066 - Intermède... Impossible de lui résister
Dimanche..... 07 mars 2010
Intermède... J'ai flanché. Impossible de lui résister!
Samedi soir, Pascal avait essayé de me joindre, mais je n'avais pas envie de répondre. Je me connaissais et j'étais un peu trop vulnérable à son charme et aussi, aux intonations de sa voix. Il avait fini par appelé Thomas.
Je n'avais pas voulu que Thomas traîne trop. Une fois parti, je regrettais d'avoir peut-être été un peu expéditive. De le savoir sur la route, peut-être un peu déçu, après avoir fait tout ce chemin, me faisais de la peine. Aussi, je me frappais intérieurement de toujours me sentir coupable de tout, ça m'énervait. Je suis sûre que la plupart des gens ne passent pas leur temps à se masturber le cerveau comme ça, rhhh.
J'ai donc passé mon temps au téléphone avec Thomas jusqu'à son retour au chalet. Peu après, il me rappelait pour me dire que Pascal avait quitté le chalet. Avant que j'ai à le demander, il m'a spécifié qu'il était parti seul. Pascal est arrivé entre 2, avait essayé de m'appeler, mais je ne voulais pas lui parler. Il a fini par venir sonner. C'était affreux de le laisser derrière la porte, mais je n'avais pas le courage de lui faire face. Il a fini par s'en aller.
Pascal m'a envoyé plusieurs messages que j'hésitais à lire, ou, à effacer sans lire. Ça m'a fait sourire, parce qu'il n'était pas trop "messages". Il préférait le contact et parler de vive voix que de s'amuser avec les sms. C'était le truc à Thomas les textos. Après une dizaine de message, il a fini par me dire qu'il était chez lui, si j'avais envie de parler, je savait où le trouver.
A un moment de notre dispute, il m'avait reproché de ne pas toujours me comporter comme sa copine, de ne pas assez être présente dans sa vie. Je crois que ce qui m'avait énervée, c'était quant il m'avait dit qu'il aimerait que je sois un peu plus comme Caroline. Arfff, qu'il prononce son nom quant on parle de nous m'a fait voir rouge.
Un peu plus comme Caroline? Ah, j'étais verte. En plus elle venait de débarqué au chalet, c'était trop fort. Donc, il aimerait que je lui cours après, que je le harcèle, que je dois tout le temps dans ses pattes? Non, je ne voulais pas lui parler. Mais, j'étais contente qu'il ne soit pas resté au chalet.
Vers les minuits, j'ai hanté les alentours de chez lui. De le voir déambuler chez lui m'a donné l'envie d'aller vers lui, de me frotter comme une chatte contre lui, de m'enrouler dans ses bras. J'ai fini par rentrer chez moi où j'ai tourné en rond des heures avant de réussir à trouver le sommeil aux 1ères heures du matin.
Dimanche, Pascal a été voir le match d'un copain et a passé sa journée à faire du sport. Moi, j'ai fais ce que j'aime faire le dimanche; me larver devant la télé. Je ne me suis pas laissée submergée par mes petits soucis perso, sauf quant je recevais les messages de Pascal, mais j'oubliais très vite. J'ai bavardé un peu avec Thomas au téléphone. Il s'inquiétait et voulait savoir comment j'allais et si je ne m'ennuyait pas. Lui ne supportant pas d'être seul, surtout le week-end, ne conçoit pas qu'on ne s'ennuie pas de passer tout un dimanche tout seul.
En début de soirée, Pascal a voulu m'inviter à mangé, mais je ne lui ai pas répondu. D'ailleurs, je n'avais vu son message qu'une heure plus tard. Puis, plus tard, ses appels sont devenus plus insistant, il voulait me demander quelque chose. Mais là encore, niet, je n'ai pas répondu. Je reconnais que parfois, je suis un peu têtue ou disons, butée. Après plusieurs essais, il a fini par me demander de le rappeler, il avait quelque chose à me demander. Au 3ème message, j'ai fini par me décidé à le rappeler.
