070/2012 - Il me fait fondre...

Publié le par JaneDo

Samedi, 10 mars 2012  -  (070/2012)

J’ai pensé que je pourrais attendre minuit pour voir Pascal, mais… Je peux pas… J’avais besoin et envie d’être dans son espace, près de lui…

Faisant fi de ma timidité et à tout ce qui pouvait m’empêcher d’avoir ce que je veux, j’ai appelé Thomas pour lui faire un coucou, mais surtout pour avoir des infos. Sans avoir besoin de le demander, Thomas m’a demandé de le rejoindre pour prendre un verre et j’ai accepté avec joie. Ça me gavait d’y aller seule, mais cette fois, je ne pouvais pas m’abaisser à recourir à Caroline, pourtant, je suis quasi certaine qu’elle savait où trouver Pascal. Tant pis, j’irai toute seule comme une grande.

Mon sac planté dans la voiture, j’ai donc été rejoindre Thomas. Sans surprise, Pascal était là aussi. J’ai vu la lueur de surprise dans ses yeux.

Après l’avoir salué, je suis restée vers Thomas. En arrivant, j’avais bien remarqué que Pascal avait l’air de s’amuser. Il rigolait et discutait avec une minette que je ne connaissais pas, puis j’ai remarqué, en la voyant revenir vers eux, que c’était la copine de la sœur d’un des autres joueurs. Je l’avais déjà vue souvent et je sais qu’elle craque pour Pascal. Depuis mon arrivée impromptue, Pascal semblait plus coincé. Apparemment, il ne s’attendait pas à me voir. Ça m’a fait un petit pincement au cœur, et aussi un sentiment assez désagréable.

Pascal s’est rapproché, mais on ne pouvait pas se dire grand-chose, il fallait continuer le cinéma… Il m’a demandé comment j’allais (pfff, question habituelle), ce que je faisais là, mais il pensait ; « Tu ne devais pas aller m’attendre chez Michael ? ». Donc, il ne devait pas être très content de me voir, ni que je le surprenne en pleine festivité.

Dès que Caroline est venu se coller vers nous, je me suis détournée. J’ai la dent dure, je lui en voulais, alors pas question de faire les friends.

Quant Pascal s’est mis à lui répondre et à discuter avec elle, je me suis déplacée pour aller me mettre encore plus près de Thomas. C’est horrible de l’utiliser ainsi, mais bon, soit on est utilisé, soit on utilise, alors je préfère être celle qui utilise au lieu de se faire utiliser. Pascal a remarqué mon manège, embarrassé il ne savait plus quoi faire. Caro aussi avait remarqué mon cirque, tout de suite, elle a chuchoté quelque chose à Pascal en regardant dans ma direction. Pfff.

Quelques minutes plus tard, elle enfilait une main sous mon bras; elle voulait discuter. Moi non. Elle rêve? Le sourcil arqué de surprise, comme si elle était une parfaite étrangère, je me suis retournée pour la dévisager. Elle pensait faire quoi là, juste rester debout à côté de moi et que j’allais lui parler? Engager la conversation? Comme elle ne disait rien, j’ai retiré mon bras pour me tourner à nouveau vers Paul et Thomas. L’idiote, elle m’a prise par le bras, et cette fois, elle a dit qu’elle voulait me parler. Pas envie, alors je lui ai dit que j’étais occupée, je n’avais pas le temps. Elle a insisté, me demandant de lui accorder 5mn. A contrecœur, j’ai fini par la suivre.

Caroline s’est lancée dans des excuses et explications vaseuses, faisant la moue de la pauvre fille qui a fait une petite erreur. Ça marchait peut-être sur les mecs, mais moi, ça me coulait dessus. Comme elle ne voyait aucun signe d’adoucissement, elle a ajouté que Pascal venait de lui dire que j’étais fâchée contre elle et comme une grande, elle a continué en disant qu’elle avait juste essayé de ne pas se retrouver entre Jess et moi.

J’ai eu une sorte d’expression ironique en lui disant qu’elle devait continuer, qu’il était bien dommage que Jess ne soit pas là pour applaudir!

Je lui ai tourné le dos pour aller me calfeutrer vers Thomas de manière à ce qu’elle ne puisse pas m’approcher. Déconfite, elle est retournée coller aux basques à Pascal. Vers 23h30, en voyant l’heure, j’ai vu que Pascal s’en allait. Hum, je ne pouvais pas partir droit derrière, j’étais obligée de rester encore un peu sinon, certains vont se douter de quelque chose. Comme de bien entendu, Caro le suivait comme un petit chien.

Hum, ok, très souvent, je faisais la même chose… La honte.

J’ai déchanté de la voir grimper dans sa voiture… Comment ça se faisait que moi, je dois rester sous le radar tandis qu’il pouvait sans autre s’afficher avec elle ? Pourquoi les règles farfelues sont toujours pour moi ? J’aurai voulu lui demander des explications, mais bof, après tout, il passait le week-end avec moi, alors ça ne servait à rien de chipoter.

