093 - Terminé avec elle!
Samedi..... 03 avril 2010
Thomas et moi étions en train de fumer dans le jardin d'hiver. Toujours aussi direct, Pascal voulait discuter, il ne voulait pas attendre le déluge. Souriant, Thomas a éteint sa clope et nous a laissé. Il m'avait encouragé à parler franchement avec Pascal, surtout, de lui dire que ce n'était pas trop tard!
Je n'avais plus envie de jouer, alors j'ai suivi les bons conseils que j'avais reçu sur mon journal; je lui ai dis que je l'aimais, qu'il devrait le savoir, je n'aimais que lui. Personne d'autre ne comptait plus pour moi. Je lui ai demandé s'il ne le savait pas encore après tout ce temps? Est-ce que je ne le lui disais pas assez? Qu'il ne s'était rien passé dont je puisse avoir honte. Hum, évidemment que j'ai sauté le passage où je me suis jetée à la tête de Thomas, les bisous-bisous enflammés, et aussi le fait que Thomas ne m'était pas indifférent.
- Alors pourquoi avoir dit que c'était trop tard? Tu sais, ce n'était qu'un "Poisson d'Avril", je n'en pensais pas un mot et je ne veux pas rompre avec toi, mais, je n'ai aucun problème pour rompre avec Caro. Je n'en ai jamais eu aucun. Il me suffisait d'un mot. J'avais besoin de savoir ce que tu voulais...
Pascal a tendu la main vers moi, j'avais envie de lui sauter au cou, mais... Je ne l'ai pas fais. J'ai même reculé d'un pas. Ça m'a refroidie de savoir qu'il n'avait pas encore jugé utile de rompre avec Caro. A ce moment là, elle a pointé son nez dans l'embrasure de la porte vitrée. Le bruit des voix et la musique nous a fait tourner la tête dans sa direction. J'ai voulu me tirer pour les laisser mais Pascal m'a retenue et a demandé à Caro de rester puisqu'elle était déjà là.
Après ça, mon moral est passé de; à ras le sol, direct au plafond. Pascal a expliqué à Caro qu'on avait pas vraiment rompu, qu'il n'en avait jamais eu l'intention, que ce n'était pas sérieux.
- C'était un poisson d'avril, pas génial quant j'y pense, mais ça m'a permis de remarquer des choses qui ne m'ont pas beaucoup plu...
Comme il était mignon avec son air sérieux et ses sourcils froncés. Mon cœur suivait le rythme des mouvements de ses lèvres. Il n'imagine même pas à quel point je l'adore. Pascal avait voulu me tester, mais je n'étais pas la seule...
Il a voulu savoir comment j'allais réagir, si j'allais me jeter illico dans les bras d'un autre. Il ne me l'aurait pas pardonné. God, je remerciais le ciel que Thomas se soit douté de quelque chose, sans ça, je l'aurais carrément déçu. Il m'a rappelé qu'il m'aimait et que moi aussi, je devrais le savoir. J'avais presque oublié la présence de Caro quant il s'est tourné vers elle. Pascal lui a dit qu'elle l'avait énormément déçu. Là, Caro a pâli. Pascal lui a dit que sa manière de m'ignorer, de ne même pas prendre la peine d'entrer en contact avec moi ou essayer de me consoler, après toute la générosité que j'avais su lui témoigner l'avait déçu. Il avait trouvé ça dégueulasse. Elle n'avait montré aucune compassion pour moi. Mon empathie pour les autres l'agaçait parfois, mais en même temps, il adorait ce côté tendre chez moi, et trouvait ça finalement attachant. Par contre, il trouvait Caro égoïste, elle n'avait montré aucune reconnaissance et il trouvait ça pas terrible,
Caro lui a expliqué qu'elle s'était retrouvée dans une situation difficile; elle ne pouvait pas vraiment me faire face sans avoir l'air de tourner le couteau dans la plaie, elle ne pensait pas que j'aurai aimé ça. Que contrairement à ce que Pascal pensait, elle avait eu beaucoup de peine pour moi et n'osait même plus me regarder en face. Ce n'était pas faux. Elle n'avait pas su quoi faire, s'était retrouvée coincée, qu'elle l'aimait et que ce n'était pas de sa faute s'il avait choisi de me plaquer. Qu'elle était très bien avec nous 2 et ne lui avait jamais rien demandé. Elle avait préféré rester discrète et m'éviter au maximum pour ne pas me faire souffrir davantage.
