079/11 - Règlement de compte (3)
Enfin un bout de Paradis (3)
Dim-20.mars.11 - (079/11)
Comme j’étais heureuse d’être seule avec Pascal, de l’avoir à moi toute seule. On a discuté serrer l’un contre l’autre comme des sardines sur le canapé. A sa manière de me coller à lui ou la pression de ses doigts, j’avais l’impression qu’il voulait me garder comme ça à jamais. Et j’ai osé! Oui, j’ai osé lui dire que je ne supportais pas qu’il continue à fréquenter Nina, et j’ai osé lui demander de ne plus la revoir.
Pascal m’a rappelé qu’elle bossait avec lui, qu’il la reverrait certainement dans le cadre du travail, mais il a promis. Il m’a torturée en me taquinant à cause de ma jalousie et de mes petites paniques d’insécurité, tout en étant tendrement adorable.
J’ai fini par lui avouer que Caroline savait que j’étais là. Ça ne lui a pas fait très plaisir. Il m’avait pourtant dit de ne pas parler à qui que ce soit de nos relations, que personne ne sache quant je venais en Allemagne, que ça risquait seulement de nous causer des ennuis. Pascal ne tenait pas à ce que Jess apprenne qu’on avait recommencé à se voir. Puis, plaisantin, il m’a dit qu’il fallait que j’apprenne à être plus discrète si je voulais vraiment endosser le rôle de la maîtresse. J’ai fait la grimace et il a rigolé.
Le temps a passé trop vite et il a dû rentrer, snif, il ne pouvait pas rester.
Après son départ, je me sentais si désespérément seule, impossible de fermer l'œil. C’était la 1ère fois qu’on ne faisait pas l’amour quant on en avait l’occasion, ce qui m’a torturée de doutes. Je me suis posée pleins de questions; à me demander s’il n’en avait pas envie, si c’était parce qu’il l’avait promis à Nina, si c’était en fait elle qu’il voulait, s’il l’aimait déjà ou plus qu’il ne le montrait?
1h plus tard, Pascal m’a appelé. On a discuté env. 5mn, puis il a dû raccrocher. Il n’arrivait pas non plus à dormir! Entendre sa voix m’a rassurée, au moins, il pensait à moi, de savoir que j’étais juste en dessous le perturbait et il aurait aimé pouvoir revenir, qu’on puisse dormir ensemble. J’aurai bien voulu aussi!
Rompu, fatiguée, mais toujours dans l’incapacité de trouver le sommeil, j’ai envoyé un message à Caro. J’avais besoin de parler avec quelqu’un. J’aurai bien voulu pouvoir passer chez elle, et on aurait passé le reste de la nuit à papoter, et j’aurai peut-être réussi à dormir. Mais je ne pouvais pas me résoudre à partir à l’idée que, peut-être Pascal finirait par repasser.
La journée, je n’ai vu Pascal que quelques heures.
J’aurai bien passé la journée entière dans le creux de ses bras, à lui faire des tonnes de câlins, il m’avait tant manqué, mais ces quelques heures ont suffit à mon bonheur. Je n’avais pas l’impression qu’il voulait partir, encore moins me laisser rentrer. Miam. Je ne pouvais pas rester non plus éternellement à Munich, Jess finirait par se rendre compte de quelque chose, Thomas probablement aussi, je devais rentrer, mais, j’en suis sûre, mon petit cœur m’aime toujours, c’est tout ce qui compte... ;-)