092 - A mon tour de jouer!
Vendredi..... 02 avril 2010
Je n'avais pas le temps de dormir, peut-être que j'aurai dû, mais j'étais trop impatiente d'être au chalet. Je n'avais absolument aucune idée de ce que je ferais une fois sur place, mais bon. Sûrement dormir un peu d'abord. Le temps de prendre une douche, d'avaler 2 ou 3 cafés, de sauter dans un training et c'était parti. Pendant tout le trajet, la dernière discussion avec Pascal me trottait dans la tête.
-
Tu veux être avec elle? -
Oui.
-
Tu l'aimes?
- Oui.
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Tu as décidé que c'était fini entre nous?
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C'est mieux comme ça.
- Alors chou, tu as ce que tu voulais. Y a rien d'autre à ajouter.
-
Est-ce que tu m'aimes toujours?
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Oui.
- Est-ce que tu veux toujours de moi?
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Oui, mais...
- Pas de mais. Est-ce que tu veux toujours de moi ou tu as déjà quelqu'un d'autre dans le cœur? Layne?
-
Layne? J'aime toujours beaucoup Layne, mais c'est toi que j'aime.
-
Tu as couché avec lui?
- Hier soir? Non. Écoute, cette discussion n'a aucun sens. Je préfère que tu t'en ailles...
Quant je lui ai demandé s'il l'aimait, il avait répondu "Oui", Aïe, ça me faisait mal jusqu'à l'os. "C'est mieux comme ça"; pourquoi est-ce qu'il avait dit ça? Pourvu que Thomas ait raison et que ce n'était qu'un "Poisson d'Avril". Pourvu que ce ne soit qu'un "Poisson d'Avril" et que je n'ai pas à envisager ma vie sans lui. C'était trop tôt, je n'étais pas prête.
Je le revoyais planté devant moi, la tête baissé comme un petit garçon pris en faute. Je ne pouvais pas m'empêcher d'éprouver de la tendresse et j'aurai bien voulu trouver le courage de lui demander de me serrer dans ses bras une dernière fois, mais je n'ai pas pu, pas osé.
Ils étaient pratiquement tous sur le point de sortir quant je suis arrivée vers les 10h30. Je suis tombée nez à nez avec Pascal qui rentrait de son jogging avec Caro. Ça m'a serré le cœur de les voir tout "amour-amour", la voir se pendre à son cou et tous ses bisous-bisous. Il m'a dit bonjour, mais Caro a essayé de faire semblant de ne pas me voir, puis elle m'a lancé un vague "salut" avant de détourner rapidement les yeux. Je me suis précipitée à l'intérieur en laissant mes affaires derrière, je voulais juste ne plus les avoir sous les yeux.
Thomas m'a accueillie dans l'entrée et Pascal a apporté mes affaires. J'ai remarqué que Caro essayait de le tirer loin de moi. Thomas m'a proposé de poser mes affaires dans sa chambre, mais Pascal l'a interrompu pour dire qu'il me laissait sa chambre dans l'attique et qu'il y portait mes affaires. Ok, pourquoi pas, ça ne me gênait pas qu'ils décident à ma place. J'adorais cette chambre, elle est remplie de souvenirs, de souvenirs agréables et tendres. Cette chambre était remplie de la présence de Pascal.
J'étais crevée de ma nuit sans sommeil avec Dol alors j'ai été dormir. Ils sont presque tous sorti pour faire du sport, le silence dans le chalet était reposant. J'ai dormi tout le reste de la journée. Pascal et Thomas sont passés pendant mon sommeil, mais je n'ai rien remarqué.
Le soir, bien reposée, j'avais retrouvé la forme. J'étais d'attaque. Après une longue douche, je suis descendue, les jambes légèrement flagadas pour rejoindre Thomas. Pas Pascal. Pascal lui, était avec sa Caroline.