Pascal l'a écoutée, mais il lui a rappelé que ce n'était qu'un "Poisson d'Avril", qu'il n'avait jamais eu l'intention de rompre avec moi. Il a ajouté que ce triangle amoureux ne me convenait plus, qu'il le lui avait déjà dit, un mot... avec elle, c'était terminé.
Pascal avait enfin rompu avec Caro. Elle est restée la bouche ouverte, blessée à mort. Elle cherchait mon regard, mais j'ai baissé les yeux. Aïe, j'avais de la peine pour elle. Je savais très très bien ce qu'elle pouvait ressentir, j'étais passée par là. J'aurai sûrement suivi ma nature un peu bê-bête et tenté de la consoler si Pascal ne m'avait pas fermement entraîner avec lui.
En suivant Pascal les oreilles basses, je comprenais pourquoi le petit clin d'œil de Thomas tout à l'heure après avoir discuté avec Pascal; il savait. Il savait que Pascal allait lever le voile sur ce "Poisson d'Avril". J'ai suivi mon homme sans opposé de résistance. Notre chambre, hahhh, j'aimais cette chambre, elle était remplie de tellement bons souvenirs, de précieux et tendres souvenirs. Pascal n'avait pas vraiment envi de parler, il ne voulait plus parler. Bof, moi non plus d'ailleurs.
J'étais tellement, tellement heureuse, je retrouvais mon Pascal, ses bras, sa chaleur, ses câlins... Lui... Je ne sais vraiment pas comment j'avais pu imaginer vivre sans lui, c'était pas possible, j'suis accroc.
On s'est levé très tard ce samedi et on a traîné au lit. Pascal m'a raconté ses allées et venue entre chez moi et chez Layne. On a beaucoup parlé de ce qui c'était passé ces derniers jours. On voulait tous les 2 tout savoir; ce qu'on avait fait, ressenti, pensé.
Caroline, elle, n'avait pas fermé l'œil de la nuit. En plus, elle avait les yeux enflés comme des soucoupes, elle cherchait désespérément son regard. Glups. Après avoir avalé un café, j'ai fais un bisou à Pascal, je retournais me coucher. En montant les escaliers, j'ai remarqué que Caroline me suivait, alors j'ai couru jusqu'à la chambre et elle a frappé à la porte. Je n'avais pas pensé qu'elle me poursuivrait à la chambre, alors je n'avais pas fermé la porte à clé.
Mince, je n'avais pas envie de la voir, ni de lui parler, alors j'ai grimpé en vitesse me cacher dans l'attique au fond de la chambre, là où personne ne penserait pas à chercher. Mince, je comprenais ce qu'elle avait essayé d'expliquer à Pascal; je l'évitais parce que je me sentais mal à l'aise en sa présence. Comme la plupart des gens, la souffrance des autres me rebute.
Quant elle a quitté la chambre, je me suis couchée sur le dos les bras en croix. Mon café, posé sur le meuble près de la porte refroidissait. J'avais envie de rester là, dans le secret de l'attique et dormir. Au cas où elle aurait l'idée de revenir, elle ne me trouverait pas, je serais tranquille pour un moment. Pascal est entré à ma recherche, et j'ai voulu écarter les rideaux mais Caroline est entrée à son tour. Alors je suis restée où j'étais.
