094 - Pascal pour moi toute seule ;) chiiii
Dimanche..... 04 avril 2010
On s'est réveillé relativement tard. A ma grande surprise, Pascal dormait encore. C'était extrêmement rare, il était toujours le 1er à se lever. Je pense qu'il avait dû rester longtemps éveillé à parler avec Caro. Elle n'était plus dans la chambre, donc je pense que Pascal avait réussi à la convaincre de regagner sa propre chambre. La pauvre, je suis sûre qu'elle n'avait pas beaucoup dormi non plus.
Il me cherchait de la main dès que je tentais de m'éloigner. Le regarder suffisait à mon bonheur. Il était et restait mon film préféré. Il dormait torse nu, et j'aimais le spectacle de son visage adoré endormi. J'ai promené mon doigt sur lui sans le toucher. J'aimais chaque centimètre de son corps. Si je n'avais pas eu des scrupules à le réveiller, je l'aurai couvert de bisous. Je l'ai regardé dormi jusqu'à ce qu'il ouvre ses beaux yeux verts.
Câlins-câlins, bisous-bisous et on est descendu prendre le petit déjeuner. J'aurai voulu ne jamais bouger du lit, je flottais sur mon petit nuage rose.
J'aime ses yeux, j'aime leurs couleurs, leurs changements, j'aime toucher sa peau, sa chaleur, le goût de ses baisers, j'aime aussi passer ma main dans ses cheveux, ou aussi quant ils tombent sur mon visage ou caresser sa nuque. J'aime sentir les mouvements de ses muscles se contracter sous sa peau. Je le regardais rire avec Paul, qui lui racontait ses déboires amoureux, et je pensais à tout ça en regardant de petites fossettes se dessiner sur sa joue quant il rigolait. Il avait l'air heureux et j'adorais le voir comme ça. J'avais trop envie de tendre le bras pour le toucher, de passer mes bras autour de son cou, de l'embrasser, de le serrer tout fort, mais je n'ai rien fais. Je suis restée là à le regarder, de petites étoiles dansaient dans mes yeux, je l'adore à mort lui.
Quant ils sont parti faire, je ne sais quoi, je suis retournée dans notre chambre. J'ai commencé un nouveau livre en prenant un petit bain, ensuite, j'ai fais une sieste, après je suis descendue au salon continuer ma lecture au coin de la cheminée. J'aimais rester seule, ou quant il n'y avait pas trop de monde au chalet. Surtout, n'être pas obligée de parler. C'était mes moments de précieuses solitudes. Ça me permettait de me ressourcer, me donnait une certaine impression d'indépendance et me permettait ensuite de supporter la foule et le bruit.
Je ne savais pas que Caro était restée au chalet, j'ai failli bouffer mon bouquin quant je l'ai vue venir se traîner, comme une âme en peine, dans le salon. Elle n'osait pas m'approcher et pensait que je ne voulais pas lui parler. C'était vrai, mais c'est pas une chose qu'on dit, alors j'ai prétendu le contraire.
- Tu ne veux plus me parler je pense?
Caro ne m'a rien dit que je ne savais pas déjà! C'est vrai que ce n'était pas facile d'aller vers celle qui venait de se faire jeter, c'est vrai aussi que tant qu'à faire, autant le garder pour soi, encore mieux si en plus, c'était la décision de Pascal. Caro n'avait jamais demandé à Pascal de faire un choix, c'était moi qui l'avait exigé et il m'avait laissé tomber. Elle était bien comme c'était, était bien avec nous 2.
Caroline ne comprenait pas très bien et voulait savoir ce qu'elle avait fait pour que je demande à Pascal de la rejeter? Elle ne le voyait que le week-end et faisait tout pour ne pas s'imposer? Elle était vraiment triste et se sentait très mal et me demandait comment faire pour que la peine s'en aille.
