066/2012 - Il ne veut plus qu'on aille chez lui...

Publié le par JaneDo

Lundi-Mardi, 5-6 mars 2012  -  (065-6/2012)

Lundi, comme d’hab, manger en famille et c’est tout. J’ai un peu discuté avec Pascal aujourd’hui, seul bémol, c’est moi qui aie appelé, et je n’aime pas ça. Par contre, j’ai fait ma Caro, j’ai voulu savoir ce que Caro faisait chez lui hier soir, et je lui ai reproché de n’avoir pas téléphoné, que j’avais l’impression que c’était tout le temps moi, et que finalement ça me donnait l’impression de lui courir après. Ça l’a juste fait rire.

Il a essayé de me rassurer en disant que ça lui faisait plaisir que je l’appelle, qu’il ne fallait pas que je me torture la tête comme ça. J’ai réussi à glisser qu’il n’avait pas à la laisser entrer s’il ne voulait voir personne. Petit plus, il voulait me voir. Il m’a proposé demain soir et j’ai failli dire non, mais je me suis ravisée, il pourrait commencer en avoir marre de mes refus.

Je pensais qu’on se verrait chez lui ou chez moi, mais chaque fois que j’essayais de le proposer, il insistait pour qu’on aille quelque part, que ça nous ferait du bien d’aller ailleurs, etc. C’est nul parce qu’on ne pourrait pas être trop « câlins ». On s’est donc retrouvé en ville. Pascal avait proposé Morges, je ne voulais pas, c’était s’il ne voulait pas qu’on nous voit ensemble.

Comme toujours, gros trac, palpitations, etc… Tsssh, tout ça pour voir quelqu’un que je fréquentais depuis plus de 3ans!!!

Arf, il est toujours aussi chou, chaque fois que je l’ai en face de moi, mon cœur me lâche, je frémis à chacun de ses sourires, ses yeux verts me font fondre, et rien que le petit bisou de salutations sur la joue me fait rougir jusqu’au plafond. Horrible. Mince, je suis vraiment folle amoureuse de lui, rien n’avait changé en moi. J’aime chaque petit mouvement de sa bouche, de son visage, sa gestuelle, sa manière de marcher, de rire. Rhhh, je suis vraiment ravagée. J’avais envie de le toucher, de l’embrasser, de me coller contre lui, sentir ses mains me caresser, plhhh, il me botte à mort.

Je me suis étonnée que Jess se soit installé à son appartement, je pensais qu’ils avaient convenu que quant elle venait en Suisse, elle irait chez les parents? Pascal avait oublié ça. Puis, embarrassé, il m’a dit qu’il n’avait jamais rien dit avant, il ne voulait pas que je le prenne mal ou que je me fasse tout un tas de d’idées, mais ça l’avait toujours gêné de me recevoir chez lui, parce qu’après tout, c’était aussi chez Jess. Il avait toujours eu l’impression de faire quelque chose de mal, même s’il aimait qu’on soit là-bas, le fait de dormir avec une autre femme chez lui, dans son lit, etc. Enfin bref, il n’avait pas su comment me le dire, cela faisait un moment que ça le travaillait.

Bon, je ne pouvais pas afficher un sourire l’air de dire que tout allait bien, alors j’ai baissé la tête. C’est vrai que je commençais déjà à me poser tout un tas de questions, de chercher à comprendre ou me rappeler à quel moment il pensait des trucs pareils, est-ce que j’aurai pu m’en douter, l’expression de son visage peut-être? Non, je n’avais rien vu, rien soupçonné. Mais, je comprenais. Je pouvais difficilement me mettre en colère, me rebiffer contre lui, mais j’étais persuadée que Jess était derrière ses mots, elle lui avait monté la tête.

Je l’ai regardé, il jouait avec son verre attendant une réaction… Je comprenais maintenant pourquoi il avait tenu à ce qu’on sorte!

Je ne devais pas faire celle qui prenait les choses à la légère ou qui ne voyait pas le mal. Je suis resté égal à moi-même, mais un peu moins souriante. Je devais prendre le temps de penser à ça, seule. J’ai simplement changé de sujet. Pascal me dévisageait cherchant à connaître mes pensées, mais je lui ai dis que je ne voulais plus en parler.

On a pourtant passé une bonne petite fin de soirée, mais pas de bisous-bisous, il ne m’a pas prise dans ses bras, pas fait de petits câlins discret, je me sentais flouée. Une fois vers nos voitures, Pascal m’a juste fait une petite bise sur la joue.

Il était peu après minuit, j’étais persuadée que Pascal rentrait directement, mais pour être sûre et avoir l’esprit tranquille, je l’ai quand même suivi. Une fois chez lui, je me suis trouvée drôlement conne d’être là à me faire des idées. Je ne pouvais pas continuer ce cirque, j’allais me rendre malade. J’ai fait demi-tour et je suis rentrée. Ce serait idiot de passer la soirée dehors pour être sûr qu’il n’allait pas finir chez Caro. Mince, l’empêche ça me rendait folle de ne pas avoir de certitude.

A la maison, au lieu de me laisser aller à mon jeu favori du « pourquoi-comment », j’ai fait de la peinture. Ça m’évitait de trop commencer à me faire des idées. Je voulais croire que Pascal tenait vraiment à moi, alors je ne devais pas commencer à tout remettre en doute. C’était la meilleure attitude à adopter. Pourtant, est-ce qu'on s'éloignait l'un de l'autre? Est-ce que je devrais être plus méfiante? Surveiller?

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