071/2012 - Surement pareil avec sa femme... ou Caro...

Publié le par JaneDo

Dimanche, 11 mars 2012  -  (071/2012)

Après son match, Pascal a appelé pour savoir ce que je faisais. Héhéhé, j’étais étalé sur mon canapé à me gaver de télé, je lisais en même temps un manga et j’avais une peinture qui séchait aussi. Fallait bien profiter du peu de temps pour tout faire...

En fait, Pascal a décidé de ne pas sortir traîner avec l’équipe, on ne se voyait pas souvent, et demain il devait aller chercher sa femme, il n’avait pas réfléchi quant il m’a dit qu’il sortait avec les autres. Il était tout penaud au téléphone, je me suis rendu compte qu’il s’attendait à ce que je sois fâchée. Hum, oui, je n’y avait pas réfléchi, c’est vrai, j’aurai dû être en colère!!!

Il a pensé que ce n’était pas cool de me planter pour sortir avec ses potes, étant donné le peu de temps qu’on pouvait passer ensemble. Mouais, c’était bête de perdre tout ce temps avec ses copains, je n’en étais pas consciente sur le moment. Mais je suis sûre qu’après le week-end, loin de lui, de ses bras, j’aurai réalisé qu’il avait préféré être avec ses copains plutôt qu’avec moi.

Pascal m’invitait à dîner dehors, alors après son coup de fils, c’était le « rush »; rapide douche, viré mes fringues de délurées, le remplacer par un simple pantalon en coton noir, un t-shirt que Pascal m’avait offert «I’m Your Man», ma longue jaquette légère bleu, une veste et j’étais prête.

Je finissais de me maquiller quant il a sonné. Je ne m’attendais pas à ce qu’il monte, j’avais prévu de descendre, alors ça m’a fait sursauté. J’étais contente de n’avoir pas trop laissé de bordel et surtout, d’avoir pensé à vite tout fourré dans un coin au cas où, pffffouh.

Petit amour… En moins d’une minute, les fringues que j’avais mis 15mn à choisir et mettre étaient un peu partout de la porte à la chambre. Pas difficile de deviner pourquoi il était monté au lieu de m’attendre en bas. Afff, je l’aime et je ne lui en voulais pas d’avoir failli me briser le cœur à sortir avec ses potes alors qu’on pouvait se voir. J’aime ses bras,   j’aime trop faire l’amour avec lui…   Après ça, je n’étais plus qu’un puppet, un peu fatiguées mais les yeux remplis d’étoiles, tout ce qu’il faisait ou disait était une douce musique d’amour, j’étais complètement sous son charme.

Hum… Ne jamais faire l’amour avec un mec avant de sortir… Ça rend bête…

Pascal me racontait plein de choses, moi, je ne disais pas grand-chose, je n’étais que sourire, émerveillée par les mimiques de son visages, sa fosette quand il souriait. Je l’écoutais bien sûr, mais j’étais plus occupée à regarder comment ses lèvres formulaient les mots qui en sortaient. Pascal a fini par remarqué mon expression énamouré, ça l’a fait rire. J’adooore l’entendre rire. Il a aussi remarqué que je n’avais fait que grignoter, je n’avais pratiquement rien mangé.

On a décidé d’abréger le dîner, pas de café, ni de dessert,   on a filé chez Michael…  

Pascal s’était mis sur moi, et il me faisait de petits bisous tout le long de la colonne vertébrale, dans le cou, ses lèvres se promenaient le long de mes bras et il revenait dans mon cou, ça me faisait frissonner. Il savait que j’étais chatouilleuse, alors il me taquinait un peu, j’étais vraiment bien et heureuse, et tout à coup, c’était la descente aux enfers…

Je ne sais pas pourquoi tout à coup je me suis dis qu’  il faisait certainement la même chose avec sa femme  , il était pareil, aussi amoureusement tendre et ça a coupé mon sourire, coupé le moral, je n’avais plus que l’envie de pleurer. Il était aussi pareil avec Caro, et l’espace d’un instant, j’avais oublié, je crois que j’avais l’illusion qu’il n’était comme ça qu’avec moi.

Au bord des larmes, je me suis soustraite à ses câlins et… je ne savais pas où aller… Je ne pouvais pas aller au salon, j’aurai l’air bête en larmes et enroulée dans la couverture. Je ne pouvais pas le regarder, il aurait vu mes larmes. Il a voulu me retenir ne sachant pas ce qui se passait. Je me suis réfugiée dans un coin de la chambre, face au mûr, je cachais mes efforts pour rester zen. Je me répétais que je ne devais pas penser à ça, que je le savais alors inutile d’en faire un fromage. Mais toute l’auto-persuasion du monde ne servait à rien, j’étais submergée par la peine.

