072/2012 - Peindre pour déstresser

Publié le par JaneDo

Lundi, 12 mars 2012  -  (072/2012)

Comment douter de Pascal, il aime toujours passer du temps avec moi, se débrouille toujours pour me voir le week-end, et ma foi, quant on est ensemble, j’ai la sensation qu’il m’aime, que je suis chère à son cœur, qu’il tient à moi. Il n’en fait pas autant pour Caro! Jamais il ne s’était arrangé pour passer tout un week-end avec elle,  en tous cas, pour autant que je le sache. Donc, il était évident qu’il y avait quelque chose de plus, de plus fort entre nous, sinon pourquoi ferait-il tous ces efforts?

Même si parfois je craquais, si j’étais submergée de doutes, Pascal m’avait toujours traitée différemment, spécialement, je devais me souvenir de ça quant j’ai mes petites crises. Même quant on était en froid, ou qu’on ne se voyait pas beaucoup, ou encore quant il décidait de tout arrêter, les seules fois où il craquait et faisait un accroc à ses plans, c’était pour moi? Alors franchement, je crois que je n’avais pas à trembler dans mes grolles aussi fréquemment.

Je devais seulement me souvenir de ça et me le répéter chaque fois que je flanchais…

Dire que j’avais failli tout gâcher hier, failli lui faire penser à Caro alors qu’on était si bien tous les 2. Oui, mais j’avais vu l’expression de son visage, son regard s’était voilé, il était évident qu’il entretenait une relation particulière avec Caro, ils couchaient ensemble c’est sûr, ça se voyait à la tête qu’il avait fait quant je lui avais posé la question et il n’avait pas su quoi répondre. Et aussi la manière qu’il s’était assis au bout du lit, prêt à tout déballer. Ha la la, je ne dois pas y penser, effacer les images qui veulent me descendre le moral.

Je l’aime, je ne veux personne d’autre que lui et j’ai envie de rester avec lui quoi qu’il fasse Au moins ça, je le sais…

J’étais crevée, mais j’avais envie de le voir, le toucher, l’entendre parler, respirer, afff. Y avait des moments comme ça où j’avais juste envie de lui, envie d’être l’air qu’il respire, les vêtements qu’il porte, d’occuper toutes ses pensées, et dans ses moments-là, il me manquait à mort. Mais, je devais me tenir tranquille, le laisser respirer un peu, en plus, sa femme était là, ce n’était pas le moment de le harceler.

Rhhh, fallait me calmer, et il n’y pas de meilleur moyen que de peindre…

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