- Écoute, je sais que tu es fâchée contre moi, heu, même si je ne sais pas très bien pourquoi... Non, c'est pas de ça que je voulais parler... Bon... je ne vais pas tourner autour du pot... J'ai envi de faire l'amour avec toi, est-ce qu'on ne pourrait pas faire une pause?
- Non.
- S'il te plaît... On peut reprendre les fâcheries après si tu veux?
- Non.
Il a continué à insister, et moi je flanchais intérieurement, ce qui me rendait plus cassante extérieurement.
- Tas qu'à aller vers ta Caroline. Pourquoi tu n'irais pas régler ça avec elle?
- Aoutch... C'est ce que tu veux?
- Ouais. Fais ce que tu veux.
Quelle tâche! Mais qu'est-ce que je raconte moi!!!!
- Mouais, t'as peut-être raison! Mais j'ai envie de faire l'amour, j'ai pas dit baiser... J'ai envi de sentir ton corps, j'ai envi de ta bouche, sentir ta chaleur... S'il te plaît? Même si on est un peu en froid, on s'aime quand même non? Est-ce qu'on pourrait pas de temps en temps passer là-dessus? Ou alors laisse moi utiliser ton corps? Allé, ne me fait pas mendier, je commence à me sentir comme un pervers là...
Ça m'a fait rire et je m'en suis voulu d'avoir ri. Il allait pensé que je m'affaiblissais. Grrr. Il a continué à insister, et j'ai dû lui expliqué pourquoi je ne voulais pas de "trêve" ou de "pause", parce qu'après il allait penser que tout était arrangé, ce qui n'était pas le cas. Alors, il m'a promis qu'il ne ferait que passer, il ne parlerait pas de nos histoires, ne chercherait pas à me soutirer un pardon et qu'il avait bien enregistré qu'on était toujours fâché. Il promettait de ne pas chercher à s'incruster, qu'il partirait aussitôt après, et qu'il n'oublierait pas que rien n'avait changé et qu'on en parlerait quant je le voudrais.
Je ne voulais pas le laisser me convaincre, mais c'est vrai que...
J'avais à peine accepté et raccroché qu'il sonnait à ma porte. En fait, il était déjà derrière la porte quant il a appelé. Dans un de ses derniers messages, il disait que si je ne le rappelais pas ou n'acceptait pas de lui parler, il viendrait sonner. Moi qui voulait courir sous la douche, me changer, me faire une tête, c'est-à-dire effacer les traces de mes yeux enflés, c'était râpé.
L'empêche, j'ai trouvé ça trop chou et je devais me faire violence pour ne pas fondre comme un Marshmallow. Pascal avait toujours l'art de me surprendre, et pourtant, je déteste les surprises Jeeez. Qu'est-ce qu'il peut être chouky. Il savait que j'étais seule à la maison, mais que je ne voudrais sûrement pas rester là, alors il m'a proposé d'aller chez lui. Ça m'arrangeait, ça me laissait le temps de me préparer. Pascal a promis de ne pas chercher à me retenir après. 1h après, j'étais chez lui. Je n'ai pas eu besoin de sonner, il m'attendait. J'ai failli éclaté de rire en voyant les bougies allumées un peu partout, ça faisait trop cinéma. Mais je n'ai pas ri. Comme promis, il n'a pas cherché à discuter et ne m'a pas laissé le temps de parler non plus.
Aïe, trop dur de rester impassible, j'aime trop. Je voulais rester froide et détachée, mais c'était impossible. Il me connaît trop bien. Pascal est bien trop sensuel, bien trop tendre et passionné et en plus, il embrasse comme un Dieu. Il savait ce qu'il voulait, il savait comment l'obtenir. Son corps musclé et insistant ne m'a pas laissé de répit. Même pas 5mn et j'avais déjà capitulé!
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------ Intermède... Impossible de lui résister - 07.mars.10.sam - (066) ------