Ils ont commencé à discuter. Enfin non, elle parlait et Pascal l'écoutait en essayant de rester hors d'atteinte, parce qu'elle essayait de le toucher ou de se serrer contre lui. Ça me faisait de la peine, c'était triste. Elle pleurait et le suppliait de ne pas la rejeter, qu'elle se doutait que j'avais dû lui demander de rompre avec elle, qu'elle me parlerait. Elle ne pouvait pas imaginer qu'il lui ferait du mal intentionnellement, qu'elle ne supportait pas son indifférence. Cette fois, c'était sûr, je ne pouvais pas sortir de ma cachette. Je ne voudrais jamais qu'elle sache que je l'avais entendu, ni vue dans cet état. Sa souffrance faisait peine à voir et faisait écho au mien. C'était horrible, je ne voulais pas voir ça.
D'après le ton de Pascal, il était désolé, il l'a laissée se lover contre lui et l'a serrée dans ses bras, puis ils sont sorti. Mon café était froid. Berk. Je suis sortie de ma cachette soulagée qu'ils soient parti et je me suis couchée dans notre lit cette fois. Dormir, c'est tout ce que j'avais envie de faire. Je ne voulais plus penser à elle, ni me rappeler de son visage ravagé. Pourquoi est-ce que je devais me sentir triste pour les autres?
Comme une zombie, je me suis levée en fin d'après-midi. Après quelques cafés, j'ai commencé à émerger. Autour de moi, c'était l'effervescence, ils discutaient des plans pour la soirée. Moi, je m'en fichais, je suivrais c'est tout. J'ai croisé le regard à Caro, j'ai voulu l'ignorer, mais c'était difficile. Elle était assise dans un coin du salon avec Alexia. Layne était debout à côté et discutait avec Thomas. Même si elle était entourée, ciel, elle avait l'air seule. Elle faisait peine à voir. Je me suis forcée à aller vers elle. Layne m'a fait un bisou smack en partant. Ça avait sûrement dû énerver Alexia, mais elle n'a rien dit. Ils ont tous déserté pour nous laisser seules.
A la 1ère question stupide qui m'est venue spontanément, le; "ca va", réponse idiote; "Non, ça va pas terrible". C'était vraiment une question idiote. Il a fallu chercher autre chose...
Le soir, on est sorti au bowling, Caro est restée au chalet. C'était un soulagement, en tous cas pour moi. Je restais collée à Pascal comme son ombre, d'ailleurs, il ne me laissait pas m'éloigner non plus. Ses bisous, ces petits câlins et ses attentions me redonnaient goût à la vie. J'aimais sentir ses mains sur moi, chercher les miennes, sa présence. J'étais vraiment hyper accroc à Pascal. Même quant il discutait avec d'autres filles, je restais accrochée à lui. Ça le faisait sourire, il n'avait pas l'habitude de me voir comme ça. J'avais eu tellement peur de le perdre que j'avais besoin de le toucher constamment.
On est rentré vers les 2h du matin. Caroline était assise toute seule au salon, elle semblait attendre. La pauvre. Je suis sûre que Pascal a eu, comme moi, mal au cœur de la voir comme ça. Une chose est sûre, c'est qu'elle avait du cran. Moi, je me serais terrée dans ma chambre. Je n'aurai fait mal au cœur à personne, ni dérangé personne. On aurait même pu oublier que j'existais!!!
Je savais qu'elle nous avait envoyé des messages, mais que ce soit Pascal ou moi, on a évité d'en parler. Je suis sûre que lui aussi se sentait mal d'entendre ses petits coups à la porte de notre chambre une heure plus tard. Une chose que je n'aurais, non plus, jamais osé faire. J'ai voulu aller lui ouvrir, Pascal a essayé de me retenir. On ne pouvait pas l'ignorer et la laisser plantée derrière la porte. Pour finir, Pascal a été lui ouvrir.
Je n'ai pas suivi leurs discussions, je me suis endormie presque aussitôt. J'étais crevée, mais je me sentais rassurée qu'il soit là...
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------ Terminé avec Caro - 03.avril.10.sam - (093) -----