Sans contrôle, les mots ont franchis ma bouche, et   ma précieuse règle de ne jamais mentionner une autre femme   est partie à la poubelle…

  • Tu es pareil avec ta femme hein ? Les petits bisous etc…

Tout fier, Pascal a dit qu’il n’avait pas couché avec elle, il me l’avait promis, il pouvait me regarder dans les yeux et dire qu’il n’avait pas failli à sa promesse. Pendant une petite seconde, ma joie est revenue, j’ai retrouvé mon sourire et je l’ai laissé me serrer dans ses bras, même me traîner jusqu’au lit. Il caressait mon visage et du doigt, il effaçait les larmes qui y avait coulé, et pafff, re-plongée au fond du gouffre;   et Caro?  

Là, je l’ai vu tiqué… Il n’avait pas besoin de répondre… D’ailleurs, il n’a rien trouvé à dire…

J’ai même été jusqu’à lui demander ce qu’il ressentait pour elle, et de nouveau, je me suis éloignée de lui, rongée de l’intérieur. Pascal, surpris et mal à l’aise, m’a demandé si je voulais vraiment parler de ça, parler d’elle…   Aïe! Erreur, je ne devais pas la mettre entre nous  .

Afff, d’accord, je le savais, alors pourquoi demander? C’était super idiot. Et je ne voulais pas qu’il me parle de ses sentiments envers Caro, ce serait vraiment me mettre dans une situation qui ne me convenait pas. Je sais que ça lui arrivait de parler de moi avec Caro, de parler de ses sentiments, je savais que ça l’avait souvent fait souffrir, alors pourquoi me mettre à la même place qu’elle? Complètement idiot. Pourtant, maintenant que j’avais lancé la balle, comment faire pour me retirer avec classe???

Pascal s’était assis au bord du lit après avoir enfilé son jean. Il était courbé en 2, en train de chercher ses mots. Il m’a demandé de venir m’asseoir. J’ai eu peur, c’est vrai, je ne voulais   pas l’entendre me parler d’elle  . Tout ce que j’y gagnais, c’était de le faire penser à elle. D’ailleurs, je n’avais qu’à le regarder pour voir qu’il y pensait…C’était une monstre connerie.

Consciente de ma connerie, j’ai dû faire un gros effort pour afficher mon sourire le plus malicieux, et je l’ai poussé sur le lit en riant. J’ai prétendu que je voulais juste le taquiner, et summum de la ruse, je lui ai dit que j’avais confiance en lui, qu’il ne ferait pas quelque chose qui risquait de me faire de la peine. Clair, il était surpris et un peu perplexe, mais il s’est laissé facilement prendre par mon air heureux et taquin.

Mince, j’avais vraiment failli tout gâcher… et horreur suprême,   le faire penser à une autre femme   alors qu’il était avec moi!!!

Très vite, il a oublié jusqu’à son nom…

Michael est rentré vers les 4h du matin avec une bande de fêtards. Michael a appelé Pascal pour qu’il fasse la fête avec eux. On ne dormait pas encore. Michael est venu frapper à la porte de notre chambre et Pascal s’est finalement levé pour aller au salon. Je suis resté au lit, ça me gênait, je ne connaissais personne, alors ça ne me disait rien.

Pascal n’aurait pas dû y aller,   comment cacher qu’il se cachait parfois chez Michael   après ça! On risquait de perdre notre petit havre de paix secret. Ça m’agaçait que Michael l’ait tiré du lit, en plus, il y avait des filles. Je les ai écoutés un moment, mais j’ai fini par m’endormir sans le vouloir.

Je me suis vaguement réveillée vers 6h du matin, les invités étaient toujours là et Pascal toujours au salon, le temps de regarder l’heure sur mon natel et je me suis rendormie.

Vers 15h, branle-bas de combat, il fallait y aller, partir… Pascal devait aller chercher sa femme… Le week-end était terminé!

J’ai sauté au lit en rentrant, dormir me faisait au moins oublié, que Jess allait me remplacer auprès de l’homme que j’aime… Dormir était mon sauveur. Ensuite, je me suis abrutie devant la télé à chercher des films d’horreur. J’ai eu la folle envie aussi d’appeler Layne. La seule chose qui m’a retenue était que je n’avais aucune envie de sortir de chez moi, ni de quitter mon canapé, ni mon training défoncé.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article