Après un petit début de soirée tendue, l'atmosphère s'est allégée dès que j'ai réussi à m'habituer à l'idée que Pascal était avec une autre, que nous deux, c'était terminé. Il fallait que j'aille de l'avant ou en tous cas, faire semblant en attendant de savoir si c'était un "Poisson d'Avril" ou pas. Je devais juste faire attention de ne pas aller trop loin pour pas le braquer au cas où.
Thomas a pris son rôle de remplaçant très au sérieux et restait à mes côtés, sans pour autant exagérer. Il suivait mon rythme. Il me faisait quand même quelques bisous au creux de l'oreille, mais rien qu'il n'aurait pas fait autrement. Pendant le jeu de vérité, où on nous posait des questions auxquels on devait dire toute la vérité, même si c'était indiscret, j'étais assis entre les jambes de Thomas. Il me caressait la nuque en me faisant de petits bisous adorables, j'ai tourné la tête vers lui pour l'embrasser mais, le regard crucifiant de Pascal m'a stoppée net. Mon cœur s'est mis à danser la java.
Les questions étaient vraiment très indiscrètes, parfois les réponses nous faisaient rire jusqu'à la crampe! Pascal et moi avons ça en commun; la pudeur. Pas entre 4 yeux, mais il y a des choses qu'on préfère ne pas partager avec la foule. Je me suis rendue compte que j'étais un peu coincée sur le sujet par moment. Les autres n'avaient aucun problème pour parler ouvertement, allant jusqu'à donner des détails que j'aurai préféré ne pas entendre.
Pascal avait dû raconter ce qu'il aimait chez moi quant on faisait l'amour. Wohhh, c'était vraiment hyper intrusif, mais c'est ce qui les faisait marrer. Pascal a trouvé ça trop indiscret et n'a pas voulu répondre, alors ils lui ont demander de dire seulement 2 choses; alors il a parlé de mes yeux, mes lèvres, puis il a dit qu'il aimait aussi ma manière de me mordiller la lèvre à certain moment. Ça le faisait sourire et moi, ça m'a fait rougir jusqu'aux oreilles. Puis Thomas lui a demandé ce qu'il aimait chez Caro, Pascal est resté sans voix... A ce moment là, même si je trouvais les questions plus qu'indiscrètes, j'étais toute ouïe! Mais Pascal est resté sans voix. Il ne trouvait rien à dire ou il y en avait trop? Il a tourné un regard vide et surpris vers moi, puis vers Caro qui était toute rouge. Il ne trouvait rien à dire!? Blessée, elle a quitté le salon les larmes aux yeux et Pascal l'a suivie. Pfffffff.
Un peu verte, je me suis amusée à le torturer toute la soirée.
En boîte, j'ai cru remarqué de la nervosité chez Pascal et j'avais l'impression qu'il ne me quittait pas des yeux, surtout depuis que je faisais comme si lui n'était pas là. Oui, il était tendu comme une arbalète. Caroline toute collante n'arrivait pas à le dérider. Il restait la plupart du temps debout à discuter avec ses potes. Pour une fois, il n'était pas tout le temps à la câliner, à lui passer le bras autour des épaules et tout.
Quant je suis allée danser sur la piste, Pascal s'est penché pour parler à Thomas. Je crois que je devinais que cela me concernait. Peut-être qu'il lui demandait de ne pas jouer avec ses restes? Ça n'a duré qu'1 minute. Quant il a tourné les talons pour venir vers moi, j'ai vu Thomas se sourire à lui-même avant de me faire un petit clin d'œil discret.
Puis enfin... Pascal est venu me prendre par la main pour m'emmener vers la sortie. Il voulait discuter, mais moi, je n'avais pas fini de le torturer. J'avais bien dû subir sa torture plus d'une journée!
Direct, Pascal est entré dans le vif du sujet. Il n'aimait pas trop tourner autour du pot et J'adorais ce côté là chez lui. Il a voulu savoir s'il se passait quelque chose avec Thomas qu'il devrait savoir, ce que j'avais fait hier soir, pourquoi je n'étais pas venue hier soir au chalet, qu'est-ce que j'avais fait, si j'avais passé la soirée avec Layne, si je l'aimais toujours... Tout en vrac.