Vers 1h du matin, je me suis pointée chez Michael, la clé était bien où elle devait être, mais j’en ai pas eu besoin, Michael et Pascal étaient tous les 2 là. J’espérais bien qu’à 1h il serait là s’il ne traînait pas en déposant Caroline.

Dès que je suis arrivée, Pascal s’est levé pour me prendre dans ses bras. Je le retrouvais enfin, je retrouvais le Pascal adorable que j’aimais à la folie. Il ne m’a même pas laissé le temps de correctement saluer Michael, il lui a demandé s’il n’avait pas un endroit à aller, comme si c’était un code entre eux.

Oh Pascal, je suis vraiment raide dingue de ce mec! Quant il plonge son regard clair dans le mien, je fonds… Je crois qu’il m’aime toujours, en tous cas, c’est l’impression que j’ai ou qu’il donne. Même si j’ai rougi jusqu’aux oreilles, j’ai bien aimé sa manière de demander à Michael d’aller faire un tour.

Pascal était couché sur le dos, il avait posé une main sur ma cuisse et l’autre bras sur ses yeux, de voir sa bouche, ses lèvres que j’aimais tant embrasser,  j’avais envie de le couvrir de bisous. Je me suis tournée contre lui et ça l’a fait sourire, rhhh, encore plus envie de lui sauter dessus et lui manger la bouche, les lèvres, le menton, sa fossette et toute sa figure. Toujours sans bouger, il m’a tirée contre lui et sa main quelques instants plus tôt sur ma cuisse caressait maintenant ma joue tout en douceur. J’aurai pu ronronner, mais je ne suis pas un chat, mais diable que j’aime ses petits câlins Je fondais. Je ne savais plus de quoi je voulais lui parler, et je ne pense pas que c’était le bon moment.

On a entendu Michael rentrer quelques heures plus tard, Pascal s’est levé. Michael n’avait pas la frite ces temps-ci, ça avait foiré avec sa copine, je crois qu’il se sentait un peu seul, Pascal ne voulait pas lui imposer notre bonheur. D’avoir à subir 2 personnes qui filaient le parfait amour risquait de le faire se sentir encore plus seul. Je n’ai pas voulu les déranger, je me suis endormi et je n’ai pas entendu Pascal revenir se coucher.

Pascal m’avait dit qu’il avait un match samedi après-midi, donc je pensais rentrer entre 2. Sans que j’aie eu à lui poser des questions, Pascal m’a raconté qu’il n’avait rien dit à Caro le 1er soir quant ils s’étaient vu, qu’ils s’étaient vu après son match jeudi soir, il n’avait pas osé me le dire sur le moment, persuadé que j’allais encore me faire pleins d’idées, alors il avait préféré me dire qu’il avait des trucs avec le basket. Il préférait me le dire en face. Là, je lui ai dit que je le savais, j’avais été l’attendre à la sortie et je l’avais vu partir avec elle. Je lui ai aussi dit que, même si j’allais baliser, je préférais qu’il ne prenne pas l’habitude de me mentir, parce qu’après, j’aurai de la peine à lui faire confiance.

Il allait faire un effort… Je lui avais dit que je préférais un bon mensonge que la vérité dans certains cas, mais il ne savait pas finalement pas quoi faire pour bien faire!

On s’est séparé vers midi. Pascal se faisait du soucis de ne pas être rentré pour dormir chez lui, il s’inquiétait sur ce qu’en penserait Thomas. Il allait certainement le cuisiner, il ne savait pas s’il pouvait lui faire confiance et tout lui dire, ou s’il devait mentir. Pascal a rigolé en me disant qu’il n’avait jamais autant menti que depuis qu’il m’a rencontré.

Hum, je ne sais pas comment prendre une telle déclaration…

Dès que je suis rentrée, j’ai été me coucher, j’étais raide. J’avais la folle envie de peindre, mais je n’avais pas assez d’heures dans la journée pour faire tout ce que j’avais envie, et dormir est ce que je préfère.

Pascal mangeait avec son équipe en début de soirée, ensuite il sortirait probablement avec Thomas et Michael un petit moment. J’étais sûre que Caro allait aussi être de la partie, mais je ne voulais pas la mentionner. Pascal m’a pourtant proposé de le rejoindre, mais j’avais l’intention de profiter de ma soirée, au programme ; farniente géante donc, me larver devant ma télé dans un training pourri, lire des mangas que m’a donné Kachouka, peindre si j’en ai le temps, et ensuite me préparer tranquillement pour le rejoindre chez Michael. Comme ça, j’aurai eu un bout de mon week-end et ça me suffisait de savoir que je le voyais plus tard.

J’aurai peut-être dû dire oui… c’était peut-être ce qu’il préférait chez Caro, elle était toujours partente pour être à ses côté, moi… j’ai tendance à me reposer sur mes lauriers et à toujours dire non! Bah, c’était trop tard.

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