068/2012 - J'étais si facile à berner!
Jeudi, 8 mars 2012 - (068/2012) – J’étais si facile à berner!
Ok, il n’y avait pas de raison que je n’appelle pas mon mec? C’aurait été mieux que ce soit lui qui en prenne l’initiative, mais s’il ne le fait pas, pourquoi pas. A cause de ma timidité, téléphoner était souvent une épreuve pour moi, je ne savais pas comment commencer la conversation, ne savais pas quoi dire au téléphone. C’était idiot.
Sans que j’aie à poser de questions, j’ai su qu'il avait un match ce soir, ensuite ils mangeaient avec l'équipe, iront probablement prendre un verre, ensuite, il pensait rentrer, il était crevé.
Rire. Je me suis faite complètement submergé et je n’ai pas pensé lui demander ce qui c’était passé hier soir, ni si on pouvait se voir un moment. Rien. Il n’y avait pas de place pour moi, c’était normal, connaissant son programme, je n’allais pas l’emmerder en insistant!!! Pascal semblait ravi de mon coup de fils, alors j’étais contente de lui avoir parlé avant de réaliser que j’avais complètement oublié les raisons de mon appel.
Je ne me suis méfiée de rien, pourtant le soir, l’envie de le voir, j’ai été à la sortie du terrain…
Rien de vraiment étonnant de voir Caro sortir de là avec lui, par contre, à sa manière de saluer ses coéquipiers, j’ai deviné qu’ils ne se voyaient pas après. L’équipe s’était séparée et je n’ai pas réussi à suivre Pascal. J’ai alors essayé de l’appeler, mais il ne répondait pas.
J’ai donc été faire la tournée des endroits où on avait l’habitude de se retrouver, rien. Pas de Pascal. J’ai repéré la voiture à Thomas, il était de sortir. C’est bizarre, mais chaque fois que je tombe sur sa voiture, j’ai un petit pincement au cœur, je me demande ce qu’il fait, ce qu’il va faire de sa soirée. Affectueusement, il me manquait parfois. J’ai regardé partout, pas de Pascal, éreintée, je suis rentrée.
Tout de même, j’avais le cœur lourd, une boule qui me barbouillait l’estomac, j’avais l’impression qu’il m’avait menti et je ne voulais pas qu’il passe une soirée tranquille et sans remord; « Coucou Toi, je t’ai vu quitté la salle sans l’équipe… Tu m’explique?». Ça n’a pas tardé, Pascal m’a envoyé un message au lieu de m’appeler, avec un petit bonhomme qui rigole, pour dire qu’il y avait eu un changement de programme. Il m’appelle demain. C’était idiot, mais j'ai bu la tasse sans sourciller, je me suis sentie rassurée.
C’est plus tard que j’ai réalisé que son message n’était pas clair, que j’étais vite rassurée par du vent. Changement de programme? Ça veut dire quoi? Rien? Ça lui laissait du temps pour me concocter un joli mensonge pour le lendemain. J’étais vraiment trop bête. J’étais si facile à berner. Mais maintenant, je ne pouvais pas lui renvoyer un message, pour dire quoi? Je sais que tu me ment? Ridicule!
J'étais vraiment idiote! Encore une soirée où l'on aurait pu se voir, et il le passait avec une autre, avec qui il avait déjà passé la soirée hier!!!