- J'ai passé la soirée avec une copine, tranquillement chez moi. Pas avec Layne. Si tu ne me crois pas, tu peux l'appeler. D'ailleurs, il y a même un message d'elle sur mon natel pour me remercier de l'avoir supporté toute la soirée...
- Tu sais Jane... I Love You et personne d'autre. Tu devrais le savoir. Je ne pensais pas un mot de ce que je t'ai dis l'autre jour... Ce n'était qu'un stupide "Poisson d'Avril".
Iaaah! J'avais failli baissé ma garde devant ses yeux remplis d'incertitudes.
- Tu m'as dis que tu ne voulais pas rompre avec elle, tu as aussi dis que tu l'aimais ? Ça m'a fait mal de t'entendre dire ces mots, tu n'imagines pas à quel point. Ça ne me suffit pas, Poisson d'Avril ou pas, il n'était plus question de partager ou d'accepter quoi que ce soit. Quant je t'ai dis que je ne voulais plus faire de compromis, je pensais chaque mot. Alors Pace? C'est elle ou moi? Ça ne peut pas être les 2. Je t'avais demandé de choisir, je veux le savoir tout de suite laquelle des 2, je n'ai pas envie de jouer. Oh mais voyons... Tu avais déjà fais ton choix, suis-je bête!
Puis, je me suis rappelée à temps que c'était à mon tour de jouer. J'avais failli jeter mon jeu aux orties, nulle comme je suis. Horrible, dès que je suis près de lui, j'oubliais tout. Il a essayé de dire quelque chose, mais je lui ai coupé la parole et j'ai enfoncé le clou.
- Bahhh... Rien à foutre, de toute façon c'est foutu, c'est TROP tard...
J'ai tourné les talons sans me retourner. Je ne voulais pas le regarder sinon j'allais sûrement flancher. J'ai croisé Caro qui venait sûrement le récupérer, elle a baissé les yeux pour ne pas croisé mon regard. Pfff, de toute manière, rien à foutre, je savais qu'il m'aimait toujours et que ce n'était pas vraiment fini, mais j'avais l'intention de le torturer encore un peu. En tous cas, il avait clairement compris que s'il voulait me récupérer, il lui fallait rompre avec Caroline.
Pascal était mal, ce n'était pas difficile à voir. Ciel, cela me faisait l'aimer encore plus si c'était possible. Il n'était pas comme la plupart des mecs à masquer son humeur sous une tonne de conneries, à jouer les blasés, gonflés à bloc, genre rien à foutre. C'était toutes ces petites choses que j'aimais à mort chez lui.
J'ai voulu rentrer. Voir Pascal comme ça me sabotait le moral et me donnait la furieuse envie de courir vers lui et lui dire que c'était une blague, que ce n'était pas trop tard... Pascal est arrivé au chalet 5mn après nous. Je pense qu'il ne voulait pas laisser son imagination le torturer. Bah, je l'aimais encore plus pour n'avoir pas laisser le temps s'écouler sans me prendre en chasse, sinon j'aurais pu penser qu'il n'en avait rien à battre.
Dans la voiture, Thomas m'a dit qu'effectivement Pascal lui avait sorti un truc comme "Bas les pattes" et lui avait dit que notre rupture n'était qu'un Poisson d'Avril. Ça avait amusé Thomas de le voir si nerveux, il avait dit à Pascal de ne pas trop traîner pour me le dire. Je lui ai raconté avoir dit à Pascal que c'était trop tard. Thomas est resté un peu dubitatif, il trouvait que je n'aurai pas dû faire ça. Je prenais le risque que, pour se protéger de la souffrance d'une séparation, que Pascal ne se tourne vers Caro.
Glups! Thomas trouvait que j'avais un peu trop la furieuse tendance à jouer avec le feu!
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------ A mon tour de jouer! - 02.avril.10.ven - (092) -----