J'ai rappelé à Caro que tout ça n'aurait jamais dû arriver, qu'on (encore ma lâcheté qui me faisait généraliser)aurait dû s'en tenir à ce qui était discuté, ça aurait dû s'arrêter à Nouvel An, mais (et là, j'ai essayé de faire preuve d'un peu de courage), elle avait réussi à s'incruster, et maintenant voilà où on en était. Caroline m'a demandé si je n'aurai pas fais pareil à sa place, j'ai dû reconnaître que oui. Oh oui, j'en aurais fait tout autant et je me serais accrochée... comme je l'ai fait avec Jess. Je la comprenais si bien. Impossible de lui jeter la 1ère pierre.
- Oui, je sais... J'ai eu plus que je ne pouvais espérer, je devrais m'estimer heureuse... Mais c'est douloureux quand même...
J'ai pas vraiment su quoi lui dire, je ne savais pas comment lui remonter le moral. Je me suis cachée derrière le fait que je ne pouvais rien faire, c'était la décision à Pascal. Dès que j'ai pu, je me suis éclipsée pour filer me planquer dans notre chambre.
J'aurai voulu avoir le courage de lui dire que rien n'était perdu, la laisser se débrouiller, et si Pascal changeait d'avis, lui laisser une place, mais voilà, j'avais trop peur de le perdre. Non, non et non, je peux pas, je veux pas.
Le soir, on est tous sorti mangé au resto et Caroline est restée au chalet. Elle nous a regardé partir avec des yeux de cockers. On a dû, comme d'hab, réserver pour pouvoir tous manger ensemble. Ensuite, on s'est retrouvé au Pub pour prendre un verre, avant d'aller en boîte. Pascal avait envi de rentrer, alors après le pub, on a filé au chalet où on pouvait profiter de rester un moment que les deux. Mais bon, dur dur, Caroline était là où on l'avait laissé; sur le canapé du salon à regarder la télé sans le son. Ses yeux étaient rouges et enflés. Pas difficile de deviner qu'elle avait pleuré.
Après une petite sauna, on est monté s'enfermer dans notre chambre. Pascal avait demandé à Caroline de ne pas venir nous déranger ce soir. La pauvre. Elle nous suivait du regard dès qu'on passait dans son champ de vision, alors on n'osait même pas s'amuser, ni rire J'étais à 2 doigts de lui dire qu'elle pouvait passer si elle voulait.
- Elle te fait de la peine, hein?
- Oui... un peu...
- Oui... moi aussi...
Les autres sont rentrés entre 3h et 4h du matin. Ils sont venus nous chercher pour aller faire des jeux, mais on n'en avait pas très envi. Puis, comme Pascal m'a proposé de filer en douce pour rentrer à la maison, alors on est descendu rejoindre les autres pour passer un moment avec eux avant de quitter le chalet.
Thomas était content de voir que les choses s'étaient arrangés entre Pascal et moi. Je lui ai fais un gros câlins, parce que quand même, c'était un peu grâce à lui. Layne lui pensait que ça n'allait pas durer, il m'a averti que ce serait beaucoup plus difficile que je ne le pensais de se débarrasser de Caroline.
Après avoir avalé un dernier café, on est parti. Au moins, on n'avait plus Caro sous les yeux, on allait pouvoir être un peu seul et j'allais pouvoir me transformer en limace collante. Hihihi. J'étais toute contente. J'avais Pascal pour moi toute seule.
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J'aurai pu résumer la journée au lieu d'aller dans les détails... Ça aurait donné ça;
On s'est levé tard ce dimanche de Pâques. Après le petit déjeuner, ils sont tous sortis pour aller faire du sport et autres, je suis resté au chalet. Ça me permettait de lire et de me reposer. Je ne savais pas que Caroline était là elle aussi. On a discuté un moment, puis je me suis enfuie dans ma chambre en attendant le retour de Pascal.
Le soir on est sorti un moment avec les autres. On avait décidé de rentrer s'enfermer tous les 2 chez lui. On voulait être un peu seul, en tête à tête, et peut-être aussi, fuir les yeux de cockers de Caroline. J'avais enfin Pascal pour moi toute seule, j'étais aux anges!
Un peu raide non? Dans quelques temps, je ne me serais plus rappelée des détails!
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------ Pascal pour moi toute seule ;) - 04.avril.10.dim - (094) -----