était difficile à digérer.

Il ne comprenait pas, mais j'avais assez parlé, j'avais la tête en bouillie.

J'ai dû partir à la recherche de Thomas avec les yeux rouges. Thomas avait déjà pris ses dispositions pour dormir ailleurs, il pensait que Pascal et moi allions sûrement rester dans sa chambre. C'est vrai que Pascal avait voulu rester, il ne supportait pas l'idée de me laisser seule avec un autre, mais il n'avait pas le choix. De plus, je préférais pas, parce que si le matin je me serais réveillée dans les bras de Thomas au lieu de Pascal, ça aurait mal passé. Je me souviens trop bien du matin où je me suis réveillée pour trouver Caro dans les bras de Pascal!!!

  • S'il venait te chercher, tu retournerais vers lui, n'est-ce pas?

Oui, sans aucun doute, Thomas le devinait. J'ai fais oui de la tête. Désolée Thomas, mais je l'aime cet abruti. C'est mon abruti à moi. Il le comprenait et a prétendu avoir insisté pour que je vienne au chalet en espérant que les choses s'arrangeraient. Je trouvais ça adorable.

1h après, j'ai fais un saut dans la chambre à Pascal, sous prétexte de lui faire un bisou pour lui dire bonne nuit, mais c'était pour m'assurer que Caroline n'était pas là. Elle n'y était pas. Enfin... je n'ai pas pu regarder sous le lit et dans les armoires, mais je pense qu'elle n'y était plus. C'était aussi pour qu'il sache que je n'étais plus aussi fâchée.

Pascal n'avait pas fermé l'œil de la nuit... Caroline, sans doute pas non plus. Elle avait les yeux rouges et bouffis.

Thomas était beaucoup plus tendre en dehors de la présence de Pascal. En sa présence, il évitait les débordements d'affections. Je suis restée au chalet pour profiter d'un moment de calme et de tranquillité quant ils sont partis sur les pistes. Mais, c'était de courte durée. A peine 1h plus tard, Pascal est rentré au chalet. On a pu discuter et petit à petit retrouver un peu de sérénité, et surtout, vider un peu nos sacs!!!

Comme j'ai essayé d'expliquer à Pascal; j'étais curieuse, j'avais envie de voir comment ce serait un ménage à 3, pour autant qu'il n'oublie pas qui était vraiment sa copine. Je ne voulais pas qu'on arrête, enfin, tant que Caro était aussi d'accord.

Mais par contre, comme il avait eu la connerie ce week-end de venir avec elle, je voulais qu'il me montre s'il arrivait à la tenir à distance...

Caroline ayant remarqué l'absence de Pascal sur les pistes s'est précipitée au chalet et, je crois que c'est ce qui a mis le feu aux poudres!! On a fini par se prendre la tête! Je ne sais pas si c'était à cause de sa présence, ou de nos rancœurs, les choses qu'on avait chacun gardé pour nous, ou le trop plein, ou encore les reproches qu'on avait l'un vis-à-vis de l'autre!!!

Avec Pascal, quant on se dispute, c'est-à-dire, quant on se prend la tête, on ne monte pas le ton, on ne cri pas, on ne s'envoie pas des vacheries au visage. On reste calme, muré chacun dans sa forteresse. On dit ce qu'on a à dire, sans vraiment écouter ce que l'autre essaie de nous faire entendre. Parfois, on n'était pas très fort quant il s'agissait de parler de quelque chose qui nous touche trop!

Enfermée dans ma chambre (celle de Thomas) et j'ai attendu le retour de Thomas, pour lui dire que je voulais rentrer. Thomas a essayé de me faire changer d'avis, mais rien à faire. C'était hors de question que je passe un week-end dans le même espace que Pascal à se faire la tête.

Je ne voulais pas avoir à subir sa froideur. S'il avait envi de passer le week-end avec Caro, s'il ne comprenait pas que ça puisse m'atteindre, qu'il aille se faire cuire un œuf.

Thomas m'a raccompagnée. Pauvre chou! Qu'est-ce qu'il ne faisait pas pour me faire plaisir et je le laissais tomber, trop obnubilée par Pascal. Lamentable! Je voulais prendre le train, mais il n'avait pas voulu. Je pense qu'il espérait me faire changer d'avis. J'ai attendu d'avoir regagner mes pénates pour laisser libre court à mes larmes. Cette fois, je n'avais pas besoin de mettre un film pour ça!

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