080/11 - Hors des griffes de l'enfer et des doutes

Publié le par JaneDo

Hors des griffes de l’enfer

Lundi-21.mars.11 - (080/11)

Ciel, après tous ces mois de souffrances, j’avais l’impression de voir le bout du tunnel. J’avais l’impression d’être sortie de l’enfer dans lequel j’avais été plongée jusqu’à présent. Mon coeur était à nouveau rempli de bonheur. Je me sentais inimaginablement heureuse sans raison et j’acceuillais chaque nouvelle journée avec le sourire. Pascal me manquait, mais j’étais heureuse, j’allais le revoir bientôt.

Dimanche, Caroline nous avait évidemment vu partir ensemble de chez Nina. D’ailleurs, elle m’avait envoyé plusieurs messages, essayé de m’appeler aussi. Elle avait aussi vu Nina se ramener chez Pascal, et là aussi, elle avait essayé de nous prévenir. N’ayant aucune réponse, elle a fini par rentrer chez elle. Elle dormait quant elle a reçu mon message, mais pas assez pour ne pas entendre son natel.

Je l’ai sentie triste et j’ai regretté de l’avoir appelée finalement, surtout pour lui raconter autant de bobards. J’aurai bien voulu lui dire la vérité, mais je ne pouvais pas sans lui faire de la peine, ou la rendre jalouse. Je préfèrais qu’elle pense que ça ne s’était pas si bien passé, ou que ça se passait mieux entre eux, qu’entre Pascal et moi.

Je n’ai pas mentionné le 2ème appart, ni parler de sa dispute avec Nina. Je lui ai raconté qu’on s’était planqué dans sa voiture pour discuter, puis il avait dû rentrer. Comme Pascal ne savait pas que je l’avais vue, après avoir été chercher mes affaires, j’ai prétendu qu’il m’avait fait entrer en douce chez lui alors que Jess dormait.

Je l’ai sentie triste et j’ai regretté de l’avoir appelée finalement, surtout pour lui raconter autant de bobards.

Dimanche, vers 8h du matin, j’avais enfin sombré dans une sorte de demi sommeil quant Pascal est redescendu, tout frais, tout câlin. Il a tout de suite vu que je n’avais pas beaucoup dormi en me trouvant couchée, en travers du lit, toute habillée. Après une tonne et demi de câlins-câlins, on s’était endormi rompu. On avait dormi jusqu’à passé midi, puis il avait commandé le déjeuner, qu’on a pris au lit.

J'étais câline et collante, ça l’amusait, je ne le lâchais pas d’une semelle. Puis, j’avais pleuré aussi, c'était la tension de ces derniers mois, la peur de le perdre à jamais, le manque, tout m’est tombé dessus sans prévenir. Pascal m’a rassurée avec beaucoup de tendresses et de gentillesse, je crois qu’il me comprenait.

Pascal a fini par me demander de rester quelques jours, ou au moins jusqu’au lundi soir. J’en avais envie, mais je pensais avoir assez causé de dérangements comme ça, même s’il m’assurait du contraire. Il avait fini par baisser sa garde, tout câlinou, il m’a dit que je lui avais atrocement manqué, qu’il avait eu du mal à digérer notre rupture, et aussi que je me sois si vite tournée vers Thomas. Sans avoir besoin de me le demander clairement, il voulait que j’y mette un terme.

On avait passé un bout de l’après-midi ensemble. Vers 16h, il était rentré chez lui et je suis partie le coeur plus léger qu’à mon arrivée. Quoiqu’il arrive, on avait décidé de se revoir le week-end prochain.

Dimanche soir, vers 20h, Pascal avait un dîner avec sa femme et des amis...

Ca avait été dur de me décider à partir, alors qu’il me demandait de rester encore quelques jours. J’ai eu envie d’accepter, mais je me suis ravisée. C’était mieux de partir en lui laissant une bonne impression et un waggon de souvenirs de bonheur. Malgré le peu, j’avais passé une adorable journée.

Je ne pouvais pas partir sans passer vers Caroline. J’avais décidé de lui raconter, toutefois, en omettant de parler du 2ème appart, et aussi, de tout ce qui me faisait croire qu’il m’aimait toujours.

J’avais préféré ignorer mon natel pour ne pas voir les appels ou messages de Thomas, de même que ceux de Caro. Je me sentais quelque peu coupable de l’avoir abandonnée aussi lâchement après l’aide précieuse qu’elle m’avait apporté pour retrouver Pascal. Je lui devais au moins une explication, ou au moins lui raconter.

Donc, j’ai prétendu avoir dormi cachée dans la chambre d’amis, que Jess ne visitait jamais, et dès qu’on avait pu, on avait filé faire un tour en voiture et on s’était réfugié dans un bistrot.

Bien sûr, Caro a voulu savoir comment ça se passait entre eux, Jess et Pascal, s’il était tendre avec sa femme, si j’avais eu l’impression qu’ils s’aimaient, si je les avais entendu parler, de quoi ils discutaient, s’ils avaient fait l’amour, etc. Je lui ai dit que j’étais bien trop tendue pour oser aller coller mon oreille à la porte.

Vers 20h, j’avais pris la route et je suis arrivée à la maison vers les 1h du matin.
 
La route avait été longue, surtout les derniers bouts. Il pleuvait sur certains tronchons, et plus j’approchais de la maison, plus j’avais envie... d’aller vers Thomas, de me retrouver enroulée dans ses bras solides et rassurants! Bordel, je ne me comprenais pas! Malgré ma délirante obsession, j’étais rentrée sagement chez moi.

Après avoir été à 1 cheveux de perdre Pascal, ç’aurait été la dernière idiotie à ne pas faire...!


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Sans doute... mais je comprends pas pourquoi...
Répondre
I
ca veut quand meme dire quelque chose que tu ai eu envi d'aller retrouver Thomas non?
Répondre