074/11 - Passion = Torture

Publié le par JaneDo

Passion = Torture

Mardi 15 mars 2011 (074/11)

Mardi, on a flâné toute la matinée à se bronzer sur le balcon. Sur le coup de midi, j’ai préparé une grosse salade, ensuite Nicole devait se préparer à partir. Il fallait être à l’aéroport à 18h, mais avant ça, on avait rendez-vous chez le coiffeur. A 18h45, Nicole embarquait sur son vol pour Bruxelles.

Super sensible, elle avait les larmes aux yeux, et se donnait beaucoup de mal pour que je ne m’en aperçoive pas. Ces 5 jours avaient passé si vite et c’était déjà le moment de se séparer. A 18h45, elle a embarqué sur son vol pour Bruxelles. J’avais aussi les larmes aux yeux, mais bon, quant une pleure, vaut mieux qu’il y en ait une qui joue la forte.

A 19h15, j’étais de retour à la maison. J’étais crevée.

Evidemment, dès que je me suis retrouvée seule, au lieu de profiter du plaisir d’un peu de repos et de solitude, les pensées de Pascal sont venus me torturer. La passion amoureuse est une véritable torture, elle me poursuit partout, tout le temps, toute la journée; une odeur, une silhouette ressemblante, une voiture comme la sienne, les endroits où on a passé, et même si c’est impossible, quant on arrive à éviter tout ça, les images qui traversent l’esprit se charge du massacre. Dire qu’il paraît que sans passion on vit plus longtemps, donc, c’est fichu pour moi!

Pascal... God ce que j’avais envie de lui, de le voir, de l’entendre...

J’essaie de me convaincre de ne pas l’appeler ou sauter dans ma voiture ou dans le 1er train et filer en Allemagne illico presto. Pour ne pas avoir à m’humilier à être celle qui cède, je priais aussi pour qu’il m’appelle, le rêve serait qu’il ait envi de me voir, qu’il me demande d’aller en Allemagne... Arf, mon rêve était un peu trop grand!

Fatiguée d’avoir ce gros trou dans le coeur et au creux du ventre, j’ai couru me réfugier dans les bras acceuillant de Thomas. C’est lamentable, mais je ne voyais pas d’autres issues. Il m’a acceuilli avec tendresse, sans rien dire, sans me poser de questions, sans me faire de reproches, comme si rien ne s’était passé. Parce qu'à ce moment là, il était comme il est, je l’ai aimé très fort.

Je me demande ce qu’il pouvait bien me trouver, pourquoi est-ce qu’il était toujours aussi gentil avec moi?

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